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Un rapport conclut à de "grosses erreurs" de la police avant l'attentat de Berlin


Trois de six jeunes accusés pour l’attaque des sans-abris comparaissent devant le tribunal régional à Berlin, Allemagne, 13 juin 2017.

Un rapport d'enquête mené sur l'attentat jihadiste du marché de Noël de Berlin a pointé les "grosses erreurs" de la police et de la justice, qui auraient pu arrêter l'auteur des mois avant le drame.

"De grosses erreurs ont été commises alors qu'elles n'auraient jamais dû l'être", a estimé l'auteur du rapport, Bruno Jost, lors de sa présentation à la presse jeudi à Berlin.

Revendiqué par le groupe Etat islamique (EI), l'attentat au camion-bélier avait fait 12 morts le 19 décembre.

Selon M. Jost, il aurait pu être évité "avec une probabilité élevée" au moins plusieurs mois auparavant.

Ancien procureur fédéral, M. Jost avait été chargé par la ville de Berlin de faire la lumière sur les raisons qui ont empêché la police d'intercepter l'auteur de l'attaque, Anis Amri, avant l'attentat, alors que ce Tunisien de 24 ans a été surveillé par la police.

Dans son rapport, qui porte essentiellement sur les dysfonctionnements au sein de la police et du parquet berlinois, il pointe des services de la police criminelle berlinoise totalement incapables d'assurer la surveillance des islamistes potentiellement dangereux comme Amri.

Ce dernier n'a ainsi été surveillé que quelques semaines, note M. Jost : "toutes les observations se sont limitées aux jours ouvrés(...) même pendant les semaines où (Anis Amri) était placé en tête de liste des (islamistes) potentiellement dangereux. Le week-end et les jours fériés, il n'y avait aucune surveillance".

Mais d'autres polices sont aussi visées. Ainsi selon l'enquêteur, Amri avait été interpellé fin juin à Friedrichshafen (sud-ouest) en possession de deux faux passeports italiens mais avait été relâché.

"Tout ce qui pouvait être mal fait l'a été", a martelé Bruno Jost, dont le rapport intermédiaire rendu en mai avait accusé la police berlinoise d'avoir falsifié un document qui aurait théoriquement pu conduire à l'arrestation d'Amri avant l'attentat.

Selon l'édition en ligne de l'hebdomadaire Der Spiegel, "plusieurs passages" relatifs à ces suspicions ont toutefois été biffés dans le rapport final en raison de l'enquête toujours en cours contre les policiers soupçonnés.

Avec AFP

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