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États-Unis

Obama appelle la Chambre des représentants à adopter l'accord budgétaire

Le président Barack Obama attend que la Chambre des représentants emboîte le pas au Sénat
Le Sénat a approuvé lundi soir un plan de compromis pour éviter le « gouffre fiscal », une série de réductions drastiques des dépenses publiques et de hausses d'impôts pour tous.

Cet accord est le fruit de deux jours de négociations marathon entre la Maison Blanche et les républicains du Congrès.

Dans un vote inhabituel très tôt le jour de l'An, les sénateurs ont approuvé le plan par 89 voix contre 8.

Le président Barack Obama a salué l'action du Sénat et a exhorté la Chambre des représentants à adopter le projet de loi « sans délai ». Les dirigeants républicains et démocrates ont prévu de discuter de la législation avec leurs collègues à la Chambre des représentants cet après-midi, mais aucun vote immédiat n’était prévu.

Pour M. Obama, il y a urgence à ce que le Congrès entérine le projet de loi, vu que le plafond légal de la dette américaine, qui est fixé à 16.394 milliards de dollars, est en passe d'être atteint. Il lui faut négocier le relèvement de ce plafond dans les plus brefs délais.

Le Sénat américain approuve un accord sur le "gouffre fiscal"

Harry Reid, leader de la majorité démocrate au Sénat américain (30 déc. 2012)

89 sénateurs, contre 8, ont voté en faveur de cette mesure négociée lundi soir entre la Maison blanche et les leaders des deux partis au Sénat.

Les leaders démocrates et républicains au Congrès se sont repliés sur leurs positions jusqu’au dernier moment… Mais tôt ce mardi 1er janvier, un vote positif est intervenu au Sénat, sur un accord conclu préalablement avec le leader de la minorité, Mitch McConnell (du Kentucky).

La majorité écrasante qui a donné son aval à cette proposition (89 contre 8) devrait, soulignent les analystes, envoyer un signal clair à la Chambre basse (contrôlé par les républicains).

La Maison Blanche et les leaders démocrates du Sénat avaient annoncé lundi soir avoir trouvé un accord avec McConnell, après deux jours de négociations, en vue d'éviter le soi-disant « gouffre fiscal », c’est-à-dire des hausses d'impôts et réductions drastiques des dépenses publiques au début de l'année.
Le vice-président Joe Biden (au c.) arrive au Congrès pour discuter avec les démocrates (31 déc. 2012)
Le vice-président Joe Biden (au c.) arrive au Congrès pour discuter avec les démocrates (31 déc. 2012)

Le Vice-président Joe Biden a rencontré les démocrates du Sénat au Capitole lundi soir pour les renseigner sur l’accord et les encourager à « soutenir le président ».

Techniquement, on n’a pas pu éviter le gouffre fiscal puisque les deux chambres avaient ajourné leurs travaux lundi sans un vote. Et même si la Chambre des députés donne son feu vert sur l’accord du 31 décembre, le débat sur la dette et les dépenses publiques va continuer pendant le début du nouvel an, l’accord n’offrant aux protagonistes que deux mois de répit….

Les députés Républicains, par la voix de leurs dirigeants, n’ont pas écarté la possibilité d’amender la mesure, ce qui retarderait davantage le processus.

Crise budgétaire américaine : un accord en vue selon le président Obama

Le président Obama s'exprimant au sujet des négociations budgétaires

Le président des Etats-Unis a dit qu’il aurait préféré résoudre la crise budgétaire dans le cadre d’un accord global, mais que tout à l’air qu’il faudra y procéder « étape par étape. »

Les Etats-Unis se rapprochent dangereusement du “précipice ou gouffre fiscal” de coupes budgétaires et d’augmentations drastiques des impôts, à quelques heures de l’expiration du délai du 1er janvier 2013. La Maison-Blanche et les leaders du Congrès tentent toujours de battre ce délai, en arrivant à un accord de compromis de dernière minute.

Dans l’espoir de maintenir la pression sur les législateurs dans cette course contre la montre, le président Barack Obama s’est exprimé, lundi, à la Maison-Blanche. Il a dit que la dernière chose que les Américains attendent de lui en cette veille du jour de l’an, c’est bien un autre discours.

Toutefois, le chef de l’exécutif a expliqué qu’il se devait de faire le point sur les négociations entre les républicains et démocrates pour éviter une hausse d’impôts qui affecterait 98% des Américains dès le jour de l’an. « Il semble qu’un accord en vue d’éviter cette hausse d’impôts du jour de l’an soit en vue, mais ce n’est pas chose faite. Il y a encore des questions à résoudre, mais nous espérons que le Congres y parviendra », a déclaré Barack Obama.

