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États-Unis

A quelques jours des élections partielles aux Etats-Unis, Obama courtise les électrices

Le président Barack Obama à Providence dans le Rhode Island (AP)

Dans une allocution au Rhode Island College de Providence dans le Rhode Island, le président a souligné l'importance de l'égalité salariale pour les femmes.

Le président Barack Obama a souligné vendredi l'importance de poursuivre des politiques qui aident les femmes à réussir. Il faut dire que les Américaines forment un bloc électoral clé, et devraient jouer un rôle décisif lors du scrutin du 4 novembre.

Il s’exprimait vendredi, quatre jours avant les élections partielles de mi-mandat. L’enjeu du scrutin cette année : le contrôle du Sénat. Car si les républicains devraient conserver le contrôle de la Chambre des représentants, qui est renouvelée en totalité tous les 2 ans, en revanche, les démocrates pourraient perdre le Sénat. Le président Obama pourrait alors achever son mandat avec un Congrès totalement contrôlé par ses adversaires politiques.

Dans une allocution au Rhode Island College de Providence, dans l'Etat du Rhode Island, le président a souligné l'importance de l'égalité salariale pour les femmes, ainsi que des congés de maternité et des soins aux enfants.

Il a invité son auditoire à se débarrasser de ceux qui négligent ces politiques, qui, a-t-il souligné, ne sont pas des questions partisanes.

« Nous ne sommes pas républicains d’abord, ou démocrates en premier lieu, nous sommes des Américains d'abord, et en tant qu’Américains, c’est à nous de protéger et de rétablir l'idéal qui a fait la grandeur de ce pays, et qui veut que, qui que vous soyez, quelle que soit votre apparence, d'où que vous veniez, que vous soyez un homme ou une femme, ici en Amérique, vous pouvez réussir si vous tentez » votre chance, a dit M. Obama.

Un député dénonce la participation des Etats-Unis à une conférence sur l'Ebola à Cuba

Le député Mario Diaz-Balartde a estimé que la participation de l'ALBA à la rencontre avait rendu « ridicule » la présence des Etats-Unis (Photo VOA)

Le député américain Mario Diaz-Balart a qualifié de « honte » la participation d'un fonctionnaire des CDC à cette réunion internationale de deux jours à La Havane, à Cuba.

Un des opposants les plus virulents au régime des frères Castro à Cuba a fustigé la décision des États-Unis d’assister à une conférence sur la fièvre hémorragique à virus Ebola à La Havane cette semaine.

Le député américain Mario Diaz-Balart a qualifié de « honte» la participation d'un fonctionnaire des Centres pour le contrôle et la prévention des maladies (Centers for Disease Control and Prevention ou CDC) à cette réunion internationale de deux jours. Les Etats-Unis n'ont pas de relations diplomatiques officielles avec le régime communiste au pouvoir à La Havane, qu’ils maintiennent sous embargo depuis des décennies.

Dr Nelson Arboleda, directeur du bureau des CDC au Guatemala et des programmes régionaux, représentait les CDC à cette conférence qui a pris fin jeudi. « Cela a été une expérience technique très riche, au cours de laquelle nous avons pris connaissance des différents plans de tous les différents pays. Cela nous aidera, en tant que bloc, à identifier les domaines où il faudra mieux se préparer dans notre région », a-t-il expliqué.

L’agence de presse cubaine, Granma, a précisé que près de 300 experts de 34 pays se sont réunis pour élaborer une stratégie régionale sur la prévention et le contrôle du virus à Ebola, qui a fait au moins 5.000 morts en Afrique de l'Ouest.

Cette réunion avait été organisée par l'ALBA (l'Alliance bolivarienne pour les peuples de notre Amérique), un bloc régional de neuf membres créé par les principaux ennemis diplomatiques des États-Unis en Amérique Latine, à savoir Cuba et le Venezuela.

M. Diaz-Balart, un député de la Floride originaire de Cuba, a estimé que la participation de l'ALBA à la rencontre avait rendu « ridicule » la présence des Etats-Unis.

