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Trois Américains enlevés à Bagdad, les forces de sécurité mobilisées

Un militant combattant le gouvernement irakien en 2013. (AP)

Les forces de sécurité irakiennes ont lancé de vastes recherches pour retrouver trois Américains enlevés dans un appartement de Bagdad, la capitale d'Irak où le dernier rapt d'un Occidental remonte à plusieurs années.

Alors qu'aucune information n'était disponible sur leur sort ou leur identité, un porte-parole de la sécurité irakienne a affirmé que les Américains avaient "été enlevés dans un appartement suspect dans le quartier de Doura".

L'utilisation du terme "suspect" fait allusion à un lieu de prostitution.

Un colonel de la police s'exprimant sous le couvert de l'anonymat a expliqué que le traducteur irakien qui travaille pour les trois Américains les avait invités à "boire en compagnie de femmes" dans un appartement à Doura.

Ensuite, des miliciens ont attaqué l'appartement et les ont kidnappés, a-t-il dit. Les Américains enlevés semblent avoir été sortis du quartier Doura, où les forces de sécurité ne les ont pas retrouvés, selon lui.

Le rapt s'est déroulé dimanche selon ce colonel et le chef du Parlement irakien Salim Al-Joubouri mais des médias qu'il a lieu auparavant.

Les lieux de prostitution et les magasins d'alcool sont souvent la cible d'attaques des forces paramilitaires chiites formées de miliciens, qui jouent aujourd'hui un rôle majeur dans la lutte contre le groupe djihadiste Etat islamique (EI) en Irak.

"Le rapt de trois Américains hier (dimanche) et avant eux celui de Qatariotes témoigne de la multiplication des opérations de bandes organisées en Irak", a déclaré M. Joubouri, en condamnant l'enlèvement des Américains.

Le département d'Etat à Washington avait annoncé dimanche la disparition d'Américains en Irak sans fournir d'autres précisions, notamment s'il s'agissait de militaires ou de civils contractuels travaillant pour l'immense ambassade des Etats-Unis à Bagdad.

"Nous travaillons en pleine coopération avec les autorités irakiennes pour localiser et retrouver ces individus", a-t-il ajouté.

Le dernier rapt connu d'un Occidental remonte à janvier 2010. Un Américain d'origine irakienne, Issa T. Salomi, avait alors été porté disparu à Bagdad 2010 avant d'être relâché par le puissante groupe chiite Asaib Ahl al-Haq, qui est aujourd'hui l'un des principaux groupes des forces paramilitaires chiites.

L'EI n'est pas très présent à Bagdad même s'il y mène souvent des attaques meurtrières.

Avec AFP

Débat démocrate : contre la "révolution" Sanders, Clinton joue la carte de l'expérience

Le 4e débat démocrate a eu lieu le 17 janvier 2016 à Charleston, en Caroline du Sud. (REUTERS/Randall Hill)

C'était la dernière fois, dimanche soir, que les démocrates débattaient avant le début des primaires, le 1er février dans l'Iowa.

Hillary Clinton s'est présentée aux Américains, dimanche 17 janvier, comme la candidate la mieux armée pour succéder à Barack Obama, lors d'un débat télévisé où elle a dû repousser de multiples attaques lancées depuis sa gauche par un Bernie Sanders pugnace.

C'était la dernière fois que les candidats démocrates se retrouvaient sur la même scène, avant le début des primaires, le 1er février dans l'Iowa puis le 9 février dans le New Hampshire, et au moment où le sénateur du Vermont a rattrapé l'ex-secrétaire d'Etat dans ces deux Etats, selon les sondages publiés depuis une semaine, même si elle conserve l'avantage au niveau national.

L'ascension de Bernie Sanders a surpris le camp Clinton après un automne très favorable, et a mis fin à la relative amabilité entre les deux candidats.

La stratégie d'Hillary Clinton consiste à se présenter comme la candidate la plus capable de gérer un pays polarisé. En substance, elle relègue Bernie Sanders au rang des idéalistes néophytes, à un moment où les républicains sont particulièrement agressifs et déterminés à annuler les acquis des années Obama dans la santé, l'immigration, l'environnement et le droit à l'avortement.

