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Afrique

mardi 1 janvier 2019

Le président de la Commission Electorale Nationale Indépendante (Ceni) Corneille Nangaa, dans son bureau à Kinshasa, le 4 avril 2018.

La Commission électorale nationale indépendante (Céni) annonce que le matériel électoral a été vandalisé dans l’ouest et l’est de la RDC. Elle maintient, malgré tout, au 6 janvier la publication des résultats provisoires de la présidentielle du 30 décembre.

"Après les attaques de ses entrepôts à Beni et les incendies à Kinshasa et Yumbi, la Céni déplore les actes de vandalisme enregistrés cette nuit à Bagata, Bulungu, Gungu, Katanda et Walungu pour lesquels les plaintes seront déposées dès demain," annonce la Céni dans un communiqué signé par Jean-Pierre Kalamba, le rapporteur de l’institution électorale.

La Céni rassure que les résultats provisoires de l’élection présidentielle seront tout de même rendus publics au plus tard dimanche 6 janvier 2019, comme prévu dans le calendrier réaménagé.

Pour l’heure, précise la Céni, les opérations de ramassage, centralisation et compilation des résultats dans les 179 centres locaux de compilation se poursuivent normalement.

Un soldat de la mission des Nations unies au Mali, à Mopti, Mali, 30 mai 2018.

Au moins 37 civils ont été tués mardi matin dans l'attaque d'un village peul du centre du Mali, menée par des chasseurs traditionnels dozos, a annoncé le gouvernement malien.

Le gouvernement "informe l'opinion nationale et internationale d'une attaque ayant fait 37 morts sur le village peul de Koulogon, commune de Koulogon Habé, dans le cercle de Bankass (région de Mopti)", dans un communiqué officiel publié mardi soir qui précise que "des hommes armés habillés en tenue de chasseurs traditionnels dozos" ont mené cette attaque.

"Outre les 37 morts enregistrés, tous des civils, le bilan fait état de plusieurs blessés et de nombreuses habitations incendiées", a poursuivi le gouvernement.

Attaque dans un village peul
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"Le gouvernement donne l'assurance que les auteurs des crimes seront punis avec toute la rigueur de la loi et appelle l'ensemble des communautés de la zone centre au calme", a-t-il ajouté.

Un précédant bilan établi par des sources parlementaire et de sécurité faisait état de 33 Peuls tués lors de cette attaque menée, selon elles, par des chasseurs dogons.

Depuis l'apparition il y a quatre ans dans le centre du Mali du groupe jihadiste du prédicateur peul Amadou Koufa, les violences se multiplient entre les Peuls, traditionnellement éleveurs, et les ethnies bambara et dogon, pratiquant majoritairement l'agriculture.

Ces violences intercommunautaires ont fait plus de 500 morts civils en 2018, selon l'ONU.

Amadou Koufa a été tué fin novembre dans une opération militaire française soutenue par l'armée malienne, selon Paris et Bamako.

Le nord du Mali était tombé en mars-avril 2012 sous la coupe de groupes jihadistes liés à Al-Qaïda, à la faveur de la déroute de l'armée face à la rébellion à dominante touareg, d'abord alliée à ces groupes qui l'ont ensuite évincée.

Les jihadistes ont été en grande partie chassés du nord du Mali ou dispersés à la suite du lancement en janvier 2013, à l'initiative de la France, d'une intervention militaire, qui se poursuit actuellement.

Cependant, les violences jihadistes ont non seulement persisté, mais se sont propagées du nord vers le centre et le sud du Mali, puis au Burkina Faso et au Niger voisins, se mêlant souvent à des conflits intercommunautaires.

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