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États-Unis

Décès de la chanteuse soul américaine Natalie Cole

Natalie Cole, lors de la promotion de son album "Natalie Cole en Espanol," 26 juin 2013 à New York. (Photo by Victoria Will/Invision/AP)

La fille de la légende du jazz Nat "King" Cole est décédée à l'âge de 65 ans, a rapporté sa famille vendredi.

Natalie Cole, qui avait des problèmes de santé, dont des complications après une greffe de rein, est morte jeudi dans un hôpital de Los Angeles.

"Natalie a mené une bataille féroce et courageuse, en mourant comme elle a vécu --avec dignité, force et honneur", a déclaré sa famille dans un communiqué.

"Notre chère mère et sœur nous manquera beaucoup et restera à jamais inoubliable dans nos cœurs", ont déclaré ses proches, évoquant sa chanson la plus connue, "Unforgettable", qui est un hommage à son père.

Les hommages n'ont pas manqué d'affluer. Le révérend Jesse Jackson a évoqué sur Twitter une "sœur adorée (...) sur le fond et dans sa musique. Que son âme repose en paix".

Nat "King" Cole n'a jamais vu sa fille lui succéder sur scène car il est décédé d'un cancer en 1965, à l'âge de 45 ans, alors qu’elle était adolescente.

Elle remporte son premier Grammy en 1976 dans la catégorie du "meilleur nouvel artiste", grâce au titre "This Will Be".

En 1991, elle rend hommage à son père dans un album où elle chante virtuellement en duo avec lui, "Unforgettable... With Love". Il remporte à l'époque le Grammy de l'Album de l'année et s'est vendu depuis à 7 millions d'exemplaires aux Etats-Unis.

Ancienne toxicomane, les médecins lui avaient diagnostiqué une hépatite C et elle a dû subir une greffe de rein.

Avec AFP

Vœux 2016 de Barack Obama: moins de violence par armes à feu aux USA

Le président américain Barack Obama signant la loi sur le budget dans le Bureau Oval de la Maison Blanche, le 18 décembre 2015 à Washington. (AP Photo/Carolyn Kaster)

Dans son discours vendredi, le président américain a souhaité redoubler d'efforts contre "l'épidémie" de violence par armes à feu, qui seront l'objet d'une rencontre lundi avec la ministre de la Justice.

"Ma résolution pour la Nouvelle Année est d'avancer autant que possible sur des sujets inachevés (comme) notre épidémie de violences par armes à feu", a déclaré le président américain dans son allocution hebdomadaire.

Barack Obama, qui entame la dernière année de son mandat, doit rencontrer lundi la secrétaire à la Justice Loretta Lynch pour lui faire part des options retenues par la Maison Blanche sur cette question.

Selon des médias américains, le président pourrait annoncer des mesures par décrets, qui lui permettraient de passer outre le Congrès à majorité républicaine, afin de généraliser la vérification des antécédents judiciaires et psychiatriques des acheteurs d'armes.

"Le mois dernier, nous avons commémoré le troisième anniversaire de (la tuerie de) Newtown" (nord-est), où un jeune déséquilibré avait tué par balles vingt-six personnes, dont 20 enfants, et "ce vendredi je pense à mon amie Gabby Giffords", une élue victime d'une fusillade à Tucson en Arizona (sud-ouest), qui a fait 6 morts et l'a handicapée, a rappelé le président américain.

"Et pourtant le Congrès n'a toujours rien fait", a-t-il déploré, malgré une proposition de loi "bipartite et de bon sens (qui) prévoyait que soient vérifiés les antécédents de chaque acheteur d'armes. L’on se souvient que 90% des Américains soutenaient cette proposition, qui était aussi le vœu de la majorité des foyers de la NRA", le puissant lobby des armes.

"Mais le lobby des armes à feu s'est mobilisé contre et le Sénat l'a bloquée", a souligné le président.

A la mi-décembre, Barack Obama avait indiqué que la Maison Blanche étudiait d'éventuelles mesures qu'il pourrait prendre sans passer par un vote de la Chambre et du Sénat.

