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États-Unis

Plainte collective pour que l'eau de Flint soit à nouveau potable

Un résident de Flint, Michigan, assiste à une distribution de l'eau avec la Garde nationale du Michigan, mercredi 13 janvier 2016.

Dans l’Etat du Michigan, un groupe d’associations locales et nationales a déposé plainte mercredi pour exiger le remplacement des conduites d’eau dans la ville de Flint. Une eau censée être potable qui est pourtant polluée depuis avril 2014. Le président Obama s’est lui-même indigné.

Cette affaire remonte à avril 2014. La ville de Flint a cessé de recevoir son eau de Detroit pour la puiser dans une rivière locale, à la qualité réputée pourtant de douteuse. Les habitants se sont très vite plaints du gout, de l’odeur et de l’apparence trouble du liquide sortant de leurs robinets. Puis, pour filtrer une bactérie dangereuse, les autorités ont augmenté le niveau de certains produits chimiques causant notamment des problèmes cutanés ou de chutes de cheveux.

"Pendant des années, l'Etat nous a répondu que nous étions fous, que notre eau était propre (à la consommation), ce qui n'était pas vrai", s'est indignée Melissa Mays, de l'association Water You Fighting For, association locale qui s'est jointe à l'association de défense des libertés ACLU (American Civil Liberties Union) et à une autre organisation, la Natural Resources Defense Council pour déposer cette plainte devant une cour fédérale réclamant à nouveau l'accès à l'eau potable.

"Pour le bien de mes enfants et des habitants de Flint, nous avons besoin d'une cour fédérale pour régler les problèmes d'eau à Flint, car les agences de cette ville et de cet Etat ont échoué" à le faire, poursuit-elle.

L'eau de Flint est tellement corrosive qu'elle a rongé des conduites en plomb du réseau de distribution, exposant les citoyens au saturnisme, et corrodé les pièces des voitures de l'usine du constructeur General Motors.

Une situation qui a ulcéré le président Barack Obama, qui avait reconnu la semaine dernière qu'il serait "hors de lui" s'il habitait cette ville.

Le gouverneur du Michigan Rick Snyder a engagé mercredi une équipe d'experts censés régler la crise.

Il a expliqué vouloir "réparer les dommages qui ont été causés" dans la ville, sans toutefois s'engager à remplacer les conduites incriminées.

"C'est beaucoup de travail de retirer les conduites, de refaire l'infrastructure", a-t-il plaidé, suggérant plutôt une "solution de court terme" consistant à ré-enduire d'une couche protectrice l'intérieur des tuyaux pour que "l'eau sorte en toute sécurité".

De son côté, le maire de la ville a estimé à quelque 1,5 milliard de dollars le coût occasionné par l'érosion de ces infrastructures.

Avec AFP

Evasion fiscale : fin du plan de régularisation des banques suisses

Le président Barack Obama discute avec la ministre américaine de la Justice , Loretta Lynch à la Masion Blanche à Washington, 4 janvier 2016

Les Etats-Unis ont annoncé la fin d'un programme de régularisation auquel 80 banques suisses soupçonnées d'évasion fiscale ont participé en versant 1,4 milliard de dollars d'amende et en s'engageant à lever le secret sur leurs clients américains.

"Avec cette initiative, nous avons mis au jour ceux qui contribuent à faciliter des systèmes d'évasion fiscale et ceux qui cachent des fonds dans des comptes secrets offshore", s'est félicitée dans un communiqué la ministre de la Justice américaine, Loretta Lynch.

"Nous avons amélioré notre capacité à faire revenir des impôts vers les Etats-Unis", a-t-elle ajouté.

Fin août 2013, le département de la Justice (DoJ) avait ouvert ce programme de régularisation aux banques suisses désireuses d'éviter des poursuites en échange du paiement d'amendes et d'une coopération pleine et entière avec les autorités. Les établissements déjà ciblés par la justice américaine en étaient exclus.

Selon le communiqué du DoJ publié mercredi, la banque HSZH a été la dernière à participer à ce programme qui s'est traduit au total par le versement de 1,36 milliard de dollars de pénalités. Avec une amende de 211 millions de dollars à elle seule, la Banque de la Suisse italienne (BSI) a été la plus pénalisée.

Aux termes du programme, ces 80 banques sont désormais tenues de "dévoiler entièrement" leurs activités transnationales et de fournir des "informations détaillées" sur les comptes dans lesquels des contribuables américains ont un intérêt "direct" ou "indirect".

"Les banques suisses payent une pénalité appropriée pour leur mauvaise conduite et l'information et la coopération continue que nous avons exigées (...) nous permettent de cibler systématiquement les systèmes d'évitement fiscal offshore", a estimé Stuart Delery, le ministre adjoint à la Justice par intérim, cité dans le communiqué.

