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États-Unis

Trump nie le bilan officiel de 3.000 morts de l'ouragan Maria à Porto Rico

Trump assiste à une réunion avec le gouverneur de Porto Rico, Ricardo Rossello, après son arrivée à la base de la garde nationale aérienne Luis Muñiz, à Porto Rico, le 3 octobre 2017.

Le président américain Donald Trump a nié le bilan officiel de près de 3.000 morts à Porto Rico, territoire américain, liées à l'ouragan Maria il y a un an, estimant que les démocrates ont gonflé le chiffre pour lui nuire.

"3.000 personnes ne sont pas mortes dans les deux ouragans ayant frappé Porto Rico. Lorsque j'ai quitté l'île, APRES que la tempête a frappé, ils avaient entre 6 et 18 morts", a-t-il tweeté. "Avec le temps qui passe, ça n'a pas augmenté de beaucoup".

"Et, après une longue période, ils ont commencé à rapporter des chiffres vraiment très élevés, comme 3.000. C'est le fait des démocrates de façon à donner une image aussi mauvaise que possible de moi tandis que je lève avec succès des milliards de dollars pour aider à la reconstruction de Porto Rico", a-t-il poursuivi dans un second tweet.

Et d'ajouter: "Si une personne est décédée pour une raison quelconque, disons de vieillesse, elle a été ajoutée à la liste. Mauvaise politique. J'aime Porto Rico".

Fin août, le gouverneur de l'île Ricardo Rossello avait indiqué avoir "donné comme instruction d'actualiser le bilan officiel à 2.975 morts" après la réception d'un rapport qu'il avait lui-même commandé à des chercheurs de l'université George Washington pour parvenir à un bilan réaliste, face à la controverse sur le nombre de victimes.

"Toute future discussion devra se fonder sur ce rapport", avait-il déclaré.

Le bilan officiel était auparavant de 64 morts.

Mais les chercheurs ont estimé que la mortalité avait augmenté sur l'île de 22% de septembre 2017 à février 2018, par rapport à la même période de l'année précédente.

Après cette annonce de M. Rossello, membre du "nouveau parti progressiste", M. Trump s'était dit fier de la réaction des pouvoirs publics après cette catastrophe naturelle. Les opérations ayant suivi l'ouragan furent "un succès incroyable et méconnu", avait affirmé le président.

Une autre étude indépendante de chercheurs d'Harvard, non commandée par le gouvernement porto-ricain et publiée en mai, avait conclu à environ 4.600 morts en trois mois, selon une méthode proche.

Maria, qui a frappé Porto Rico le 20 septembre 2017, a laissé des stigmates pendant des mois sur l'île, en coupant l'eau, l'électricité, le téléphone et les routes, isolant de nombreux villages.

Avec AFP

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Affaire ukrainienne: un ambassadeur dit avoir "suivi les ordres" de Trump

L'ambassadeur des États-Unis auprès de l'Union européenne, Gordon Sondland, devant la commission du renseignement de la Chambre des représentants, à Washington, le 20 novembre 2019.

Gordon Sondland, un diplomate proche de Donald Trump, a directement impliqué mercredi le président des Etats-Unis dans l'affaire ukrainienne, renforçant encore un peu les soupçons qui lui valent une procédure explosive de destitution.

Les démocrates ont estimé que l'audition publique au Congrès de l'ambassadeur des États-Unis auprès de l'Union européenne était à ce jour la plus accablante dans leur enquête pour mettre en accusation le locataire de la Maison Blanche.

Gordon Sondland a en effet déclaré que le milliardaire républicain avait bien conditionné une rencontre avec son homologue ukrainien Volodymyr Zelensky au lancement, par Kiev, d'enquêtes contre les démocrates américains.

Et il a assuré avoir acquis la conviction qu'une aide militaire cruciale à l'Ukraine dépendait également de ces enquêtes.

Mais les républicains n'ont retenu qu'un bref passage de ce témoignage très attendu: quand Gordon Sondland a reconnu que Donald Trump ne lui avait "jamais" dit personnellement que l'aide était liée aux investigations.

"C'était fantastique", a lancé le président américain, après avoir dans un premier temps tenté de minimiser sa proximité avec l'ambassadeur. "Je pense qu'ils doivent mettre fin maintenant" à cette "chasse aux sorcières", a-t-il martelé.

