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Un mort dans l'attaque d'un village par des militaires guinéens


Une patrouille militaire à Ratoma, dans la banlieue de Conakry, le 18 novembre 2010. (Photo d'illustration)

Un civil a été tué et plusieurs autres blessés dans l'attaque par des militaires guinéens d'un village ivoirien à la frontière entre les deux pays, déjà objet d'un litige ayant donné lieu à des incidents en 2013, ont indiqué jeudi des sources sécuritaires ivoiriennes.

"Le village de Kpéaba" (ouest) a été "attaqué par des militaires accompagnés de civils dans la nuit de mercredi à jeudi", a affirmé une source sécuritaire à l'AFP.

Ce village frontalier est proche de la ville ivoirienne de Sipilou, située à une quinzaine de km de la frontière avec la Guinée.

"Les assaillants ont incendié des maisons, avant de se retirer en territoire guinéen, laissant sur place des douilles de kalachnikovs", a précisé une autre source sécuritaire à l'AFP. "Le bilan est d'un civil tué et de plusieurs (autres) blessés par balles", a ajouté cette source.

En janvier 2013, des militaires guinéens avaient occupé ce village de Kpéaba, où ils avaient retiré le drapeau ivoirien pour hisser celui de la Guinée, provoquant des incidents avec les habitants, qui n'avaient cependant pas fait de victimes.

Fin février 2013, ces soldats s'étaient finalement retirés de ce village de l'Ouest ivoirien, à l'issue de discussions de "haut niveau" entre les deux gouvernements qui avaient récusé "tout conflit frontalier" ou "différend territorial" entre la Guinée et la Côte d'Ivoire.

Ce village de Kpéaba est au coeur d'un litige frontalier qui remonte à l'époque de l'indépendance des deux pays voisins. Ex-colonies françaises, la Guinée a acquis son indépendance en 1958 et la Côte d'Ivoire en 1960.

L'Ouest ivoirien, frontalier de la Guinée et du Liberia, a été meurtri durant la crise post-électorale de 2010-2011 ayant fait quelque 3.000 morts. Cette région a connu depuis lors une série d'attaques, parfois sanglantes, de groupes armés.

Avec AFP

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