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Iran : Obama salue des progrès "historiques" grâce à la diplomatie

Barack Obama à la Maison Blanche, le 17 janvier 2016.

Le président américain a toutefois rappelé, lors d'un discours dimanche, les "profondes différences" qui persistent entre Washington et Téhéran.

Au lendemain de la levée des sanctions sur le programme nucléaire iranien et l'échange de prisonniers entre les Etats-Unis et l'Iran, le président américain Barack Obama a salué dimanche 17 janvier les "progrès historiques" réalisés grâce à la diplomatie.

Pour le professeur Jean Emmanuel Pondi, joint par VOA AFRIQUE, la levée des sanctions contre l’Iran est une étape très importante qui a des retombées économiques d’envergure.

Professeur Jean Emmanuel Pondi joint par John Lyndon
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"Accord sur le nucléaire entré en vigueur, familles américaines réunies (...) Nous avons réalisé des progrès historiques grâce à la diplomatie sans passer par une nouvelle guerre au Moyen-Orient", a déclaré M. Obama depuis la Maison Blanche.

"Cela démontre ce que nous pouvons faire avec de la force, de la sagesse, du courage et de la patience", a-t-il ajouté, saluant le rôle de la Suisse dans les intenses négociations avec Téhéran.

"Travailler avec l'Iran sur l'accord nucléaire nous a permis d'être en meilleure position pour faire face à d'autres problèmes (avec Téhéran)", a-t-il encore ajouté.

L'accord nucléaire conclu le 14 juillet avec les grandes puissances, est entré en vigueur samedi après que l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) a certifié que l'Iran avait respecté ses obligations visant à garantir la nature strictement pacifique de son programme nucléaire.

Simultanément, Téhéran et Washington ont annoncé une opération d'échange inédite : quatre détenus irano-américains, dont le reporter du Washington Post Jason Rezaian, ont été libérés par l'Iran et sept Iraniens ont bénéficié de clémences aux Etats-Unis. Un cinquième Américain a également été libéré.

Nouvelles sanctions sur le programme balistique

Le président américain a cependant une nouvelle fois insisté sur les "profondes différences" qui persistent entre Washington et Téhéran.

"Nous restons fermes dans notre dénonciation du comportement déstabilisateur de l'Iran", a-t-il souligné, citant les violations des droits de l'homme ou encore le programme de missiles balistiques.

Washington a d'ailleurs annoncé dimanche matin de nouvelles sanctions liées à ce programme. Cinq ressortissants iraniens et un réseau d'entreprises basées aux Emirats arabes unis et en Chine ont été ajoutées à la liste noire financière américaine.

M. Obama a conclu son allocution en lançant un appel aux Iraniens.

"Nos gouvernements se parlent désormais. Après l'accord sur le nucléaire, vous, particulièrement les jeunes, avez l'occasion de tisser de nouveaux liens avec le monde", a-t-il lancé. "Nous avons une rare occasion d'emprunter une nouvelle voie", a-t-il ajouté.

Les Etats-Unis vont par ailleurs rembourser à l'Iran un total de 1,7 milliard de dollars de dette et d'intérêts qui remontent à la Révolution islamique de 1979 et à la rupture des relations diplomatiques, a indiqué dimanche dans un communiqué le secrétaire d'Etat John Kerry.

Ce remboursement, fruit d'un règlement du Tribunal de La Haye, concerne 400 millions de dollars de dette et 1,3 milliard de dollars en intérêts, mais n'a rien à voir avec les dizaines de milliards de dollars que Téhéran doit récupérer à la suite de l'entrée en vigueur samedi de l'accord sur son programme nucléaire et de la levée consécutive des sanctions.

Avec AFP

L'Iran libère quatre prisonniers, dont l'Irano-américain Jason Rezaian, du Washington Post

FILE - Jason Rezaian, an Iranian-American correspondent for the Washington Post, smiles as he attends a presidential campaign of President Hassan Rouhani in Tehran, April 11, 2013.

En échange de ces quatre libérations de bi-nationaux, sept Iraniens seront libérés par Washington prochainement, a annoncé samedi la télévision d'Etat iranienne.

Les Etats-Unis et l'Iran ont procédé samedi 16 janvier à un échange de prisonniers sans précédent, Téhéran libérant quatre Américano-Iraniens et Washington accordant sa clémence à sept Iraniens, dont six ont la double nationalité, a annoncé un responsable américain.

Selon les termes de ce compromis, 14 autres Iraniens ont vu les poursuites engagées contre eux par la justice américaine être abandonnées, a précisé ce responsable, au moment où les Etats-Unis et les autres grandes puissances et l'Iran étaient réunies à Vienne pour la mise en oeuvre attendue de l'accord historique sur le nucléaire iranien.

"Grâce au canal diplomatique mis en place dans le but de ramener nos ressortissants américains, nous pouvons confirmer que l'Iran a libéré de prison quatre Américains détenus en Iran: Amir Hekmati, Saïd Abedini, Jason Rezaian et Nosratollah Khosravi", a indiqué ce responsable américain, confirmant une annonce des médias officiels iraniens.