"Nous avons besoin d'une présidente qui sache faire tous les aspects du travail. Je comprends à quel point c'est le travail le plus difficile du monde, je suis préparée et prête à m'y atteler", a déclaré Hillary Clinton.

La démocrate a volé dans les plumes du sénateur de 74 ans sur un sujet a priori consensuel chez les démocrates : sa proposition de créer une assurance-maladie publique et universelle, en excluant les assurances privées du marché. Hillary Clinton a argué qu'il serait dangereux de "mettre en pièces" la réforme signée Barack Obama et de rouvrir un débat aussi sensible.

"L'assurance maladie devrait être un droit pour chaque homme, femme et enfant", a martelé Bernie Sanders, en affirmant épouser la vision de Franklin Roosevelt et Harry Truman, deux illustres présidents démocrates. "Pourquoi dépensons-nous trois fois plus que les Britanniques, qui ont une couverture universelle, ou 50 % de plus que les Français?"

Mais sa proposition a un coût très élevé, qui doublerait le budget fédéral, et que le "socialiste démocrate" financerait par de nouveaux impôts, notamment sur les très riches. Hillary Clinton a critiqué l'irresponsabilité budgétaire d'une telle refonte.

"Je suis la seule candidate à avoir promis de ne pas augmenter les impôts sur la classe moyenne", a répété la candidate.

Sanders et Wall Street

Mais c'est justement l'ambitieuse "révolution politique" de Bernie Sanders qui galvanise ses partisans - il a promis d'avoir "les tripes" de s'opposer à l'industrie pharmaceutique et aux compagnies d'assurances.

Il dénonce un système économique "truqué", manipulé par Wall Street et les lobbies. Il condamne la collusion des hommes politiques avec le secteur financier, visant Hillary Clinton et ses réseaux new-yorkais. Avant 2015, elle a prononcé des discours rémunérés par des entreprises... dont la banque d'affaires Goldman Sachs.

"Je n'ai jamais été payé pour donner des discours chez Goldman Sachs", a lâché Bernie Sanders, rejoint par Martin O'Malley, le troisième candidat, pour reprocher à Hillary Clinton sa timidité supposée contre les banques.

Pour le sénateur, "le vrai problème, c'est que le Congrès appartient aux puissances de l'argent" - une antienne scandée avec efficacité tout au long de la soirée.

Mais Hillary Clinton a su faire porter ses coups, solide comme lors des trois précédentes émissions. Sur la finance, elle a noté que son programme s'attaquerait à tout le secteur financier, pas seulement les banques, ce qu'a salué l'économiste de gauche Paul Krugman.

Elle a rappelé que Bernie Sanders avait voté pour donner une immunité judiciaire aux fabricants d'armes en 2005. Sous pression, il a dû désavouer ce vote samedi.

"Il a voté pour la NRA et le lobby des armes à de nombreuses reprises", a-t-elle dit.

Et sur les questions de politique étrangère, elle a démontré son aisance, forte de ses quatre années à la tête de la diplomatie américaine. Elle a multiplié les expressions d'admiration à Barack Obama.

Les républicains ont toutefois fustigé les démocrates pour avoir exclu du débat les questions de politique extérieure. "A un moment ou les inquiétudes sur le terrorisme n'ont jamais été aussi élevées, les trois candidats se sont abstenus de mentionner la moindre question de sécurité nationale ou de politique extérieure dans leurs trois grandes priorités", a commenté le comité national des Républicains (NRC) dans un communiqué.

Les candidats ont désormais deux semaines de campagne avant le premier test, le 1er février lors des "caucus" de l'Iowa. En 2008, Hillary Clinton y avait terminé troisième, derrière Barack Obama et le sénateur John Edwards.

Avec AFP

Dégel Etats-Unis/Iran: et maintenant?

Après l'accord sans précédent sur le nucléaire et un échange inédit de prisonniers avec l'Iran, les Etats-Unis cherchent-ils à se réconcilier avec la République islamique qui figurait encore il y a quelques années sur l'"Axe du Mal" ?

Le président Barack Obama a employé les grands mots dimanche pour saluer les "progrès historiques" de Washington et de Téhéran, son homologue iranien Hassan Rohani se félicitant d'une "nouvelle page".

