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Une femme accusée du meurtre de ses 4 bébés, elle reconnaît en avoir tué plusieurs en Allemagne

Les forces de police spéciales allemandes à l'extérieur du bâtiment de la Cour fédérale allemande suprême (Bundesgerichtshof) à Karlsruhe, Allemagne, 15 décembre 2015. REUTERS / Kai Pfaffenbach

Une mère de 45 ans, chez qui les cadavres de huit nourrissons avaient été retrouvés en novembre, a reconnu mardi au premier jour de son procès en Allemagne avoir tué plusieurs de ses enfants nouveau-nés en les étouffant.

L'avocat d'Andrea Göppner a toutefois expliqué devant une Cour de Cobourg (centre) qu'elle ne se souvenait plus combien elle en avait tué. "Cela peut avoir été deux, trois ou quatre", a indiqué l'avocat commis d'office, Till Wagler, lisant une déclaration de l'accusée qui doit répondre de quatre meurtres de nouveau-nés.

Son mari dont elle était séparée, Johann Göppner, 55 ans, est également assis sur le banc des accusés où il répond de complicité de meurtre.

Un meurtre est passible de 15 ans de prison en Allemagne.

Cette femme de 45 ans avait déjà admis certains des infanticides devant la police, au lendemain de son arrestation le 13 novembre à Wallenfels, en Bavière.

Selon l'acte d'accusation, Andrea Göppner s'est retrouvée enceinte huit fois entre 2003 et 2013 "et a mis au monde, tous les un an à un an et demi, huit enfants", dans sa cuisine ou sa salle de séjour, sans la moindre assistance médicale et en l'absence de son époux.

Ce dernier, qui n'ignorait rien des grossesses de sa femme, était d'accord pour les tuer et acceptait que son épouse cache ensuite les cadavres dans le sauna de leur logement, selon l'accusation.

Dès qu'elle remarquait que le nouveau-né se mettait à crier, elle "prenait une serviette et la pressait sur le nez et la bouche de l'enfant jusqu'à ce qu'il étouffe et cesse de crier", selon le Parquet.

Elle n'est toutefois poursuivie que pour quatre meurtres. Un cas, serait une fausse couche et dans trois autres cas, l'état des cadavres n'a pas permis de déterminer si les enfants étaient vivants à leur naissance.

Le couple a eu trois autres enfants et chacun deux autres d'une précédente union. Personne dans le village de 2.800 habitants où ils vivaient ne semble avoir remarqué les grossesses régulières de Mme Göppner.

Une voisine avait découvert un premier cadavre de nourrisson, alors que l'accusée avait déménagé quelques semaines plus tôt pour emménager avec son nouveau compagnon. La police avait ensuite découvert les autres cadavres dans des sacs plastique ou des linges.

En 2005, une autre affaire du même genre avait ébranlé l'Allemagne, quand les cadavres de neuf nouveau-nés avaient été découverts dans l'ex-RDA.

Avec AFP

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OMC: l'UE va soutenir la Nigériane Okonjo-Iweala

La candidate pour la présidence de l'OMC Okonjo-Iweala, ancienne ministre des finances du Nigeria et ancienne No.2 à la Banque mondiale. REUTERS/Lucas Jackson/archives

L'Union européenne va soutenir la Nigériane Ngozi Okonjo-Iweala pour le poste de directrice générale de l'Organisation mondiale du commerce (OMC), ses Etats membres étant finalement arrivés lundi à un consensus sur cette candidature.

Ce soutien, qui donne un élan appréciable à la candidate africaine face à sa rivale sud-coréenne Yoo Myung-hee, sera annoncé à l'OMC mardi matin par l'ambassadeur de l'UE à Genève, a précisé l'une de ces sources.

Ancienne ministre des Affaires étrangères et des Finances du Nigeria, mais aussi ex-numéro deux de la Banque mondiale, Mme Okonjo-Iweala, 66 ans, pourrait devenir la première femme et la première Africaine à diriger l'organisation chargée de libéraliser le commerce mondial.

Les Etats membres ont cependant mis du temps à s'entendre sur son nom, malgré un échange sur le sujet entre les dirigeants de l'UE lors du dernier sommet européen mi-octobre à Bruxelles.

Lundi matin, la Hongrie et la Lettonie refusaient encore de soutenir la Nigériane, avant de se rallier à la majorité dans la soirée, selon les sources européennes.

Tout en acceptant le consensus européen, "sept délégations" ont par ailleurs "demandé que soit enregistrée leur préférence pour l'autre candidate", a précisé une de ces sources.

Ce soutien est "un signal clair à l'égard de l'Afrique et un signe de confiance mutuelle" avec l'UE, a souligné une autre source.

Le troisième cycle de discussions, qui devra départager les deux prétendantes, a débuté le 19 octobre et s'achèvera mardi. Un consensus devra être trouvé pour la date butoir du 7 novembre.

La candidate qui l'emportera succédera au Brésilien Roberto Azevedo, qui a quitté l'OMC fin août, un an plus que tôt que prévu. Ce départ, expliqué par des raisons familiales, est survenu en plein marasme économique mondial, laissant l'institution en crise.

Le prochain chef de l'institution devra affronter la crise économique mais aussi la crise de confiance dans le multilatéralisme et dans le bien-fondé de la libéralisation du commerce mondial, le tout sur fond de guerre commerciale entre les deux premières puissances économiques mondiales, la Chine et les Etats-Unis.

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Washington fait appel de la décision de l'OMC face à la Chine

Le vice-Premier ministre chinois Liu He et le président américain Donald Trump se serrent la main après avoir signé la "phase 1" de l'accord commercial américano-chinois à Washington, États-Unis, le 15 janvier 2020. REUTERS / Kevin Lamarque

Washington a fait appel auprès de l'Organisation mondiale du commerce de sa condamnation sur les taxes douanières punitives imposées à la Chine au début de la guerre commerciale entre les deux grandes puissances.

Les Etats-Unis en ont fait l'annonce lors d'une réunion de l'Organe de règlement des différends (ORD) de l'organisation basée à Genève, a indiqué un porte-parole de l'OMC.

Washington avait été condamné le 15 septembre par l'ORD. Ce cas, porté par Pékin devant l'OMC en 2018, concerne une première tranche de droits de douane imposés par l'administration Trump sur quelque 250 milliards de dollars de biens chinois.

Ces tarifs punitifs ont marqué le début d'une guerre commerciale entre les deux géants économiques et constitué l'une des marques de fabrique de la présidence Trump.

Washington et Pékin ont ensuite conclu un accord commercial, en grande partie au point mort.

Dans son jugement rendu à la mi-septembre, l'ORD stipulait que "les mesures en cause sont incompatibles" avec divers articles du GATT (ancêtre de l'OMC), et recommandé "que les Etats-Unis rendent leurs mesures conformes à leurs obligations".

Réagissant au verdict de l'Organe de règlement des différends de l'OMC, l'administration Trump avait jugé l'organisation "totalement inadéquate" pour mettre fin aux pratiques commerciales de la Chine, jugées déloyales.

Ce jugement était très attendu dans la mesure où il s'agit d'un des premiers verdicts de l'OMC portant sur la guerre commerciale.

En règle générale, l'organe d'appel de l'OMC dispose de trois mois pour rendre son rapport. Toutefois, l'organe d'appel, dont la nomination des juges est bloquée par Washington, n'est plus opérationnel depuis décembre 2019 faute de magistrats en nombre suffisant.

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