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Afrique

Burundi : 23 personnes jugées pour terrorisme

Le président burundais Pierre Nkurunziza (archives 2010)

Le procès de 23 personnes accusées de terrorisme a débuté jeudi au Burundi. Elles ont comparu devant le tribunal de grande instance de Cankuzo, dans l'est du pays.

Parmi les accusés, un journaliste burundais, correspondant swahili de RFI, Hassan Ruvakuki. Il avait été arrêté le 28 novembre après être allé voir les éléments de la nouvelle rébellion qui sévit au Burundi --les Forces pour la restauration de la démocratie (FRD). Le journaliste clame son innocence.

Pour plus de précisions, la VOA a joint le rédacteur-en-chef de l’hebdomadaire Iwacu-Burundi.

C’est la première fois dans l’histoire du Burundi que des personnes sont poursuivies pour acte de terrorisme, un crime passible de la prison à vie, d’après le nouveau Code pénal de ce pays de l’Afrique centrale.

Sénégal : Violences pré-électorales

Le président Abdoulaye Wade à la tribune de l'ONU (sept. 2011)

Au Sénégal, climat tendu à quelques mois de l’élection présidentielle de février 2012, à laquelle le président Abdoulaye Wade est de nouveau candidat à sa propre succession.

Un maire du parti socialiste d’opposition, Barthélemy Dias, vient d’être inculpé pour homicide volontaire, coups et blessures, après un affrontement qui a fait, selon la police, un mort et 3 blessés.

Mamadou Oumar Ndiaye, Directeur général de l’hebdomadaire le Temoin, et de Top-FM à Dakar, fait le point sur la Voix de l'Amérique.

Le Nigéria obtient un satisfecit de la Standard and Poor’s

Un plan de 166 million de dollars devrait aider à redynamiser la Nigerian Railway Corp.

Le Nigéria obtient un satisfecit de l’agence de notation Standard and Poor’s pour ses efforts économiques.

Dans un communiqué, l'agence indique que le gouvernement nigérian, sous la présidence de Goodluck Jonathan, a entrepris plusieurs initiatives de réforme importantes et resserré son orientation budgétaire et monétaire.

Standard and Poor’s affirme que les autorités ont restructuré et renforcé le secteur bancaire, ajoutant qu'elle s'attend à ce que la croissance économique du Nigéria reste forte.

Sous son mandat, M. Jonathan a introduit plusieurs mesures pour améliorer la transparence et l'efficacité de l’appareil gouvernemental. Il a également soutenu des plans pour développer les réserves de gaz du Nigeria et améliorer le réseau électrique national.

Standard and Poor’s avertit cependant que les notes attribuées à cette nation africaine sont limitées par les tensions politiques à l’intérieur du pays, la faiblesse de ses institutions politiques et son faible niveau de développement.

USA-RDC: Analystes et critiques se disent frustrés

La police congolaise a empêché tout rassemblement public des partisans d'Etienne Tshisekedi.

Le département d’État a dénoncé les irrégularités du scrutin du 28 novembre, mais il dit qu'il n’est pas sûr qu’elles suffisent à invalider le résultat final.

Le département d’État américain a exprimé sa profonde déception quand la Cour suprême de la République démocratique du Congo a confirmé les résultats publiés par la Ceni sans une évaluation complète des irrégularités signalées durant le scrutin.

C’est cette même expression—profonde déception—qu’emploient activistes et analystes qui reprochent au gouvernement américain de n’avoir pas condamné en termes assez forts la réélection du président Kabila. Le leader de 40 ans a prêté serment le 20 décembre, après des semaines de tensions post-électorales et de violences parfois meurtrières.

Lors d’une récente manifestation devant la Maison Blanche, le Congolais Patrick Mubobo a déclaré que, d’après lui, M. Obama ne pratique pas ce qu’il prêche, surtout par rapport à son discours historique sur l’Afrique prononce au Ghana en 2009.

Le président Barack Obama
Le président Barack Obama

« Il a dit au Ghana que l’Afrique n’a pas besoin d’hommes forts, mais d’institutions fortes. Ce sont ses propres mots. Je cite son discours. Il doit le respecter/ Quand vous parlez de démocratie, vous devez la pratiquer et la soutenir. »

Selon ce manifestant congolais, les États-Unis ne font pas assez de pression pour des résultats corrects dans la présidentielle en RDC parce que les autorités américaines n’aiment pas son candidat, à savoir l’ancien Premier ministre Etienne Tshisekedi, à qui la Ceni a accordé la deuxième place.

" Ils croient", dit Patrick Mubobo, "qu’il ne sera pas favorable aux milieux des affaires, mais c’est archi-faux. Ils ne connaissent pas Tshisekedi. Ils ne le comprennent pas."

Cette opinion est partagée par Laura Seay, une experte sur le Congo qui enseigne à Morehouse College, dans l’état méridional de la Géorgie.

«Je pense que, dans une certaine mesure, la préférence pour Kabila est une perception correcte. Les diplomates occidentaux à Kinshasa sont un peu mal à l’aise avec lui, mais il est l’homme que l’on connaît et avec qui on peut travailler, tandis que Tshisekedi est perçu un peu comme un inconnu.»

Le président Joseph Kabila vote à Kinshasa, le 28 nov. 2011
Le président Joseph Kabila vote à Kinshasa, le 28 nov. 2011

Les observateurs du Centre Carter ont relevé le manque de crédibilité du processus. Le département d’État signale également les irrégularités du vote, mais n’est pas sûr qu’elles suffisent à invalider le résultat final.

Washington a toujours plaidé pour des élections libres, équitables et crédibles en RDC. L’administration Obama a aussi beaucoup investi dans ce domaine et d’autres. Ce mois encore, le secrétaire d’État-adjoint chargé de l’Afrique, Johnnie Carson, disait que les États-Unis sont le plus généreux donateur au Congo avec un engagement de plus de 900 millions de dollars durant la dernière année fiscale, pour le maintien de la paix, les projets humanitaires et de développement.

Beaucoup d’activistes congolais demandent la suspension d’une partie de cette aide, en attendant des élections crédibles.

RDC-Législatives : Menaces de violences au Nord-Kivu

Des chèvres tuées pour fêter la victoire de Joseph Kabila, à Goma, Nord-Kivu (12 déc. 2011)

Des candidats-députés nationaux du Nord Kivu, en RDC, accusent la branche régionale de la Commission électorale nationale indépendante de s’être livrée à la fraude et à la corruption.

Ces candidats, appuyés par des leaders de leurs propres groupes ethniques, menacent de ramener la province du Nord Kivu dans une situation de conflit, une façon d’exprimer leur mécontentement. Mais la société civile de cette province recommande aux candidats qui se sentent lésés de recourir plutôt à la justice.

De son côté, le gouverneur de la province invite la population et les candidats aux législatives à l’apaisement.

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