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Cinq soldats tués dans une embuscade djihadiste

La Fama (force armée malienne) patrouille dans le cercle d'Ansongo, région de Gao, au Mali, le 13 mars 2017. (VOA/Kassim Traoré)

Cinq soldats maliens ont été tués mercredi dans le centre du Mali dans une embuscade tendue par des djihadistes qui ont également détruit leur matériel, ont annoncé les Forces armées maliennes.

"Une mission d'escorte des Fama (l'armée malienne) est tombée dans une embuscade entre Boni et Hombori (centre). C'est ce (mercredi) matin 21 août. Les Fama déplorent cinq morts. Du matériel a aussi été détruit", indique l'armée malienne sur son compte Twitter.

L'attaque n'a pas été revendiquée dans l'immédiat.

"Des coups de feu ont été entendus lors de l'embuscade", a indiqué mercredi à l'AFP un élu local. "Les djihadistes (...) ont brûlé au moins deux véhicules militaires. Au moins deux militaires ont été aussi blessés", a indiqué un autre élu local.

Le nord du Mali était tombé en mars-avril 2012 sous la coupe de groupes djihadistes, en grande partie dispersés par une intervention militaire lancée en janvier 2013 à l'initiative de la France et qui se poursuit.

Mais des zones entières échappent au contrôle des forces maliennes, françaises et de l'ONU. Et depuis 2015, ces violences se sont propagées du nord au centre du pays, se mêlant très souvent à des conflits intercommunautaires.

Le chef de l'ONU bientôt en RDCongo pour encourager à lutter contre Ebola

Antonio Guterres Secrétaire général des Nations Unies lors du débat général de la 73ème session de l'Assemblée générale des Nations Unies à New York le 25 septembre 2018.

Le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, se rendra en fin de semaine prochaine en République démocratique du Congo, notamment dans le Kivu (est) pour rencontrer des survivants et des personnels soignants, a annoncé mercredi son porte-parole.

Antonio Guterres est attendu samedi 31 août dans cette province congolaise au terme d'un voyage qui l'aura conduit au préalable en France pour un sommet du G7 et au Japon pour une conférence sur le développement en Afrique, a précisé Stéphane Dujarric, lors de son point de presse quotidien.

Cette visite en RDC, initialement envisagée à l'été 2018, avait été repoussée à plusieurs reprises pour diverses raisons.

Son déplacement dans ce pays durera trois jours avec une première visite dans la province du Nord Kivu "pour mobiliser davantage de moyens face à l'épidémie d'Ebola", a indiqué le porte-parole. Il rencontrera des survivants et des personnels soignants dans un centre de traitement contre la maladie.

Dans l'est congolais, il étudiera aussi l'application du mandat de la force de Casques bleus pour protéger les civils et aider les autorités à consolider la stabilité dans le pays, a-t-il ajouté.

Antonio Guterres verra ensuite à Kinshasa le président congolais Félix Tshisekedi et d'autres responsables gouvernementaux, des membres de l'opposition et des représentants de la société civile.

Depuis une année, la RDC lutte contre la dixième épidémie d'Ebola sur son sol. La maladie qui se transmet par contact humain direct a déjà tué plus de 1.930 personnes. L'Organisation mondiale de la santé (OMS) l'a élevée au rang d'urgence sanitaire mondiale.

Les migrants de l'Open Arms en attente à Lampedusa

La survivante du naufrage, une Camerounaise de 40 ans prénommée Josepha, avait été retrouvée en hypothermie avec une autre femme et un petit garçon morts depuis peu sur les restes d'un canot pneumatique au large de la Libye lors d’une opération de Proacti

Les migrants recueillis en Méditerranée par le navire humanitaire Open Arms reprennent leurs esprits à Lampedusa, dans le sud de l'Italie, où ils ont pu débarquer dans la nuit de mardi à mercredi.

Les 147 occupants du bateau ont rejoint d'autres migrants dans le centre d'accueil situé au coeur de cette petite île sicilienne et conçu pour accueillir moins de cent personnes en attente d'un éventuel transfert vers d'autres installations.

Certains ont dormi dehors, dans une chaleur étouffante, a dit à l'AFP une source au sein de ce centre.

Après une inspection en compagnie de policiers et de deux médecins, le procureur d'Agrigente, Luigi Patronaggio, a décidé mardi que les rescapés devaient débarquer sur cette île très touristique située entre l'Italie et la Tunisie.

Le navire de l'Open Arms, de l'organisation humanitaire espagnole du même nom, a appareillé dans la nuit et a accosté mercredi midi dans le port sicilien de Porto Empedocle, où il est mis sous séquestre par le procureur d'Agrigente, selon une porte-parole de l'association. Son commandant est resté à son bord tandis que la plupart des membres de l'équipage, soulagés mais épuisés, sont repartis dans la journée.