- "Complètement blanchi" -

La Maison Blanche a même estimé que Gordon Sondland avait "complètement blanchi le président Trump".

En réalité, cet homme d'affaires nommé ambassadeur après avoir financé la campagne Trump, devenu un acteur central de l'affaire ukrainienne, a clairement expliqué que le 45e président des Etats-Unis était à l'origine des pressions sur l'Ukraine.

"Nous avons suivi les ordres du président", a dit Gordon Sondland, qui s'est entretenu directement avec lui une demi-douzaine de fois du dossier ukrainien entre fin mai et début septembre. Il a assuré que c'était à sa "demande expresse" que les diplomates chargés du dossier ukrainien avaient accepté, malgré leurs réserves, de travailler avec son avocat personnel Rudy Giuliani.

Or, l'avocat a d'emblée fait pression pour que Kiev enquête sur les démocrates américains et sur le groupe gazier Burisma, qui avait alors, dans son conseil d'administration, Hunter Biden, fils de Joe Biden, bien placé pour affronter Donald Trump à la présidentielle de 2020. Des demandes ensuite formulées par le président dans son coup de fil controversé du 25 juillet avec son homologue ukrainien.

Pendant la soirée, lors d'un débat entre prétendants à la nomination démocrate, l'ancien vice-président Biden n'a pas répondu clairement à une question sur les intérêts de son fils, mais a assuré: "Donald Trump ne veut pas que je devienne le candidat".

L'opposition tente de prouver que l'ex-magnat de l'immobilier a abusé de son pouvoir pour exercer un chantage sur l'Ukraine en conditionnant une invitation au président Zelensky et l'aide militaire au lancement de ces enquêtes, avec des arrières-pensées électoralistes.

"Y a-t-il eu un +donnant-donnant+?", a demandé Gordon Sondland devant des élus de la Chambre des représentants. S'agissant d'une rencontre Trump-Zelensky à la Maison Blanche, "la réponse est oui", a-t-il affirmé sans détours.

- "2+2=4" -

S'agissant d'une importante aide militaire suspendue par la présidence contre l'avis unanime de tous les diplomates, l'ambassadeur a aussi reconnu avoir dit à des responsables ukrainiens que son dégel était conditionné à l'ouverture de ces enquêtes chères à Donald Trump.

"En l'absence d'explication crédible pour sa suspension, je suis parvenu à la conclusion que la reprise de l'aide sécuritaire n'interviendrait pas tant qu'il n'y aurait pas une déclaration publique de l'Ukraine s'engageant à mener les enquêtes", a-t-il témoigné. Il s'agissait d'une "déduction" partant du principe que "2+2=4".

Pressé par les élus des deux bords, il a maintenu que le président Trump ne lui avait "jamais dit directement que l'aide était conditionnée" aux enquêtes.

Mais ses multiples conversations avec le locataire de la Maison Blanche ne lui ont pas non plus fait changer d'avis. "J'étais absolument convaincu" d'un tel lien, a-t-il martelé, estimant que cette condition était "claire pour tout le monde".

Il a aussi directement impliqué deux piliers du trumpisme, le vice-président Mike Pence et le chef de la diplomatie américaine Mike Pompeo qui, a-t-il dit, n'ont pas tenté de le contredire lorsqu'il a évoqué avec eux sa "déduction logique" d'un lien aide-enquêtes.

Les équipes des deux hommes ont aussitôt démenti qu'ils en aient jamais parlé avec Gordon Sondland.

Dans un autre témoignage dans la soirée, une responsable du Pentagone, Laura Cooper, a dévoilé pour la première fois que l'Ukraine s'était inquiétée du sort de l'aide militaire gelée dès le 25 juillet, jour de l'appel Trump-Zelensky, et non en août comme on le pensait jusqu'ici.

La Chambre des représentants doit interroger jeudi en public Fiona Hill, une ex-responsable du Conseil de sécurité nationale de la Maison Blanche, et David Holmes, un employé de l'ambassade des Etats-Unis à Kiev.

Avec AFP

La chanteuse Lizzo en tête des nominations aux Grammys, la diversité triomphe

Lizzo en concert à Los Angeles en Californie le 23 juin 2019.

Avec huit nominations aux Grammy Awards, la chanteuse américaine Lizzo est arrivée mercredi en tête des récompenses de l'industrie musicale américaine, marquées par la diversité et une forte présence féminine. 

