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États-Unis

Les G.I's rentrent d'Irak

Un soldat américain rentrant d'Irak

C’est le grand retour au pays pour des milliers de soldats américains en ce moment. Ils rentrent d’Irak et regagnent leurs bases ici aux États-Unis.

Washington achève le retrait de ses forces militaires déployées en Irak. Les soldats américains doivent quitter le pays d’ici le 31 décembre, date butoir pour un retrait complet.

C'est le cas de la base de Fort Hood au Texas, où débarquent ces soldats des avions en provenance d’Irak.

Retour au bercail et à temps pour les fêtes de Noel et du Nouvel An. C’est un accueil triomphal auquel a droit le major Mike Williams : '’C'est vraiment fabuleux de vivre de tels moments, c’est le bonheur total pour moi.’’

Le major Williams est l’un des dizaines de milliers de soldats à quitter l'Irak après la décision du président Obama de faire rentrer les troupes d’ici à la fin de l’année.

Mais le bilan est lourd : plus de quatre mille soldats américains tués au cours des huit années passées sur le sol irakien.

Ca sent le biscuit de Noël qui sort tout juste du four. Le major Williams est bien chez lui à la maison. Ses enfants lui sautent au cou et lui font des câlins, ravis de le retrouver...

Son épouse, Royann, s’était retrouvée seule avec les enfants pendant un bon bout de temps. Même si elle est incertaine que c’est le bon moment pour les forces américaines de quitter l'Irak, Royann savoure toutefois le retour de son époux.

"C'est merveilleux. On n’arrête pas de sourire et de décorer la maison pour Noël.Nous avons été impatient de le retrouver et c’est vraiment formidable."

Comme Royann, tant d’autres familles de soldats ont souffert et ont fait d’énormes sacrifices au cours de ces huit dernières années. Des souffrances et des sacrifices pour permettre à leurs enfants, selon elles, de vivre dans un monde plus sûr.

"Je préfère que nous combattions les terroristes en terre étrangère. Même si cela voulait dire que mon mari devait y retourner à maintes reprises. Mais bien-sûr j’espère qu’il n’aura pas à le faire encore pour le bien de nos enfants.Si le travail a été bien fait cette fois, alors je pense que ça valait la peine. "

Le major Williams fut en ligne de mire a maintes reprise en Irak. Mais pour lui, c’était pour une bonne cause : se débarrasser de Saddam Hussein et mener cette lutte sans merci contre les réseaux de terroristes comme al-Qaïda. Mais aussi et surtout, éviter d’autres attaques comme celles perpétrées contre les Etats-Unis le 11 septembre 2001.

Le retour au pays signifie également un temps de réinsertion pour ces soldats américains. Tout comme le major Williams, ils se préparent à leur nouveau rôle dans les bases militaires.

"Dans l’immédiat, mon plan est de me réintégrer au sein de ma famille, ensuite retrouver mon unité après les vacances et me remettre en forme comme les autres membres de l’unité, tout cela donc pour être de nouveau fin prêt pour notre métier de soldat."

Parce que bien-sûr le major Williams sait que la guerre contre le terrorisme n'est pas terminée. Sa prochaine mission peut se produire n’importe quand et n’importe où.

Mais en attendant, c’est le bonheur et la paix de l’esprit au sein du foyer de la famille Williams.

Newt Gingrich, nouveau favori chez les Républicains

De gauche a droite, Rick Santorum, Rick Perry, Mitt Romney, Herman Cain, Newt Gingrich, Michele Bachmann

Dans la course à l’investiture du parti pour la présidentielle de 2012 aux États-Unis, les favoris se succèdent au gré des sondages. C’est au tour de l’ancien président de la Chambre des Représentants de briller.

Est-ce simplement la « saveur du mois » ? Ou, est-ce une véritable renaissance pour une campagne qui était au bord de l’implosion, voilà à peine quelques mois ? Il est à court de personnel, de fonds, et le temps presse, mais Newt Gingrich veut exploiter au maximum l’élan retrouvé après les derniers débats des candidats républicains.

L’ancien président de la Chambre basse vient de lancer sa première pub à la télé, moins d’un mois avant le premier vote de la série des primaires. Sur un ton très reaganesque, il offre la perspective d’une renaissance de l’Amérique : « en œuvrant ensemble, nous pouvons et nous allons reconstruire l’Amérique que nous aimons. »

Plusieurs sondages réalisés à l’échelle nationale placent maintenant Newt Gingrich devant l’ancien gouverneur du Massachusetts Mitt Romney et cinq autres rivaux. Dans des états où le vote est prévu tôt en 2012, Gingrich vient également en tête, par exemple dans l’Iowa et en Caroline du Sud.

