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Discours du président sur l’état de l’union : appel à l’action

Barack Obama
Le président Barack Obama a prononcé son discours sur l’état de l’union mardi soir devant les 2 chambres réunies du Congrès. C’était un discours axé sur l’économie, et la politique intérieure : l’immigration, l’éducation, la formation ou le recyclage des sans-emplois, les énergies renouvelables et les nouvelles technologies. Mais le président a parlé aussi de sujets de politique étrangère, tels que l’Afghanistan, Al-Qaeda, le Mali, la Somalie, la Syrie, le nucléaire iranien et la Syrie.

Augmenter le SMIG

M. Obama a repris un thème qui lui est cher : la lutte contre les inégalités, c’est-à-dire le fossé grandissant entre riches et pauvres, et la nécessité d’assurer les mêmes opportunités à toutes les familles qui veulent réaliser leur rêve américain, en travaillant dur. M. Obama a promis d’y faire face avec la coopération du Congrès, mais a dit clairement qu’il est prêt à le faire tout seul en usant de décrets. C’est ainsi qu’il a décidé de porter le salaire horaire minimum pour les nouveaux contractuels de l’Etat fédéral de 7,25 dollars à 10,10 dollars.

Le président a lancé un appel au Congrès pour sortir de la paralysie de ces dernières années :

"Faisons de cette année une année d’action. C’est ce que veulent la plupart des Américains – que nous tous ici mettions l’accent sur leurs vies, leurs espoirs et leurs aspirations ».

M. Obama a estimé que 2014 pourrait constituer une percée pour les Etats-Unis. Notant les progrès économiques enregistrés depuis la Grande récession d’il y a 5 ans. Il a cité entre autre la relance du secteur de l’habitat, et le fait que les Etats-Unis ont dépassé la Chine comme le principal endroit où investir maintenant.

Il s’est félicité du compromis budgétaire intervenu le mois dernier au Congrès, tout en ajoutant que cela devrait permettre au gouvernement de mieux se focaliser sur la création de nouveaux emplois, et non pas la création de nouvelles crises.

Discours sur l’état de l’Union : Obama et la politique étrangère

Barack Obama
Dans son discours sur l’état de l’union, le président Barack Obama a parlé du Mali et de l’Afrique en général, et de la nécessité de travailler avec les partenaires étrangers :
« Le fait est que le danger reste. Bien que nous soyons en train de défaire le noyau dur d’Al-Qaeda, la menace a pris une autre forme, alors que les filiales d’Al Qaeda et d’autres extrémistes s’implantent dans différentes parties du monde. Au Yémen, en Somalie, en Irak, et au Mali, nous devons continuer de travailler avec nos partenaires pour perturber et neutraliser ces réseaux »

Intervention ciblée. Limites prudentes sur le recours aux drones

Le président a insisté sur la nécessité de continuer à être vigilants. Mais il souligne que le leadership et la sécurité de l’Amérique ne peuvent pas reposer sur la seule force militaire. Il n’hésitera pas à user de la force quand c’est nécessaire pour protéger le peuple américain, mais il n’enverra pas les fils et filles de l’Amérique s’enliser dans des conflits interminables, et il évitera des déploiements massifs qui sapent la force des Etats-Unis, et pourraient éventuellement aider l’extrémisme :
«Donc, alors que nous poursuivons ces réseaux terroristes – par le biais d’efforts plus ciblés et en renforçant les capacités de nos partenaires étrangers, l’Amérique ne doit plus être de manière permanente sur le pied de guerre. C’est pourquoi j’ai imposé des limites prudentes sur le recours aux drones »
Nous ne serons plus en sécurité, a expliqué M. Obama, si les gens, pensent que nous frappons dans leurs pays sans tenir compte des conséquences.
M. Obama a, par ailleurs, souligné les efforts faits en coopération avec le monde des affaires et les gouvernements pour augmenter la production d’électricité en Afrique, et aussi pour lutter contre la pauvreté.

L’Iran, la Syrie, le Hezbollah, Israel et les Palestiniens

Pour le président, il faut également utiliser tous les éléments de la puissance américaine pour relever les défis dans un monde complexe, y compris une forte diplomatie fondée sur de solides principes. C’est ainsi que l’on procède actuellement à l’élimination des stocks d’armes chimiques de la Syrie, et que l’Iran a accepté un accord avec les grandes puissances mondiales sur son programme nucléaire, y compris un programme d’inspections sans précédent. Il a cependant dénoncé le soutien de Téhéran à des organisations terroristes comme le Hebzollah libanais. M. Obama s’est félicité des pourparlers entre Israéliens et Palestiniens en vue de la dignité de ces derniers et la création d’un Etat palestinien indépendant, et il a répété le soutien inébranlable de l’Amérique à la sécurité d’Israël.
Le président a également parlé des réformes qu’il a suggérées concernant les programmes de surveillance de la NSA pour renforcer la confiance des Américains et des citoyens des autres pays.
Compte-rendu du discours sur l'état de l'Union d'Idrissa Seydou Dia
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Dernière semaine de Bernanke à la tête de la Fed

Ben Bernanke tient cette semaine ses ultimes réunions en tant que patron de la banque centrale américaine
Les marchés font leurs adieux cette semaine au président de la banque centrale américaine, Ben Bernanke.