En dépit de ce dégel, le locataire de la Maison Blanche s'est gardé de parler de normalisation avec l'ex bête noire de l'Amérique, 35 ans après la rupture de leurs relations diplomatiques dans la foulée de la Révolution islamique.

Pas question non plus d'évoquer un renversement d'alliances au Moyen-Orient qui verrait les Etats-Unis se jeter dans les bras de l'Iran chiite et abandonner les monarchies sunnites du Golfe et Israël.

M. Obama a réaffirmé que de "profondes différences" persistaient avec un Iran "déstabilisateur". Qu'il s'agisse de violations des droits de l'homme, du programme de missiles balistiques -- pour lequel le Trésor américain a pris dimanche des sanctions -- ou de la présence de Téhéran sur la liste noire américaine d'"Etats soutiens du terrorisme".

Mais Washington est dorénavant loin de sa rhétorique des années 2000, lorsque le président républicain George W. Bush avait placé Téhéran sur le fameux "Axe du Mal". Les mollahs dénonçaient alors le "Grand Satan".

Alors, que veut faire dorénavant l'administration Obama avec la puissance chiite ? "Nous devons essayer de voir s'il y a matière ou pas à une coopération supplémentaire, au moins à un dialogue constructif sur d'autres sujets", a répondu dimanche un haut responsable américain.

- 'L'Iran, logiciel d'Obama' -

Joseph Bahout, chercheur pour la fondation Carnegie, y voit la preuve qu"au fond, le logiciel profond d'Obama, c'est l'Iran". Cette administration "pense profondément que l'Iran est un partenaire naturel pour l'avenir", explique l'expert à l'AFP.

De fait, Washington et Téhéran ont fait montre samedi de la réussite de leur dialogue: après presque quatre ans de tractations secrètes et officielles, ils ont mis en oeuvre l'accord historique sur le programme nucléaire iranien et annoncé simultanément un échange sans précédent de prisonniers.

"Nous avons fait la démonstration qu'avec le temps une diplomatie tenace produit des résultats", a vanté le responsable américain.

Pour réussir à rapatrier des Irano-Américains détenus en Iran, dont le correspondant du Washington Post Jason Rezaian, il a fallu 14 mois de tractations ultra-secrètes entre diplomates et responsables des services de renseignement des deux pays.

Les discussions se tenaient souvent à Genève, avec la complicité des autorités suisses, a raconté un autre cadre de l'administration américaine. Les négociateurs se retrouvaient dans des salles discrètes d'hôtels de luxe, en marge des pourparlers sur le nucléaire entre les chefs des diplomaties des deux pays, John Kerry et Mohammad Javad Zarif.

Les palaces de Vienne furent aussi le théâtre de ces tractations à l'automne dernier, lorsque les grandes puissances, l'Arabie saoudite et son rival iranien rédigeaient un plan de paix pour la Syrie.

Le conflit syrien a justement permis de rapprocher Washington et Téhéran.

"L'Iran est à la table" des négociations sur la Syrie, s'est félicité le responsable américain. Et même si "nous avons de profondes différences avec l'Iran sur la Syrie, nous voulons voir s'il veut s'impliquer de manière constructive sur les sujets régionaux et s'il comprend que la guerre civile ne sera pas réglée tant que (le président) Bachar al-Assad sera au pouvoir", a-t-il ajouté.

- 'Rééquilibrage' au Moyen-Orient -

D'après des spécialistes, l'administration Obama caresse l'espoir qu'un "rééquilibrage" stratégique américain au Moyen-Orient -- en faveur de Téhéran face à Ryad -- puisse mettre fin aux conflits en Syrie, au Yémen ou au Liban, où s'affrontent indirectement la République iranienne chiite et la monarchie saoudienne sunnite.

Mais le président démocrate quittera la Maison Blanche le 20 janvier 2017.

"Obama ne peut pas aller beaucoup plus loin, il n'en a pas le temps", constate M. Bahout. L'expert pense qu'Américains et Iraniens vont au cours de cette dernière année "chercher à pérenniser leur relation en ne s'affichant pas trop ouvertement, un peu comme un couple qui se cache".