Les pénalités viendront s'ajouter à celles déjà versées aux Etats-Unis par 2 poids lourds de l'industrie financière helvétique, Credit Suisse (2,8 milliards de dollars en mai 2014) et UBS (780 millions en février 2009).

Une autre banque suisse visée par des poursuites, Julius Baer, a annoncé fin décembre avoir conclu un accord financier avec les autorités mais a refusé de dévoiler le montant de l'amende qu'elle a accepté de payer.

Les Etats-Unis n'ont toutefois pas simplement ciblé la Suisse. Aux termes de la loi Fatca entrée en vigueur en juillet 2014, les banques de 112 pays doivent systématiquement informer le fisc des Etats-Unis des comptes et avoirs détenus par les contribuables américains.

Avec AFP

Donald Trump n'est pas religieux, selon un sondage

Donald Trump à Las Vegas, janvier 2016

Une majorité d'Américains considère que Donald Trump, candidat à l'investiture républicaine pour la présidentielle de novembre, n'est pas religieux, dans un pays où peu d'électeurs envisagent d'élire un président qui ne croit pas en Dieu, d'après un sondage publié mercredi.

Quelque 60% des Américains considèrent que le milliardaire, qui écrase la concurrence dans son parti selon les sondages, n'est "pas trop" (22%) ou "pas du tout" (37%) religieux, détaille l'étude réalisée par le Pew Research Center.

Ils sont 25% à considérer le candidat, qui se dit presbytérien, comme "assez" religieux, et seulement 5% comme "très" religieux.

Même les républicains, électorat traditionnellement plus enclin à voter pour un candidat conservateur et religieux, sont 47% à juger que Trump n'est pas religieux. Pour autant l'homme d'affaires est vu par 56% de ses pairs comme un "bon" ou un "remarquable" candidat, dans un pays "où l'on dit souvent qu'un candidat qui n'est pas religieux ne peut pas être élu président", relève Pew.

Le magnat de l'immobilier a d'ailleurs reçu mardi le soutien de Jerry Falwell Jr., président de l'université privée chrétienne Liberty University et grand nom de la communauté évangélique américaine, à moins d'une semaine du premier vote dans l'Iowa.

Donald Trump devance le sénateur baptiste du Texas Ted Cruz, jugé "bon" ou "remarquable" candidat par 53% des républicains, l'adventiste Ben Carson et le sénateur catholique de Floride Marco Rubio (44% chacun), trois candidats pourtant davantage considérés comme religieux --respectivement 65%, 68% et 61%.

Les Américains sont plus partagés au sujet de Hillary Clinton, favorite du camp démocrate: 47% estiment que la candidate méthodiste n'est "pas trop" ou "pas du tout" religieuse et 48% qu'elle est "assez" ou "très" religieuse.

Quelque 40% d'Américains considèrent son rival juif Bernie Sanders "pas particulièrement religieux", mais sont moins nombreux (35%) à estimer qu'il n'est pas religieux.

Le sondage confirme qu'"être athée reste le plus gros des handicaps pour un candidat à la présidentielle" aux Etats-Unis, souligne Pew.

Un peu plus de la moitié des Américains (51%) sont en effet moins susceptibles de voter pour un candidat qui "ne croit pas en Dieu", fait auquel 41% d'entre eux sont insensibles, tandis que seulement 6% sont davantage susceptibles de voter pour un non croyant.

Si le candidat était musulman, 53% des Américains n'en tiendraient pas compte et 42% ne voteraient sans doute pas pour lui.

Ce sondage a été réalisé par téléphone auprès de 2.009 adultes américains du 7 au 14 janvier.

AFP

Six policiers américains renvoyés pour avoir tué deux Noirs non armés

Ils avaient tué deux Noirs non armés en criblant leur voiture de 137 balles. Ils ont été renvoyés trois ans après la poursuite meurtrière qui s'était déroulée à Cleveland, dans l'Ohio.

Les autorités espèrent que ces licenciements vont permettre de "clore" le dossier pour une ville qui tente de restaurer la confiance entre minorités et forces de l'ordre après plusieurs bavures policières à l'encontre de suspects noirs.

La police de Cleveland avait déjà été montrée du doigt dans l'affaire Tamir Rice, un jeune garçon de 12 ans qui jouait sur un trottoir près d'un parc avec un pistolet en plastique quand il a été abattu par un policier en novembre 2014.

Cleveland a depuis promis de mieux encadrer sa police, selon un accord passé en mai dernier avec le ministère de la Justice.

