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Soudan du Sud: la ville de Bor menacée d'un nouvel assaut de l'opposition

Des corps de présumés soldats rebelles appuyant Riek Machar, vus à Bor le 28 déc. 2013

L’armée annonce l’avancée de milliers de jeunes gens armés fidèles à l’ex- vice-président Riek Machar vers cette ville reprise par les forces gouvernementales la semaine dernière.

Au Soudan du Sud, l’armée annonce l’avancée de milliers de jeunes gens armés fidèles à l’ex- vice-président Riek Machar vers la ville de Bor aux mains du gouvernement. Une nouvelle qui survient au moment où la communauté internationale fait pression pour un cessez-le-feu.

La cohorte de jeunes qui se fait appeler «l’Armée blanche» a l’intention, selon le porte-parole de l’armée, d’attaquer la ville située au centre du pays, reprise par les forces gouvernementales la semaine dernière.

Ces jeunes, comme Machar, sont de l’ethnie Nuer alors que le président Salva Kiir et ses partisans sont de l’ethnie Dinka. La violence a éclaté au début du mois après que le président eut accusé Machar d’avoir tenté un coup d'Etat.

Les combats, selon l’ONU, ont fait plus de 1000 morts et déplacé des milliers d'autres personnes.

RCA : le Tchad continue d’évacuer ses ressortissants.

Des déplacés à l'aéroport de Bangui
L’évacuation des ressortissants tchadiens, pour la plupart musulmans, de la RCA se poursuit sur fond de craintes de représailles de la part de milices chrétiennes. Le gouvernement tchadien a lancé, cette semaine, une opération massive de rapatriement à cet effet.

L’Organisation internationale pour les migrations (OIM) a fait savoir samedi qu’à la date du 25 décembre, plus de 2700 personnes avaient été acheminées par 19 vols au Tchad. Des centaines d’autres attendaient samedi à l’aéroport de Bangui. Parmi eux, Adja Pinera, une musulmane. « Nous ne pouvons pas faire face à cela. C'est pourquoi nous voulons fuir le pays et aller au Tchad, même si nous n'avons pas été au Tchad depuis que nous sommes nés. Nous sommes Centrafricains, mais nous sommes obligés de fuir vers le Tchad maintenant », a-t-elle expliqué.

L'aéroport de Bangui, qui est gardé par les troupes françaises, est également devenu un refuge pour des milliers d’habitants cherchant une protection contre la violence.

L’OIM affirme avoir reçu des requêtes des gouvernements du Sénégal et du Niger en vue d’aider à évacuer leurs ressortissants présents en RCA.

Au plan diplomatique, une mission Union africaine/Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale séjourne depuis vendredi à Bangui. Composée du ministre tchadien des Affaires étrangères, des ministres des Affaires étrangères et de la Défense du Congo-Brazzaville, ainsi que du commissaire à la Paix et à la sécurité de l’Union africaine, elle s’entretient avec les dirigeants de la transition centrafricaines, les missions diplomatiques et les agences onusiennes, entre autres.

Lors d’un point de presse dans un hôtel de Bangui samedi, la mission a fait savoir que les effectifs de des forces de la MISCA devraient atteindre 6 000 hommes dans dix ou 15 prochains jours.

Soudan du Sud : le gouvernement d’accord pour un cessez-le-feu selon l’IGAD

Les leaders de l'IGAD au sommet de Nairobi

Le président kenyan Uhuru Kenyatta a exhorté les frères ennemis sud-soudanais à trouver un compromis.

L’Autorité intergouvernementale pour le développement (IGAD) a annoncé, vendredi, à l’issue de son sommet de Nairobi, au Kenya, que le gouvernement du président sud-soudanais Salva Kiir a accepté le principe d'un cessez-le-feu dans les combats interethniques qui ont fait plus de 1 000 morts.

L’IGAD a appelé les partisans de l’ancien vice-président Riek Machar à s’engager à respecter une telle trêve. Le président kenyan Uhuru Kenyatta a exhorté les frères ennemis sud-soudanais à trouver un compromis. « Nous avons une très petite fenêtre d’opportunité pour rétablir la paix et nous appelons toutes les parties prenantes à la saisir, y compris Riek Machar », a déclaré M. Kenyatta.

« Si la violence actuelle se poursuit, et la violence sur le terrain conduit à des atrocités contre les civils, elle va créer une dynamique globale qui va, et pour le Soudan du Sud et pour notre région, rendre les choses beaucoup plus difficiles pour parvenir à une solution », a averti le chef de l’Etat kenyan.

Le président Kiir et Machar s’étaient, tous les deux, déclarés prêts au dialogue, mais le gouvernement a rejeté la préalable de Machar qui exigeait la libération de tous les leaders de l'opposition emprisonnés.

Les forces gouvernementales, selon l’agence de presse Reuters, ont défait vendredi les combattants fidèles à Machar à Malakal, la capitale de l'État pétrolier du Haut-Nil.

L'ONU a déclaré jeudi qu'elle espérait envoyer des renforts pour le maintien de la paix au Soudan du Sud dans les 48 heures.

L’envoyée spéciale des Nations Unies, Hilde Johnson, a souligné une « urgence sans précédent » de renforcer la présence des Nations Unies sur place. Elle a dit que plus de 50.000 civils avaient trouvé refuge dans les bases de l'ONU dans le pays depuis le début des combats. Johnson a également exhorté les dirigeants politiques du pays à contenir leurs partisans et à agir dans le sens de la paix.

