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États-Unis

De nouveaux bras pour un soldat victime d'une bombe

Brendan M. Marrocco écoute ses mèdecins à l'hôpital Johns Hopkins de Baltimore
Un soldat qui a perdu ses deux bras et ses deux pieds en Irak vient de quitter l’hôpital, près de Washington, où il a subi une double greffe des bras, quelque chose de très rare dans le domaine de la chirurgie plastique.

Agé de 26 ans, Brendan Marrocco a été le premier soldat à survivre après avoir perdu les quatre membres dans la guerre, que ce soit en Irak ou en Afghanistan. Les médecins ont révélé, cette semaine, qu'il a reçu une greffe des deux bras.

Devant un groupe de journalistes mardi, le soldat s’est dit très heureux d’avoir à nouveaux des bras, après les avoir perdus en 2009, dans l’explosion d’une bombe artisanale.

« Cela me donne beaucoup d'espoir pour l'avenir. J'ai l'impression d'avoir une seconde chance… pour recommencer. Je suis très enthousiaste pour l'avenir et j’ai hâte de voir jusqu'où je peux aller. »

Un mois après l’opération, qui a duré 13 heures en décembre dernier, Brendan a tweeté : « Ces nouveaux bras commencent déjà à bouger un peu ». Il lui faudra, néanmoins quelques années de réhabilitation, tandis qu’il s’habitue à l’usage de ses nouveaux membres.

« Pratiquement, maintenant, je peux utiliser mon coude, celui que j’avais avant ; je peux le pivoter un peu. Ce bras-ci n'est pas encore en mouvement. Nous espérons que dans l'avenir il va fonctionner assez bien, » dit Brendan.
La patience est le maître-mot. Un membre de l’équipe de l’Hopital Johns Hopkins l’a ainsi expliqué : « C'est exactement ce que nous attendons. Comme je l’ai déjà dit, la régénération des nerfs s’opère à la vitesse maximale d'un centimètre par mois. »

Pour aider son corps à ne pas rejeter la greffe, les médecins ont aussi donné au soldat la moelle osseuse du même donneur qui a offert ses nouveaux bras, avant sa mort. Cette approche, combinée à des médicaments, devrait contribuer à la réussite de la double greffe, expliquent les médecins.

L'armée parraine des opérations comme celles-ci pour aider les soldats blessés. Environ 300 ont perdu des bras ou des mains en Irak ou en Afghanistan.

Optimisme de Barack Obama concernant l’immigration illégale

A Las Vegas, Barack Obama a averti que la réforme de l'immigration va provoquer un débat passionné
Le président Barack Obama se dit encouragé par le désir sincère du Congrès de résoudre le problème des 11 millions d’immigrants en situation irrégulière aux Etats-Unis. S’exprimant mardi à Las Vegas, dans le Nevada, il a affirmé partager les propositions faites lundi par des sénateurs républicains et démocrates concernant la réforme de l’immigration.

M. Obama a souligné qu’un consensus a émergé au niveau national concernant la nécessité de résoudre le problème de l’immigration, dont il a souligné l’ampleur.
« Nous avons actuellement 11 millions de sans-papiers aux Etats-Unis, 11 millions d’hommes et de femmes venus de partout dans le monde, et qui vivent leur vie dans le noir », a-t-il déclaré.

Certes, ils ont violé la loi en franchissant la frontière illégalement, ou en restant dans le pays au-delà de la durée de leur visa, mais ils sont ici, et pour certains, depuis des années, a rappelé le président américain. Il s’agit de membres productifs de la société, qui prennent soin de leur famille, de leurs voisins, qui cherchent quotidiennement à gagner leur vie comme tout le monde, a-t-il ajouté.

Au-delà de l’aspect humain, M. Obama a fait remarquer qu’il y a un motif économique à procéder à la réforme de l’immigration : il s’agit de trouver les moyens de retenir les brillants jeunes étrangers qui étudient ici aux Etats-Unis, et qui après une formation de pointe, pourraient repartir chez eux.

