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États-Unis

Colère du cabinet israélien, suite aux propos de Kerry

John Kerry a évoqué les sanctions envisagées par certaines puissances contre Israél, provoquant la colère des ministres israéliens
Divers hauts responsables israéliens ont prévenu le secrétaire d'Etat américain, John Kerry, qu’on ne les forcerait pas à faire la paix avec les Palestiniens.

Ils ont réagi avec colère dimanche à l’avertissement lancé par M. Kerry, qui a déclaré que si les pourparlers de paix avec les Palestiniens échouent, Israël pourrait être confronté à des boycotts internationaux croissants.

Lors de la réunion hebdomadaire du cabinet israélien à Jérusalem, les ministres ont estimé que ces remarques revenaient à une menace directe : faire des concessions aux Palestiniens, ou payer un lourd tribut.

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a déclaré que la pression exercée par la communauté internationale sur Israël nuit aux efforts de paix, car elle encourage les Palestiniens à durcir leurs positions. Il a qualifié « d’immorales et injustes » les tentatives visant à imposer un boycott à l’Etat hébreu.

Le département d'Etat américain a publié une clarification, affirmant que les remarques de M. Kerry avaient été présentées hors contexte. Le communiqué précise que le secrétaire d'Etat s'oppose fermement aux boycotts contre Israël, et faisait simplement allusion aux mesures envisagées par d'autres puissances.

L'Union européenne (UE), par exemple, a menacé de boycotter les produits des colonies de peuplement juives en territoires palestiniens, et plusieurs entreprises européennes ont cessé de faire affaire avec des entreprises israéliennes opérant en Cisjordanie.

Afghanistan : début de la campagne pour la présidentielle

Le président Hamid Karzaï lors d'une conférence de presse le 24 janvier à Kabul
Les Afghans iront aux urnes le 5 avril prochain pour désigner le successeur du président Hamid Karzaï. Ce dernier ne peut pas briguer un troisième mandat en vertu de la loi afghane.

La campagne électorale a officiellement débuté dimanche. De l’avis des analystes, les principaux candidats sont l'ancien ministre des Affaires étrangères Abdullah Abdullah, l’ancien ministre des Finances Ashraf Ghani et le frère aîné du président afghan, Qayum Karzaï.

Des policiers afghans sur les lieux d'un attentat à Kaboul le 27 décembre 2013
Des policiers afghans sur les lieux d'un attentat à Kaboul le 27 décembre 2013
Le coup d'envoi de la campagne électorale a lieu au lendemain du meurtre de deux agents électoraux d’Abdullah par des individus armés à Herat, dans l’Ouest du pays.

Les Talibans menacent de perturber le scrutin du 5 avril. Celui-ci constituera pour l’Afghanistan un test crucial dans la mesure où il aidera à déterminer si ce pays pourra assurer une transition politique stable alors que les forces de l’OTAN préparent leur retrait après près de 13 ans de présence.

Le président Hamid Karzaï devait signer à la fin de 2013 un accord bilatéral de sécurité avec les Etats-Unis qui maintiendrait quelques 10 000 soldats américains dans le pays après le départ des troupes de l’OTAN. Toutefois, le leader afghan a refusé de le faire, disant que son successeur pourra mener à terme les négociations sur la question. Le retard dans la signature de cet accord a provoqué des tensions dans les relations entre les Etats-Unis et l’Afghanistan.

Tête-à-tête entre le secrétaire d’Etat Kerry et son homologue iranien à Munich

Le secrétaire d'Etat John Kerry et le chef de la diplomatie iranienne, Mohammad Javad Zarif, à Genève en novembre 2013
Le chef de la diplomatie américaine, John Kerry, a tenu une rare réunion dimanche avec le ministre iranien des Affaires étrangères, Mohammad Javad Zarif, en marge de la Conférence sur la sécurité de Munich. Leurs discussions ont porté sur le programme nucléaire controversé de Téhéran.

Selon un haut responsable du département d'Etat américain, John Kerry a réitéré à Zarif l'importance pour les deux camps de négocier de bonne foi et la nécessité pour l'Iran de respecter ses engagements dans le cadre du plan d'action conjoint adopté lors d'une réunion internationale en novembre. Le secrétaire d’Etat américain a également précisé que les Etats- Unis continueront à appliquer les sanctions existantes contre l'Iran.

Le Haut Représentant de l’Union européenne pour la politique étrangère, Catherine Ashton, a, de son côté, souligné que le tête-à-tête entre Kerry et Zarif est « extrêmement important » alors que la communauté internationale se prépare pour de nouveaux pourparlers sur le nucléaire iranien.

Les puissances mondiales doivent, en effet, entamer un nouveau cycle de négociations avec l'Iran à Vienne, le 18 février, dans l’espoir de parvenir à un accord global avec Téhéran sur son programme nucléaire.

