Liens d'accessibilité

Dernières nouvelles

Monde

Syrie: la France convoque l'ambassadeur de Turquie (source diplomatique)

Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, part après une réunion hebdomadaire du cabinet à l'Elysée à Paris, le 3 août 2018.

La France a convoqué jeudi l'ambassadeur de Turquie après le lancement d'une nouvelle offensive turque, la veille, dans le nord de la Syrie, a indiqué une source diplomatique française à l'AFP. L'ambassadeur "est convoqué en début d'après-midi" au ministère français des Affaires étrangères.

"J'y vais tout à l'heure", avait confirmé l'ambassadeur Ismail Hakki Musa, contacté par l'AFP.

L'offensive de la Turquie a provoqué un tollé international, plusieurs pays craignant une résurgence du groupe djihadiste État islamique (EI). Une réunion d'urgence du Conseil de sécurité de l'ONU doit avoir lieu jeudi.

Le président Emmanuel Macron a appelé la Turquie "à mettre un terme le plus rapidement possible" à son offensive en Syrie, qui "risque d'aider Daech (acronyme arabe de l'EI) à reconstruire son califat".

"C'est une lutte que nous menons contre une organisation terroriste issue du PKK (...), nous ne sommes pas en train d'aider Daech", a assuré en fin d'après-midi Ismail Hakki Musa, interrogé par la radio RTL.

"La Turquie est décidée à éradiquer les noyaux terroristes de ses frontières, les opérations vont continuer", a-t-il insisté, rappelant que son pays partageait une frontière commune de plus de 900 kilomètres avec la Syrie.

L'offensive turque vise les positions de la milice kurde des Unités de protection du peuple (YPG), un groupe qu'Ankara considère comme terroriste pour ses liens avec le Parti des Travailleurs du Kurdistan (PKK), mais qui est soutenu par les pays occidentaux pour combattre les djihadistes du groupe État islamique.

"Si, entre alliés, nous n'avons pas la même définition des organisations terroristes, alors dans quelle mesure peut-on parler de la solidarité qui nous lie ?", a demandé Ismail Hakki Musa, dont le pays est membre de l'Otan.

Interrogé sur le risque d'une évasion de grande ampleur des djihadistes étrangers détenus par les forces kurdes à la faveur du chaos provoqué par l'assaut turc, il a rappelé la position d'Ankara, favorable au rapatriement de ces prisonniers dans leurs pays pour y être jugés. Plusieurs pays européens, dont la France, demandent qu'ils soient jugés là où ils ont commis leurs crimes.

"Nous, nous attendons que les pays d'origine reçoivent leur djihadistes (...). La Turquie ne va pas laisser des éléments djihadistes dans la nature, elle s'en occupera", a-t-il toutefois assuré.

Les Kurdes syriens ont été aux avant-postes de la lutte contre le groupe djihadiste avec le soutien aérien de la coalition internationale anti-EI.

En mars 2019, les Forces démocratiques syriennes (FDS), coalition à majorité kurde, se sont emparées de l'ultime bastion syrien de l'EI à Baghouz. Mais le groupe djihadiste reste actif dans la clandestinité.

La Norvège, pays de l'Otan, suspend toute nouvelle exportation d'armes vers la Turquie

La Norvège, pays allié de la Turquie au sein de l'Otan, a annoncé jeudi la suspension de toute nouvelle exportation d'armements vers Ankara après le lancement d'une offensive militaire turque dans le nord-est de la Syrie.

"Etant donné que la situation est complexe et change rapidement, le ministère des Affaires étrangères, par mesure de précaution, ne traitera pas de nouvelles demandes de licences d'exportation de matériels de défense et de matériels à usages multiples (...) vers la Turquie jusqu'à nouvel ordre", a déclaré la cheffe de la diplomatie norvégienne, Ine Eriksen Søreide.

"Nous passons maintenant en revue toutes les licences (déjà, ndlr) en vigueur", a-t-elle ajouté dans un courriel envoyé par ses services à l'AFP.

La Turquie a lancé mercredi une offensive contre les forces kurdes du nord-est de la Syrie, alliées des Occidentaux dans la lutte antijihadiste, suscitant une volée de critiques internationales.

La Finlande, qui n'est pas membre de l'Otan contrairement à la Norvège, avait également annoncé mercredi la suspension de toute nouvelle exportation d'armements vers la Turquie ou autre pays engagé dans la guerre.

Toutes les actualités

Le cours du jus d'orange monte grâce au coronavirus

Dans un supermarché Nakumatt, à Nairobi, Kenya, le 18 juillet 2014. (Photo: REUTERS/Thomas Mukoya)

Le cours du jus d'orange connaît une forte hausse cette semaine, sous l'effet d'une demande importante des consommateurs espérant qu'un peu de vitamine C les aidera à combattre le nouveau coronavirus.

La livre de jus d'orange a gagné plus de 20% en cinq jours pour atteindre jeudi 122,55 cents sur le marché new-yorkais, un niveau qu'elle avait atteint l'an dernier à la même époque mais sous lequel elle évoluait depuis.

Le jus d'orange est bien "l'un des plus gros gagnants sur les marchés" en ce moment, assure à l'AFP Stephen Innes, de AxiCorp, en raison de ses "propriétés immuno-stimulantes" qui ont mis un coup d'accélérateur à la demande.

"Cette réaction (des cours) n'est pas rare lors des épidémies de grippe, les consommateurs étant en demande de boissons plus saines", abonde François Sonneville, analyste chez Rabobank interrogé par l'AFP.