Téhéran "s'est également engagé à continuer de coopérer avec les Etats-Unis pour déterminer ce qu'est devenu Robert Levinson", un ancien agent du FBI disparu en Iran il y a plusieurs années.

En échange, "nous avons accordé notre clémence à sept Iraniens, dont six sont des bi-nationaux américano-iraniens, qui avaient été condamnés ou qui attendaient leurs procès aux Etats-Unis", a encore détaillé ce cadre de l'administration américaine.

Washington abandonne ses poursuites contre 14 Iraniens

Et "les Etats-Unis ont également supprimé toutes les notices rouges d'Interpol et ont abandonné leurs poursuites contre 14 Iraniens pour lesquels il a été établi que les demandes d'extradition auraient probablement été vouées à l'échec", a-t-il poursuivi.

Jason Rezaian, correspondant local du Washington Post, avait été arrêté en juillet 2014. Accusé d'"espionnage", il a été condamné fin 2015 à une peine de prison dont la durée n'a jamais été annoncée publiquement.

Il travaillait pour le Washington Post depuis deux ans au moment de son arrestation. Il a été accusé d'"espionnage" et de "collaboration avec des gouvernements hostiles".

Le Washington Post a salué la libération de son journaliste par Téhéran.

Le pasteur Saïd Abedini avait été arrêté en 2012, l'ex-Marine Amir Hekmati était détenu depuis 2011, et le quatrième irano-américain libéré est Nosratollah Khosravi, dont le nom apparaît pour la première fois.

Selon les médias iraniens, les sept prisonniers iraniens libérés par les Etats-Unis sont: Nadar Modanlou, Bahram Mekanik, Khosro Afghahi, Arash Ghahreman, Touraj Faridi, Nima Golestaneh et Ali Sabounchi.

Avec AFP

USA : l'ex-candidat Graham soutient Jeb Bush, Trump réagit

Les candidats républicains s’alignent sur l’estrade avant le débat des primaires républicaines sur la présidentielle au Colisée, au nord de Charleston, Caroiline du Sud, 14 janvier 2016

Donald Trump, candidat aux primaires républicaines pour la présidentielle de 2016 a critiqué sur twitter le sénateur de la Caroline du Sud et ancien candidat à la présidentielle américaine, Lindsey Graham, qui venait d’annoncer son soutien à Jeb Bush, frère de l’ancien président américain et candidat concurrent à M. Trump pour les primaires républicaines.

"Le Sénateur Lindsey Graham est embarrassé par son échec lors de sa tentative pour la présidentielle et maintenant il se met davantage tout seul dans l’embarras en endossant Bush", écrit M. Trump sur son compte @realDonaldTrump.

"Jeb Bush dont la prestation était mauvaise la nuit dernière dans le débat et dont les chances de gagner sont zéro, vient de recevoir l’appui de Graham. Graham était parti avec zéro", commente davantage Trump.

Le Sénateur de la Caroline du Sud a, pour sa part, expliqué son soutien à Bush.

"Il a la capacité de ramener du monde à bord", a déclaré Graham au cours d’un point de presse dans le nord du Charleston en Caroline du Sud.

La veille, lors du sixième débat républicain, M. Trump a essuyé les attaques répétées du sénateur ultra-conservateur du Texas Ted Cruz. Leurs échanges musclés ont partiellement éclipsé les cinq autres candidats présents sur scène.

Hawaï : deux hélicoptères militaires avec 12 personnes à bord portés disparus

Hawaï

Les deux hélicoptères sont entrés en collision vendredi au large des côtes au nord d'Oahu. Une zone de débris a été trouvée et est actuellement fouillée.

Les garde-côtes américains cherchaient vendredi 15 janvier deux hélicoptères militaires transportant 12 personnes au total près des côtes de l'île d'Oahu, dans l'archipel d'Hawaï, après avoir été alertés d'une collision par l'armée, a indiqué à l'AFP une porte-parole des sauveteurs.

"Nous avons trouvé une zone de débris à quelque quatre kilomètres de la côte et fouillons le périmètre. Nous n'avons trouvé aucun des membres de l'équipage pour le moment", a-t-elle ajouté, précisant avoir reçu l'appel peu avant minuit jeudi soir heure locale (09H38 GMT).

"Les garde-côtes interviennent après avoir été informés que deux hélicoptères militaires sont entrés en collision au large des côtes au nord d'Oahu", a expliqué la porte-parole. "Les informations que nous avons reçues de la part des Marines est que deux de leurs hélicoptères opéraient près de cette île avec six membres d'équipage à bord de chaque appareil."

Les garde-côtes ont dépêché un hélicoptères MH65 Dolphin et un avion Hercules HC130 sur place. La marine américaine a envoyé un hélicoptère en renfort et les pompiers fouillaient aussi la zone avec un hélicoptère et un bateau de secours.

