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États-Unis

Amnesty : la justice américaine doit rejeter un recours contre la loi Dodd-Frank

Les minerais dits de conflit entre dans la fabrication des téléphones cellulaires
L'ONG de défense des droits humains Amnesty International (AI) avertit que la justice américaine doit rejeter un recours contre la loi Dodd-Frank. Cette loi a été adoptée en 2010 par le Congrès américain dans le but d’améliorer la transparence et d’aider les consommateurs et les investisseurs à prendre des décisions en meilleure connaissance de cause.
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La législation contient une règle qui oblige les entreprises américaines à vérifier et révéler si leurs produits contiennent certains minerais ayant contribué au financement de groupes armés dans des pays d’Afrique riches en minerais, tels que la Centrafrique (RCA) et la République démocratique du Congo (RDC).
L'or, qui attise les conflits en République démocratique du Congo (RDC)
L'or, qui attise les conflits en République démocratique du Congo (RDC)

La cour fédérale d’appel du district de Columbia, ici à Washington, a examiné mardi un recours formé par trois groupes industriels contre cette règle, au motif qu’elle viole le premier amendement à la Constitution des Etats-Unis, à savoir le droit à la libre expression. Amnesty International prend part à la procédure pour soutenir la règle mise en cause, a expliqué Jacques Viers, responsable de la commission « Entreprises » à AI. Pour Amnesty, invoquer le droit à la libre expression pour protéger des intérêts commerciaux « sont des argucis pour continuer à faire des affaires tranquillement », a dit M. Viers.

Dans une interview avec la Voix de l’Amérique (VOA), M. Viers a rappelé que les minerais des zones de conflit sont utilisés dans un certain nombre de biens de consommation populaires, fabriqués aux Etats-Unis, notamment les téléphones mobiles et les ordinateurs, alors même qu’ils continuent à alimenter la guerre et les violations des droits humains.

Le conflit qui ravage depuis les années 1990 l’est de la République démocratique du Congo (RDC), d’où provient une grande partie des minerais servant à fabriquer ces produits, est loin d’être terminé. Entre-temps, des guerres civiles ont récemment éclaté dans deux pays limitrophes également riches en minerais, la RCA et le Soudan du Sud.

La NSA cherche à se doter d’un ordinateur quantique

La National Security Agency
L'Agence nationale de sécurité (NSA) serait sur le point de créer un « ordinateur quantique », une machine mythique capable de décrypter pratiquement tous les codes informatiques secrets les plus complexes.

Les ordinateurs quantiques qui peuvent effectuer un grand nombre de calculs simultanément sont des machines plus proches de la science-fiction que de la réalité, mais des documents inédits indiquent que la NSA redouble d’efforts pour construire un supercalculateur quantique suffisamment puissant pour décoder pratiquement tous les codes informatiques connus à nos jours.

Un tel ordinateur, beaucoup plus rapide que les meilleures machines actuelles, pourrait facilement déchiffrer les codes dont se servent actuellement dans le monde entier les institutions scientifiques et financières et les gouvernements afin de protéger leurs données.

L'informatique quantique est un phénomène physique qui n'est pas encore entièrement compris: certaines particules subatomiques peuvent exister simultanément dans deux états différents. Un ordinateur classique fonctionne avec des « bits » d'information binaires qui ne peuvent être que zéro, ou un; mais des bits quantiques peuvent être les deux à la fois.

En théorie, cette bizarrerie de la physique permettrait aux ordinateurs quantiques de contourner une grande partie des calculs mathématiques nécessaires pour décrypter les documents les plus complexes.

Des documents rendus publics par l'ancien contractuel de la NSA, Edward Snowden, aujourd’hui réfugié en Russie, montrent que l'agence de sécurité consacre près de 80 millions de dollars à un programme de recherche secret appelé « Penetrating Hard Targets » - en francais « Pénétrer les cibles difficiles ».

Le gouvernement américain n’est pas le seul à mener ce type d’expérience. L’Union européenne (UE) et la Suisse notamment, procèderaient à des recherches similaires.

Janet Yellen, confirmée à la tête de la Réserve fédérale

Janet Yellen
Par 56 voix contre 26, le Sénat des États-Unis a confirmé Janet Yellen au poste de présidente de la Réserve fédérale (Fed), la Banque centrale américaine. Elle sera la première femme à assumer ces fonctions dans l’histoire du pays, même si ses partisans insistent plutôt sur ses compétences pour rappeler qu’elle a mérité d’accéder à ce poste de haute responsabilité.

Le sénateur démocrate Sherrod Brown s’est dit convaincu que Mme Yellen agira pour protéger les Américains ordinaires contre les excès de la haute finance. Vu la complexité croissante des systèmes financiers modernes, a-t-il fait valoir, « il est plus important que jamais d'avoir des régulateurs forts comme le gouverneur Yellen, qui peut identifier de nouvelles menaces à la stabilité économique, et qui n'a pas peur d'agir lorsque des abus sont détectés qui posent un risque pour les consommateurs et les travailleurs américains ».

