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Après un incendie, Biya donne 50.000 euros en espèces aux victimes

Paul Biya à New York le 22 septembre 2016.

Le président camerounais Paul Biya a fait un "don en espèces" de 32,5 millions de francs CFA, 50.000 euros, aux commerçants d'un marché à Douala ravagé par un incendie en février, a indiqué vendredi la télévision d'Etat.

"Le Chef de l'Etat, S.E Paul Biya, offre 32,5 millions Fcfa aux commerçants du Marché Congo à Douala, dont les boutiques ont été ravagées par un incendie le 24 février dernier", a indiqué la Cameroon Radio Television, CRTV, sur les réseaux sociaux.

"Le don en espèces a été remis aux bénéficiaires par (le ministre de l'Admnistration territoriale), Paul Atanga Nji", continue la CRTV sur Twitter.

Au Cameroun, où Paul Biya, 86 ans, est président depuis 36 ans, les dons présidentiels sont courants.

Début février, le ministre Atanga Nji avait déjà remis des dons matériels -motos, nourriture- du chef l'Etat aux populations de l'Adamaoua (nord) meurtries par des attaques de bandits.

En 2016, Paul Biya avait promis d'offrir 500.000 ordinateurs aux étudiants des universités d'Etat et privées du Cameroun.

Ces "ordinateurs PB", pour Paul Biya, avaient été fabriqués en Chine grâce notamment à un prêt d'une banque chinoise à l'Etat camerounais.

Leur livraison a duré jusqu'en 2018, année électorale, et certains observateurs politiques y ont vu une opération de "séduction de l'électorat".

Fin septembre, quelques semaines avant le scrutin présidentiel du 7 octobre à l'issue duquel Paul Biya a été réélu pour un septième mandat consécutif, le chef de l'Etat avait offert pour 100 millions de francs (environ 150.000 euros) d'équipement sportif à la ville de Yaoundé.

Depuis 1982, Paul Biya règne en maître absolu au Cameroun, où il a tout verrouillé pour assurer son maintien au pouvoir, s'appuyant sur l'administration et sur le Rassemblement démocratique du peuple camerounais (RDPC), qu'il a créé en 1985.

Fespaco: pétition contre la série "Le Trône" après une agression contre une femme

Nadège Beausson Diagne (g), Azata Soro et la militante et cinéaste camerounaise Pascale Obolo au Fespaco à Ouagadougou le 28 février 2019.

Une pétition a été mise en ligne jeudi soir contre la série "Le Trône", en compétition au Fespaco de Ouagadougou, et dont le réalisateur a été condamné par la justice pour avoir agressé et défiguré une de ses assistantes sur le tournage.

Lancée par les collectifs de femmes "Cinéastes non-alignées" et "Noire n'est pas mon métier", la pétition intitulée "Détrôner le Trône" appelle à ce que la série télévisée, réalisée par le cinéaste burkinabè Tahirou Tasséré Ouedraogo, soit "exclue de la compétition" du 26e Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou (Fespaco).

"Pour des raisons éthiques, il est inadmissible que ce film ait été sélectionné par le Fespaco dans le cadre du cinquantenaire du festival", écrivent les auteures de la pétition.

Elle appellent "la direction du Festival et l'ensemble de la profession" à marquer "par un geste fort et solidaire le soutien contre les violences, le harcèlement et les abus sexuels subis par les femmes dans l'industrie du cinéma africain".

Comédienne et réalisatrice burkinabè de 32 ans, Azata Soro a témoigné au Fespaco sur son agression en 2017, lors du tournage de la série, par Tahirou Tasséré Ouedraogo (frère du grand cinéaste Idrissa Ouedraogo décédé l'an dernier), qui lui a lacéré le visage avec un tesson de bouteille. Elle reste aujourd'hui avec le visage balafré.

- #Memepaspeur -

Inspirées par le mouvement #MeToo, Mme Soro et l'actrice française Nadège Beausson-Diagne ont témoigné devant les médias sur le harcèlement sexuel et les agressions dont elles ont été victimes lors de productions africaines.