« La société Intel a été lancée avec l’aide d’un immigrant qui a étudié ici et qui est resté ici ; Instagram a été lancée avec le concours d’un immigrant qui a étudié ici, puis est resté ici » a fait valoir le président.

Ne pas encourager ces jeunes à rester ici aux Etats-Unis n’aide pas l’économie américaine, mais les économies rivales de pays tels que la Chine ou l’Inde, où ces immigrants retourneraient, a averti le chef de l’exécutif américain.

M. Obama a fait siennes les propositions présentées lundi par des sénateurs démocrates sur une réforme de l’immigration.

« Pour la première fois depuis plusieurs années, républicains et démocrates semblent disposés à s’attaquer ensembles à ce dossier », a-t-il souligné.

Le président a également évoqué la nécessité d’une application rigoureuse de la loi en matière d’immigration, du renforcement de la sécurité aux frontières, de la mise en place d’un système national de vérification du statut des demandeurs d’emplois, et la résolution du cas des 11 millions d’illégaux présents aux Etats-Unis, avec comme base une voie vers la citoyenneté.

De l’avis du président Obama, les Etats-Unis sont enfin parvenus à un stade où la réforme de l’immigration est à portée de main. Toutefois, a-t-il averti, ce processus sera marqué par un débat de plus en plus passionné à mesure qu’on approchera de l’objectif.

Guantanamo : les avocats à la défense exigent de voir les détenus

Des membres des familles des victimes des attentats du 11 septembre 2001 suivent les audiences à Guantanamo
Les cinq accusés en rapport avec les attentats du 11 septembre 2001 aux Etats-Unis, officiellement renvoyés devant la justice militaire de Guantanamo Bay, à Cuba, étaient absents du tribunal mardi, au deuxième jour d’une audience préliminaire destinée à préparer leur procès. Ils encourent la peine de mort pour le meurtre de près de 3.000 personnes.

Douze ans après les attentats du 11 septembre, la date de leur procès n’a toujours pas été fixée et le tribunal s’en est tenu à des motions préalables. La procédure contre Khalid Sheikh Mohammed et ses quatre co-conspirateurs présumés s’empêtre toujours dans des manœuvres juridiques qui prennent des mois à régler, mais qui doivent l’être avant que les conditions puissent être réunies pour la tenue du procès.

Cette semaine, les audiences ont porté sur la torture et les conditions de détention des accusés depuis leur arrestation.

« Dans le système américain, un procès est conçu comme une recherche de la vérité » rappelle James Connell, l’un des avocats à la défense. « Cette audience va permettre de faire un premier pas vers la recherche de la vérité sur ce qui s'est passé quand ces hommes ont été torturés » a-t-il dit.

Le débat mardi a porté sur la requête des avocats à la défense de passer 48 heures au centre de détention où les prisonniers sont incarcérés. Les 5 suspects ont choisi de ne pas y assister. Lundi, l’un d’eux avait crié qu'il ne faisait pas confiance à ses avocats et ne voyait aucune raison de comparaitre devant le tribunal.

Des proches des victimes des attentats du 11 septembre ont pu voir les cinq accusés et ont évoqué des souvenirs du carnage. Parmi eux : Phyllis Rodriguez, dont le fils, Greg, est mort dans les attentats de New York. Elle a voulu suivre les délibérations de près, mais estime que l’affaire relève plutôt d'un tribunal fédéral civil expérimenté aux Etats-Unis mêmes.

« Je pense que la procédure aurait été beaucoup plus ouverte devant un tribunal fédéral. Le public aurait eu bien meilleur accès. Les média aussi », fait valoir Mme Rodriguez.

Le président Obama a tenté de fermer le centre de détention de Guantanamo et de faire transférer les prisonniers aux États-Unis pour y être jugés, mais le Congrès a adopté une loi qui le lui interdisait.

