Liens d'accessibilité

Dernières nouvelles

Droits humains

Restriction des libertés en RDC sous prétexte de pandémie, accuse Human Rights Watch

Andre Lite Asebea, le ministre des Droits de l'Homme de la RDC, Kinshasa, 31 octobre 2019. (VOA/Jeanric Umande)

Human Rights Watch a accusé mercredi les autorités congolaises de restreindre les libertés sous prétexte de lutte contre la pandémie de coronavirus.

L'ONG HRW conseille au président Félix Tshisekedi de "mettre un terme à cette répression croissante".

Dans un rapport, l'organisation affirme avoir "documenté au moins 39 cas de menaces et de harcèlement liés à la liberté d’expression et à la liberté de la presse dans la moitié des 26 provinces du pays".

"Les autorités congolaises ont réprimé des détracteurs pacifiques, des journalistes et des membres de partis politiques, tout en utilisant les mesures de l’état d’urgence mises en place en raison de la pandémie de Covid-19 comme prétexte pour limiter les manifestations politiques", avance HRW.

Le ministre congolais des Droits humains André Lite cité par le rapport a expliqué qu'il "condamnait ces abus".

"Les avancées en matière de droits humains observées pendant la première année de mandat du président Tshisekedi semblent rapidement se dissiper", a estimé Thomas Fessy, chercheur principal pour la RDC chez HRW.

Le président Tshisekedi devrait "mettre un terme à cette répression croissante de la liberté d’expression et de réunion pacifique", a-t-il ajouté.

Au courant de ce mois de juillet, les autorités ont interdit trois manifestations contre le choix d'un nouveau président à la tête de la Commission électorale nationale indépendante (Céni), Ronsard Malonda.

Mardi soir, le président Tshisekedi a officialisé la levée de l'"état d'urgence sanitaire" proclamé le 24 mars pour faire face à l'épidémie de la Covid-19 en RDC.

Cela se traduit entre autres par "la reprise des rassemblements" dès ce mercredi 22 juillet.

Pays d'environ 80 millions d'habitants, la RDC a enregistré depuis le 10 mars 8.626 cas dont 197 décès et 4.790 guérisons.

Ancien opposant, M. Tshisekedi a été proclamé vainqueur de la présidentielle du 30 décembre 2018. Investi le 24 janvier 2019, il a promis de faire de l'instauration de l’État de droit une de ses priorités.

Toutes les actualités

Des rebelles tuent une trentaine de civils et deux militaires en Centrafrique

Des rebelles tuent une trentaine de civils et deux militaires en Centrafrique
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:01:26 0:00

Des émigrés africains se plaignent des conditions de travail au Moyen-Orient

Des émigrés africains se plaignent des conditions de travail au Moyen-Orient
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:02:31 0:00

La justice confirme la décriminalisation de l'homosexualité au Botswana

Des militants brandissent des drapeaux arc-en-ciel devant la Haute Cour du Botswana à Gaborone le 29 novembre 2021.

La justice du Botswana a maintenu lundi en appel sa décision de décriminaliser l'homosexualité, rejetant un recours déposé par le gouvernement conservateur du pays enclavé d'Afrique australe.

"La demande en appel est rejetée", a déclaré la Haute Cour dans son arrêt dont l'AFP a eu copie.

En 2016, le tribunal de Gaborone, capitale du Botswana, avait ordonné que les lois punissant les relations entre personnes de même sexe soit amendées, les qualifiant de "reliques de l'ère (britannique) victorienne" qui "oppressent une minorité".


Ce jugement, salué comme "historique" au niveau international, était très attendu sur l'ensemble du continent africain où l'homosexualité reste illégale dans plus de la moitié des pays subsahariens.

Mais le gouvernement a fait appel de cette décision en octobre, estimant que cette "question politique" devait être tranchée par le Parlement et non par la justice.

Les citoyens botswanais homosexuels ont longtemps vécu dans "la peur constante d'être découverts ou arrêtés", a déclaré le juge Ian Kirby à la lecture de son arrêt. "Cela a parfois conduit à la dépression, au comportement suicidaire, à l'alcoolisme ou à la toxicomanie", a-t-il regretté.

Le Botswana est un des rares pays africains à avoir dépénalisé l'homosexualité. Les autres sont le Lesotho, le Mozambique, l'Angola et les Seychelles. L'Afrique du Sud est le seul pays africain autorisant le mariage gay, légalisé en 2006.

La justice s'était alors prononcée sur requête d'une personne contestant le code pénal qui réprimait depuis 1965 l'homosexualité avec des peines pouvant aller jusqu'à sept ans de prison.

Des centaines de manifestants soudanais défilent dans la banlieue de Khartoum

Des centaines de manifestants soudanais défilent dans la banlieue de Khartoum
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:01:59 0:00

Affaire Ahmaud Arbery: la "déshumanisation" des Noirs persiste, selon René Lake

Affaire Ahmaud Arbery: la "déshumanisation" des Noirs persiste, selon René Lake
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:01:55 0:00

Voir plus

XS
SM
MD
LG