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États-Unis

Des opposants à l'avortement inculpés dans une affaire de vente supposée de tissus de fœtus au Texas, USA

Devon Anderson, procureure du comté de Harris, a annoncé, lundi 25 janvier 2016, qu’un grand jury a inculpé deux militants anti-avortement qui ont monté des vidéos accusant Planned Parenthood de ventes illégales de tissus fœtaux à des chercheurs, à Houston, Texas (Photo d’archives).

Le jury populaire (grand jury) du comté de Harris, dans le très conservateur Etat du Texas, a disculpé, en même temps, le planning familial (Planned Parenthood), service gynécologique que les opposants avait accusé.

Le grand jury de Harris a écarté les allégations portées par les opposants faisant état de la vente de tissus de fœtus par Planned Parenthood qui est en fait une organisation qui permet aux femmes d'avorter dans certains centres.

L’organisation de planning familial avait pour sa part dénoncé des montages sélectifs des vidéos présentées par David Daleiden qui l’accusait de vente des tissus fœtaux.

Le jury a inculpé David Daleiden et Sandra Merritt, de l'organisation anti-avortement Center for Medical Progress, pour falsification de dossier du gouvernement, un chef d'accusation qui peut leur valoir jusqu'à 20 ans de prison. M. Daleiden a été en outre inculpé pour un délit relatif à l'achat d'organes humains.

David Daleiden avait filmé en caméra cachée pendant plus de deux ans ses rencontres avec des responsables d'un centre de planning familial en se faisant passer pour le représentant d'une société fictive faisant l'intermédiaire entre cliniques d'avortement et milieu de la recherche.

Ses vidéos, affirmait-il, montrent des responsables discutant de la vente de tissus de foetus, ce qui serait illégal.

Mais le planning familial a assuré que la seule discussion d'argent concernait le dédommagement pour frais.

Ces allégations, écartées lundi par le grand jury, ont cependant conduit Planned Parenthood à modifier en octobre ses pratiques pour interdire toute indemnisation lors d'un don de tissus fœtal à la recherche médicale.

Elles ont aussi conduit les républicains au Congrès à tenter par tous les moyens de bloquer les financements fédéraux pour les 700 centres américains de planning familial. A l'heure actuelle, cet argent fédéral ne peut être utilisé pour des avortements mais doit servir aux autres missions des centres.

"Comme je l'ai dit au début de cette enquête, nous devons aller là où les indices nous mènent. Tous les indices au cours de cette enquête ont été présentés au grand jury. Je respecte leur décision dans cette affaire difficile", a affirmé la procureure du comté de Harris, Devon Anderson.

Le gouverneur du Texas, Greg Abbott, a noté que la décision du grand jury n'aurait pas d'impact sur l'enquête menée par son Etat sur cette même affaire.

"L'Etat du Texas continuera à protéger la vie, et je continuerai à soutenir la législation qui interdit la vente ou le transfert de tissus de foetus", a ajouté le gouverneur républicain.

Dans un éditorial publié lundi par le quotidien USA Today, l'un des inculpés, David Daleiden, estimait que le planning familial et le gouvernement fédéral "ne sont plus du tout en phase avec l'opinion".

Cette décision au Texas s'inscrit dans une série d'offensives conservatrices aux Etats-Unis cherchant à remettre en cause "Roe v. Wade", la décision historique de la Cour suprême qui a légalisé l'avortement en 1973.

Les opposants à l'avortement ont subi un autre échec lundi quand la Cour suprême des Etats-Unis a rejeté un pourvoi présenté par l'Etat du Dakota du Nord, visant à limiter fortement la possibilité pour les femmes de se faire avorter.

L'avortement au Texas sera à nouveau examiné par la Cour suprême le 2 mars. La Haute cour évaluera la légalité des restrictions posées par l'Etat du Texas aux cliniques pratiquant des avortements.

Selon un sondage Gallup de 2015, 50% des Américains se décrivent comme "pro-choix" c'est-à-dire favorables au droit à l'avortement, et 44% "pro-vie" soit opposés à l'avortement.

Les centres de planning familial sont régulièrement la cible des opposants à l'avortement.