"La question de savoir si le jus d'orange est sain fait l'objet de nombreux débats (...) en raison de sa teneur naturellement élevée en sucre, mais il a été démontré que la vitamine C renforce le système immunitaire", a-t-il ajouté.

Ce rebond des cours est accentué par les contraintes qui pèsent par ailleurs sur l'offre.

"Comme les avions sont pour la plupart cloués au sol, il devient difficile d'acheminer les oranges et la pulpe", complète M. Innes.

"De même, les consignes de distanciation sociale et les confinements compliquent la récolte" des fruits, a-t-il ajouté.

Avec les deux tiers de la production mondiale, selon des données compilées par Rabobank, le Brésil est de loin le premier producteur de jus d'orange sur la planète.

Coronavirus et stress: comment rester calme pendant ces moments difficiles

Coronavirus et stress: comment rester calme pendant ces moments difficiles
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:02:06 0:00

Coronavirus : le pape préside en solitaire une prière planétaire

Le pape François peu avant son traditionnel discours "Urbi et Orbi", le 25 décembre 2019. (AFP PHOTO /VATICAN MEDIA)

C'est une première : seul sur le gigantesque parvis désert de la basilique Saint-Pierre, le pape François préside vendredi une prière mondiale contre la pandémie pour un public virtuel, conclue par une inhabituelle bénédiction "Urbi et orbi".

A 17h00 GMT, le chef du 1,3 milliard de catholiques de la planète leur a demandé de se joindre à lui durant une heure, via internet, la radio ou la télévision.

Même le réalisateur italien Paolo Sorrentino, auteur de deux séries très provocatrices campées au Vatican avec des hommes en blanc iconoclastes, n'avait pas imaginé une place Saint-Pierre totalement vide.

Vendredi, l'Argentin Jorge Bergoglio s'exprimera lors d'une "méditation", assis sur un fauteuil installé sur un parvis interdit d'accès par la police italienne.

Le portail internet du Saint-Siège ("Vatican News") a mis en place des retransmissions en direct en huit langues, dont le chinois ou l'arabe, y ajoutant un canal avec la langue des signes, une nouveauté.

"A la pandémie du virus nous voulons répondre avec l’universalité de la prière, de la compassion, de la tendresse", avait expliqué dimanche dernier le pape François.

"Restons unis. Faisons sentir notre proximité avec les personnes les plus seules et les plus éprouvées. Notre proximité avec les médecins, les opérateurs de santé, les infirmiers et infirmières, les volontaires", avait-il dit, en mentionnant aussi "les autorités qui doivent prendre des mesures difficiles" et "les policiers, soldats, qui cherchent à maintenir l’ordre sur la route".

Un "Urbi et Orbi" inédit

En temps normal, la bénédiction "Urbi et Orbi" (A Rome et au monde) se fait depuis la célèbre loggia du palais apostolique, uniquement à Noël et Pâques, les deux temps forts du calendrier chrétien, ou encore à l'occasion de l'élection d'un nouveau pape.

La bénédiction est normalement précédée d'un tour d'horizon des conflits armés de la planète. Mais vendredi, le pape se concentrera sur un adversaire, le nouveau coronavirus qui a infecté plus d'un demi-million de personnes dans le monde dont plus de 23.000 sont décédées.

Les croyants auront aussi la possibilité d'obtenir "l'indulgence plénière", ou pardon des péchés, qui peut être accordée de façon collective aux personnes menacées par les guerres ou les épidémies.

A la mi-mars, le pape s'était rendu en pèlerinage surprise dans deux églises de Rome, filmé à pied dans la principale artère d'une Rome aux allures de ville fantôme.

A l'une de ces églises, il a emprunté un "crucifix miraculeux" qui aurait sauvé la capitale italienne de la grande peste au XVIe siècle, exhibé lors de processions et qui a été placé vendredi devant la basilique Saint-Pierre.

"Au temps de la peste au Moyen-Age, l'Eglise était la seule présente sur la scène publique à travers les processions de prêtres qui devaient produire des miracles", rappelle le vaticaniste italien Marco Politi.

Or l'Eglise s'avère grandement éclipsée et marginalisée dans la communication de crise sanitaire de pays de plus en plus sécularisés, donnant la parole aux médecins et aux élus.

"Le pape a senti qu'il devait faire quelque chose", souligne Marco Politi. "Il est allé dans les rues de Rome, l'Eglise oeuvre en coulisses pour apporter notamment de la nourriture aux pauvres, mais le pape veut reprendre une part de la scène et de l'imaginaire collectif", analyse-t-il.

A l'heure d'un strict confinement en Italie, les services de l'Eglise catholique universelle sont au ralenti et la plupart des prélats dirigeant des dicastères (ministères) travaillent dans leurs appartements.

Sur la santé du pape, qui a souffert d'un rhume avec toux en mars et serait entouré d'un strict cordon sanitaire, le Saint-Siège reste des plus discrets. Même si un prélat italien travaillant à la Secrétairerie d'Etat (gouvernement) et vivant dans sa résidence a été testé positif mercredi au coronavirus, selon des médias italiens.

Un religieux travaillant également à la Secrétairerie d'Etat vient aussi d'être contaminé, rapporte vendredi le quotidien Il Messagero, selon qui les tests faits à date sur le pape ont tous été négatifs.

Le G20 va injecter 5.000 milliards de dollars dans l'économie mondiale

Le G20 va injecter 5.000 milliards de dollars dans l'économie mondiale
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:00:51 0:00

Trois milliards de personnes sont appelées à rester confinées

Trois milliards de personnes sont appelées à rester confinées
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:00:58 0:00

Voir plus

XS
SM
MD
LG