Liens d'accessibilité

Dernières nouvelles

États-Unis

Affaire Edward Snowden : la justice américaine pourrait revoir le dossier

Edward Snowden sur une chaine de télévision britannique
L’affaire Edward Snowden vient de connaitre un certain développement. Le ministre américain de la Justice, Eric Holder, se dit disposé à trouver une issue judiciaire à la situation de l’ancien contractuel de l’Agence nationale de sécurité des Etats-Unis (NSA), aujourd’hui exilé en Russie.

« La notion de clémence n’était pas quelque chose que nous étions disposés à considérer, mais, ainsi que je l’ai dit, s’il revenait aux Etats-Unis et acceptait d’inscrire un plaidoyer, nous engagerions des discussions avec ses avocats », a expliqué Eric Holder lors d’un forum, jeudi, à l’Université de Virginie, à Charlottesville.

Le retour reste problématique pour Snowden

Edward Snowden vit en Russie, où le président Vladimir Poutine lui a accordé un asile d’un an. La justice américaine veut qu’il revienne aux Etats-Unis pour être jugé. Dans un entretien en ligne, jeudi, Snowden a dit que son retour est la meilleure solution pour lui-même et pour les Etats-Unis. Toutefois, ce retour est impossible parce que, en tant que contractuel du gouvernement américain, il n’est pas couvert par la loi couvrant les lanceurs d’alerte, a-t-il souligné.

Le siège de la NSA dans le Maryland
Le siège de la NSA dans le Maryland
Le département de la Justice accuse Edward Snowden de vol de documents gouvernementaux et d’espionnage. « Je pense certainement que, par ses actes, il a nui à la sécurité nationale des Etats-Unis », a souligné le ministre américain de la Justice.

Edward Snowden a dérobé plus d’un million de documents montrant que la NSA compile des données sur les communications téléphoniques de citoyens américains et même de certains leaders étrangers, dans le cadre de la lutte contre le terrorisme.

Des réformes des pratiques de la NSA en vue

Snowden soutient, de son côté, que la NSA viole la Constitution et que les Américains ont le droit de savoir ce que fait leur gouvernement. Un nouveau rapport publié par un organe gouvernemental indépendant a conclu que la collecte d’une quantité monumentale de données téléphoniques par le gouvernement est illégale, et que ces archives doivent être expurgées.

Le président Barack Obama a proposé de mettre un terme à cette pratique de la NSA sous sa forme actuelle. A sa place, il propose la mise sur pied d’ici mars, après consultation du Congrès, d’une nouvelle entité chargée de ces opérations.

Washington envisage de substituer des robots aux soldats

Des soldats seraient remplacés par des robots, non pas dans les combats, mais dans l’appui
Les Etats-Unis étudient la possibilité de remplacer des milliers de leurs soldats par des robots.

Lors d’un récent symposium militaire près de Washington, D.C., la capitale américaine, le chef du commandement américain chargé de la formation et de la doctrine a évoqué une réduction dramatique des effectifs au profit de l’utilisation progressive des robots.

D’ici la fin de 2015, la taille d’une brigade passera de 4.000 à 3.000 soldats, et d’ici 2019, l’armée passera de plus d’un demi-million de soldats à environ 420.000, a expliqué le général Robert Cone.

Le Pentagone envisage de remplacer des soldats par des robots, non pas dans les combats, mais dans l’appui. Le général Cone parle ainsi de véhicules et d’avions autonomes, de même que de « mules robots » qui transporteraient des équipements et autres charges lourdes.

L’automatisation, a-t-il dit, pourrait améliorer la manœuvrabilité, le déploiement et la puissance de feu de l’armée américaine.

Le président Obama procède à des réformes à la NSA

Le président Obama s'exprimant au ministère de la Justice, à Washington
Dans un discours, vendredi, à Washington, le président Barack Obama annoncé des réformes sur les programmes de surveillance électronique de la NSA, l’Agence de sécurité nationale.

Il a ordonné des changements dans le programme de collecte de “métadonnées” de la NSA, tels que les horaires, durée de connexion et destination des appels et SMS. Mais il le fera, a-t-il dit, en évitant de compromettre la capacité du pays à lutter contre le terrorisme.

Le chef de l’exécutif américain a donné jusqu’au 28 mars aux services de renseignement et à l’Attorney General (ou ministre de la Justice) pour développer des options pour une nouvelle approche pouvant égaliser les capacités et combler les trous que le programme des métadonnées était censé régler, sans que le gouvernement ait à garder toute la masse d'information ainsi collectée.

Vie privée des leaders étrangers.

Les mêmes progrès technologiques qui permettent aux services de renseignement américains de cibler avec une rare précision une cellule d’Al-Qaeda au Yémen ou au Sahel, mettent également à la portée des enquêteurs du gouvernement les communications de tous les jours à travers le monde, a déclaré Barack Obama.

Le président a, par ailleurs, souligné qu’il est important de protéger aussi la vie privée des leaders étrangers, tout comme celle des citoyens américains. Concluant son discours, le chef de l’exécutif a déclaré que l’Amérique sortira plus forte encore de ce débat, ajoutant que ce genre de discussions publiques est inconcevable dans d’autres capitales, telles que Moscou et Pékin.