La truculente Melissa Jefferson, de son vrai nom, devance les deux autres révélations de l'année, la chanteuse Billie Eilish et le rappeur Lil Nas X, avec 6 nominations chacun.

Lizzo (31 ans) et Billie Eilish (17 ans) ont été toutes deux nommées dans les quatre catégories reines, enregistrement de l'année (pour la production), chanson de l'année (pour l'écriture), album de l'année et meilleur nouvel artiste.

C'est un vent nouveau qui pourrait souffler sur les Grammys qui seront décernés le 26 janvier à Los Angeles : les nominations 2020 sont dominées par deux artistes qui ont percé cette année, même si elles sont dans le circuit depuis plusieurs années.

Lizzo et Billie Eilish incarnent également deux styles très éloignés l'un de l'autre. D'un côté Lizzo la pétillante jeune femme noire, aux clips colorés et aux éclats de voix, de l'autre Billie Eilish, l'ado blanche et son univers sombre, sa voix douce et entêtante.

Les deux artistes représentent aussi, chacune à leur manière, le mélange des genres musicaux. Lizzo puise ainsi dans le rap, la pop dansante, ou la soul. A ses débuts à Houston, elle a même fait partie d'un groupe de rock.

"Ca a été une année incroyable pour la musique et je suis reconnaissante d'en avoir simplement fait partie", a tweeté mercredi la charismatique Lizzo.

Joueuse de flute traversière, rappeuse, chanteuse, danseuse, l'artiste venue de Houston a signé récemment quelques-uns des sons les plus accrocheurs, comme "Juice" sorti en décembre 2018, après "Truth Hurts" (2017).

- Energie communicative -

Outre ses chansons, son succès est en partie due à son énergie communicative, qu'elle relaye inlassablement sur les réseaux sociaux.

Elle dit avoir été encouragée à transmettre ce positivisme dans sa musique par Prince, avec qui elle a collaboré après avoir quitté Houston pour Minneapolis, au début des années 2010.

Femme noire, indépendante, Lizzo a dit avoir opéré un virage artistique avec son album "Cuz I Love You", décidée à s'ouvrir davantage au monde et à se mettre à nu.

Auteure, elle a co-écrit tous les titres de l'album, décidée à réconcilier la puissance de ses performances scéniques avec ses enregistrements en studio, dans lesquels elle était jusqu'ici trop en retenue, selon elle.

Désormais superstar, Lizzo est aussi devenue un porte-drapeau de la diversité physique, revendiquant ses formes et se mettant en scène dans un registre de séduction dans ses vidéos.

"Je fais ça pour que les petites filles n'aient pas à avoir peur d'être montrées du doigt pour leur physique", a-t-elle expliqué au magazine Rolling Stone.

"Cette critique du corps dans les médias nous empêche d'avancer", a-t-elle ajouté, "mais ça ne me retient pas, moi."

Ces nominations sont une bénédiction pour la Recording Academy, l'organe de représentation des professionnels de la musique aux Etats-Unis.

Régulièrement critiquée, l'organisation avait engagé une série de réformes pour favoriser la diversité de ses membres et du palmarès des Grammys.

Cette année, la liste des nominations est ainsi dominée par les femmes. Outre Lizzo et Billie Eilish, Ariana Grande (5 nominations), Beyoncé et la chanteuse H.E.R. ont également tiré leur épingle du jeu.

Quant à Lil Nas X, héros improbable de 2019 avec son tube "Old Town Road", il est aussi un représentant de la diversité, car l'un des très rares rappeurs à s'être déclaré ouvertement homosexuel.

Rappeur noir, il a aussi secoué le monde très blanc de la country, qui a tardé à accepter la chanson comme l'une des siennes.

Si Ariana Grande a rebondi après avoir été boudée l'an dernier dans les catégories majeures, c'est une nouveau revers pour Taylor Swift, qui n'a recueilli que trois nominations.

Trump/ Ukraine: audition de l'ambassadeur Sondland

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Des étudiants togolais analysent l’impeachment

Jennifer Williams, assistante du vice-président Mike Pence (g) et le lieutenant colonel Alexander Vindman, adjoint du Conseil de sécurité nationale devant le Comité du renseignement de la Chambre des représentants du Capitole à Washington, le 19 novembre 2019.