Avec AFP

Les rivaux républicains de Donald Trump se lâchent

Les candidats républicains au North Charleston Coliseum, le 14 janvier 2016, à North Charleston, Caroline du sud

Les primaires pour la présidentielle américaine sont presque là, le ton change : l'extravagant Donald Trump, en tête dans les sondages dans le camp républicain, s'est découvert jeudi des adversaires pugnaces.

Habitué à faire le show et à donner le ton, le magnat de l'immobilier a essuyé les attaques répétées du sénateur ultra-conservateur du Texas Ted Cruz. Leur mano a mano lors du sixième débat républicain à North Charleston (Caroline du Sud) a partiellement éclipsé les cinq autres candidats présents sur scène.

Ted Cruz a fait une remontée spectaculaire dans le petit Etat de l'Iowa où débuteront, dans moins de trois semaines, les primaires qui désigneront les candidats qui s'affronteront le 8 novembre pour succéder à Barack Obama à la Maison Blanche.

En attendant le verdict du terrain, les sondages restent très flatteurs pour le milliardaire. Selon le plus récent, réalisé pour NBC/WSJ, Trump est très largement en tête avec 33% des intentions de vote, contre 20% pour Ted Cruz et 13% pour le sénateur de Floride Marco Rubio.

"J'adore ce sondage", a lancé M. Trump, content de son effet.

Unis dans leur dénonciation de la politique étrangère de Barack Obama, les sept candidats ont rivalisé dans leurs attaques envers Hillary Clinton, en position de favorite dans le camp démocrate.

Pour Jeb Bush, fils et frère de président, l'ancienne secrétaire d'Etat serait un "désastre" pour la sécurité nationale des Etats-Unis. Mme Clinton s'est "disqualifiée pour être commandant en chef", a jugé M. Rubio.

Mais le débat a d'abord été marqué par une série d'échanges acerbes.

Le magnat de l'immobilier a ressorti récemment des tiroirs un vieux dossier sur Ted Cruz: sa naissance au Canada et son éventuelle inéligibilité à la présidence des Etats-Unis.

- "Propos insultants" -

Pour ce dernier, le milliardaire panique à l'approche de la première consultation et est prêt à faire feu de tout bois.

"En septembre, mon ami Donald affirmait (...) que ce n'était pas un sujet. Depuis, la Constitution n'a pas changé, mais les chiffres des sondages eux ont évolué", a-t-il ironisé, évoquant sa remontée dans l'Iowa.

"Un énorme point d'interrogation pèse sur votre candidature, vous ne pouvez pas faire ça au parti", a rétorqué le milliardaire.

A Ted Cruz qui évoquait la possibilité de lui offrir le poste de vice-président, le magnat de l'immobilier a écarté ce scénario d'un revers de main. "Si cela ne marche pas, je retournerai à la construction d'immeubles !".

Après une longue tirade du sénateur du Texas contre "l'esprit new-yorkais" qu'il juge beaucoup trop à gauche, le magnat de l'immobilier s'est engouffré dans la brèche, dénonçant "les propos insultants" de son rival.

"New York est un lieu fantastique", a-t-il lancé, évoquant, sous des applaudissements nourris, la réaction "magnifique" de ses habitants après les attentats du 11 septembre 2001. "Nous avons reconstruit le centre de Manhattan", a-t-il ajouté, démontrant son aisance sous les projecteurs.

Avant même le début du débat, les dirigeants du parti républicain avaient rompu cette semaine avec la relative neutralité qu'ils prétendaient afficher face au magnat de l'immobilier.

En sélectionnant Nikki Haley, la plus jeune gouverneure du pays (43 ans, Caroline du Sud), pour prononcer l'allocution de réponse du parti au discours annuel de Barack Obama devant le Congrès mardi, ils avaient choisi d'envoyer un signal fort.

"Certains croient qu'il suffit d'être le plus bruyant pour changer les choses", a déclaré cette dernière, visant ouvertement Donald Trump comme elle l'a reconnu le lendemain. "Souvent, la meilleure chose à faire consiste à baisser le volume".

"Je ne l'ai pas mal pris, elle a dit la vérité", a répondu Donald Trump. "Nous n'avons pas de frontières, notre pays est géré par des gens incompétents. Oui, je suis très très en colère".

La vraie raison de la résistance des chefs du parti s'explique par le scrutin de novembre. Ils estiment que Donald Trump n'est pas le meilleur candidat pour rassembler la droite et le centre dans les urnes face à Hillary Clinton, la favorite des démocrates.

Ils craignent aussi l'effet domino d'un candidat Trump sur les législatives, qui auront lieu le même jour que la présidentielle, sur le même bulletin de vote. Les électeurs cochent plus facilement toutes les cases républicaines si le candidat à la présidentielle, en haut de la feuille, est à leur goût.

Reste que politiquement, les manigances de "l'establishment" contre Donald Trump contribuent à renforcer son image de candidat anti-système.

Avec AFP

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