Un tribunal militaire d'exception mis en place il y a sept ans s’efforce laborieusement de respecter toutes les étapes nécessaires pour s’assurer que le procès des 5 détenus soit équitable et transparent.

Pour ceux qui souhaitent que justice soit faite, cela signifie des délais interminables.

« Il se peut que le procès ait lieu après ma mort. Cela peut prendre des années et des années. Mais je ne suis pas impatiente parce que je ne m'attends pas à ce que ce procès puisse résoudre quoi que ce soit. Cela ne va pas changer ma vie. Ça ne va pas me rendre mon fils. Peu importe le verdict », s’exclame Mme Rodriguez. Ce qui compte, ajoute-t-elle, c’est que la procédure soit adéquate.

Washington: "il faut plus qu'une solution militaire au Mali"

Victoria Nuland (archives)

L’option sécuritaire et l’option politique doivent aller de pair, a dit la porte-parole du Département d'Etat, Victoria Nuland.

Le Département d’État américain, par la voix de la porte-parole Victoria Nuland, a réitéré, lundi, le souhait des États-Unis pour un dialogue politique à Bamako et l’organisation d’élections crédibles à travers le Mali, dans un délai raisonnable.

Mme Nuland a déclaré : « Il doit y avoir plus qu'une solution purement sécuritaire aux problèmes au Mali. L’option sécuritaire et l’option politique doivent aller de pair. Un élément clé dans le cadre du retour de la stabilité au Mali inclut de nouvelles élections et le renversement des résultats du coup d'État."

Rappelant que les élections avaient été prévues pour le mois d’avril, Mme Nuland a ajouté: "Il est évident que nous n'allons pas faire de conjectures sur la question de savoir si la sécurité sera rétablie de manière à permettre la tenue de ce scrutin. Ce que nous voulons, c’est une conversation reflétant l’unité nationale sur ce qui est approprié et des normes de sécurité, de sorte que ces élections puissent aller de l'avant dès que possible. »

Soldats français revenant d'une patrouille à Sévaré (600 km au nord de Bamako)
Soldats français revenant d'une patrouille à Sévaré (600 km au nord de Bamako)

La déclaration de la porte-parole du Département d’État intervient alors que les opérations militaires s’intensifient dans le nord du Mali, ou troupes françaises et soldats maliens ont récupéré plusieurs localités jusque-là contrôlées par les islamistes du Mujao, d’Aqmi et d’Ansar Dine.

Cliquez ci-dessous pour écouter la déclaration.

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Clinton au Congrès pour rendre des comptes sur Benghazi

La secrétaire d'Etat Hillary Clinton passe mercredi au Congrès ou elle doit s'expliquer sur l'attaque de Benghazi
La secrétaire d'Etat américaine, Hillary Clinton, a de nouveau assumé la responsabilité de l’attaque le 11 septembre 2012 contre le complexe diplomatique à Benghazi, en Libye, où l'ambassadeur des Etats-Unis et trois autres Américains ont trouvé la mort.

Lors d’une audition mercredi devant la commission des Affaires étrangères du Sénat, Mme Clinton a dit qu'elle est en train d’adopter les recommandations de la Commission d’étude de responsabilité chargée d’enquêter sur l’attaque. Ces mesures visent à renforcer la sécurité des diplomates et à « réduire la possibilité qu’un autre incident du type de celui survenu à Benghazi se reproduise », a-t-elle rappelé.

Elle a souligné que le département d’Etat est confronté à une menace terroriste grandissante. « Les révolutions arabes ont bouleversé la dynamique du pouvoir et brisé les forces de sécurité dans toute la région », a ajouté Mme Clinton.

Plus tard dans la journée, la secrétaire d’Etat comparaitra également devant une commission de la Chambre des représentants. Il s’agira probablement de sa dernière prestation devant le Congrès, avant qu’elle ne quitte ses fonctions. Le président Barack Obama a nommé le sénateur du Massachusetts, John Kerry, pour la remplacer.

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