Mme Yellen, qui prendra ses fonctions le 1er février, succèdera à Ben Bernanke, l’actuel patron de la Fed. A l’occasion de la réunion annuelle de l'American Economic Association à Philadelphie, M. Bernanke a retracé ses huit ans passés à la présidence de la banque centrale américaine, pendant lesquelles il a été confronté à la pire crise économique depuis la Grande dépression.

Selon M. Bernanke, les injections massives de liquidités de la banque centrale ont aidé à promouvoir la reprise, même si le problème de la dette publique reste entier.

Cinquantenaire de la « guerre contre la pauvreté »

Lyndon B. Johnson et son épouse Lady Bird, visitant l'habitation de Tom Fletcher, père de huit enfants au chômage, dans le cadre de la guerre contre la pauvreté
Les Américains marquent cette semaine le 50ème anniversaire de la guerre contre la pauvreté, programme phare de l’ancien président Lyndon Johnson, un démocrate.

C’est en effet le 8 janvier 1964 que M. Johnson profitait de son premier discours sur l’état de l’Union pour rappeler que près d’un Américain sur cinq vivait dans la pauvreté, mais qu’il proposait une solution.

« Cette administration aujourd'hui, ici et maintenant, déclare la guerre inconditionnelle à la pauvreté en Amérique », déclarait M. Johnson.

Cette « guerre » prendrait la forme de nouveaux programmes visant à améliorer la nutrition, les soins de santé, l'éducation et la formation professionnelle.

« Nos principales armes dans cette attaque plus ciblée seront de meilleures écoles, une meilleure santé et de meilleurs logements, et une meilleure formation et de meilleures possibilités d'emploi » ajoutait le chef de l’exécutif.

M. Johnson proposait un ensemble de mesures législatives, et le Congrès adoptait alors une loi établissant le Bureau des Opportunités Économiques afin d'administrer les applications locales des fonds fédéraux ciblant la pauvreté, ainsi que la loi sur la sécurité sociale de 1965 (Social Security Act de 1965) chargée de créer les programmes d’assurance santé Medicare et Medicaid, respectivement pour les personnes âgées et les nécessiteux.

Cette politique johnsonienne poursuivait les objectifs du New Deal du président démocrate Franklin Delano Roosevelt.

Les critiques font valoir que si le taux de pauvreté se chiffrait aux alentours de 19 % dans les années 1960, il n’est tombé aujourd’hui qu’à 15 %.

« Ce n'est pas beaucoup si l'on considère combien d'argent nous avons dépensé. Si vous remontez à 1964, nous avons dépensé peut-être 15 mille milliards de dollars, et pourtant la pauvreté semble n’avoir guère bougé » souligne Michael Tanner de l’institut Cato ici à Washington.

C’est ce qui fait dire par les conservateurs au Congrès que les dépenses sociales sont devenues incontrôlables, et que les allocations chômage découragent les gens de travailler.

Pourtant, rétorque Ron Haskins de la Brookings Institution, des millions d’Américains ont été sauvés de la pauvreté. Même son de cloche de James Jones, ancien secrétaire général de la Maison-Blanche sous l’administration Johnson.

« Maintenant que l'histoire a eu 50 ans pour se pencher sur son œuvre, il me semble qu'ils commencent à apprécier le fait que Johnson était vraiment un président exceptionnel » a déclaré M. Jones.

JP Morgan Chase va verser une amende aux victimes de Madoff

La banque américaine JPMorgan Chase aurait accepté de payer plus de 2 milliard de dollars pour mettre un terme aux poursuites à son encontre dans l’affaire Bernard Madoff, a indiqué mardi le bureau du procureur fédéral de Manhattan dans un communiqué. Sur cette somme, environ 1,7 milliards iront à compenser les victimes de l’ex-financier.

Cet accord permet à la première banque américaine en termes d’actifs d’échapper aux poursuites pénales à condition non seulement de verser cette pénalité, mais également de réformer ses pratiques et de reconnaître ses torts, précise le communiqué.

JP Morgan Chase a abrité le compte du financier Bernard Madoff pendant une vingtaine d’année. Elle fournissait des services au fraudeur en série, et s’est vue accusée d’avoir sciemment ignoré des signes de ses malfaisances.

Madoff, qui a été condamné en 2009, purge actuellement une peine de 150 ans de réclusion. On lui attribue des pertes chiffrées à entre 23 et plus de 65 milliards de dollars. Il piochait dans les comptes de ses nouveaux clients pour rembourser les plus anciens. Ce montage financier frauduleux s'est écroulé en 2008, suite à la crise de l’immobilier, lorsque les sommes procurées par les nouveaux entrants n’ont plus suffi à couvrir les rémunérations des clients qui souhaitaient retirer leurs avoirs.

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