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Situation toujours très tendue à Bangui

Le président de la RCA, François Bozizé, dit qu'il ne sera pas candidat à sa succession en 2016
La situation restait tendue ce mardi à Bangui, alors que les rebelles menacent de prendre la ville de Damara, le dernier bastion des forces gouvernementales, à seulement 75 kilomètres de la capitale. On signalait des incidents dans la capitale centrafricaine.

Le Président François Bozizé est toujours prêt à négocier avec les rebelles et à former un gouvernement d'union nationale. Il a également confirmé qu’il ne sera pas candidat à sa propre réélection à la fin de son mandat en 2016.

Entre-temps, les dirigeants d’Afrique centrale tentent d'organiser des pourparlers de paix au Gabon le 10 janvier entre le gouvernement centrafricain et l’alliance rebelle de la Séléka qui a occupé un tiers du pays en moins de trois semaines.

Les rebelles pourraient continuer leur progression vers la capitale à partir de leur position de Sibut, à seulement quelque 180 km de Bangui.

Abidjan endeuillé par une bousculade

Une rue jonchée de vêtements et chaussures, suite à la bousculade du Nouvel An à Abidjan
Selon les autorités ivoiriennes, une soixantaine de personnes sont mortes dans une bousculade durant la nuit du Nouvel An à Abidjan.

Les services de secours font également état d'au moins un cinquantaine de blessés dans l’incident qui a eu lieu près du stade Felix Houphouët Boigny, dans le centre-ville, où des centaines de milliers de gens s’étaient rassemblés pour assister à des feux d’artifice.

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De nombreux enfants figurent parmi les victimes, d’après les secouristes. On ignore pour l’instant les causes de l’incident. Dans une déclaration à la télévision nationale, le ministre de l’intérieur, Hamed Bakayoko, a précisé que la bousculade est intervenue à l’issue des feux d’artifice.

Plusieurs heures après le drame, des monceaux de chaussures et vêtements abandonnés étaient encore visibles sur la chaussée. "Sur le lieu de la tragédie, j'ai vu des chaussures de dames, des vêtements qui jonchaient le sol sur tout l'espace, et puis du sang humain partout ", a déclaré le journaliste Landry Kohon du journal officiel Fraternité Matin. Il affirme s'être rendu à la morgue pour tenter de recueillir les noms des victimes. Parmi elles : 16 fillettes, six jeunes gens et nombre de personnes âgées.

Ayant publié un communiqué, le gouvernement ivoirien a refusé de s'exprimer davantage. Un deuil national a été annoncé et une enquête ouverte pour déterminer les causes précises de la bousculade. Selon M. Kohon, qui affirme avoir mené sa propre enquête auprès de témoins oculaires, deux marées humaines se dirigeant dans des directions opposées se sont croisées aprés le lancement des feux d'artifices, et la bousculade est survenue. Entre un et deux millions d'Ivoiriens se pressaient au Plateau, dans le centre ville. "Toutes les rues étaient bondées" ajoute M. Kohon, et la tragédie est survenue dans une rue particulièrement étroite, où les secouristes ont d'ailleurs eu beaucoup de mal à intervenir.

Pour sa part, Amara Traoré, un témoin oculaire joint par la VOA à Abidjan, a mis en cause la responsabilité de forces de l'ordre dans le drame. Il affirme que celles-ci auraient barré une des voies de sortie du quartier du plateau, empêchant la foule de circuler. M. Traoré, qui dit avoir transporté une fillette de 8 ans au CHU de Yopougon où elle est décédée peu après, a également déploré l'absence d'ambulance après le début de la tragédie. Une absence également évoquée par M. Kohon qui parle lui des graves difficultés qu'auraient éprouvé les secours à gagner les lieux de la tragédie, vu l'immensité des foules, les insuffisances des éclairages et la confusion générale.

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Comme l’an passé, la ville d'Abidjan a offert des feux d'artifices pour célébrer le nouvel an. Ces festivités étaient présentées comme un symbole du renouveau du pays célébré par le régime du président Alassane Ouattara, après la crise postélectorale de décembre 2010-avril 2011 qui a fait environ 3.000 morts.

