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Le nouvel ouguiya, la monnaie mauritanienne. (Wikimedia Commons / Ji-Elle)

Le nouvel ouguiya, la monnaie mauritanienne, qui perd un zéro par rapport à l'ancien, est entré en circulation, obligeant de nombreuses banques à ouvrir exceptionnellement leurs guichets aux clients le 1er janvier.

A partir de ce 1er janvier 2018, dix ouguiyas deviennent un ouguiya.

Cette mesure, annoncée lors de la fête nationale le 28 novembre par le président Mohamed Ould Abdel Aziz, permettra, selon lui, "à l'ouguiya de reprendre sa place dans les transactions financières, de protéger le pouvoir d'achat du citoyen et de réduire la quantité de la monnaie en circulation".

Les anciens billets et pièces seront retirés selon un calendrier établi par la Banque centrale de Mauritanie (BCM), en commençant par les plus gros, comme le billet de 5.000 (11,76 euros) d'ici le 31 janvier, ceux de 2.000 et 1.000 respectivement un et deux mois plus tard, les plus petites coupures d'ici juin.

"Nous sommes là jusqu'à midi (heure locale et GMT) à la demande du gouvernement, nous sommes au service de nos clients après un long weekend", a indiqué un guichetier de la BCI (Banque mauritanienne pour le Commerce International) où se sont formées de petites files d'attente d'usagers, chéquier à la main.

Les institutions bancaires sont contraintes de reprendre tous leurs logiciels, les chéquiers, et de reconfigurer leur guichets automatiques pour les mettre en conformité avec l'ouguiya nouveau.

Dans les rues, les personnes déjà servies examinaient les nouveaux billets fabriqués en polymère, les tournant et les retournant, contemplant leurs couleurs vives et testant leur solidité tant vantée par la Banque centrale.

Le retrait des anciens billets et pièces a pour objectif de protéger la monnaie nationale "contre la falsification et de la remplacer par des séries plus fortes, plus sûres, plus durables et plus novatrices", affirme la BCM dans de multiples communiqués.

Début décembre, le gouverneur de la BCM, Abdel Aziz Ould Dahi, a démenti les rumeurs de "dévaluation" de l'ouguiya, assurant qu'il "conserverait sa valeur et le pouvoir d'achat des citoyens ne s'en ressentirait pas".

Avant même l'annonce de la mise en circulation des nouveaux billets, l'ouguiya a perdu ces derniers mois de sa valeur au marché noir face à l'euro et au dollar, mais la tendance s'est aggravée depuis, en raison d'une hausse de la demande de devises.

En 2004, la Mauritanie avait remplacé tous les billets en circulation depuis 1974.

Avec AFP

Michaëlle Jean, secrétaire générale de l’Organisation Internationale de la Francophonie au Musée du Quai Branly, à Paris, le 6 décembre 2016.

La secrétaire générale de la Francophonie a dénoncé les "attaques inqualifiables et désolantes" contre des fidèles et des citoyens dimanche en République Démocratique du Congo, exhortant les autorités de ce pays à garantir le droit de manifester.

"Mes pensées vont aux familles et aux proches endeuillés, aux blessés, aux personnes incarcérées. Les attaques lancées contre des fidèles rassemblés dans des lieux de culte" et contre "des citoyens (...) voulant que tout soit mis en oeuvre (...) pour préparer sereinement la tenue d'élections crédibles" en RDC "sont inqualifiables et désolantes", a déclaré la secrétaire générale de l'Organisation internationale de la Francophonie (OIF), Michaëlle Jean, dans un communiqué.

"Participer à une manifestation est un droit fondamental", a-t-elle souligné.

Rappelant "les règles de conduite auxquels les forces de maintien de l'ordre doivent se soumettre dans l'encadrement républicain des manifestations", la secrétaire générale a également exhorté les acteurs politiques et de la société civile de RDC à "préserver le caractère pacifique de leurs revendications".

>> Lire aussi : A Kinshasa, des messes anti-Kabila dispersées dans des églises

Huit personnes ont trouvé la mort dimanche en RDC et une centaine d'autres ont été arrêtées, en marge de manifestations - à l'appel de catholiques congolais et auxquelles s'étaient associées l'opposition et la société civile - contre le maintien au pouvoir du président Joseph Kabila, dont le mandat a pris fin en décembre 2016.

Dans ce pays majoritairement chrétien, les forces de sécurité ont réprimé des messes dans des églises à coups de gaz lacrymogène, et empêché ces marches qui avaient été interdites par les autorités.

>> Lire aussi : Huit morts et une centaine d'arrestations en marge des manifestations anti-Kabila en RDC

Dans ses voeux aux Congolais, M. Kabila a assuré que la publication de l'échéancier qui prévoit la tenue de la présidentielle le 23 décembre 2018 "conduit de manière irréversible vers l'organisation des élections". Mais les catholiques ont décidé de manifester car il y a un an un accord était signé, sous l'égide des évêques, prévoyant des élections fin 2017 pour organiser le départ de M. Kabila.

A Goma le chef de l’église catholique a appelé les chrétiens à célébrer le 31 décembre (vidéo)
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"Rien ne saurait entamer la volonté et les efforts vers une sortie de crise en République démocratique du Congo", affirme lundi la secrétaire générale de la Francophonie, rappelant la "détermination" de son organisation à oeuvrer pour des "élections libres, transparentes et crédibles en RDC".

L’Organisation Internationale de la Francophonie, basée à Paris, compte 58 Etats et gouvernements membres (dont la RDC), et 26 pays observateurs. L'OIF a notamment pour objectif de "promouvoir la paix, la démocratie et les droits de l'homme".

Avec AFP

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