Il a appelé vendredi de nouveau tous les Américains à se mobiliser sur ce thème. "Le lobby des armes est fort et organisé (...) Il nous appartient d'être aussi passionnés et organisés dans la défense de nos enfants".

Farouchement opposé à tout durcissement de la législation, le puissant lobby des armes invoque immanquablement le deuxième amendement de la Constitution des Etats-Unis. Ce dernier stipule qu'"une milice bien organisée étant nécessaire à la sécurité d'un Etat libre, il ne pourra être porté atteinte au droit du peuple de détenir et de porter des armes". Ce paragraphe, ratifié en 1791, donne lieu à de multiples interprétations et est au cœur d'innombrables procédures judiciaires.

Avec AFP

Star wars : George Lucas s'excuse après avoir traité Disney "d'esclavagiste"

Le président Barack Obama et la Première dame Michelle Obama danse avec un stormrooper et R2-D2 de Star Wars dans la salle de réception diplomatique de la Maison Blanche,18 décembre 2015.

Le créateur de "Star Wars" George Lucas a été contraint de s'excuser jeudi après avoir traité "d'esclavagiste" le studio Disney, auquel il a vendu les droits de la saga spatiale pour 4 milliards de dollars en 2012.

Dans un entretien avec le journaliste vedette Charlie Rose --dont des extraits ont été diffusés en novembre mais qui a été entièrement dévoilé ces derniers jours--, Lucas déclare: "Les personnages de 'Star Wars' sont mes enfants. Je les aime, je les ai créés, je suis liés à eux très intimement".

"Et vous les avez vendus", observe le journaliste.

"Je les ai vendus aux esclavagistes blancs qui prennent ces choses", répond le cinéaste.

Il a publié jeudi un communiqué pour "clarifier mes propos dans l'émission de Charlie Rose", un entretien réalisé "avant la première du film".

"J'ai mal parlé et ai utilisé une analogie très maladroite et je m'en excuse", ajoute-t-il.

"Je travaille avec Disney depuis 40 ans et je les ai choisis pour prendre soin de l'héritage +Star Wars+ à cause de mon respect pour l'entreprise et pour son dirigeant Bob Iger".

"Je suis ravi que Disney possède les droits sur la saga et l'emmène dans une direction si excitante, à la fois au cinéma, à la télévision et dans les parcs d'attraction", ajoute-t-il.

"Je suis plus que tout épaté par le succès au box-office du nouveau film et suis très fier de J.J Abrams et de Kathleen Kennedy", respectivement réalisateur du "Réveil de la force" et présidente de Lucasfilm, conclut-il.

Le nouveau "Star Wars" est devenu à vitesse supersonique le film aux plus grosses recettes de l'histoire de Disney en Amérique du Nord.

Avec 629 millions de dollars au compteur en Amérique du Nord, "+Le réveil de la force+ est devenu le film de Walt Disney aux plus fortes recettes historiques en salles en Amérique du Nord", à indiqué Disney dans un communiqué jeudi.

Le film dépasse "en 13 jours seulement les 623,4 millions de dollars accumulés" par les superhéros d'"Avengers" en 2012, qui détenaient jusqu'alors ce record, ajoute-t-il.

Han Solo, Princesse Leïa, et les nouveaux héros de la saga galactique Rey, Finn et Poe Dameron, n'ont toutefois pas encore battu les dinosaures de "Jurassic World", plus gros film de 2015 en Amérique du Nord avec 652,3 millions de dollars.

Au niveau mondial, "Le réveil de la force", premier "Star Wars" en dix ans, a déjà accumulé 1,29 milliard de dollars.

Au sein de Disney, il devance "La reine des neiges" (1,27 milliard) --dessin animé aux plus grosses recettes de l'histoire-- mais n'a pas encore éclipsé "Avengers" (1,5 milliard).

La route reste encore longue pour supplanter les deux plus gros succès commerciaux historiques d'Hollywood à ce jour, deux longs-métrages de James Cameron: "Avatar" (2010 et 2,79 milliards de dollars de recettes), et "Titanic" (2,2 mds en 1997). Le dernier opus "Star Wars" est actuellement huitième.

