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Abdelaziz Bouteflika brigue un 5e mandat

Le président algérien Abdelaziz Bouteflika dans un bureau de vote à Alger le 23 novembre 2017.

Le président algérien a annoncé qu'il sera candidat à la présidentielle du 18 avril pour un cinquième mandat, malgré des problèmes de santé qui l'ont considérablement affaibli.

Le chef de l'Etat algérien, 81 ans, au pouvoir depuis deux décennies, a annoncé dimanche cette candidature dans un "message à la Nation" diffusé par l'agence officielle APS.

A moins d'un mois de la clôture officielle des candidatures, le 3 mars à minuit (23H00), cette annonce met fin à d'interminables spéculations, entretenues par le silence de M. Bouteflika sur ses intentions, malgré les appels insistants de son camp depuis avril dernier à ce qu'il se représente.

Cette candidature semblait toutefois acquise depuis une semaine, l'Alliance présidentielle, coalition des quatre partis qui le soutiennent, ayant désigné le 2 février M. Bouteflika comme leur candidat.

Samedi, son propre parti, le Front de libération nationale (FLN, ex-parti unique), membre de l'Alliance avait organisé un grand rassemblement de soutien au chef de l'Etat.

Cloué dans un fauteuil roulant par un accident vasculaire cérébral (AVC) depuis 2013, le président Bouteflika n'apparaît plus que rarement en public -la dernière fois le 1er novembre 2018- et ne s'exprime plus publiquement.

En 2014, c'est son Premier ministre Abdelmalek Sellal qui avait annoncé la candidature du président sortant.

Dans son "message à la Nation" diffusé dimanche par l'APS, M. Bouteflika, en annonçant sa candidature, devance les critiques sur son état de santé, qui selon certains de ses opposants, le rend inapte à gouverner.

- "Forces physiques" -

"Bien sûr, je n'ai plus les mêmes forces physiques qu'avant, chose que je n'ai jamais occultée à notre peuple", écrit le chef de l'Etat, "mais la volonté inébranlable de servir la Patrie ne m'a jamais quitté et elle me permet de transcender les contraintes liées aux ennuis de santé auxquels chacun peut être un jour confronté".

Il désamorce également les critiques de ceux qui l'accusent de vouloir accaparer, à son profit ou celui de son clan, le pouvoir, en promettant, s'il est élu, la convocation d'une "Conférence nationale" regroupant "toutes les forces politiques, économiques et sociales de la Nation".

Cette conférence sera chargée de faire émerger un "consensus sur les réformes et les changements" que devra engager l'Algérie, indique M. Bouteflika, qui précise toutefois que c'est lui qui s'occupera de la concrétisation des conclusions de la conférence.

Parmi les thèmes qui seront abordés figurent, entre autres, "une présence plus forte des jeunes" au sein des institutions politiques, la volonté de "vaincre le fléau de la bureaucratie", la "mise en place de mécanismes de démocratie participative", ou encore réformes économiques "sans dogmatisme aucun".

Dans le même temps, Abdelmalek Sellal a été nommé directeur de campagne de M. Bouteflika, dont il a déjà dirigé les trois précédentes campagnes présidentielles (2004, 2009 et 2014).

"Le candidat vient avec un projet fort et nouveau pour poursuivre ses réalisations au bénéfice des Algériens avec de nouvelles réformes politiques et économiques", a déclaré M. Sellal, à la télévision privée Ennahar.

Pour l'heure, seuls Abderrazak Makri, chef du Mouvement de la société pour la paix (MSP),principal parti islamiste algérien, et le général à la retraite Ali Ghediri, pourfendeur du pouvoir et jusqu'ici inconnu du public algérien, ont annoncé leur intention de se porter candidat le 18 avril.

Le principal adversaire de M. Bouteflika en 2004 et 2014, son ancien Premier ministre Ali Benflis n'a pas encore annoncé s'il se présenterait.

Nigéria: Quand musique, politique et jeunesse font bon ménage

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L’armée accusée d’avoir "abattu" des civils, le gouvernement nie

Des soldats burkinabè lors d'une parade militaire, à Ouagadougou, le 4 janvier 2017.