Togo: le nouveau statut de la fonction publique, toujours pas adopté

Tollé au Togo : contrairement aux prévisions syndicales et à l’attente de milliers de fonctionnaires togolais, les parlementaires ont voté le projet de budget général de l’Etat pour 2013 sans tenir compte du nouveau « Statut général de la Fonction publique ». Donc, les fonctionnaires restent avec le même statut imposé il y a 45 ans.

Au sein des centrales syndicales du Togo, l’exaspération perce. « Nous ne sommes pas du tout d’accord avec ce qui se passe, et nous pensons mener des actions dans le futur pour dénoncer tout cela et appeler les travailleurs de l’administration publique de se mobiliser » a déclaré M. Sébastien Tévi, secrétaire général de la la Confédération Syndicale des Travailleurs du Togo (CSTT). « Le mot d’ordre sera donné dans les jours qui suivent », a-t-il ajouté.

Les syndicats redoutent que le 4 janvier, le gouvernement et l’assemblée nationale restent incapables de se mettre d’accord sur l’adoption du nouveau statut. « Nous constatons avec beaucoup de regrets que le projet n’a pas été adopté, alors que la loi de finance a été adoptée » a poursuivi M. Tévi. « C’est vraiment difficile à comprendre ».

Centrafrique : Le Séléka menace de prendre la ville de Damara aux portes de Bangui

Le président centrafricain François Bozizé (au centre en blanc) venant à la rencontre du président de l'Union Africaine Thomas Yayi Boni à l'aéroport de Bangui, le 30 décembre 2012.

Conflit politico-militaire en Centrafrique : Le Séléka a repoussé implicitement la proposition de gouvernement d’Union national formulée par le président François Bozizé après une rencontre avec le président de l’Union Africaine, Thomas Boni Yayi, et menace de prendre la ville de Damara, tout en appelant encore le chef de l’Etat centrafricain à quitter le pouvoir.

Lundi, la rébellion a menacé une fois de plus d'entrer dans la capitale Bangui, tout en affirmant avoir l’intention d’effectuer une offensive sur Damara, et ce en réponse à la progression de l’armée centrafricaine vers ses positions, affirme le porte-parole du Séléka, Eric Neris-Massi, disant que des éléments des FACA seraient en route pour reprendre la ville de Sibut. Damara est le dernier verrou à 75km au nord de la capitale.

Ce lundi 31 décembre, le président français François Hollande s’est entretenu au téléphone avec son homologue centrafricain François Bozizé, et il a appelé toutes les parties au dialogue.

Dimanche, le chef de l'État béninois Thomas Boni Yayi, président en exercice de l'Union Africaine, a discuté également avec le président de la Centrafrique, dont il est parvenu à obtenir la proposition d’un gouvernement d’union national avec la promesse de ne pas se représenter à la présidentielle de 2016.

Après une première offensive sur plusieurs villes du Nord dès le 10 décembre dernier, les rebelles centrafricains ont pris notamment le 20 décembre la ville de Batangafo, à 300 km de Bangui, tout en perdant Kabo, à 60 km de là, reprise alors par l’armée. Trois jours plus tard, la coalition s'emparait de Bambari (centre-sud), qui constituait l'une des places fortes des FACA. Le 25 décembre, le Séléka a pris Bandoro (centre-nord) sans rencontrer de résistance, et le 29, la ville de Sibut à 160 km au nord de la capitale, obligeant les Forces armées centrafricaines et leurs alliés à se replier sur Damara.
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Le Caire prêt à reprendre ses négociations avec le FMI

Les pourparlers avec le FMI avaient été suspendus début décembre suite aux violentes manifestations
Le gouvernement égyptien indique qu’il va reprendre les négociations avec le Fonds monétaire international (FMI) en janvier en vue d’obtenir un prêt d'urgence. Cette annonce a été faite alors que la crise économique du pays s’accentue et que la monnaie nationale est à son plus bas niveau en huit ans face au dollar.

Le Premier ministre égyptien, Hicham Kandilm, a déclaré dimanche que le montant du prêt en question, (4,8 milliards de dollars) est minime par rapport aux besoins du pays. Mais pour lui, l'aide du FMI est importante pour restaurer la confiance des investisseurs dans l'économie.

Le gouvernement égyptien avait suspendu ses pourparlers avec le FMI début décembre en raison des manifestations en Egypte au sujet d’une nouvelle constitution.

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