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La collision meurtrière entre des voitures au Caire est un acte "terroriste"

Dégâts devant l'Institut national du cancer suite à la collision entre plusieurs voitures au Caire en Egypte, le 5 août 2019.

Le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi a affirmé lundi que la collision entre plusieurs voitures au Caire, ayant fait au moins 20 morts, était un acte "terroriste".

M. Sissi a présenté sur les réseaux sociaux ses condoléances "au peuple égyptien et aux familles des martyrs tués dans le lâche incident d'origine terroriste".

Selon un dernier bilan établi par le ministère de la Santé, au moins 20 personnes ont été tuées lorsqu'une voiture roulant à grande vitesse a percuté trois autres véhicules, provoquant une énorme explosion dans la nuit de dimanche à lundi, peu avant l'aube.

Le ministère de l'Intérieur a attribué l'acte au groupuscule Hasm, considéré par les autorités comme proches des Frères musulmans, confrérie interdite et sévèrement répriméé en Egypte.

Les premiers éléments d'une enquête ont conduit à "déterminer que le groupe Hasm, lié aux Frères musulmans terroristes, était derrière la préparation du véhicule" ayant causé l'explosion, a indiqué le ministère de l'Intérieur dans un communiqué.

Depuis 2016, le groupe Hasm a revendiqué plusieurs attentats contre la police, des officiels et des juges, au Caire.

La collision, qui a eu lieu près de l'Institut de Cancer du Caire, a fait également 47 blessés, dont "trois ou quatre dans un état critique", selon le porte-parole du ministère de la Santé, Khaled Megahed.

Environ 78 patients de l'Institut du Cancer du Caire, qui a été endommagé par l'explosion, ont été transférés dans d'autres hôpitaux, a-t-il ajouté, sans préciser si certains d'entre eux avaient été blessés par la collision.

Sur les réseaux sociaux, circulent des images de voitures calcinées et des personnes évacuées vers les hôpitaux.

Amnesty évoque une grève massive de la faim dans une prison du Caire

Depuis l'arrivée au pouvoir du président Abdel Fattah al-Sissi en 2014, les ONG dénoncent régulièrement les violations des droits humains et la répression des opposants en Egypte( Photo-Archives)

Amnesty International a affirmé mercredi que quelque 130 détenus observaient une grève de la faim depuis six semaines dans une prison de sécurité dans le sud du Caire, évoquant des "conditions de détention cruelles".

"Les autorités égyptiennes doivent immédiatement mettre fin à des conditions de détention cruelles et inhumaines et autoriser des visites familiales régulières à la prison à sécurité d'Al-Aqrab à Tora, où environ 130 détenus ont entamé une grève de la faim depuis plus de six semaines", déclare l'ONG dans un communiqué.

En réponse à cette grève de la faim entamée le 17 juin, les autorités ont riposté contre les détenus "en les frappant, en appliquant des décharges électriques et imposant à d'autres des mesures disciplinaires dans le but de les contraindre à mettre fin à leur grève", a ajouté Amnesty.

"Au moins 10 grévistes de la faim ont eu les yeux bandés et ont été transférés dans des cellules spéciales qu'ils ne sont pas autorisés à quitter toute la journée", ajoute l'ONG, qui dit tenir ses informations d'un message publié par les détenus.

En refusant les visites de leurs familles, les autorités égyptiennes "bafouent de manière flagrante le droit égyptien et le droit international et font preuve d'une cruauté impitoyable", poursuit Amnesty.

Les autorités égyptiennes ont poussé des dizaines de détenus à Al-Aqrab "au point de rupture", prévient l'ONG.

D'après Amnesty, la majorité des personnes en grève de la faim ont été victimes "de disparitions forcées pour des périodes allant de 11 à 155 jours", avant d'être présentés au "Procureur de la Sûreté de l'Etat qui a compétence sur les crimes liés au terrorisme".

L'organisation ajoute que les détenus sont incarcérés dans des "cellules surpeuplées", infestés d'insectes et dont les températures dépassent les 40 degrés en été.

Pour Magdalena Mughrabi, directrice-adjointe pour le Moyen-Orient et l'Afrique du Nord à Amnesty International, "rien ne peut justifier le traitement cruel et inhumain que ces détenus ont subi".

Depuis l'arrivée au pouvoir du président Abdel Fattah al-Sissi en 2014, les ONG dénoncent régulièrement les violations des droits humains et la répression des opposants en Egypte.

Sous son mandat, les autorités égyptiennes ont emprisonné des milliers d'islamistes, ainsi que des membres de l'opposition libérale, des activistes, blogueurs, acteurs, chanteurs, journalistes.

Avec AFP

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