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Dernier jour de campagne avant les élections présidentielles

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Le principal candidat d'opposition mauritanien convaincu d'une volonté d'alternance

L'ancien Premier ministre et candidat à l'élection présidentielle de juin 2019, Sidi Mohamed Ould Boubacar, à Nouakchott, le 30 mars 2019.

Le principal candidat d'opposition à l'élection présidentielle en Mauritanie, Sidi Mohamed Ould Boubacar, a affirmé que la majorité de la population voulait "tourner la page" des 10 ans de pouvoir de Mohamed Ould Abdel Aziz, accusé de "s'immiscer" dans la campagne.

Au dernier jour de campagne jeudi, avant le premier tour de l'élection qui met aux prises samedi six candidats, dont Mohamed Ould Cheikh Mohamed Ahmed, dit Ould Ghazouani, compagnon d'armes et dauphin du président sortant, Nouakchott, la capitale, était pavoisée pour quelque heures encore des tentes électorales dressées par leurs partisans.

"Le message que les Mauritaniens ont donné à travers ces regroupements électoraux, c'est que la majorité a envie de tourner la page de ces 10 dernières années", a déclaré M. Ould Boubacar, deux fois Premier ministre, en 1992-1996, puis chef de l'exécutif de transition (2005-2007).

Ce candidat indépendant soutenu par une large coalition comprenant le parti islamiste Tewassoul, principale formation d'opposition, ainsi que par le puissant homme d'affaires Mohamed Ould Bouamatou, s'exprimait à son retour d'une tournée à travers le pays.

"Les Mauritaniens qui viennent aux meetings des candidats de l'opposition, y compris les miens, sont des Mauritaniens qui viennent exprimer librement leur engagement. Mieux: ce sont des Mauritaniens qui bravent le danger, qui ont dit non aux pressions de toutes sortes", a-t-il affirmé.

Dans le camp du pouvoir, "ce sont des Mauritaniens qui sont poussés par des hommes d'affaires, eux-mêmes sous l'emprise ou l'épée de Damoclès du fisc, et des fonctionnaires qui poussent les leurs parce qu'ils ont peur d'être limogés...", a-t-il ajouté.

M. Ould Boubacar a accusé le président sortant de "s'immiscer" dans la campagne par ses déclarations publiques, y voyant le signe d'un risque de fraude de la part du pouvoir.

"Un chef de l'Etat en exercice n'a pas à intervenir aussi ostensiblement dans une campagne. Il intervient plus que le candidat qu'il prétend soutenir", a-t-il estimé.

Il a qualifié de "catastrophique" la situation économique du pays, l'imputant à la gestion de M. Ould Abdel Aziz.

"Malgré des ressources extrêmement importantes ces dernières années, du fait du boom minier, les prix du fer, les prix de l'or, ont augmenté au cours de cette décennie mais les Mauritaniens n'en ont pas profité", a-t-il dit.

Sous le régime actuel, "les règles de la concurrence ne sont pas respectées, les marchés sont attribués sur des critères non transparents", a-t-il ajouté.

Las, démoralisés, effrayés : les immenses difficultés des soldats nigérians qui affrontent Iswap

Des soldats se tiennent à un poste de contrôle devant un drapeau de Boko Haram dans la ville nigériane de Damasak (Nigéria), le 18 mars 2015.

Ils sont soldats ou miliciens, tous postés dans le nord-est du Nigeria et engagés dans la lutte contre les jihadistes de Boko Haram et de l'Iswap (Etat islamique en Afrique de l'Ouest, une émanation de Boko Haram qui a prêté allégeance à l'EI).

Ils sont tous confrontés à la même peur, aux mêmes défaillances, au même abandon parfois dans leur face-à-face avec les combattants islamistes, qui ont tué une cinquantaine de leurs collègues pour le seul mois de juin, des centaines depuis les douze derniers mois.

Voici leurs témoignages, sous condition d'anonymat:

Soldat T., 21 ans

"Les troupes sont démoralisées. Notre moral a été affaibli. Parfois, les hommes fuient quand les terroristes donnent l'assaut, sans même résister.

Les soldats ne sont pas équipés correctement pour combattre les terroristes. Oui, on leur a donné de nouveaux fusils d'assaut. Mais il faut plus qu'un fusil pour affronter - et vaincre - un groupe terroriste comme Iswap.

La majorité des armes lourdes que l'on utilise, comme les chars, sont vieilles, ne marchent pas bien. On leur a juste remis un coup de peinture. Elles se grippent, lâchent ou surchauffent au milieu des combats quand les terroristes attaquent les bases militaires. Nos soldats n'ont alors plus d'autre choix que d'abandonner la base et de fuir.

Cette désertion conforte les terroristes qui y voient un signe de lâcheté. Ca les encourage à continuer les attaques, comme ils savent qu'ils ne rencontreront probablement pas beaucoup de résistance".

Soldat N., 36 ans

"Il y a un manque de coordination entre les troupes au sol et l'armée de l'air. Le soutien aérien ne vient presque jamais quand les soldats sont attaqués. Ca donne un avantage aux terroristes qui attaquent en nombre et avec de l'artillerie lourde.

Tant que la stratégie militaire ne change pas, il y a peu de chance de voir un progrès dans cette guerre contre les ennemis de l'humanité.

Notre stratégie est majoritairement défensive, pas offensive. Les soldats sont confinés dans des bases fortifiées entourées de tranchées et de mines. Ils ne montent presque jamais au combat contre les terroristes, ils attendent que les terroristes les attaquent pour ensuite essayer de le repousser.

Les soldats obéissent aux ordres de leurs supérieurs. Ils ne peuvent quitter la base et lancer des opérations sans ordre.