Un homme de 57 ans, Robert Lewis Dear, a tué par arme à feu fin novembre trois personnes dans un centre de planning familial du Colorado (ouest) affirmant vouloir ne plus voir de "bébés en petits morceaux".

Les démocrates avaient estimé que cette tuerie était la conséquence de la virulente campagne anti-avortement des conservateurs, tandis que les républicains avaient mis l'accent sur les troubles mentaux du tireur.

Avec AFP

Nouvel allègement des sanctions américaines contre Cuba

Selon un communiqué du Trésor américain, les nouvelles mesures touchent le secteur de la finance, l'exportation et la réexportation d'équipements agricoles et de télécommunications notamment et autorisent certains voyages professionnels.

Les Etats-Unis ont annoncé mardi de nouveaux allègements de leurs sanctions commerciales à l'encontre de Cuba facilitant les exportations et les voyages d'affaires dans le cadre du rapprochement historique entre les deux pays.

Selon un communiqué du Trésor, les nouvelles mesures touchent le secteur de la finance, l'exportation et la réexportation d'équipements agricoles et de télécommunications notamment et autorisent certains voyages professionnels. Elles prennent effet mercredi.

Avec ces mesures "les Etats-Unis montrent leur engagement envers le développement économique du peuple cubain", a déclaré le secrétaire au Trésor Jack Lew.

"Les mesures commerciales annoncées aujourd'hui s'appuient sur les autorisations précédentes en permettant de nouvelles exportations visant notamment les secteurs de la préparation aux catastrophes, de l'éducation, de la production agricole, (...) de la transformation alimentaire et des transports publics", a ajouté le secrétaire au Commerce Penny Pritzker.

Davantage de transactions financières sont autorisées en relation avec les échanges commerciaux et les voyages dans ces secteurs.

Dans le domaine culturel, les voyages seront plus faciles pour la production de films et de musique. Le paiement de droits d'auteur aux artistes cubains sera autorisé.

L'administration Obama a commencé il y a un an à alléger les sanctions avec Cuba mais l'embargo décrété en 1962 au coeur de la guerre froide reste encore en vigueur, notamment sur les voyages touristiques.

La levée totale de l'embargo est une prérogative du Congrès américain.

Le président Barack Obama a clairement indiqué qu'il souhaitait se rendre à Cuba avant la fin de son mandat en janvier 2017, mais a souligné que ce déplacement historique ne serait possible que si de réels progrès étaient enregistrés sur place en termes de libertés individuelles.

Dans son discours sur l'Etat de l'Union il y a deux semaines, le président américain a une nouvelle fois appelé le Congrès à lever l'embargo économique américain contre Cuba.

"Cinquante ans passés à isoler Cuba n'ont pas réussi à promouvoir la démocratie et nous ont fait reculer en Amérique latine. Vous voulez renforcer notre leadership et notre crédibilité sur le continent? Admettez que la Guerre froide est finie. Levez l'embargo", a lancé M. Obama.

Avec AFP

Washington est toujours semi-paralysée par la neige

Déblayage de la neige à Washington, le 25 janvier 2016.

La tempête Jonas, qui a balayé la côte est des Etats-Unis entre vendredi et dimanche touchant quelque 85 millions de personnes, a fait au moins 33 morts selon un dernier bilan.

La capitale fédérale américaine restait semi-paralysée mardi par des montagnes de neige après la tempête exceptionnelle qui a touché l'ensemble de la côte est de Etats-Unis le week-end dernier et notamment New York, où le retour à la normale était plus rapide.

A Washington, le gouvernement fédéral et les écoles du centre restaient fermées mardi pour la deuxième journée consécutive pendant que des convois de chasse-neige quadrillaient la ville pour dégager les principales avenues.

La tempête, qui a balayé la côte est des Etats-Unis entre vendredi et dimanche touchant quelque 85 millions de personnes, a fait au moins 33 morts.

La plupart ont été victimes d'accidents de la route ou d'attaques cardiaques en pelletant la neige. D'autres sont mortes intoxiquées au monoxyde de carbone, comme dans le New Jersey où une mère et son bébé, restés au chaud dans leur voiture, ont été asphyxiés, le pot échappement de leur véhicule ayant été bouché par la neige.