Mais c’est un pari difficile. Romney continue de faire valoir ses droits, se présentant comme un expert des affaires capable de remettre les Américains au travail.

M. Romney parle de la nécessité d’un retour aux principes qui ont toujours contribué à la grandeur de l’Amérique. C’est pourquoi, dit-il, il est important pour lui de remporter l’investiture du parti républicain. Il dit espérer convaincre assez d’électeurs afin d’accéder à la présidence.

Si Romney devance Gingrich dans le New Hampshire, où la primaire est prévue le 10 janvier, une semaine après les caucus de l’Iowa, l’ancien parlementaire semble lui emboîter le pas avec l’espoir de pouvoir le dépasser.

Le soutien des partisans d’Herman Cain, qui a levé le drapeau blanc samedi, devrait l’y aider.

De l’avis de la directrice des affaires politiques à la chaîne ABC News, Amy Walter, Newt Gingrich est le plus susceptible de bénéficier du retrait du candidat noir parce que « Herman Cain l’apprécie et dira probablement de bonnes choses à son sujet ».

Néanmoins, la course à l’investiture républicaine demeure imprévisible, selon l’analyste politique Stuart Rothenberg.

Rappelant la performance éphémère d’autres candidats dans les sondages, M. Rothenberg suggère que l’avance de Newt Gingrich pourrait aussi s’évaporer.

Attendons voir.

Etats-Unis: Herman Cain suspend sa campagne pour l’investiture du Parti républicain

Herman Cain à Dayton, dans l'Ohio, en novembre 2011.

Herman Cain s’était propulsé en tête des candidats républicains en septembre et octobre, mais a vu sa cote dégringoler après que plusieurs femmes l’eurent accusé publiquement de harcèlement sexuel. La dernière accusatrice, une femme de Géorgie, affirme avoir entretenu des relations extraconjugales avec Cain pendant 13 ans.

L’homme d’affaires noir Herman Cain, candidat à l’investiture du Parti républicain pour les présidentielles américaines de novembre 2012 a suspendu sa campagne à la suite plusieurs allégations de harcèlement sexuel et d’infidélité. Il a annoncé la nouvelle lors d’une rencontre samedi, à Atlanta, capitale de la Géorgie, son Etat d’origine.

La cérémonie était initialement prévue pour marquer l’inauguration du quartier général de campagne de cet ancien PDG d’une compagnie de pizza.

Herman Cain s’était propulsé en tête des candidats républicains en septembre et octobre, mais a vu sa cote dégringoler après que plusieurs femmes l’eurent accusé publiquement de harcèlement sexuel. La dernière accusatrice, une femme de Géorgie, affirme avoir entretenu des relations extraconjugales avec Cain pendant 13 ans.

Herman Cain et Newt Gingrich lors d'un forum à Des Moines, dans l' Iowa, en novembre 2011
Herman Cain et Newt Gingrich lors d'un forum à Des Moines, dans l' Iowa, en novembre 2011

Herman Cain a rejeté toutes ces allégations, les qualifiant de fausses. Il s’est entretenu hier avec sa femme de cette situation.

En plus de ces allégations, Cain a connu des moments de maladresse lorsqu’il fallait répondre à des questions de politique étrangère, donnant notamment une réponse embrouillée lorsqu’il devait commenter la politique libyenne du président Obama.

Les difficultés de Cain ouvrent la voie à l’ancien président de la Chambre des représentants Newt Gingrich qui devance maintenant l’ancien gouverneur du Massachussetts Mitt Romney dans les sondages.

Les premières élections primaires du parti républicain auront lieu le 3 janvier dans l’Iowa.

VIH/SIDA : Les communautés noires américaines veulent relever le défi

L'une des jeunes volontaires ayant participé à une journée de sensibilisation sur le VIH/SIDA dans les communautés noires aux USA

Aux Etats-Unis, chaque année, les communautés noires américaines organisent une journée spéciale d’information et de sensibilisation sur le VIH/SIDA. Les Afro-Américains représentent environ 13% de la population des E.U, mais ils comptent pour la moitié des nouveaux cas d’infection du virus VIH. C’est une épidémie qui touche pratiquement tout le monde dans les communautés noires, jeunes et vieux.