Avec AFP

Hamtramck, la ville aux douze mosquées au coeur de l'Amérique

Aïd el-Fitr à la mosquée centrale d'Abuja, au Nigéria (30 août 2011)

La fresque colorée représentant mère et fille voilées et le père enturbanné recouvre le mur entier d'un restaurant de la rue principale de la ville. Quand le reste de l'Amérique se divise sur les musulmans, Hamtramck embrasse cette culture.

Cette cité ouvrière du Michigan (nord des Etats-Unis), située à un quart d'heure en voiture de Detroit, est entrée en novembre dernier dans l'histoire américaine en devenant la première ville à élire un conseil municipal composé en majorité de musulmans.

Après les attentats terroristes de Paris et la tuerie de San Bernardino (Californie), c'est un contrepied aux propos controversés de Donald Trump, favori à l'investiture républicaine pour la présidentielle, qui préconise la fermeture des frontières américaines aux musulmans.

"Hamtramck est la manifestation de ce que l'Amérique est censée être: une terre d'opportunités", s'enorgueillit la maire Karen Majewski, fière d'annoncer que des réfugiés syriens y sont hébergés depuis peu.

Sur près de 6 km2, les petites maisons souvent à un étage sont serrées les unes aux autres.

Dans les deux rues principales, des femmes en hijab et en niqab croisent des jeunes filles en jeans serrés, des hommes rasés de près et des jeunes en pantalons larges.

Echoppes, restaurants, supermarchés communautaires abondent, promenant le visiteur au Moyen-Orient, en Asie du Sud-Est et en Pologne. Les vendeurs de kebabs côtoient les restaurants indiens.

- Appel à la prière -

En plein centre-ville, la mosquée Al-Islah, l'une des plus importantes des 12 de la ville, fait face à une église. Depuis 2004, un muezzin y lance, cinq fois par jour, l'appel à la prière depuis des minarets de fortune.

"Nous n'avons pas de problème ici avec les Polonais, ni avec la communauté noire. Nous vivons tous ensemble en paix", confie Masud Khan, secrétaire de cette mosquée. Les fêtes musulmanes, explique-t-il, sont des jours fériés et les écoles et bâtiments publics de la ville sont fermés ces jours-là.

A cinq minutes à pied de là, une statue imposante de Jean-Paul II, en habits d'évêque, trône pour rappeler la tradition catholique de cette ville d'immigrés, fondée dans les années 1910 par des paysans allemands.

Elle est ensuite devenue un bastion de l'immigration polonaise fuyant des lois discriminantes à Detroit. L'un des cousins de Jean-Paul II, qui a visité Hamtramck, a été conseiller municipal dans les années 1940 et 1950.

Le nombre d'immigrés polonais a fondu, passant de 90% de la population en 1970 à 12% des 22.300 habitants aujourd'hui, indique l'historien Thaddeus Radzilowski.

Selon lui, la plupart se sont installés dans les banlieues pavillonnaires. Il y a également un exode continu des Noirs.

Dans le même temps, la proportion des immigrés originaires du Bangladesh (20%), du Yémen (23%) et de Bosnie (7%) a grossi, attirés par une faible criminalité, un immobilier bon marché et le boom de l'automobile américaine, selon M. Radzilowski.

Nombre d'usines qui fournissaient le "Big Three" (General Motors, Ford, Chrysler) ont toutefois fermé. La ville détient le triste record de l'un des taux de pauvreté les plus élevés de l'Etat du Michigan.

- Bar ouvert -

Devant l'imposante église Saint Florian, où un service est encore dit en polonais, le père Mirek Frankowski explique que la rapide transformation démographique et politique de la ville suscite des inquiétudes chez la vieille génération.

"Ils ont peur que la ville perde complètement son caractère d'Europe de l'Est", raconte le prêtre, affirmant que des jeunes musulmans ont perturbé des processions.

Thaddeus Radzilowski évoque aussi la crainte qu'une radicalisation n'entraîne la disparition des célébrations polonaises, notamment le Mardi gras, depuis que le conseil municipal est en majorité aux mains des musulmans.

"Nous sommes connus pour notre vie nocturne, nos restaurants et bars. C'est une partie importante de notre identité et de notre vitalité économique. Il est important que celles-ci ne soient pas limitées", avertit Karen Majewski.

Anam Miah, l'un des quatre conseillers municipaux musulmans, né au Bangladesh, assure chérir "la diversité culturelle de notre communauté".

