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Le porte-parole de la commission électorale indépendante burundaise Prosper Ntahorwamiye

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Burundi : cinq leaders de l’opposition boycottent la présidentielle du 28 juin

Burundi : cinq leaders de l’opposition boycottent la présidentielle du 28 juin

Les cinq candidats justifient leur boycott de la présidentielle par les fraudes massives qui ont entaché, selon eux, les élections communales du 24 mai, largement remportées par le CNDD-FDD, parti au pouvoir.

Le climat politique s’alourdit au Burundi: cinq candidats de l’opposition ont annoncé leur retrait de l’élection présidentielle du 28 juin et menacent de boycotter tout le processus électoral. Agathon Rwasa, chef de l’ex-rébellion des FNL, le principal rival du président Pierre Nkurunziza, Domitien Ndayizeye, ancien président et leader du Frodebu, principal parti de l’opposition parlementaire, Leoanard Nyangoma, ancien chef rebelle, de même que Pascaline Kampayano, dissidente du CNDD-FDD, parti au pouvoir, et l’ancien journaliste Alexis Sinduhije, leader du Mouvement pour la solidarité et la démocratie (MSD), ont tous jeté l’éponge.

Les cinq candidats justifient leur boycott de la présidentielle par les fraudes massives qui ont entaché, selon eux, les élections communales du 24 mai, largement remportées par le CNDD-FDD, parti au pouvoir. Les candidats de l’opposition réclament un nouveau scrutin communal et qu’une recomposition de la Commission électorale nationale indépendante (CENI).

Il ne reste plus qu’un seul candidat face au président sortant : Yves Sahinguvu est l’actuel premier vice-président du Burundi et candidat du principal parti tutsi, Uprona. Ce parti demande, lui aussi, l’annulation des communales du 24 mai et l’organisation de nouvelles élections dans de meilleures conditions.

Pourtant, les observateurs nationaux et internationaux avaient jugé que les communales s’étaient plutôt bien déroulées. Le porte-parole de la CENI, Prosper Ntahorwamiye, rejette les demandes des opposants en bloc et s’étonne de ce boycott qui, selon lui, a été annoncé avant même que la Commission n’examine les recours déposés par les opposants après les élections communales.

Sommet Afrique-France : Paris prend des engagements militaires et diplomatiques vis-à-vis du continent

Le président français Nicolas Sarkozy

La France s'est engagée, au sommet Afrique-France de Nice, à apporter une assistance à la formation d'une force africaine de maintien de la paix ainsi qu'aux efforts de l'Afrique en vue d'obtnir des sièges permanents au Conseil de sécurité.

La France compte apporter sa contribution à la garantie de la sécurité collective en Afrique, par le biais d’un fond de financement de la formation militaire. L’annonce en a été faite par le président Nicolas Sarkozy à l’issue du sommet Afrique France dont la clôture est intervenue ce mardi à Nice.

Le chef de l’Etat français a annoncé la création d’un fond de 365 millions de dollars devant servir à financer la formation de 12 mille soldats africains de maintien de la paix pour l’Union africaine et les Nations-Unies. « La France croit à l’avenir de l’Afrique. La France est optimiste sur les capacités et les atouts de l’Afrique », a déclaré Nicolas Sarkozy. L’Afrique, a-t-il souligné, « a une superficie considérable dans un monde où l’espace va devenir une denrée rare. »

Le sommet de Nice s’est également prononcé en faveur d’une plus grande visibilité de l’Afrique sur la scène internationale, qui se traduirait notamment par un siège permanent au Conseil de sécurité de l’ONU et un rôle accru dans les organisations internationales, quand la France assurera la présidence du G-8 et du G-20 à la fin de cette année.

Les migrations internationales, les changements climatiques, et le rôle de la bonne gouvernance ont figuré en bonne place dans l’ordre du jour du sommet de Nice.

S’agissant de la promotion de la bonne gouvernance en Afrique, le président sud-africain Jacob Zuma était sur le même longueur d’onde que son homologue français. « Les changements violents de gouvernement en dehors des dispositions constitutionnelles est, dit-il, un phénomène que nous ne saurions tolérer. Tout soutien apporté au continent, à l’Union africaine est le bienvenu. »

Les chefs d’Etat et de gouvernement réunis à Nice se sont également penchés sur le renforcement de la coopération économique au moment où les intérêts français font l’objet d’une rude concurrence des pays asiatiques et des Etats-Unis. Le patronat français a fait connaître son intention de partager son potentiel technologique avec ses partenaires africains.

L’assaut donné par les commandos israéliens à la flottille turque qui a tenté lundi de faire parvenir une assistance humanitaire aux populations de Gaza s’est également invité au sommet. « j’ai condamné l’usage disproportionnée de la force par les Israéliens. Et, à l’évidence, c’est ni plus ni moins qu’une tragédie » a déclaré le président Nicolas Sarkozy.

Rebondissement dans la polémique autour de l’article 37 au Burkina Faso

Rebondissement dans la polémique autour de l’article 37 au Burkina Faso

Au Burkina Faso, des membres de la société civile ont recueilli plus de 20 000 signatures pour maintenir l’article 37 de la constitution

Au Burkina Faso, la classe politique et la societe civile s'agitent depuis des semaines au sujet d'une éventuelle modification de l'article 37 de la constitution qui limite le nombre de mandats présidentiels.

Une pétition aurait ainsi déjà recueilli près de 30 000 signatures pour s'opposer à toute révision consititutionnelle. Le mimnimum requis pour introduire la petition auprès de l'Assemblée nationale.

Les initiateurs de cette pétition ont tenu un point de presse à Ouagadougou pour faire le bilan de la collecte des signatures.Le porte-parole des pétitionnaires, Me Guy Hervé Kam, demande le vote d’une loi pour rendre l'article 37 intouchable.

De son coté, Mahama Sawadogo, député et membre du bureau exécutif national du Congrès pour la démocratie, parti au pouvoir, estime que "le chemin est encore long" pour que cette pétition soit validée.

Reportage du correspondant de la VOA au Burundi Eric Manirakiza

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