Un dixième anniversaire pour la mission Mars Explorer Rover, qui devait durer trois mois

Une image de Mars, répercutée par l'Opportunity Mars Rover
Pour durer trois mois, la mission Mars Exploration Rover (MER), une mission d’exploration de la planète rouge, se poursuit miraculeusement dix ans plus tard. Une occasion pour la NASA de faire la fête.

En effet, le 25 janvier 2004, le rover Opportunity de l’agence spatiale américaine, la NASA, arrivait sur la planète Mars pour une mission qui devait théoriquement durer trois mois. Il avait rejoint un autre rover de la NASA, Spirit, qui avait atterri sur mars le 4 janvier. Le fait que leur mission se poursuit à ce jour a été récemment célébré par les responsables de l’agence spatiale américaine, à l’occasion d’un gala organisé au musée de l’Air et de l’Espace de Washington, D.C., la capitale.
Photos de rochers sur Mars, prises par Opportunity et Spirit
Photos de rochers sur Mars, prises par Opportunity et Spirit

Les scientifiques avaient donné 90 jours à Spirit et Opportunity pour conquérir Mars. On redoutait en effet l’impact des vents et des poussières sur les petits engins, dont le bon fonctionnement aurait pu être compromis. Il faut croire qu’ils avaient la vie dure puisque dix ans plus tard, Opportunity répercute toujours des masses de données, même si Spirit ne répond plus depuis 2010, déclare le géologue John Grant.

« Nous disposons essentiellement d’un géologue sur Mars. Quelque chose qui peut se déplacer à la surface, interroger les rochers, nous en dire davantage sur le contexte géologique, les environnements qui existaient dans le passé, mais plus spécifiquement, le rôle de l'eau dans l'élaboration de ces environnements » explique M. Grant.
Opportunity a pu parcourir 38 km depuis qu’il s’est posé sur Mars. Avec Spirit, il a pu prouver que de l’eau avait coulé à une époque à la surface de la planète, un étudiant la nature de minéraux hydratés.


« Je ne m'attendais pas à ce que la preuve de la présence d'eau liquide à la surface de Mars et en dessous allait être aussi convaincante, droit devant nous, vous savez, lorsque les rovers ont atterri », déclare Steve Squyres de la NASA.
Par ailleurs, les rovers ont découvert des argiles, des petites sphères d’hématite, des sphérules riches en oxyde de fer et même des météorites.
David Lavery de la NASA rappelle que le programme d’exploration de Mars a permis le développement de technologies utiles sur la Terre.
Un auto-portrait de Curiosity
Un auto-portrait de Curiosity

« Je pense que nous avons tous, à ce stade, entendu parler des voitures autonomes de Google qui sont maintenant sur les autoroutes. La technologie utilisée à bord, plus précisément certaines des personnes qui ont développé cette technologie, ont des racines communes dans les technologies qui étaient effectivement intégrées dans les rovers martiens » affirme M. Lavery.

Spirit et Opportunity ne sont pas seuls sur Mars. En août 2012, un autre rover, Curiosity, a pu se poser sur la planète rouge. Plus imposant que ses prédécesseurs – il est de la taille d’une petite voiture – il dépend non pas de batteries rechargées par des panneaux solaires, mais d’un petit réacteur nucléaire. Ce qui devrait lui permettre de rester opérationnel pendant des années. En 2020, il sera rejoint pas un autre rover, et la NASA ne perd pas espoir d’envoyer un jour, des êtres humains sur Mars.

Neutralité du Net: la FCC pourrait interjeter appel

Les bases qui assuraient la neutralité du Net aux Etats-Unis viennent d’être bouleversées par une décision de la justice. Depuis 2010, la Federal Communications Commission (FCC) imposait un cadre réglementaire, ce qui obligeait les opérateurs américains à ne pas faire de distinction entre les services et les utilisateurs en termes de bande passante allouée, sauf en prévenant au préalable leurs abonnés.
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:03:08 0:00
Télécharger

La société Verizon avait attaqué la FCC, contestant le fait que tous les services Internet doivent être traités de la même manière sur les réseaux haut débit, y compris ceux qui sollicitent le plus de bande passante comme Netflix ou YouTube. La justice lui a donné raison. Dans une interview avec la Voix de l’Amérique (VOA), Valérie Schafer, historienne française de l’Internet, est revenue sur cette décision.

Pour elle, il est difficile de prédire dans l’immédiat l’impact de la décision de la cour de justice, vu que la FCC a immédiatement évoqué un recours en appel. « Donc je pense que dans cette question de la neutralité de l’Internet qui est un débat qui a pris des formes très différentes depuis 2002, le moment où vraiment on commence à parler de Net neutralité, on voit malgré tout un jeu, des tensions, des batailles permanentes entre opérateurs, fournisseurs de contenu, autorités de régulation. A mon sens, même si là, Verizon effectivement peut se réjouir de cette décision, le débat est loin d’être clôt ».

Pour Mme Schafer, Verizon « a gagné une bataille, mais pas la guerre », et ce n’est que partie remise. « Il y a la possibilité dès lors pour Verizon de se tourner vers des fournisseurs de contenu, et notamment de contenu très fortement consommateur en bande passante et de leur demander en gros de payer » pour utiliser ses réseaux.
Le risque, poursuit Mme Schafer, c’est que les fournisseurs de contenu se tournent alors vers les internautes pour compenser ce manque à gagner. D’où l’intérêt porté par toutes les parties à la décision que prendra la FCC.

Voir plus

XS
SM
MD
LG