Soudan du Sud : « une toute petite fenêtre d’opportunité » pour la paix selon le chef de l'Etat kenyan

De gauche à droite, le Premier ministre éthiopien Hailemariam Desalegn, le président Salva Kiir et son homologue kenyan Uhuru Kenyatta à Juba le 26 décembre 2013

Le président Kenyatta a présenté au sommet de l'IGAD une série de propositions, y compris la nécessité de choisir deux émissaires « expérimentés » pour le Soudan du Sud.

Les leaders est-africains réunis au Kenya se penchent sur la situation au Soudan du Sud, où les affrontements interethniques ont fait plus de 1 000 morts. S’exprimant à ce sommet de l’Autorité intergouvernementale pour le développement (IGAD), le président kenyan Uhuru Kenyatta a dit qu’il existe « une très petite fenêtre d’opportunité pour rétablir la paix. »

Il a présenté une série de propositions, y compris la nécessité de choisir deux émissaires « expérimentés » pour le Soudan du Sud. Le président kenyan a aussi exhorté l’Union africaine, les Nations Unies et « la communauté internationale en général » à fournir une aide accrue à ce pays en proie aux troubles.

L’IGAD n’acceptera pas un « renversement anticonstitutionnel » du gouvernement démocratiquement élu du Soudan du Sud, a averti le chef de l’Etat kenyan.

La violence a éclaté dans ce pays en début de mois après que le président Salva Kiir a accusé son ancien vice-président Riek Machar de tentative de coup d’Etat. Machar soutient, de son côté, que la violence résulte de la purge opérée par le président Kiir contre ses adversaires politiques. Les affrontements ont rapidement pris une tournure ethnique, opposant les Dinkas, ethnie du chef de l’Etat sud-soudanais, aux Nuers dont est issu Riek Machar.

Le président Kenyatta et le Premier ministre éthiopien Hailemariam Desalegn ont discuté de la situation jeudi, à Juba, avec le président Kiir.

L’Onu a fait savoir jeudi qu’elle espère envoyer des renforts de Casques bleus sous 48 heures. Selon l’émissaire onusienne Hilde Johnson, plus de 50 000 civils fuyant les violences se sont réfugiés sur des bases de l’ONU à travers le pays.

Les efforts de négociation se poursuivent au Soudan du Sud

Les présidents Salva Kiir (au c.) et Uhuru Kenyatta (à dr.) en compagnie du Premier ministre éthiopien Hailemariam Desalegn, à Juba, le 26 déc. 2013

La violence a continué dans la région nord du Soudan du Sud, riche en pétrole, ce jeudi, alors que les négociations étaient en cours entre le gouvernement de Salva Kiir et les rebelles.

Les médiateurs africains disent avoir eu des entretiens fructueux avec le président du Soudan du Sud, Salva Kiir, pour tenter de sortir de la spirale de la violence dans son pays.

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Le président kenyan, Uhuru Kenyatta, et le Premier ministre éthiopien, Hailemariam Desalegn, étaient parmi les officiels qui ont rencontré M. Kiir dans la capitale, Juba, ce jeudi. Selon le ministre éthiopien des Affaires étrangères, Tedros Adhanom, les deux hommes d’Etat ont abordé un éventail de sujets.

« Les questions dont nous avons discuté, entre autres, étaient, premièrement la cessation des hostilités, deuxièmement l'ouverture immédiate de négociations ou d’un dialogue pour régler la question politique ; et le troisième sujet portait sur les détenus suspectés de tentative de coup d'état », a dit M. Adhanom.

M. Kiir a accusé l’ancien vice-président, Riek Machar, d'avoir fomenté une tentative de coup d'état qui a déclenché de violents affrontements il y a près de deux semaines.

Les deux hommes se sont dits prêts au dialogue, mais le gouvernement a rejeté la requête de M. Machar qui demande au préalable la libération des dirigeants de l'opposition.

M. Adhanom affirme que les leaders africains ont également appelé à des efforts pour rétablir la stabilité politique au Soudan du Sud. « Les dirigeants ont également souligné que les méthodes anticonstitutionnelles pour éliminer le gouvernement démocratiquement élu doivent être condamnées, et que toute solution à cette crise devrait être obtenue par le dialogue politique et à travers les pays de l'IGAD (l'Autorité intergouvernementale pour le développement). Les deux leaders en présence devront faire au mieux pour résoudre ce problème à l'amiable », a souligné le Ministre éthiopien des Affaires étrangères.

La violence a continué dans la région nord du Soudan du Sud, riche en pétrole, ce jeudi, alors que les négociations étaient en cours. L’armée dit que les troupes gouvernementales combattent des forces loyales à M. Machar dans les villes de Bentiu et Malakal.

Un camp de déplacés établi par l'ONU à Bor, au Soudan du Sud (photo du 25 déc. 2013)
Un camp de déplacés établi par l'ONU à Bor, au Soudan du Sud (photo du 25 déc. 2013)
Les Nations Unies (ONU) estiment que des milliers de personnes ont probablement été tuées dans les violences à caractère ethnique.

M. Machar n'a pas revendiqué la responsabilité d'un coup d’état, mais il a appelé l'armée à écarter le président Kiir du pouvoir.

Plus de 40.000 personnes ont fui les combats pour se réfugier dans des complexes onusiens.

Le Secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, a appelé les dirigeants du pays à régler leurs différends de manière pacifique, et à protéger les civils contre les attaques.

Mardi, le Conseil de Sécurité de l’ONU a voté à l’unanimité l’envoi de 5.500 Casques bleus supplémentaires au Soudan du Sud.

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