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Etats-Unis: la loi sur la santé en marche

Obamacare.

Les nouvelles assurances maladie sont l’aboutissement d’un projet du président américain Barack Obama adopté en 2010 et qui inclut la réforme la plus ambitieuse du système de santé en près de 50 ans.

Les États-Unis ont commencé à mettre en vente l'assurance maladie à des millions de personnes qui n'ont pas de couverture médicale.

Tôt mardi 1er octobre, le gouvernement fédéral a ouvert un site Internet fournissant des informations sur la façon dont les personnes non assurées pourraient acheter une assurance. Le site a d'abord été submergé par les visiteurs dont beaucoup ont reçu un message d'erreur sur leur écran. Mais le problème semblait avoir été réglé plus tard.

Les nouvelles assurances maladie sont l’aboutissement d’un projet du président américain Barack Obama adopté en 2010 et qui inclut la réforme la plus ambitieuse du système de santé en près de 50 ans.

Cette initiative vise à offrir à 30 millions de personnes une assurance médicale à moindre coût. Cette réforme plus connue sous le nom Obamacare, reste aussi controversée parce qu’elle a été approuvée uniquement par les partisans démocrates de M. Obama au Congrès et subissent l'opposition farouche de ses adversaires républicains.

La loi est d’ailleurs au centre de l'impasse actuelle dans le financement du gouvernement, qui a forcé une fermeture partielle des agences fédérales pour la première fois en 17 ans.

De nombreux législateurs républicains cherchent à mettre fin au financement de la réforme du système de santé, ou tout au moins retarder l'application de cette loi.

Le président Obama appelle le Congrès à mettre fin à la fermeture partielle du gouvernement

Le président Obama s'expirmant à la Maison-Blanche, mardi
Faute de compromis budgétaire, la nuit dernière, au Congrès, le gouvernement fédéral américain est partiellement fermé. Conséquence de cette impasse, environ 800 000 fonctionnaires fédéraux sur 2,2 millions sont au chômage technique à partir de ce mardi, 1er octobre, dans le cadre d’un « furlough. »

Et ils ignorent pour l’heure s’ils seront payés ou pas pour la durée du congé forcé. Coût de la paralysie : un milliard dollars chaque semaine, d’après CNN. En 1995, un « furlough » similaire avait duré 28 jours et le paiement des soldes avait été différé.

La Statue de la Liberté est fermée aux touristes à cause de l'impasse budgétaire
La Statue de la Liberté est fermée aux touristes à cause de l'impasse budgétaire
Réagissant à cette situation, le président Barack Obama, qui s’exprimait à la Maison-Blanche, s’en est pris, d’entrée de jeu, aux Républicains. « Ils ont fermé le gouvernement dans une croisade idéologique visant à dénier à des millions d’Américains une assurance-maladie abordable. En d’autres mots, ils demandent une rançon pour faire leur travail », a déclaré le chef de l’exécutif, ajoutant que si le président de la Chambre avait accepté un vote simple, il y aurait eu suffisamment de voix des deux partis pour maintenir le gouvernement en fonction.

Le président Obama a évoqué la situation de nombreux fonctionnaires fédéraux mis en congé technique du fait de l’impasse budgétaire. « Alors que la nuit dernière, j’ai promulgué une loi assurant que nos un million 400 mille militaires d’active seront payés durant la fermeture du gouvernement, des centaines de milliers de travailleurs civils, beaucoup encore au travail, d’autres forcés de rester à la maison, ne vont pas être payés, bien qu’ils aient des familles à soutenir et l’économie locale qui compte sur eux », a déploré le président Obama. La conséquence de cette situation ne fera qu’empirer si celle-ci perdure, a-t-il souligné.

Un signe indiquant la fermeture de tous les parcs publics à cause du "shutdown"
Un signe indiquant la fermeture de tous les parcs publics à cause du "shutdown"
Pour le président des Etats-Unis, il n’y aucun doute sur les vraies intentions des Républicains dans le bras de fer budgétaire en cours. « Non, cette fermeture du gouvernement n’a rien à voir avec le déficit, rien à voir avec le budget, cette fermeture est une tentative de défaire nos efforts visant à fournir l’assurance-maladie aux gens qui n’en ont pas », a-t-il martelé.

Le président Obama a rappelé que c’est aujourd’hui le premier jour où les Américains dépourvus d’assurance-maladie peuvent s’inscrire sur un site Internet spécial pour s’en procurer. « Aujourd’hui, les Américains qui ont été forcés de vivre sans assurance-maladie peuvent maintenant visiter le site healthcare.gov et s’inscrire à des prix abordables pour une couverture médicale de qualité qui commence aujourd’hui », a expliqué le chef de l’exécutif américain. Les gens auront six mois pour s’inscrire, et certains, jusqu’ici rejetés par les compagnies d’assurance pour des problèmes préexistants de santé vont pouvoir en bénéficier, a expliqué le président Obama.

Le chef de l’exécutif a conclu son propos par un message clair au Congrès. « Mon message au Congrès est simple : votez un budget, mettez fin à la fermeture du gouvernement. Payez vos factures, évitez une fermeture de l’économie. N’attendez pas, ne retardez pas », a déclaré le président Barack Obama, assurant qu’il est disposé à travailler avec le Congrès sur toutes sortes de questions.