« ALBA ... a été créé uniquement pour contrer les intérêts des Etats-Unis dans notre hémisphère. L’alliance bénéficie de l'appui d'autres régimes anti-américains tels que la Syrie et l'Iran. Que les Etats-Unis envoient un représentant à une telle réunion est ridicule », a insisté le député.

Parmi les autres participants à la réunion : la Colombie et l'île de Sainte-Lucie, qui ont été les premiers pays de la région à interdire les voyageurs en provenance d'Afrique de l'Ouest. Ils ont ensuite été imités par Belize, la Guyane et la Jamaïque. Ces petits États s’inquiètent de leur capacité à gérer même un cas isolé de cette maladie mortelle.

Cuba a envoyé des centaines de médecins et infirmiers en Afrique de l’Ouest pour aider le Libéria, la Guinée et la Sierra Leone à lutter contre la propagation du virus à Ebola. Ce qui n’a pas paru impressionner le député Diaz-Balart, qui évoque un personnel réduit « aux travaux forcés ». Il n'y a « rien de charitable dans les actions de la dictature cubaine en Afrique », a-t-il dit.

Toujours selon M. Diaz-Balart, « les médecins cubains sont hâtivement formés, mal équipés, et forcés de travailler dans des conditions dangereuses alors même que la majorité de leur salaire est siphonné par la dictature de Castro. Qu’un responsable américain tolère leur exploitation ouverte est scandaleux ».

Une porte-parole du département d'État s’est refusée à commenter les efforts de Cuba aider l’Afrique de l’Ouest dans sa lutte contre le virus à Ebola. Néanmoins, début octobre, le secrétaire d'Etat américain John Kerry a qualifié le déploiement par Cuba de travailleurs de la santé en Afrique de l'Ouest « d’impressionnant ». L'ambassadrice des Etats-Unis aux Nations Unies, Samantha Power, a également salué la contribution de La Havane.

Plus de la moitié des quelques 450 médecins et infirmiers cubains formés pour traiter le virus à Ebola ont été déployés en Afrique de l'Ouest.

En début de semaine, les Nations Unies ont voté pour la 23ème fois en faveur d'une résolution qui préconise la fin de l’embargo américain sur Cuba.


Nouveau sauvetage de réfugiés de la mer cubains

Des réfugiés de la mer ayant fui le régime Castro à Cuba (AP)

Depuis le 1er octobre, environ 150 Cubains ont été sauvés des eaux au large de la Floride par les garde-côtes américains, les U.S. Coast Guards.

Les garde-côtes américains (U.S. Coast Guards ou USCG) ont sauvé 33 Cubains qui dérivaient dans l'océan Atlantique mercredi, à 11 kilomètres au large des côtes de la Floride.

Il s’agit du deuxième sauvetage de la semaine, un nombre croissant de migrants fuyant l'île des Caraïbes. Depuis le 1er octobre, environ 150 Cubains ont été sauvés des eaux au large de la Floride.

Parce que leur bateau surchargé n'a pas touché terre et que ces hommes n'ont jamais atteint le rivage, ils seront déportés à Cuba en vertu d'une politique dite « pied humide, pied sec ». Cette législation permet à la plupart des Cubains de rester aux États-Unis s’ils parviennent à poser le pied sur le sol américain.

Par ailleurs, deux hommes sont toujours portés disparus suite à un autre incident de ce genre lundi, lorsque les garde-côtes ont secouru 11 Cubains dans les eaux près de Miami.

Cette année, plus de 2.000 migrants cubains qui avaient emprunté des embarcations pour fuir le régime communiste des frères Castro ont été secourus. Cuba est sous embargo des Etats-Unis depuis plusieurs décennies.

Les Etats-Unis et l'ONU, profondément préoccupés par la crise au Burkina Faso

L'administration Obama appelle toutes les parties à mettre fin à la violence au Burkina Faso (AP)

Les troubles résultent « des efforts pour modifier la Constitution, en vue de permettre au chef d'Etat en exercice de briguer un autre mandat après 27 ans au pouvoir », constate la Maison-Blanche

Les Etats-Unis sont profondément préoccupés par la détérioration de la situation au Burkina Faso, a déclaré jeudi Bernadette Meehan, une porte-parole du Conseil national de sécurité (National Security Council ou NSC).

