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Afrique

Un général de brigade de l’armée révoqué pour détournement des fonds

Félix Tshisekedi, le nouveau président congolais, est suivi par son officier d'ordonnance, lors de son investiture, à Kinshasa, le 24 janvier 2019.

Le général de brigade Salumu Mbilika, conseiller chargé du génie à l’inspection générale des FARDC (Forces armées de la RDC), est révoqué de l’armée pour détournement des fonds, indiquent une lettre du ministre congolais de la Défense au concerné.

Dans le courrier, le ministre Crispin Atama Tabe cite une ordonnance présidentielle du 28 décembre lui intimant l’ordre de révoquer le haut-officier.

"Le contenu du rapport d’inspection sur l’utilisation de fonds destinés à la réhabilitation des bases militaires de Kamina et de Kitona dont vous aviez la responsabilité en qualité de commandant du corps de génie a révélé des manquements graves dans votre chef," précise la lettre dont VOA Afrique a vu une copie.

Lesquels manquements ont, souligne le document, "grandement préjudicié les forces armées".

L’autorité de tutelle de la Défense congolaise termine la lettre en reconnaissant les services rendus par le haut officier et lui souhaite bonne chance pour "sa future carrière en dehors des Forces armées de la RDC".

Aucune poursuite judiciaire n’est envisagée, à en croire le document.

L'ordonnance date du temps du président Joseph Kabila.

Félix Tshisekedi, le 5e président de la RDC, a pris son fauteuil le 24 janvier lors de son investiture une semaine plutôt indiqué qu’il faisait de la lutte contre la corruption un des piliers de sa politique.

Le ministre des Finances remplacé au Niger

Hassoumi Massaoudou alors ministre de l'Intérieur au Niger, 18 février 2016.

Le ministre des Finances nigérien, Hassoumi Massaoudou, est démis de ses fonctions, selon un remaniement annoncé jeudi soir à la télévision nationale au Niger.

M. Massaoudou est remplacé par Amadou Diop, ancien cadre de la BCEAO (Banque centrale des Etats de l'Afrique de l'Ouest), selon le décret qui ne précise pas le motif de la décision.

La décision est annoncée alors que M. Massaoudou est actuellement en mission officielle à Maradi.

Une frappe américaine tue 24 islamistes shebab en Somalie

La porte-parole du Pentagone Dana White et le lieutenant-général de la Marine Kenneth McKenzie Jr. Lors d’un point de presse à Washington, DC, du 5 avril 2018.

Les forces américaines ont mené une frappe aérienne en Somalie, tuant 24 islamistes du groupe des shebab, ont annoncé jeudi des responsables militaires du Pentagone.

Le bombardement, mercredi, a été effectué près "du lieu d'un campement terroriste" dans la région du Hiran, dans le centre de la Somalie, a indiqué le commandement américain en Afrique dans un communiqué.

Cette frappe s'inscrit dans le cadre d'une mission en cours dans laquelle les forces américaines coopèrent avec l'Union africaine et les forces de sécurité nationale somaliennes pour combattre les islamistes somaliens shebab.

De telles "frappes continuent d'aider nos partenaires à faire des progrès dans leur lutte contre les terroristes transnationaux qui s'opposent à la paix en Somalie et dans la région", a précisé le directeur des opérations du commandement américain en Afrique, le général Gregg Olson.

Le Pentagone a accentué le rythme de ses frappes en Somalie ces dernières années.

Le mois dernier, l'armée américaine a indiqué avoir tué 62 shebab dans six frappes aériennes en Somalie.

Les islamistes somaliens shebab avaient revendiqué l'attaque d'un complexe hôtelier au Kenya ayant fait, mi-janvier, 21 morts et 28 blessés.

Béchir raille l'utilisation des réseaux sociaux par les manifestants

Le président soudanais Omar el-Béchir lors de l’élection présidentielle à Khartoum le 13 avril 2015.

Le chef de l'Etat soudanais Omar el-Béchir a raillé jeudi ses opposants, affirmant qu'un changement de président ne pouvait se faire sur les réseaux sociaux, alors que de nouveaux rassemblements ont été dispersés au gaz lacrymogène dans plusieurs villes du Soudan.

la police soudanaise a indiqué que plusieurs policiers et manifestants avaient été blessés jeudi, soit par des jets de pierres, soit par des tirs de gaz lacrymogènes.

Depuis le début du mouvement de contestation en décembre, après la décision du gouvernement de tripler le prix du pain, l'Association des professionnels soudanais utilise les réseaux sociaux comme Facebook, Whatsapp et Twitter pour inciter la population à sortir dans la rue, notamment grâce aux hashtags #SudanRevolts et #SudanUprising ("Révoltes au Soudan", "Soulèvement au Soudan").

"Un changement de gouvernement ou de président ne peut se faire par Whatsapp ou Facebook", a toutefois souligné Omar el-Béchir à Kassala (est), lors d'une réunion publique retransmise à la télévision.

Cela ne peut arriver "que par des élections" et "seul le peuple peut décider de qui sera le président", a ajouté M. Béchir, au pouvoir depuis 1989 à la suite d'un coup d'Etat et dont une nouvelle candidature est pressentie pour l'an prochain.

Depuis le début du mouvement de contestation, Omar el-Béchir a tenté de restreindre l'utilisation des réseaux sociaux, selon des analystes et des militants qui ont rapporté avoir des difficultés à se connecter sur Facebook, Twitter et Whatsapp.

- "Nous ne nous arrêterons pas" -

Ces derniers jours, les signalements de rassemblements se sont faits plus rares. Mais des manifestants ont à nouveau répondu à l'appel à Khartoum et dans la ville voisine d'Omdourman jeudi, chantant le principal slogan de la contestation "Liberté, paix et justice".

"La police tire des gaz lacrymogènes, mais nous ne nous arrêterons pas", a déclaré un manifestant, sous le couvert de l'anonymat, dans le nord de Khartoum.

Dans le quartier de Buri, dans l'est de la capitale, les protestataires ont défilé en sifflant et en tapant dans leurs mains ou sur des bouteilles en plastique, selon des témoins. Certains ont mis le feu à des pneus et des troncs d'arbres.

A Omdourman, les manifestants ont bloqué durant des heures la rue 40, avant que la police anti-émeutes n'intervienne, selon des témoins.

Des rassemblement ont également été signalés à Port-Soudan (nord-est) et Wad Madani (centre), où la police a fait usage de gaz lacrymogène, ainsi que dans des villages de l'Etat d'Al-Jazeera au sud de la capitale.

"Il y a eu des rassemblements illégaux dans l'Etat de Khartoum et dans d'autres Etats du pays, que la police a dispersé selon la loi", a déclaré le porte-parole de la police, le général Hachem Abdelrahim, en faisant étant de blessés du côté des policiers et des manifestants.

Selon des analystes, la contestation actuelle constitue le plus grand défi en trois décennies pour M. Béchir.

Trente personnes ont perdu la vie depuis le début du mouvement, selon un bilan officiel. Des ONG évoquent toutefois plus de 40 morts.

Le président Béchir a refusé de démissionner et imputé les violences lors des manifestations à des "conspirateurs".

"La situation est difficile, mais pas impossible", a-t-il encore commenté jeudi.

"Nous allons concentrer nos efforts pour satisfaire le peuple, particulièrement les jeunes", a-t-il ajouté.

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