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Soupçonné de trafic d'armes, le consul honoraire du Zimbabwe libéré par la RDC

La police au lieu prévu pour la tenue du meeting du leader du Rassemblement, Lubumbashi, 24 octobre 2017.

Un homme d'affaires originaire du Bélarus et consul honoraire au Zimbabwe, arrêté en République démocratique du Congo (RDC), a été libéré mercredi après douze jours en prison, a-t-il lui-même annoncé à son retour à Harare.

Aleksandr Zingman, 54 ans, est un homme d'affaires réputé proche du président bélarusse Alexandre Loukachenko.

"Aujourd'hui, nous avons été libérés d'un centre des services de renseignement à Kinshasa", a-t-il déclaré aux journalistes dans un hôtel de la capitale zimbabwéenne, dénonçant une machination.

Détenteur d'un passeport américain, M. Zingman, 54 ans, a été arrêté il y a deux semaines à l'aéroport de Lubumbashi, deuxième ville de la RDC. Ses deux compagnons, son collègue bélarusse Oleg Vodchits et l'homme d'affaires italien Paolo Persico, ont également été arrêtés.

M. Zingman a accusé les journaux dépeignant les trois hommes comme des "trafiquants armés dans le pays pour mener un coup d'État", d'avoir fait circuler des informations "absurdes".

Ils étaient en RDC pour rencontrer la Fondation Kapenda Tshombe, ancien président congolais, a-t-il assuré.

Mais à leur arrivée à l'aéroport, ils se sont vu confisquer leurs passeports "sans aucune explication", et ont été conduits séparément à Kinshasa par des agents de sécurité.

Relâchés au bout de douze jours, on leur a finalement dit qu'ils étaient "les bienvenus pour faire des affaires en RDC", a-t-il raconté.

Lors de leurs précédentes visites au début de l'année et courant 2020, ils avaient rencontré l'ex-président Joseph Kabila, "l'un des plus grands agriculteurs de la RDC".

A Minsk, Aleksandr Zingman est présenté comme un homme d'affaire en relations étroites avec des hauts responsables d'une quinzaine de pays africains et des Emirats.

Lors de son arrestation, la cheffe de l’opposition bélarusse, Svetlana Tsikhanovskaïa, s'était félicité sur Twitter de cette "première étape pour enquêter sur ses affaires louches".

Mais M. Zingman nie tout lien politique et affirme être un homme d'affaires légitime.

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Heurts entre musulmans à Kinshasa: 30 condamnations à mort

Des policiers montent la garde devant la Cour suprême à Kinshasa, le 18 novembre 2006.

Trente personnes ont été condamnées à mort en République démocratique du Congo (RDC) pour leur participation aux violences contre la police ayant marqué jeudi la fin du ramadan à Kinshasa, la capitale, a-t-on appris de sources judiciaires.

Le verdict a été prononcé au petit matin samedi dans le procès en flagrance tenu depuis vendredi à Kinshasa, selon un enregistrement dont l'AFP a eu copie. Un avocat des parties civiles, Me Chief Tshipamba, a confirmé à l'AFP ces trente condamnations à la peine capitale.

Régulièrement prononcée, notamment dans les affaires impliquant les groupes armés dans l'est du pays, la peine de mort n'est plus appliquée en RDC depuis un moratoire décidé en 2003, et systématiquement commuée en condamnation à la perpétuité.

Jeudi, de violents heurts avaient éclaté entre fidèles musulmans se disputant l'accès au stade des Martyrs, le grand stade de la capitale congolaise, pour y organiser la prière officielle de clôture du ramadan. Les protestataires s'en étaient pris en particulier à la police présente sur les lieux pour encadrer la cérémonie.

Un premier bilan officiel faisait état d'un policier tué, dont les images ont largement circulé sur les réseaux sociaux. Une policière est entre la vie et la mort, affirment désormais les autorités, tant que 46 autres policiers ont été blessés, dont huit sont dans un état critique. Une dizaine de véhicules de la police ont été endommagés, dont l'un complètement incendié.

Trente-huit personnes ont été interpellées sur les lieux des violences et jugées en comparution immédiate à partir du lendemain au Tribunal de grande instance de la commune de la Gombe, dans le centre de Kinshasa. Retransmise toute la journée en direct à la télévision publique, l'audience a duré jusqu'au petit matin samedi.

Les meurtres encore en hausse en Afrique du Sud

Un homme est arrêté par des membres de la police métropolitaine d'Ekurhuleni dans le canton de Johannesburg Katlehong, le 5 septembre 2019.

Le nombre de meurtres a une nouvelle fois augmenté au cours des trois premiers mois de l'année en Afrique du Sud qui, malgré une baisse sensible de la criminalité, reste un des pays les plus violents au monde, a annoncé vendredi la police sud-africaine.

Un total de 4.976 personnes ont été tuées pendant cette période au cours de laquelle le pays a progressivement assoupli les restrictions liées à la pandémie de Covid-19, soit 8,4% de plus que l'année précédente, a déclaré le ministre de la Police Bheki Cele devant la presse.

Près de la moitié de ces meurtres (2.378) sont survenus dans des lieux publics: rues, champs, parcs, plages et bâtiments abandonnés.

Le trimestre précédent, fin 2020, les homicides avaient déjà augmenté de 6,6%, avait déjà affirmé le ministre.

La criminalité a toutefois globalement baissé de 8,5% pendant cette période, avec notamment une diminution de 4% des viols, alors qu'en moyenne 110 cas sont déclarés chaque jour à la police.

Entre janvier et mars, 9.518 personnes ont déclaré avoir subi un viol, soit 387 de moins que l'année dernière. Plus de la moitié ont eu lieu au domicile de la victime ou du violeur présumé, a précisé M. Cele.

Les cambriolages de domiciles ont connu une baisse significative (-20,5%), tout comme les vols de véhicules (-17,2%).

Les agressions ont également baissé de 9%, mais plus de 75.000 cas de coups et blessures volontaires ont été rapportés à la police.

Dans plus de 2.800 cas, "il a été confirmé que la victime, l'auteur ou les deux avaient consommé de l'alcool", a souligné le ministre de la Police.

L'Afrique du Sud avait connu un répit des violences lors du confinement le plus strict entre mars et mai 2020, lié à la pandémie, qui incluait l'interdiction de vente et de consommation d'alcool dans les lieux publics.

Un fidèle et un policier tués dans des affrontements entre musulmans à Kinshasa

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