La NAACP, Association nationale pour l’avancement des gens de couleur, une organisation de défense des droits civiques qui se penche traditionnellement sur les questions légales et d’inégalité raciale, a aujourd’hui un bureau s’occupant du SIDA. Selon la directrice de santé de l’association, Sharon Arline Bradley, un homme noir sur 16 et une femme noire sur 13 attraperont le VIH aux États-Unis.

VIH/SIDA : Les communautés noires américaines veulent relever le défi
VIH/SIDA : Les communautés noires américaines veulent relever le défi

Les causes sont les mêmes que dans les autres groupes ethniques : contacts sexuels non-protégés, partenaires sexuels multiples, partage d’aiguilles pour la consommation intraveineuse des drogues, et le fait de ne pas chercher de l’aide immédiatement après infection.

Il y a aussi beaucoup de gens privés d’accès aux soins de santé, comme le constate le docteur John Ruffin, responsable des questions sanitaires pour les minorités, aux Instituts nationaux américains de la santé.

Durant la journée de sensibilisation sur le SIDA, des jeunes femmes essaient d’informer d’autres jeunes, en les encourageant surtout à se faire examiner. Le résultat n’est pas toujours satisfaisant, disent-elles.

Deux des participantes l’expliquent en ces termes : « Demandez à une femme si elle veut des préservatifs, et elle vous répond que non. Le problème, c’est que la plupart des personnes monogames ignorent si, parfois, leur partenaire ne l’est pas. »

Un ruban rouge géant décore le portique nord de la Maison Blanche à l'occasion de la Journée mondiale du SIDA, le 1er décembre 2011
Un ruban rouge géant décore le portique nord de la Maison Blanche à l'occasion de la Journée mondiale du SIDA, le 1er décembre 2011

Ces jeunes femmes font partie de Metro Teen AIDS, une organisation de santé communautaire. L’une d’elle, Ladera Ellis, nous dit que parmi les noirs américains, il existe un stigmate associé au SIDA et ayant à sa source l’homophobie. Elle croit que les homosexuels sont particulièrement victimes de la stigmatisation. Les gens pensent qu’ils sont à l’origine de la maladie. Il faut, donc, déstigmatiser le SIDA, comme le disent les autorités sanitaires et les activistes communautaires, afin de réduire le taux d’infections du VIH.

Vaincre le SIDA, c’est un pari possible, nous dit Phil Wilson, fondateur du Black AIDS Institute, un groupe de réflexion œuvrant pour éliminer le fléau parmi les noirs américains. Ce qu’il faut, c’est davantage de fonds pour les programmes de test et de prévention parce que quand les gens sont mieux informés, ils sont mieux à même de se protéger.

La secrétaire d'Etat Hillary Clinton entame une visite historique en Birmanie

Hillary Clinton arrive à Naypyidaw, Birmanie, le 30 novembre 2011

La secrétaire d’État américaine Hillary Clinton a entamé une visite historique en Birmanie, devenant ainsi le premier chef de la diplomatie des États-Unis à fouler le sol birman depuis 50 ans.

Mme Clinton est arrivée mercredi 30 novembre 2011 dans la ville de Naypyidaw, promue capitale en 2005 à la place de Rangoon. Elle y tiendra des pourparlers pendant trois jours, y compris un entretien avec le président Thein Sein et le leader du mouvement pro-démocratie Aung San Suu Kyi.

Le président Obama (à g.), debout à côté du président birman Thein Sein, durant une photo de groupe au sommet de l'ASEAN (19 novembre 2011)
Le président Obama (à g.), debout à côté du président birman Thein Sein, durant une photo de groupe au sommet de l'ASEAN (19 novembre 2011)

La secrétaire d’État était précédemment en Corée du Sud, où elle a fait part aux journalistes de son désir de déterminer, personnellement, les intentions de l’actuel gouvernement birman, quant à la poursuite des réformes économiques et politiques. Elle a fait allusion à ce que le président Barack Obama a qualifié, plus tôt ce mois-ci, de « lueurs de progrès » de la part du gouvernement dit « civil » en Birmanie, lequel a été investi cette année, après plus de 40 ans de régime militaire.

Selon le président Obama, Mme Clinton va explorer ce que peuvent faire les États-Unis en vue d’appuyer le progrès déjà effectué dans le domaine des reformes politiques, des droits humains et de la réconciliation nationale en Birmanie.

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