Mardi, l'annonce du débarquement avait suscité des explosions de joie sur l'Open Arms. Après en être descendus un à un, parfois en boitant, et avoir subi un bref contrôle médical, les migrants avaient été conduits au centre d'accueil dans des camionnettes.

"C'est une victoire parce que les institutions italiennes ont finalement décidé de respecter ces personnes", a déclaré à l'AFP le responsable italien d'Open Arms, Riccardo Gatti. "Mais c'est surtout une honte parce qu'on les a laissés en mer pendant près de 20 jours, alors que leur détresse était connue".

- Envoi d'une délégation française -

Paris a annoncé mercredi l'envoi en Italie d'une délégation de l'Office français de protection des réfugiés (Ofpra) pour étudier la situation de "la quarantaine" de migrants de l'Open Arms qu'elle s'est engagée à accueillir.

Les personnes secourues présentes à bord de ce navire s'étaient vu refuser par les autorités italiennes l'accès à Lampedusa, bien que six pays européens (France, Allemagne, Luxembourg, Portugal, Roumanie et Espagne) se soient engagés à les accueillir.

Certains ont passé 19 jours à son bord, égalant ainsi le record des migrants recueillis par le SeaWatch3 fin décembre avant leur débarquement à Malte le 9 janvier dernier.

Face au refus du ministre italien de l'Intérieur sortant Matteo Salvini de les laisser descendre à terre, Madrid a fini mardi par envoyer un bâtiment de guerre vers Lampedusa pour y prendre directement en charge des migrants et les emmener à Majorque, à environ mille kilomètres de la Sicile.

Ce navire est parti à 18H30 (16H30 GMT) de la base de Rota (sud) pour un voyage de trois jours vers Lampedusa.

- L'Ocean Viking encore en mer -

Le procureur italien a pris la décision de mettre préventivement sous séquestre l'Open Arms, dans le cadre d'une enquête contre X pour séquestration de personnes, omission et refus d'actes officiels. Matteo Salvini a affirmé, sur Facebook, qu'elle le visait directement.

Il ne reste plus qu'un bateau humanitaire, l'Ocean Viking, capable d'aller secourir les embarcations de fortune qui s'élancent régulièrement à partir des côtes libyennes, avec des migrants à leur bord.

L'Ocean Viking, affrété par les ONG SOS Méditerranée et Médecins sans frontières, cherche-lui aussi à débarquer dans un port sûr 356 migrants.

Il se trouve dans le canal de Sicile entre Malte et Lampedusa. Interdit par les autorités maltaises au dernier moment de se ravitailler, à l'aller, en eau et en carburant, il est contraint d'économiser ces ressources. L'homme fort du gouvernement italien sortant Matteo Salvini lui avait interdit d'approcher des côtes de son pays.

Faute de consensus européen pour accueillir les migrants secourus par les navires d'ONG, leur sort fait régulièrement l'objet de longues et difficiles négociations entre Etats.

"Ces situations nous rappellent avec acuité l'importance d'avoir un mécanisme de gestion des questions migratoires qui se fasse à l'échelle européenne parce que sans cela ces situations se répèteront et ne sont évidemment pas acceptables pour les migrants" qui tentent des traversées de la Méditerranée, a souligné la porte-parole du gouvernement français, Sibeth Ndiaye.

Trois assaillants tués dans l'attaque d'une gendarmerie dans le Nord

Arrestation de militaire au Tchad (VOA/André Kodmadjingar)

Trois personnes ont été tuées lundi en essayant d'attaquer une gendarmerie à Bardaï, dans le nord du Tchad, où l'état d'urgence venait d'être déclaré, ont affirmé mercredi à l'AFP deux sources militaires, dont un haut responsable de l'état-major des armées.

"Un soldat a tué son chef avant de fuir pour se réfugier à la brigade de gendarmerie", a expliqué ce dernier. La famille du militaire tué a tenté d'attaquer la brigade pour se venger, provoquant une riposte des gendarmes qui a fait trois morts et quatre blessés graves, a-t-il détaillé, une information confirmée par une autre source militaire.

L'état d'urgence avait été déclaré dimanche par le président Idriss Déby Itno dans deux régions de l'Est, le Sila et l'Ouaddaï, où des combats intercommunautaires ont fait plus de 50 morts mi-août, mais également dans le Tibesti, à l'extrême nord du pays, à la frontière avec la Libye, et dont Bardaï est le chef-lieu.

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