Les services de bus et de métro, suspendus depuis vendredi soir dans la capitale, devaient reprendre progressivement mardi.

Après un week-end passé à jouer dans la neige ou à regarder la télévision au chaud, les enfants de l'agglomération de Washington devaient reprendre le chemin de l'école mardi.

Beaucoup d'Américains devraient toutefois encore rester chez eux, en particulier les résidents des banlieues, de nombreuses rues n'ayant pas encore été déneigées. La tempête a par ailleurs perturbé le ramassage des ordures et la distribution du courrier.

A Washington, moins habituée que sa voisine septentrionale New York à ces conditions hivernales, les opérations de déblayage devraient nécessiter encore plusieurs jours de travail.

"Je pense qu'il n'est jamais tombé autant de neige sur Washington", a déclaré la maire, Muriel Bowser, interrogée sur la chaîne CNN. "Nous travaillons dur pour dégager toutes les rues résidentielles", a-t-elle assuré.

Sur les trois journées de vendredi, samedi et dimanche, plus de 11.000 vols ont été annulés. Quelques avions ont pu atterrir sur les deux aéroports de Washington lundi, mais le trafic y restait limité.

Travaux suspendus à la Chambre des représentants

Pour les prochains jours, les prévisionnistes annoncent des températures positives, mais la neige fondue risque de se transformer en gigantesques plaques de verglas au petit matin.

Lundi, les avenues habituellement animées qui entourent la Maison Blanche étaient envahies par le ballet des camions et équipements lourds mobilisés pour aspirer la neige accumulée.

Une énorme déneigeuse était encore attendue en provenance de l'Indiana, et un convoi de camions faisait route depuis le Connecticut, a indiqué le directeur des services d'urgences de Washington, Chris Geldart, cité par le Washington Post.

Pour faciliter les opérations, la Chambre des représentants a décidé de ne pas reprendre ses travaux cette semaine, et aucun vote ne sera organisé avant le 1er février.

A New York, où la neige est plus fréquente, le retour à la normale s'annonce plus rapide. Les écoles ont rouvert dès lundi et le trafic y était déjà dense.

Les spectacles ont pu reprendre à Broadway et les musées ont ouvert leurs portes, après que les chasse-neige eurent rapidement nettoyé les avenues principales.

New York a connu ce week-end les deuxièmes plus importantes chutes de neige de son histoire, avec plus de 67 cm tombées sur Central Park, contre 56 cm à l'aéroport international de Washington.

Une interdiction de circuler avait été imposée au coeur de la tempête et "avec la plupart des rues vides, les chasse-neige ont pu faire leur travail, ils étaient jusqu'à 2.500 au plus fort" des intempéries, a relevé sur CNN le maire de la ville, Bill de Blasio.

La mairie de New York avait également lancé un appel aux volontaires, rémunérés 13,5 dollars de l'heure, permettant des opérations de nettoyage à grande échelle.

Outre New York et Washington, le New Jersey, la Pennsylvanie, le Maryland et la Virginie ont été les Etats les plus touchés. Quelques localités ont enregistrées des records historiques de neige, selon le service national de météorologie.

En Virginie et dans le Maryland, des autoroutes restaient encore mardi partiellement bloquées par la neige.

AFP

Nouveau revers judiciaire pour les opposants à l'avortement aux Etats-Unis

Cour suprême, Washington, 9 décembre 2015.

La Cour suprême des Etats-Unis a rejeté un pourvoi présenté par l'Etat du Dakota du Nord, visant à limiter fortement la possibilité pour les femmes de se faire avorter.

Cet Etat du Midwest américain avait saisi la haute instance à Washington dans l'espoir de voir valider une de ses lois d'inspiration républicaine, adoptée en 2013, interdisant tout avortement à partir du moment où sont audibles les battements cardiaques du foetus.

En pratique, cette loi aurait prohibé les avortements dès la sixième semaine d'existence du foetus, à un moment où beaucoup de femmes ne sont même pas encore certaines d'être enceintes.

Le rejet lundi par la Cour suprême revient à valider de façon permanente une décision prise par une cour d'appel qui avait refusé d'appliquer la loi du Dakota du Nord.