Nous avons perdu énormément de matériel létal aux mains de ces terroristes, qu'ils utilisent maintenant pour nous combattre".

Officier R., 32 ans

"Les soldats hésitent parfois à donner leur maximum dans la lutte contre les terroristes de Boko Haram, parce qu'ils ont peur de se faire tuer ou blesser. Ils ont vu comment leurs collègues blessés ont été laissés de côté et comment les familles de ceux morts au combat ont été abandonnées, sans pension.

Ca décourage certains de se battre, parce qu'ils ne veulent pas finir comme leurs collègues malchanceux.

Nos supérieurs se fichent de nos salaires et en général ou nous en doit en retard. Beaucoup d'entre nous sont las de la guerre. Nous avons été en zone de guerre trop longtemps, nous sommes fatigués. Nous avons perdu l'envie de nous battre. C'est ça la vérité".

Un milicien qui combat Iswap dans la zone du lac Tchad

"L'Iswap n'a pas été vaincu, mais repoussé. Forcé de se retirer sur les îles du lac Tchad. Aucun de leur grand chef n'a été arrêté et aucune de leur base capturée. L'Iswap a le contrôle total du lac Tchad. Pas un centimètre n'est aux mains du Nigeria.

Duguri, leur principal bastion, où se trouve leur chef, est intact. Leurs camps à Marte, Kukawa et Ngala (nord-est), où résident la majorité de leurs commandants, n'ont pas été détruits. Ils pensent qu'ils sont plus forts que l'armée et n'envisagent ni trêve ni reddition.

Ils multiplient leurs attaques contre les soldats depuis que les forces tchadiennes se sont déployées du côté nigérian du lac Tchad.

Quant à la faction de (Abubakar) Shekau (chef historique de Boko Haram), ils ont bien été affaiblis et Shekau a des problèmes de santé.

L'armée de l'air a récemment mené des raids contre la forêt de Sambisa, où la faction de Shekau vit. L'attaque de Konduga (dans laquelle au moins 30 personnes sont mortes) est probablement une vengeance. Une tentative désespérée de frapper en représailles".

Le procès du fils de l'ancien président Zuma se poursuit à Johannesburg

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18 combattants du groupe EI tués lors d'une opération Niger-France-USA

Les forces de l’armée française de l’opération anti-terroriste Barkhane, à Niamey, Niger, 31 juillet 2017.

Dix-huit "terroristes" du groupe Etat islamique dans le Grand Sahara (EIGS) ont été tués lors d'une opération conjointe des forces armées nigériennes, françaises et américaines menée du 8 au 18 juin dans l'ouest du Niger, près du Mali, a annoncé jeudi le gouvernement du Niger.

"Une importante opération militaire conjointe dénommée ACONIT réunissant les forces armées nigériennes (FAN) et la force (française) Barkhane avec le soutien des partenaires américains a été conduite du 8 au 18 juin (...). Le bilan est, côté ennemi: 18 terroristes neutralisés, 5 terroristes, dont trois Nigériens, faits prisonniers", selon un communiqué du ministère nigérien de la Défense.

"Aucune perte humaine ou matériel n'est déplorée" du côté des forces armées nigériennes, assure le texte.

L'opération s'est déroulée "dans la région frontalière nord de Tongo Tongo où sévit une bande terroriste de l'EIGS impliquée dans l'embuscade du 14 mai 2019", a-t-on ajouté de même source.


Le 14 mai 2019, 28 soldats nigériens avaient été tués près de Tongo Tongo. L'EIGS avait revendiqué cette embuscade survenu à Balley Béri dans la zone de Tongo Tongo.

"D'importants matériels ont été récupérés, dont du matériel des Forces armées nigériennes emportés (par les assaillants) suite à l'embuscade meurtrière du 14 mai", souligne le texte.

En octobre 2017, l'EIGS avait également revendiqué un raid qui avait coûté la vie à quatre soldats américains et cinq militaires nigériens dans la même zone de Tongo Tongo, située dans la région de Tillabéri (ouest), à une vingtaine de kilomètres de la frontière avec le Mali.

Le 8 juin, un véhicule de l'armée américaine avait sauté sur un engin explosif, sans faire de victime, près de la ville d'Ouallam, à une centaine de kilomètres de Niamey, qui abrite un important camp d'entraînement de l'armée nigérienne où sont notamment formés les soldats qui participent à la Mission de l'ONU au Mali (Minusma).

L'annonce de cette opération intervient au surlendemain d'une attaque inédite aux portes de Niamey qui a coûté la vie à deux policiers, à une quinzaine de jours du sommet de l'Union africaine qui réunira des dizaines de chefs d'Etat dans la capitale nigérienne.

"Ils (les assaillants) sont dans une logique de communication avant le sommet. Il y aura des milliers d'hommes sur le terrain. Je ne suis pas inquiet en vue du sommet", avait précisé mercredi à l'AFP le ministre de l'Intérieur, Mohamed Bazoum.

Le 25 mai, un millier de personnes avaient manifesté à Niamey contre les forces étrangères dans le pays.

Les Etats-Unis disposent d'une importante base de drones à Agadez (nord) qui leur donne une plateforme de surveillance de premier plan. Le Niger a récemment autorisé les Américains à armer leurs drones.

Au Niger, la France possède aussi une base sur l'aéroport de Niamey à partir de laquelle des avions de chasse et des drones opèrent. Dans le cadre de l'opération antijihadiste Barkhane, les forces françaises disposent également d'une base à Madama, dans le Nord.

Le Niger - comme ses voisins sahéliens, le Mali et le Burkina - fait face à des attaques récurrentes des groupes jhadistes dans l'Ouest. Le Niger est aussi confronté aux raids du groupe islamiste nigérian Boko Haram dans le sud-est.

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