Netanyahu: l’Iran doit démanteler son programme nucléaire

Barack Obama conférant lundi avec Benjamin Netanyahu à la Maison Blanche
Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu prononce son discours devant l’Assemblée générale des Nations Unies (ONU) ce mardi. Lundi, il a estimé que l’Iran doit démanteler son programme nucléaire et devrait être soumis à des sanctions plus sévères alors même qu’il négocie avec l’Occident.
Le président iranien Hassan Rouhani devant les Nations Unies à New York
Le président iranien Hassan Rouhani devant les Nations Unies à New York

S’exprimant au terme d’entretiens à la Maison Blanche avec le président américain Barack Obama, M. Netanyahu a souligné que la démarche qui a guidé la politique d’Israël et des Etats-Unis vis-à-vis de l’Iran - une menace militaire crédible accompagnée de sanctions sévères - est la seule formule qui puisse mener à une résolution pacifique de ce problème.

La visite du chef du gouvernement israélien intervenait 3 jours après le premier contact en plus de trois décennies entre un président américain et son homologue iranien. Ce contact téléphonique entre M. Obama et le président Hassan Rouhani a fait renaître l’espoir d’une résolution du bras-de-fer sur les ambitions nucléaires de Téhéran.

Rappelant le rôle des sanctions imposées sur le régime iranien, le président Obama a souligné la nécessité de ne pas rejeter la voie de la négociation. « Nous devons essayer la diplomatie. Il nous faut voir si, en réalité, ils sont sérieux quant à leur disposition à respecter le droit international, à adhérer aux exigences et résolutions de la communauté internationale », a dit M. Obama.

Cependant, M. Netanyahu se montre méfiant vis-à-vis du gouvernement iranien, malgré la récente offensive de charme qui a culminé par la conversation téléphonique entre Messieurs Rouhani et Obama. L’Iran, a-t-il dit, s’est engagé à détruire Israël. En ce qui concerne les Israéliens, le test ultime d’un futur accord avec l’Iran sera le démantèlement complet du programme nucléaire militaire de Téhéran.

M. Obama a donné l’assurance que les puissances mondiales vont négocier avec l’Iran sans se bercer d’illusions et en restant en consultation avec l’Etat hébreu.
Le président Rouhani a assuré, la semaine dernière devant l’Assemblée générale de l’Onu, que le programme nucléaire iranien n’a que des objectifs pacifiques, et que les armes nucléaires sont en contradiction avec les convictions religieuses de son pays.

Mais Tel-Aviv reste convaincu que le programme en question est une menace à sa propre existence.

Fermeture provisoire et partielle du gouvernement américain

Le Congrès n'a pas pu se mettre d'accord avec la Maison Blanche sur un projet de loi fiscale
Le gouvernement américain a fermé ses portes à minuit, démocrates et républicains n’ayant pas réussi à se mettre d’accord sur un projet de budget pour l’année fiscale 2014, qui commençait ce mardi 1er octobre 2013.

Il s’agit de la première fermeture du gouvernement fédéral depuis 17 ans. Toute la soirée de lundi, les parlementaires américains ont adopté des projets de loi budgétaire qui tentaient de bloquer la réforme de la santé, programme phare de l’administration Obama. Résultat: à l’échéance de minuit, heure à laquelle commençait la nouvelle année fiscale 2014, la fonction publique fédérale a largement fermé ses portes, faute de financements.
Le républicain John Boehner, président de la Chambre
Le républicain John Boehner, président de la Chambre

Le président de la Chambre, John Boehner, a fait valoir lundi que les républicains souhaitaient repousser l’entrée en vigueur de la loi sur la réforme de la santé, l’Affordable Care Act, pour mieux assurer son application. « C’est une question de financer le gouvernement et d’être juste vis à vis du people américain » a dit M. Boehner.

Mais les démocrates ont fait la sourde oreille et bloqué tous les projets de loi budgétaire affublés d’amendements visant à remettre en question ce que l'aile dure du parti républicain qualifie d"Obamacare". Le sénateur démocrate Charles Schumer a dénoncé le chantage des républicains. « Si vous cédez devant ces tactiques, sur une question donnée, cela les encourage à refaire la même chose » a-t-il fait valoir.
Le président Barack Obama n'a pas voulu céder à ce que certains démocrates qualifient de ''chantage'' des républicains
Le président Barack Obama n'a pas voulu céder à ce que certains démocrates qualifient de ''chantage'' des républicains

A la Maison Blanche, le président Barack Obama a souligné qu’il a été réélu en 2012 alors même qu’il défendait la réforme de la santé, et il a accusé les républicains de mauvaise foi. « Une faction d'un parti au sein d’une des chambres du Congrès, dans une branche du gouvernement, ne peut pas faire fermer tout le gouvernement, juste pour disputer à nouveau l’issue d’un scrutin. Ce n'est pas me faire une concession que de maintenir l’administration publique ouverte. C'est notre responsabilité fondamentale » a rappelé M. Obama.

Et c’est ainsi que le gouvernement américain a fermé ses portes, même si certains services essentiels resteront assurés.

Etats-Unis : Comment la fermeture du gouvernement va-t-elle affecter les différents services publics ?

Le Capitol.

Environ 800.000 employés fédéraux pourraient être mis en congé sans solde.


Environ 800.000 employés fédéraux pourraient être mis en congé sans solde.

1,4 million de militaires en service actif resteront en poste, le paiement de leurs salaires sera simplement retardé.

La NASA devra renvoyer presque tous ses employés.

Les contrôleurs et les aiguilleurs du ciel resteraient à leurs postes.
Les tribunaux fédéraux devraient continuer à fonctionner.

La poste continuera de distribuer le courrier, parce que le US Postal Service n'est pas financé par l'argent du contribuable.

La plupart des employés de la Sécurité intérieure devraient continuer à travailler.

La plupart des services des anciens combattants devraient rester ouverts parce qu'ils sont déjà financés.

Les parcs nationaux et les musées du Smithsonian devraient fermer.

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