Le patron de la Réserve fédérale, qui est resté à la tête de la Fed depuis l’éclatement de la bulle immobilière en 2008, tient mardi et mercredi son dernier comité de politique monétaire, avant de céder la place à Janet Yellen fin janvier.

Les opérateurs espèrent savoir mercredi soir si la Fed a enfin pris une décision sur son programme de soutien à l’économie. Ils s’inquiètent du fait que l’injection de liquidités, dont le montant mensuel est déjà passé de 85 à 75 milliards de dollars en janvier, pourrait encore diminuer. Ce qui pourrait se traduire par une hausse de taux d’intérêt.

A noter que la Directrice générale du Fonds monétaire international (FMI), Christine Lagarde, a profité du forum économique de Davos en Suisse pour avertir que la politique monétaire américaine, qui est donc entrée dans une nouvelle ère de resserrement graduel, pourrait avoir un impact négatif sur les pays émergents.

Mme Lagarde s’est également inquiétée du risque de formation de bulles sur les marchés financiers particulièrement à New York et Tokyo alors que le risque de déflation reste bien réel en Europe.

L'économie sera l'une des priorités du discours d'Obama au Congrès

Le président Barack Obama devrait réitèrer son appel en faveur d’une «année d’action» pour accentuer la reprise de l’économie.
L’économie sera au cœur du cinquième discours sur l’état de l’Union de Barack Obama, le deuxième depuis sa réélection.

Le président américain ne dispose plus que de quelques mois, avant les législatives partielles prévues en novembre 2014, pour convaincre les Américains du bien-fondé de ses réformes. Il pourrait annoncer mardi soir de nouvelles mesures pour la formation de la main-d’œuvre, le chômage, et l’assurance-santé. On s’attend à ce qu’il réitère son appel en faveur d’une « année d’action » pour accentuer la reprise de l’économie et appuyer la classe moyenne.

A la Maison-Blanche début janvier, M. Obama a évoqué les thèmes qu’il compte aborder lors de son discours. « Je vais mobiliser le pays autour d’une mission nationale qui revient à faire en sorte que notre économie offre à chaque Américain qui travaille dur une chance de réussir », a-t-il déclaré.

Les Américains se préoccupent de plus en plus de l’inégalité croissante des revenus. Selon un rapport du Bureau du budget du Congrès (CBO), le 1% des Américains les plus riches a plus que doublé sa part des revenus totaux du pays, de 8% à 17%, entre 1979 et 2007. Ces Américains les plus riches ont vu leurs revenus augmenter de 275% au cours de la même période.

Le président Obama pourrait également aborder ce soir la question de la dette publique. Le secrétaire américain au Trésor, Jacob Lew, a averti que les États-Unis auront épuisé leur capacité légale d'emprunt d’ici à la fin de février, mais les républicains du Congrès réclament des contreparties à l'augmentation du plafond de la dette.

Déjà en octobre dernier, les Etats-Unis ont frôlé le défaut de paiement. C’est au Congrès de fixer le niveau maximal d'endettement public, un « plafond » que le Trésor n'a pas le droit de dépasser, mais républicains et démocrates ont toujours du mal à s’accorder sur la question.

Fusillade de Columbia : le tireur était un hispanique de 19 ans

La police sur les lieux de la tuerie dans le centre commercial de Columbia, Maryland, aux Etats-Unis
Selon la police, le bilan de la fusillade de samedi dans un centre commercial de la localité de Columbia, dans la banlieue du port de Baltimore est de 3 morts et cinq blessés. Le tireur s’est suicidé aprés avoir tué ses deux victimes, dont on ignore toujours s'il les connaissait. Il s'agissait d'un jeune hispanique de 19 ans, un certain Darion Marcus Aguilar.

Toujours selon les autorités, les victimes se dénommaient Brianna Benlolo, 21 ans, et Tyler Johnson, 25 ans, qui habitaient tous deux l'Etat du Maryland.

Columbia est située à un peu moins de 50 kilomètres au nord de Washington, D.C., la capitale.

Les autorités disent avoir été averties de la crise par un appel téléphonique d'urgence en fin de matinée. Le chef de la police du comté de Howard, Bill McMahon, a déclaré lors d’un point de presse que la fusillade est survenue à l'extérieur d'un magasin à l'étage supérieur du centre commercial de Columbia, près de l'aire de restauration. Les deux personnes tuées par le tireur étaient des employés de la boutique.

Samedi soir, la police a fouillé la maison du tireur, et a pu déterminer qu'il avait acheté un fusil en décembre dans un magazin du Maryland.

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