L’impeachment ou la procédure de destitution du président américain ne fait pas débat qu’aux Etats-Unis. Au Togo certains étudiants fascinés par la politique américaine suivent de près cette actualité.

Pendant que les uns se mettent dans la peau des démocrates, les autres sans pour autant se réclamer du camp républicain mettent en garde contre le fait que Donald Trump pourrait tirer avantage de cette procédure.

Trump/ Ukraine : l'enquête est très suivie au Togo
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A l’American Corner de l’université de Lomé, un groupe d’étudiants est en plein débat. Le sujet de discussion, la procédure de destitution du président américain Donald Trump.

Samuel Ana, Lomé, le 13 novembre 2019. (VOA/Kayi Lawson)
Samuel Ana, Lomé, le 13 novembre 2019. (VOA/Kayi Lawson)


"C’est une procédure qui est en train d’expulser le président Trump de telle manière qu’il ne puisse pas postuler pour le prochain mandat", analyse Samuel Ana.

"Si cette stratégie a été mise en place, c’est parce qu’ils (les Américains, ndlr) ont constaté qu’ils ont eu des problèmes diplomatiques. Et du coup, Donald Trump ne pourra pas les aider à pouvoir les arranger. C’est pourquoi cette procédure a été enclenchée pour que le président soit enlevé".

Faridah Esso Ouro-Doni, Lomé, le 13 novembre 2019. (VOA/Kayi Lawson)
Faridah Esso Ouro-Doni, Lomé, le 13 novembre 2019. (VOA/Kayi Lawson)


Donald Trump n’a pas sa place à tête d’une puissance comme les Etats-Unis, soutient Faridah Esso Ouro-Doni.

"​Depuis 2016, je crois qu’il y a plusieurs décisions prises par Trump et son gouvernement qui nuisent non seulement aux Etats-Unis mais aussi au monde entier. Et tout le racisme, le sexisme et la misogynie qu’il prône, donc une personne comme cela ne devrait pas être à la tête de la première puissance au monde", détaille Mlle Ouro-doni.

Marcel Amenkey, Lomé, le 13 novembre 2019. (VOA/Kayi Lawson)
Marcel Amenkey, Lomé, le 13 novembre 2019. (VOA/Kayi Lawson)


Pour l’étudiant Marcel Amenkey, cette procédure est l’œuvre du camp démocrate pour ternir l’image de Donald Trump.

"Le Parti démocrate a trouvé une opportunité pour décrédibiliser ce président. Les démocrates essaient de juger le président alors que nous n’avons pas de claire évidence qu’il a vraiment commis ces actes", a indiqué M. Amenkey.

"Je pense que les démocrates ont en tête les élections de 2020 et ils ont peut-être peur que monsieur Donald Trump soit encore réélu. Donc ils essaient de le discréditer devant son électorat", a-t-il conclu.

Yehuza Ahamed, Lomé, le 13 novembre 2019. (VOA/Kayi Lawson)
Yehuza Ahamed, Lomé, le 13 novembre 2019. (VOA/Kayi Lawson)


Un autre étudiant, Yehuza Ahamed, qui épouse la théorie avancée par Marcel, estime que la procédure pourrait tourner à l’avantage de Donald Trump.

"Si les démocrates agissent autrement pour le destituer, ils risquent aussi que le gars revienne. Parce qu’il va profiter de cela pour être réélu pour un deuxième mandat", prédit Yehuza Ahamed.

Benjamin Kogblé, un membre de l’American Corner de l’université de Lomé affirme ne guère être surpris par cette procédure, car selon lui, Donald Trump serait un président par défaut.

Benjamin Kogblé, Lomé, le 13 novembre 2019. (VOA/Kayi Lawson)
Benjamin Kogblé, Lomé, le 13 novembre 2019. (VOA/Kayi Lawson)


"C’est un président qui n’était pas vraiment accueilli par la majorité de la population du monde. On ne s’attendait pas à voir Trump comme président", fait-il remarquer.

Le président américain, Donald Trump est visé par une procédure de destitution, lancée par les démocrates qui l’accusent d'avoir abusé de son pouvoir en demandant à l'Ukraine d'enquêter sur le candidat démocrate Joe Biden, en vue de la présidentielle de 2020.

Impeachment: audition de témoin clés, ouverte au public
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Trump/ Ukraine : l'enquête est très suivie au Togo

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