Discours du président sur l’état de l’union : appel à l’action

Barack Obama
Le président Barack Obama a prononcé son discours sur l’état de l’union mardi soir devant les 2 chambres réunies du Congrès. C’était un discours axé sur l’économie, et la politique intérieure : l’immigration, l’éducation, la formation ou le recyclage des sans-emplois, les énergies renouvelables et les nouvelles technologies. Mais le président a parlé aussi de sujets de politique étrangère, tels que l’Afghanistan, Al-Qaeda, le Mali, la Somalie, la Syrie, le nucléaire iranien et la Syrie.

Augmenter le SMIG

M. Obama a repris un thème qui lui est cher : la lutte contre les inégalités, c’est-à-dire le fossé grandissant entre riches et pauvres, et la nécessité d’assurer les mêmes opportunités à toutes les familles qui veulent réaliser leur rêve américain, en travaillant dur. M. Obama a promis d’y faire face avec la coopération du Congrès, mais a dit clairement qu’il est prêt à le faire tout seul en usant de décrets. C’est ainsi qu’il a décidé de porter le salaire horaire minimum pour les nouveaux contractuels de l’Etat fédéral de 7,25 dollars à 10,10 dollars.

Le président a lancé un appel au Congrès pour sortir de la paralysie de ces dernières années :

"Faisons de cette année une année d’action. C’est ce que veulent la plupart des Américains – que nous tous ici mettions l’accent sur leurs vies, leurs espoirs et leurs aspirations ».

M. Obama a estimé que 2014 pourrait constituer une percée pour les Etats-Unis. Notant les progrès économiques enregistrés depuis la Grande récession d’il y a 5 ans. Il a cité entre autre la relance du secteur de l’habitat, et le fait que les Etats-Unis ont dépassé la Chine comme le principal endroit où investir maintenant.

Il s’est félicité du compromis budgétaire intervenu le mois dernier au Congrès, tout en ajoutant que cela devrait permettre au gouvernement de mieux se focaliser sur la création de nouveaux emplois, et non pas la création de nouvelles crises.

Discours sur l’état de l’Union : Obama et la politique étrangère

Barack Obama
Dans son discours sur l’état de l’union, le président Barack Obama a parlé du Mali et de l’Afrique en général, et de la nécessité de travailler avec les partenaires étrangers :
« Le fait est que le danger reste. Bien que nous soyons en train de défaire le noyau dur d’Al-Qaeda, la menace a pris une autre forme, alors que les filiales d’Al Qaeda et d’autres extrémistes s’implantent dans différentes parties du monde. Au Yémen, en Somalie, en Irak, et au Mali, nous devons continuer de travailler avec nos partenaires pour perturber et neutraliser ces réseaux »

Intervention ciblée. Limites prudentes sur le recours aux drones

Le président a insisté sur la nécessité de continuer à être vigilants. Mais il souligne que le leadership et la sécurité de l’Amérique ne peuvent pas reposer sur la seule force militaire. Il n’hésitera pas à user de la force quand c’est nécessaire pour protéger le peuple américain, mais il n’enverra pas les fils et filles de l’Amérique s’enliser dans des conflits interminables, et il évitera des déploiements massifs qui sapent la force des Etats-Unis, et pourraient éventuellement aider l’extrémisme :
«Donc, alors que nous poursuivons ces réseaux terroristes – par le biais d’efforts plus ciblés et en renforçant les capacités de nos partenaires étrangers, l’Amérique ne doit plus être de manière permanente sur le pied de guerre. C’est pourquoi j’ai imposé des limites prudentes sur le recours aux drones »
Nous ne serons plus en sécurité, a expliqué M. Obama, si les gens, pensent que nous frappons dans leurs pays sans tenir compte des conséquences.
M. Obama a, par ailleurs, souligné les efforts faits en coopération avec le monde des affaires et les gouvernements pour augmenter la production d’électricité en Afrique, et aussi pour lutter contre la pauvreté.

L’Iran, la Syrie, le Hezbollah, Israel et les Palestiniens

Pour le président, il faut également utiliser tous les éléments de la puissance américaine pour relever les défis dans un monde complexe, y compris une forte diplomatie fondée sur de solides principes. C’est ainsi que l’on procède actuellement à l’élimination des stocks d’armes chimiques de la Syrie, et que l’Iran a accepté un accord avec les grandes puissances mondiales sur son programme nucléaire, y compris un programme d’inspections sans précédent. Il a cependant dénoncé le soutien de Téhéran à des organisations terroristes comme le Hebzollah libanais. M. Obama s’est félicité des pourparlers entre Israéliens et Palestiniens en vue de la dignité de ces derniers et la création d’un Etat palestinien indépendant, et il a répété le soutien inébranlable de l’Amérique à la sécurité d’Israël.
Le président a également parlé des réformes qu’il a suggérées concernant les programmes de surveillance de la NSA pour renforcer la confiance des Américains et des citoyens des autres pays.
Compte-rendu du discours sur l'état de l'Union d'Idrissa Seydou Dia
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