Avec AFP

Twitter restaure l'accès aux tweets politiques effacés dans plusieurs pays

Twitter va restaurer, au nom de la "transparence", l'accès aux tweets effacés d'hommes politiques dans une trentaine de pays, dont les Etats-Unis où les candidats à l'élection présidentielle de novembre 2016 utilisent fréquemment le réseau social pour leur campagne.

Le réseau social californien, très utilisé notamment par le candidat en tête de la course républicaine à la Maison Blanche Donald Trump, a expliqué jeudi dans un communiqué qu'il souhaitait "introduire davantage de transparence dans le dialogue avec l'opinion".

Twitter avait pourtant bloqué cette année l'accès aux tweets des hommes politiques effacés par leurs propres soins, arguant que ces derniers avaient le droit, comme les autres utilisateurs du réseau, de supprimer leurs messages de 140 caractères.

Pour ce faire, le réseau social avait empêché le site internet Politwoops d'accéder à ces tweets effacés, écrits dans une trentaine de pays, dont la France, la Belgique, le Canada, le Royaume-Uni, l'Allemagne, l'Espagne, l'Italie, l'Inde et l'Egypte.

Mais Twitter a décidé de changer son fusil d'épaule pour "mettre les responsables publics face à leurs responsabilités".

Au moment où le réseau social "devient une plateforme plus importante pour le discours politique, il est essentiel que les tweets des hommes politiques et des responsables publics restent en ligne et accessibles au grand public", a estimé Brett Solomon, directeur de l'association des droits numériques Access Now, cité par Twitter dans son communiqué.

La société basée à San Francisco a conclu un accord avec l'entreprise néerlandaise Open State Foundation, qui avait lancé Politwoops en 2010, et la Sunlight Foundation, qui suit les hommes politiques américains.

Ayant commencé aux Pays-Bas avant d'étendre ses activités dans 30 pays, Politwoops s'est avéré une source d'embarras fréquent pour les hommes politiques mais un outil utile pour les journalistes et les électeurs.

"Politwoops est un outil important pour mettre les responsables publics, y compris les candidats ou les responsables élus et nommés, face à leurs responsabilités dans les déclarations qu'ils font", a affirmé Jenn Topper, de la Sunlight Foundation, citée par Twitter.

"Et nous sommes heureux d'avoir conclu un accord avec Twitter pour les remettre en ligne à la fois aux Etats-Unis et dans le monde", a-t-elle ajouté.

Le directeur de l'Open State Foundation, Arjan El Fassed, a estimé dans le même communiqué que cet accord était une "grande nouvelle pour ceux qui pensent que le monde a besoin de davantage de transparence".

Il a précisé que des projets étaient en cours pour étendre cette pratique à d'autres pays "afin que l'opinion puisse demander des comptes aux responsables publics".

Avec AFP

A Philadelphie, un défilé historique s'ouvre à plus de diversité

Un groupe de mimes de Philadelphie marche à Seaside Heights, NJ, le dimanche 13 octobre 2013. (AP Photo / Mel Evans)

Depuis plus d'un siècle, au jour de l'An, les rues de Philadelphie voient défiler la Mummers Parade, et avec elle ses cortèges de costumes flamboyants, de danses exubérantes et de musique endiablée.

Ce sont des immigrés qui ont importé au XVIIe siècle cette Mummers Parade, qui tire son nom du mot français "momerie" désignant une cérémonie ridicule, pour célébrer leurs traditions ensemble.

Cette année, le défilé espère mettre fin à plusieurs années de polémiques et d'accusations de racisme et d'exclusion, ses organisateurs ayant invité plusieurs minorités ethniques à se joindre à la fête.

"Depuis que nous avons lancé notre propre carnaval dans le sud de Philadelphie, nous avions un rêve: pouvoir un jour participer à la Mummers Parade. Et maintenant, ce rêve se réalise", explique David Piña, président du San Mateo Carnavalero, un groupe de carnaval mexicain invité, comme trois autres groupes, à rejoindre le cortège cette année.

Cette procession est souvent considérée comme l'équivalent du Mardi Gras à Philadelphie, avec de larges quantités d'alcools ingérées et des participants en costumes exotiques.