La cour en question s'était référée à la jurisprudence en vigueur, qui stipule que les femmes ont le droit d'avorter aux Etats-Unis tant que le foetus n'est pas jugé viable, c'est-à-dire généralement avant la 23e ou 24e semaine.

Cette affaire s'inscrit dans une série d'offensives conservatrices aux Etats-Unis cherchant à remettre en cause "Roe v. Wade", la décision historique qui a légalisé l'avortement en 1973.

Selon le Guttmacher Institute, un organisme de recherche favorable à l'IVG mais dont les études font référence, les Etats américains ont adopté de 2011 à 2014 pas moins de 231 législations restreignant les conditions de pratique de l'IVG. Ceci alors que le nombre d'Etats hostiles à l'avortement est passé de 13 en 2000 à 27 en 2014, selon cet institut.

La Cour suprême a par ailleurs accepté d'examiner le 2 mars prochain la question ultra-sensible de la légalité des restrictions posées par l'Etat du Texas (sud) aux cliniques pratiquant des avortements.

Elle pourrait à cette occasion donner un coup d'arrêt à la multiplication des mesures limitant le droit à l'avortement.

Avec AFP

Obama interdit le placement à l'isolement des détenus mineurs

Barack Obama, Washington, 21 janvier 2016.

Le président des Etats-Unis Barack Obama, qui plaide de longue date pour une réforme du système carcéral américain, a annoncé l'interdiction du placement à l'isolement des détenus mineurs dans les prisons fédérales.

Dans un texte à paraître mardi dans le Washington Post, mais mis en ligne lundi sur le site du quotidien, le chef de l'Etat américain annonce aussi l'interdiction de l'isolement pour les infractions les moins importantes et ordonne l'extension des traitements pour les détenues souffrant de troubles psychiatriques.

Selon M. Obama, ces mesures concernent au total quelque 10.000 détenus dans les prisons fédérales et serviront, a-t-il espéré, "de modèle" pour les prisons gérées par les Etats.

Avec 2,2 millions de prisonniers à travers le pays, les Etats-Unis gardent derrière les barreaux plus d'hommes et de femmes que 35 pays européens réunis.

"Le placement à l'isolement est monté en puissance aux Etats-Unis à partir du début du XIXe siècle avec des justifications qui ont évolué au fil du temps", a souligné le président américain.

"Aujourd'hui, il est de plus en plus utilisé de manière excessive", a-t-il ajouté, évoquant des recherches selon lesquelles ce mode de détention peut avoir des conséquences psychologiques "dévastatrices".

"Comment pouvons-nous soumettre des prisonniers à un isolement qui n'est pas nécessaire, connaissant ses effets, et attendre d'eux qu'ils réintègrent nos communautés ?", s'est interrogé M. Obama.

"Cela ne nous rend pas plus en sécurité et c'est un affront à notre humanité commune", a-t-il ajouté, citant l'exemple d'Etats, tels que le Colorado, qui ont réduit le recours à cette méthode et ont enregistré des résultats positifs avec notamment une baisse du nombre de cas de violence envers le personnel pénitentiaire.

"Les Etats-Unis sont un pays de deuxième chance, mais, trop souvent, l'expérience de l'isolement est un obstacle à cette deuxième chance", a-t-il martelé.

En juillet, M. Obama était devenu le premier président des Etats-Unis en exercice à visiter une prison fédérale.

En se rendant dans la maison d'arrêt d'El Reno, dans l'Oklahoma (sud), il avait voulu mettre en lumière les failles d'un système carcéral parmi les plus coûteux et des prisons parmi les plus surpeuplées au monde.

Les incarcérations de masse aux Etats-Unis ont provoqué une explosion des coûts. Le budget des prisons représente 80 milliards de dollars (environ 73 milliards d'euros) chaque année, le tiers du budget du ministère de la Justice.

Noirs et Hispaniques sont surreprésentés : 60% des détenus viennent de ces communautés, qui ne constituent que 30% de la population américaine.

Selon M. Obama, quelque 100.000 détenus sont placés à l'isolement dans les prisons américains parmi lesquels nombre de mineurs et de personnes souffrant de troubles psychiatriques.

Avec AFP

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