Sur le modèle de #MeToo et #Balancetonporc, un nouveau mouvement a été lancé, #Memepaspeur, pour "libérer la parole des femmes" en Afrique, selon Nadège Beausson-Diagne, populaire pour ses rôles dans la série "Plus belle la vie" et le film "Bienvenue chez les Ch'tis".

Le directeur d'Orange Studio David Kessler a expliqué vendredi avoir "coproduit" la série "Le Trône", "bien avant que l'incident (de l'agression d'Azata Soro) n'éclate", et avoir ensuite "été mis au courant tardivement de l'incident".

Après le procès, "nous avons demandé au réalisateur (Tassirou Ouedraogo) d'appliquer le jugement dans tous ses aspects et d'indemniser la victime". "Sinon on ne pourra plus jamais travailler avec lui", a indiqué M. Kessler, précisant qu'Orange Studio n'est pas prêt à produire la saison 2 que veut tourner le réalisateur.

Au procès, M. Ouedraogo avait reconnu les faits, demandé pardon et été condamné à une peine de prison avec sursis et à des dommages et intérêts. Il n'a jamais versé de dommages et intérêts à Mme Soro, selon elle.

La directrice adjointe des programmes de TV5 Monde Marjorie Vella a indiqué que la chaîne internationale francophone, qui avait préacheté la série "Le Trône", ne la diffuserait pas.

"On a préacheté le projet bien avant l'incident". "La cause des femmes est très chère à TV5 Monde". "Je ne pense pas qu'on va la diffuser, du moins dans l'immédiat, tant que le jugement n'aura pas été appliqué", a déclaré Mme Vella, en référence au paiement des dommages et intérêts qui permettrait à Mme Soro de faire une chirurgie esthétique réparatrice.

La polémique enfle depuis le début du festival sur la place des femmes dans le cinéma africain, aucune femme n'ayant reçu l'Etalon d'Or de Yennenga en 50 ans de festival, et des témoignages commençant à émerger sur les abus sexuels dont elles sont victimes dans le milieu.

Prévue jeudi après-midi, la cérémonie de remise des prix du Fespaco pour les séries télé a été reportée à samedi, sans explication.

Un policier tué dans l'attaque d'un dépôt de coltan dans l'Est de la RDC

Vue intérieure d'une mine artisanale près de Goma, dans l'Est de la RDC (Archives)

Un policier a été tué et deux grièvement blessés dans la nuit de jeudi à vendredi dans l'attaque d'un dépôt de coltan et de cassitérite de la plus importante société minière opérant au Nord-Kivu, dans l'est de la République démocratique du Congo, selon un communiqué de cette entreprise.

"La société minière de Bisunzu (SMB) a le regret d'informer l'opinion tant nationale qu'internationale que dans la nuit de jeudi à vendredi son dépôt près de Rukaza (Masisi, Nord-Kivu) a été la cible d'une attaque armée", écrit-elle.

Les assaillants "ont ouvert le feu sur la police des mines et la garde industrielle faisant un bilan de trois victimes: un policier tué et deux autres gravement blessés", poursuit le communiqué.

"L'attaque a été repoussée sans que les assaillants parviennent à s'emparer des minerais", indique le communiqué.

"Une enquête est en cours pour retrouver ces assaillants", a déclaré à l'AFP Cosmas Kangakolo, administrateur du territoire de Masisi.

La SMB exploite du coltan et de la cassitérite dans la localité de Rubaya dans le territoire de Masisi, à 45 km au nord-ouest de Goma, le chef-lieu du Nord-Kivu (est).

Le coltan est un élément important dans la fabrication des téléphones portables et des ordinateurs.

L'entreprise revendique en plus "l'encadrement de 4.000 exploitants artisanaux" de cette région troublée par la présence de groupes armés actifs depuis plus de deux décennies, selon Ben Mwanga Chuchu, son directeur.

Mi-janvier, cette société avait quitté le système de traçabilité mise en place dans le cadre de la loi américaine Dodd Frank contre les minerais ayant un lien avec les conflits, le travail des enfants ou toute autre forme de violation des droits de l'homme.

Gros plan sur Tibiri Koura, Chef Opérateur de prise de vue

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LMA TV Sports du 1 mars 2019

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