L’armée du Burkina Faso est accusée d'avoir tué, au milieu de la nuit du 3 au 4 février, 57 civils dans quatre villages du nord du pays, selon des témoignages. Les autorités du pays nient énergiquement ces accusations.

"Dans la nuit du 3 au 4 février (…) l’armée régulière est arrivée autour de 23 heures et au même moment les téléphones ont été coupés", allègue Abdourahmane Barry, un habitant du village de Banh joint par VOA Afrique.

Il a expliqué que c’est entre 2hr et 4hr du matin que des membres de l’armée régulière sont arrivés à Banh. Ils sont "passés de porte à porte et tous ceux qui étaient sortis étaient systématiquement abattus sans contrôle d’identité ni demande d’identification", a-t-il ajouté. Selon lui, la même opération a eu lieu dans plusieurs autres villages.

"Quand vous prenez Banh, où il y a eu 14 tués, Tadawal, un autre village, 15 morts, Soummana, 12. Et vous avez Tana où il y a eu 13 tués. Missi, deux. Donc, nous avons au total 57 morts".

Abdourahmane Barry accuse l'armée d'exécuter les civils
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Lundi, dans un communiqué, l’état-major de l’armée burkinabè avait indiqué avoir "neutralisé" 146 djihadistes dans une opération terrestre et aérienne.

"Aucun avion n’a survolé ce territoire", a affirmé Abdourahmane Barry. "Ils ont été bel et bien abattus chez eux, à l’intérieur de leur maison. Ils tapent à la porte, le monsieur sort et une balle dans la tête et c’est terminé. Et je pense que les enquêteurs viendront confirmer ce que je suis en train de vous dire", poursuit-il.

Le gouvernement a rejeté catégoriquement ces allégations. "Notre armée a fait son job. Si jamais il s’avère que dans ce job il y a eu des manquements, il y aura nécessairement un rattrapage", a réagi sur VOA Afrique Remis Dandjinou, le ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement.

Remis Dandjinou défend le "professionnalisme" de l'armée burkinabé
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"Je pense qu’on ne peut pas se contenter de témoignages dans une situation où vous avez des populations qui s’opposent les unes aux autres. On ne peut pas se contenter de témoignages et tirer sur la probité et l’intégrité d’une armée".

Le porte-parole du gouvernement a insisté sur le professionnalisme de l’armée burkinabè. "Je rappelle que notre armée est une armée qui respecte les règles d’engagement, qui mesure la force qu’elle utilise. Et c’est une armée aussi qui a une inspection générale qui vérifie les opérations qui sont en cours.

Pour lui, ceux qui se plaignent devraient plutôt saisir la justice.

"Les personnes qui se sentent atteintes, si elles ont des preuves, qu’elles les portent devant la justice burkinabè. Vous savez, c'est l’une des justices en Afrique de l’Ouest qui fonctionne le mieux ", a dit le ministre. Pour le moment il n’y a eu aucune arrestation depuis que des milices armées de l’ethnie Mossi ont tué 49 personnes à Yirgou selon le gouvernement et 210, selon une ONG locale. Les victimes sont toutes des membres de la communauté peul (Fulani).

"Actuellement les gens sont en train de se cacher dans la nature parce qu’ils ne savent pas si les soldats vont revenir", confie Abdourahmane Barry. Selon lui, la communauté peul a déjà réuni les preuves et compte saisir lundi le procureur de Ouahigouya (Nord).

"Nous avons soutenu l’armée, nous avons soutenu les autorités. Voilà pourquoi la zone de Banh a été sécurisée. Cela, depuis plus de 12 mois et la présence du détachement peut confirmer ce que je vous dis".

Les dernières nouvelles fournies par Abdourahmane Barry quelques heures après cet entretien, portent le bilan à au moins 70 morts.

Remis Dandjinou défend le "professionnalisme" de l'armée burkinabé

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Abdourahmane Barry accuse l'armée d'exécuter les civils

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