L'année dernière, ils étaient 10.000 à arborer robes à sequins et plumes dans le centre de la ville, pour jouer des saynètes, danser ou faire de la musique.

- Blackface -

Mais cette manifestation, originaire des quartiers populaires blancs de la ville, est souvent accusée de racisme et de xénophobie. Les Noirs américains -- 44% des habitants de Philadelphie -- et les autres minorités ne participent pas à ce défilé.

"Une ségrégation s'est installée, en fonction de la couleur de peau et de la langue parlée. Les Noirs américains ont arrêté de participer pendant la Grande dépression, parce qu'ils avaient moins d'argent, mais également parce qu'on voyait de plus en plus de +blackface+", forme théâtrale dans laquelle des acteurs blancs se griment en Noirs pour les imiter, explique Jesse Engaard, qui participe à ce défilé, et cherche à y instaurer plus de diversité.

Même si les organisateurs ont décidé d'interdire ce procédé humiliant en 1964, les Noirs ne sont pas revenus dans les rangs de la procession.

Les organisateurs ont promis de faire des efforts pour que les minorités ethniques soient mieux représentées lors de l'évènement.

"Nous voulons tous que cette procession grandisse et aille de l'avant. Nous voulons que la parade soit plus inclusive et que toutes les communautés de Philadelphie soient représentées", a expliqué Heorge Badey, un porte-parole de la Mummers Parade.

Pour Mark Montanaro, conservateur du musée Mummers, dédié à cette fête, les nouveaux arrivants à Philadelphie comprennent mal le sens du défilé. "La Mummers Parade n'a jamais exclu qui que ce soit. C'est la parade du peuple, faite par le peuple. Il s'agit juste de la classe ouvrière qui se réunit pour s'amuser. Mais j'imagine que nous devons améliorer notre communication, pour que les gens apprennent à mieux nous connaître", explique-t-il.

Un avis partagé par Leo Dignam, le directeur de la parade. "Ils ne pensent pas être un groupe fermé aux autres. C'est juste que personne ne sait comment y entrer", lance-t-il.

- Mêmes valeurs -

Jesse Engaard facilite justement le dialogue entre ce défilé et les minorités de la ville, en organisant des réunions et des ateliers. Il a ainsi un jour rencontré les membres du San Mateo Carnavalero, un carnaval de Huejotzingo au Mexique, où les costumes sont fabriqués à la main.

Pour lui, ce groupe partage les mêmes valeurs que la Mummers Parade: le dévouement à cette manifestation et la volonté de transmettre cette tradition à leurs enfants.

"Dans toutes les cultures, on retrouve quelque chose comme ça. D'où que vous veniez, il y a une fête organisée dans la rue et quand vous vous y rendez, vous vous dites +c'est comme notre tradition à nous, allons les rejoindre+ parce que ça ressemble à ce que vous faites", explique-t-il.

Alors que selon le plan initial, le cortège du San Mateo Carnavalero devait défiler à côté du cortège de Jesse Engaard, les organisateurs ont invité le groupe mexicain à défiler avec eux, en tête de cortège, un message à forte portée symbolique.

Les Carnavaleros ont sauté sur l'occasion, voyant là une chance de gagner en visibilité et une opportunité de montrer aux autres minorités ethniques qu'elles pouvaient elles-aussi rejoindre la parade.

"Les immigrés viennent pour avoir une vie meilleure, et pour partager leurs traditions et leurs cultures. Et s'ils peuvent se mélanger et trouver leur place dans cette ville, pourquoi pas? C'est tout Philadelphie ça, accueillir les étrangers, c'est la ville de l'amour fraternel ici", lance Susana Pimentel, une porte-parole du San Mateo Carnavalero.

"J'espère que la Mummers Parade va continuer à avancer, et que les gens y retourneront. On ne peut pas mieux faire la fête que dans ce défilé, avec tous ces costumes d'apparat. Dès qu'on entend la musique, dès qu'on entend le spectacle, c'est dur de ne pas se mettre à sourire et à danser", résume Mark Montanaro, le conservateur du musée Mummers.

Avec AFP

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