Cet accord avait été annoncé deux jours après des manifestations dans les rues de la ville contre l'acquittement du policier poursuivi pour la fusillade de 2012.

Michael Brelo, 31 ans, était l'un des 13 agents impliqués dans la course-poursuite à grande vitesse, menée sur 35 kilomètres, à l'issue de laquelle Timothy Russell et Malissa Williams avaient été tués.

La voiture du couple avait pétaradé alors qu'ils passaient à hauteur du commissariat et les policiers avaient pensé à un coup de feu. Ils ont pris en chasse la voiture, qui a tenté de fuir.

Au total, 137 cartouches ont été tirées sur la voiture, dont 49 par le seul Michael Brelo. Celui-ci avait tiré ses 15 dernières cartouches alors qu'il était sur le capot de la Chevrolet Malibu des suspects.

Parmi les autres agents impliqués, six ont été suspendus et un autre est parti à la retraite.

Les autorités de la ville ont estimé que les policiers avaient mis en danger leurs collègues en tirant 137 balles en l'espace de 20 secondes. Mais le maire Frank Jackson a défendu le temps mis pour sanctionner ces agents: "Depuis le début nous parlons de mener un processus qui soit parfaitement juste", a-t-il souligné.

Le président du syndicat de la police locale, Steve Loomis, a vivement protesté contre la décision de renvoi de ses collègues: "La politique dans cette ville est absolument effrayante", a-t-il dit.

"Combien de personnes vont nous dire quand c'est justifié ou non de tirer ?", a-t-il demandé. "La manière dont ça s'est passée est tragique mais au final, deux personnes droguées au crack et à la marijuana ont pris des décisions auxquelles nous avons réagi".

L'annonce des renvois des six policiers de Cleveland intervient alors que se tient à New York le procès d'un policier qui a tué par accident un jeune homme noir en novembre 2014. Il est extrêmement rare aux Etats-Unis qu'un policier en fonctions soit jugé pour avoir tué quelqu'un.

Avec AFP

Donald Trump ne participera pas au prochain débat républicain

Donald Trump, Marshalltown, Iowa, 26 janvier 2016

Le milliardaire américain Donald Trump, qui fait la course en tête pour les primaires républicaines, ne participera pas au prochain débat télévisé de son parti, à seulement quatre jours du premier vote dans l'Iowa, a annoncé son équipe de campagne.

L'homme d'affaires, que les sondages donnent au coude à coude avec le sénateur du Texas Ted Cruz dans l'Iowa, avait dans un premier temps évoqué l'idée mardi à l'issue d'une rencontre avec des partisans dans cet Etat du centre des Etats-Unis.

"Il ne participera pas au débat de Fox News et va tenir à la place un événement en Iowa afin de lever des fonds pour les anciens combattants", a annoncé mardi soir son équipe de campagne dans un communiqué, ajoutant que "cela demande du courage".

En cause : la présence en tant que modératrice de Megyn Kelly, la journaliste de Fox News, chaîne sur laquelle sera diffusé le débat jeudi soir, à qui le magnat de l'immobilier reproche de manquer de neutralité.

"Je ne pense pas qu'elle peut me traiter équitablement. Et je ne suis pas son plus grand fan", avait lâché Donald Trump sur CNN.

"En tant que personne ayant écrit l'un des livres les plus vendus de l'histoire sur le business (...) ou encore en tant que personne ayant une fortune de plusieurs milliards de dollars, M. Trump sait reconnaître une mauvaise affaire quand il en voit une", a imagé son équipe dans le communiqué.

Le milliardaire et la journaliste, qui était déjà modératrice lors du premier débat républicain, en août, s'étaient accrochés à cette occasion, Donald Trump reprochant à Megyn Kelly de lui poser des questions agressives.

A l'issue du débat, l'habitué des sorties incendiaires qui domine largement dans les intentions de vote au niveau national, avait suggéré que la journaliste l'avait injustement traité car elle avait ses règles.

"Megyn Kelly est une excellente journaliste et le réseau tout entier se tient derrière elle", a déclaré le président de Fox News, Roger Ailes, en soutien à sa journaliste, assurant qu'elle sera présente lors du débat de jeudi.

"Roger Ailes et Fow News pensent qu'ils peuvent jouer avec lui, mais M. Trump ne joue pas", a répondu le communiqué publié par l'entourage de Donald Trump.

L'absence potentielle sur le plateau de Donald Trump pourrait laisser un boulevard à ses principaux concurrents dans la course à l'investiture, notamment Ted Cruz ou le sénateur de Floride Marco Rubio, qui auront une dernière chance de convaincre les électeurs de l'Iowa, qui marquent traditionnellement le lancement de la longue route vers la désignation du président américain.

Avec AFP

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