Beaucoup de résidents préfèrent juger la nouvelle majorité sur pièce, à l'instar de Joan Bittner qui tient un magasin de souvenirs et décoration. "J'attends de voir ce qu'ils vont faire", dit-elle.

Les enseignes de ventes d'alcool sont pour l'instant omniprésentes. Le jeudi soir, Hamtramck - qui dispose du plus grand nombre de licences d'alcool au Michigan, selon Thaddeus Ladzilowski - se transforme en bar ouvert.

Avec AFP

Iran : Obama salue des progrès "historiques" grâce à la diplomatie

Barack Obama à la Maison Blanche, le 17 janvier 2016.

Le président américain a toutefois rappelé, lors d'un discours dimanche, les "profondes différences" qui persistent entre Washington et Téhéran.

Au lendemain de la levée des sanctions sur le programme nucléaire iranien et l'échange de prisonniers entre les Etats-Unis et l'Iran, le président américain Barack Obama a salué dimanche 17 janvier les "progrès historiques" réalisés grâce à la diplomatie.

Pour le professeur Jean Emmanuel Pondi, joint par VOA AFRIQUE, la levée des sanctions contre l’Iran est une étape très importante qui a des retombées économiques d’envergure.

Professeur Jean Emmanuel Pondi joint par John Lyndon
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"Accord sur le nucléaire entré en vigueur, familles américaines réunies (...) Nous avons réalisé des progrès historiques grâce à la diplomatie sans passer par une nouvelle guerre au Moyen-Orient", a déclaré M. Obama depuis la Maison Blanche.

"Cela démontre ce que nous pouvons faire avec de la force, de la sagesse, du courage et de la patience", a-t-il ajouté, saluant le rôle de la Suisse dans les intenses négociations avec Téhéran.

"Travailler avec l'Iran sur l'accord nucléaire nous a permis d'être en meilleure position pour faire face à d'autres problèmes (avec Téhéran)", a-t-il encore ajouté.

L'accord nucléaire conclu le 14 juillet avec les grandes puissances, est entré en vigueur samedi après que l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) a certifié que l'Iran avait respecté ses obligations visant à garantir la nature strictement pacifique de son programme nucléaire.

Simultanément, Téhéran et Washington ont annoncé une opération d'échange inédite : quatre détenus irano-américains, dont le reporter du Washington Post Jason Rezaian, ont été libérés par l'Iran et sept Iraniens ont bénéficié de clémences aux Etats-Unis. Un cinquième Américain a également été libéré.

Nouvelles sanctions sur le programme balistique

Le président américain a cependant une nouvelle fois insisté sur les "profondes différences" qui persistent entre Washington et Téhéran.

"Nous restons fermes dans notre dénonciation du comportement déstabilisateur de l'Iran", a-t-il souligné, citant les violations des droits de l'homme ou encore le programme de missiles balistiques.

Washington a d'ailleurs annoncé dimanche matin de nouvelles sanctions liées à ce programme. Cinq ressortissants iraniens et un réseau d'entreprises basées aux Emirats arabes unis et en Chine ont été ajoutées à la liste noire financière américaine.

M. Obama a conclu son allocution en lançant un appel aux Iraniens.

"Nos gouvernements se parlent désormais. Après l'accord sur le nucléaire, vous, particulièrement les jeunes, avez l'occasion de tisser de nouveaux liens avec le monde", a-t-il lancé. "Nous avons une rare occasion d'emprunter une nouvelle voie", a-t-il ajouté.

Les Etats-Unis vont par ailleurs rembourser à l'Iran un total de 1,7 milliard de dollars de dette et d'intérêts qui remontent à la Révolution islamique de 1979 et à la rupture des relations diplomatiques, a indiqué dimanche dans un communiqué le secrétaire d'Etat John Kerry.

Ce remboursement, fruit d'un règlement du Tribunal de La Haye, concerne 400 millions de dollars de dette et 1,3 milliard de dollars en intérêts, mais n'a rien à voir avec les dizaines de milliards de dollars que Téhéran doit récupérer à la suite de l'entrée en vigueur samedi de l'accord sur son programme nucléaire et de la levée consécutive des sanctions.

Avec AFP

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