Alors que l'Assemblée burkinabè devait voter la modification de la Constitution pour permettre au président Blaise Compaoré, au pouvoir depuis 27 ans, de se représenter en 2015, des manifestants ont pris d'assaut le Parlement, et l’ont incendié. L’examen du projet de loi a été annulé, alors que le gouvernement lançait un appel au calme.

Jeudi, la garde présidentielle encerclait le palais présidentiel à Ouagadougou, la capitale. Elle a tiré en l'air pour tenir à distance des centaines de manifestants.

Selon Mme Meehan, les troubles résultent clairement « des efforts pour modifier la Constitution, en vue de permettre au chef d'Etat en exercice de briguer un autre mandat après 27 ans au pouvoir ». Les Etats-Unis « croient que les institutions démocratiques sont renforcés lorsque les règles établies sont fidèlement respectées. Nous appelons toutes les parties, y compris les forces de sécurité, à mettre fin à la violence et revenir à un processus pacifique pour bâtir un avenir pour le Burkina Faso », a poursuivi la porte-parole du NSC. Un avenir forgé « sur les progrès démocratiques durement acquis du Burkina Faso ».

Par ailleurs, le Secrétaire général des Nations Unies (ONU) s'inquiète également de l'évolution de la situation au Burkina Faso. Dans un communiqué, Ban Ki-moon a appelé toutes les parties « à mettre fin à la violence, à faire preuve de calme et de retenue, et à renouer le dialogue pour résoudre toutes les questions en suspens ».

M. Ban a également regretté les pertes en vies humaines et dépêché à Ouagadougou son representant spécial pour l’Afrique de l’Ouest. Mohamed Ibn Chambas est attendu au Burkina Faso vendredi, dans le cadre d'une mission conduite conjointement avec l’Union africaine (UA) et la CEDEAO.

Excellente performance de l'économie américaine au 3ème trimestre

(AP)

Les Etats-Unis profitent notamment de la réduction de la facture des importations pétrolières, du fait de l’essor de la production de gaz et de pétrole de schiste.

Excellente performance de l’économie américaine au troisième trimestre 2014. Selon le département du Commerce, le Produit intérieur brut (PIB) a augmenté de 3,5% en rythme annualisé pour la période de juillet, août et septembre. Et ce grâce à la réduction du déficit commercial, du fait de la baisse des importations, et grâce à la hausse des dépenses de défense.

Les Etats-Unis profitent notamment de la réduction de la facture des importations pétrolières, suite à l’essor de la production de gaz et de pétrole de schiste. Selon l’Agence internationale de l’énergie (AIE), les États-Unis ont récemment devancé l’Arabie Saoudite pour la production de pétrole et gaz liquéfiés. Ils sont déjà exportateurs nets de produits pétroliers, grâce à l’exploitation du pétrole de schiste par fracturation hydraulique, en particulier dans les États du Texas et du Dakota Nord.

Une ombre à ce tableau : le département du Commerce signale également un ralentissement de la croissance de l'investissement des entreprises, de la construction, ainsi que des dépenses de consommation durant le troisième trimestre.

Finalement, si l’amélioration du marché du travail a motivé la banque centrale américaine, la Réserve fédérale (Fed), à annoncer mercredi la fin de son programme de rachats d’actifs, des doutes planent toujours à ce sujet. En effet, les inscriptions hebdomadaires au chômage aux Etats-Unis ont augmenté plus qu'attendu, selon les chiffres publiés jeudi par le département du Travail.

Le ministère a recensé 287.000 demandes d'allocations chômage en données corrigées des variations saisonnières pendant la semaine close le 25 octobre, soit une hausse de 3.000 par rapport à la semaine précédente. Néanmoins, les inscriptions hebdomadaires au chômage restent sous la barre des 300.000 pour la septième semaine consécutive.

Le programme de rachats d'actifs de la Fed, dit « Quantitative Easing », visait à réduire les taux d’intérêt à long terme, pour rendre les hypothèques et autres prêts moins chers, et encourager la croissance de l’économie. Les experts sont d’avis que la Fed a encore besoin de maintenir ses taux d'intérêt directeurs à des niveaux extrêmement bas pour soutenir l'activité économique.

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