Course contre la montre au Congrès
Course contre la montre au Congrès
Selon le chef de l’exécutif américain, « l’accord potentiel dont on parle doit non seulement assurer que les impôts n’augmentent pas pour les familles de la classe moyenne, il doit étendre les allègements fiscaux pour les familles ayant des enfants, les abattements fiscaux facilitant le financement des études universitaires, ceux en faveurs des compagnies produisant des énergies propres », a expliqué Barack Obama, ajoutant que l’accord envisagé étendrait les allocations-chômage pour les deux millions d’Américains qui cherchent activement un emploi.

Le président des Etats-Unis a dit qu’il aurait préféré résoudre la crise budgétaire dans le cadre d’un accord global, mais que tout à l’air qu’il faudra y procéder « étape par étape. »

Certaines coupes budgétaires sont déjà en cours, mais cela ne suffira pas, a-t-il averti. « Nous aurons encore du travail à abattre, nous avons de déficits dont il faudra s’occuper, nous devons encore réfléchir à la manière de placer notre économie sur une trajectoire à long terme de croissance », a souligné le chef de l’exécutif américain.
Barack Obama a fixé les conditions sous lesquelles il accepterait un accord sur la réduction du déficit budgétaire. « Je veux dire clairement que tout accord que nous aurons pour faire face aux coupes budgétaires qui menacent d’entrer en vigueur le mois prochain, tout accord devra être équilibré », a déclaré le président Barack Obama ce soir à la Maison-Blanche.

Hillary Clinton hospitalisée

La Secrétaire d'Etat américaine a subi une thrombose, selon l'un de ses proches.

La Secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton a été hospitalisée après avoir subi une thrombose (caillot sanguin) consécutive à une commotion cérébrale il y a deux semaines, a annoncé dimanche l'un de ses proches conseillers au Département d'Etat, Philippe Reines.

Mme Clinton, 65 ans, est tombée malade il y a plus de trois semaines à la suite d'un "méchant virus gastrique" puis s'est évanouie après une déshydratation une semaine plus tard qui a provoqué, deux jours après, une commotion cérébrale.

Selon toute indication, la Secrétaire d’Etat pourrait reprendre ses activité dans les prochains jours.

Gouffre fiscal : toujours pas d'accord entre la Maison-Blanche et les républicains

Ambiance sombre à la Maison-Blanche, en l'absence d'un accord avec l'opposition républicaine sur le gouffre fiscal
Poursuite ce weekend à Washington des négociations pour éviter le soi-disant gouffre fiscal le jour de l’an. Le président Barack Obama a affirmé que ses propositions aux républicains sont équitables, mais les dirigeants du Sénat, contrôlé par les républicains, ont du mal à forger un accord de dernière minute pour éviter des hausses d'impôt automatiques et la réduction drastique des dépenses publiques.

M. Obama continue de faire pression sur les législateurs républicains pour qu’ils acceptent un accord qui permettrait d'éviter les graves conséquences du soi-disant « gouffre fiscal», une expression qui désigne un mélange de réductions drastiques des dépenses publiques et des hausses d’impôts, à compter du 1er janvier.
Le président Barack Obama estime avoir fait assez de concessions aux républicains
Le président Barack Obama estime avoir fait assez de concessions aux républicains

Dans une interview accordée à l’émission hebdomadaire « Meet the Press », de la chaine NBC, le président a affirmé avoir fait de nombreuses propositions raisonnables, mais sans succès. « Nous discutons avec les républicains depuis la fin de l'élection. Ils ont du mal à dire "oui" à un certain nombre d'offres répétées » a dit M. Obama.

Le président a proposé d'augmenter les impôts sur le 2 % des Américains qui ont le revenu le plus élevé, pour réduire le déficit public. Les républicains ont rejeté cette offre. Ce qui fait dire à M. Obama que les républicains ne se préoccupent que du maintien de l’allègement de la fiscalité pour les riches.

« Ils disent que leur principale priorité est de s'assurer que nous nous occupons du déficit d'une manière sérieuse. Mais la façon dont ils se comportent montre que leur seule priorité est de s'assurer que les allègements fiscaux pour les Américains les plus riches sont protégés. Cela semble être leur seul thème dominant, sur lequel ils se retrouvent d’accord. Et à un moment donné, je pense, ce qui va être important, c'est qu'ils écoutent le peuple américain » a fait valoir M. Obama.

Les républicains ont réagi en accusant l’administration de ne pas mettre l’accent sur les coupes nécessaires dans les programmes sociaux. Sur la chaine ABC, le sénateur républicain Jon Kyl a déclaré que le président se concentre trop sur les hausses d'impôts pour les riches. « Certaines personnes ont essayé de parler des réductions dans les dépenses qui sont nécessaires pour redresser nos finances. Ce serait du côté républicain. Le président et beaucoup de gens de son parti sont restés à l'écart de ces discussions » a dit M. Kyl.

Le Sénat et la Chambre des représentants sont retournés en session dimanche pour essayer de trouver un accord entre dirigeants démocrates et républicains du Sénat.

A quelques heures de la date butoir, les deux parties conviennent sur une chose : l'impossibilité de parvenir à un accord nuirait sérieusement à l'économie américaine et pourrait affecter l'économie mondiale.

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