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Madagascar

Plus de 4.000 enfants traités pour malnutrition dans le Grand Sud malgache

Des enfants se protègent du soleil à Ankilimarovahatsy, à Madagascar, un village de l'extrême sud de l'île où la plupart des enfants souffrent de malnutrition aiguë, le 9 novembre 2020.

Plus de 4.000 enfants ont été soignés pour malnutrition depuis le début de l'année dans le sud de Madagascar, en proie à une grave sécheresse, a annoncé jeudi l'ONG Action contre la Faim (ACF).

L'insécurité alimentaire explose dans plusieurs zones de la Grande Ile qui subit les effets de trois années consécutives de précipitations inférieures à la moyenne, mêlés à ceux de la pandémie de Covid-19.

Le Grand Sud malgache, très pauvre, où la majorité de la population survit difficilement de l'agriculture, subit l'essentiel de l'impact.

ACF dit avoir accueilli plus de 4.000 enfants de moins de cinq ans dans ses centres de santé mobiles du Grand Sud depuis le début de 2021, plus du double de la même période de 2020, époque où l'insécurité alimentaire était déjà largement répandue.

"Il s'agit d'une urgence humanitaire, les enfants vont mourir si nous ne les prenons pas en charge", a déclaré dans un communiqué la directrice des opérations d'ACF en Afrique australe, Valérie Ceylon.

La situation est "bien plus grave que les autres années" dans le sud de Madagascar, qui connaît chaque année une période dite de soudure, entre la fin des réserves de la récolte précédente et les nouvelles récoltes, avertit ACF.

Selon l'ONG, qui réclame des financements supplémentaires, ses équipes ont été les témoins de "pratiques alimentaires désespérées", des gens mangeant de la glaise ou des mangues non mûres.

Le manque de précipitations a, dans certains foyers, épuisé le stock de nourriture dès septembre 2020.

Outre la sécheresse, la déforestation a augmenté l'intensité des tempêtes de sable qui détruisent les récoltes, suscitant des prévisions pessimistes quant à la production agricole de l'année à venir.

Le Programme alimentaire mondial (PAM) a appelé en janvier à une aide d'urgence de 35 millions de dollars pour combattre la crise alimentaire à Madagascar.

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La famine se répand dans le sud malgache

Le bras d'un enfant est mesuré dans un centre mis en place par le PAM et Action contre la Faim, dans le village de Beraketa, à l'extrême sud de Madagascar. 12 novembre 2020.

La famine resserre son emprise dans le sud de Madagascar et chaque jour met en péril de nouvelles vies: plus d'un million de Malgaches ont faim et parmi eux 14.000 sont particulièrement à risque, a mis en garde mardi l'ONU.

L'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) et le Programme alimentaire mondial (PAM), affolés par la gravité de la situation, ont publié mardi un communiqué pour tenter d'alerter sur cette crise "qui risquerait de rester invisible".

L'île de l'océan Indien reste largement inaccessible, à l'aide comme aux médias, en raison du confinement. Et les agences humanitaires peinent à sensibiliser sur la tragédie qui se déroule, alors que les fonds manquent pour apporter suffisamment d'aide.

La région traverse la pire sécheresse depuis une quarantaine d'années et près de 14.000 personnes ont atteint le niveau "catastrophe", soit la phase la plus élevée sur une échelle de cinq étapes d'insécurité alimentaire mise en place en 2016, affirment les agences.

"Si des mesures urgentes ne sont pas prises maintenant", le nombre dans cette catégorie critique va "doubler au cours de la prochaine période de soudure".

Et les enfants en bas âge, dans ce type de situation, sont toujours les premières victimes.

"Des enfants sont affamés, des enfants meurent. J'ai rencontré une mère avec un enfant de huit mois qui semblait n'en avoir que deux. Elle avait déjà perdu son aîné", décrit le directeur des opérations du PAM, Amer Daoudi, qui revient d'une des zones les plus touchées, Sihanamaro.

La sècheresse record, qui s'est accumulée pendant trois années consécutives, "a anéanti les récoltes". Et des années de déforestation et "l'érosion qui en résulte - désormais aggravée par le changement climatique - ont abîmé l'environnement et des tempêtes de sable sans précédent ont transformé de vastes étendues de terres arables en friches", selon l'ONU.

Basketball Africa League: 12 équipes africaines s'affrontent à Kigali

Cérémonie de dévoilement du logo BAL à la Kigali Arena, à Kigali, Rwanda, le 19 décembre 2019.

C'est la première initiative de la NBA pour lancer une ligue en dehors de l’Amérique du Nord.

Entre le 16 et le 30 mai 2021, la Basketball Africa League (BAL) va réunir 12 équipes africaines à Kigali, la capitale du Rwanda, un an après l'échéance initiale à cause du coronavirus.

La BAL devait initialement faire ses débuts le 13 mars 2020, à partir de Dakar, au Sénégal, mais a été reportée en raison de la pandémie de coronavirus.

La compétition découle d'un partenariat entre la NBA et la Fédération internationale de basketball.

Seuls des clubs de 12 pays africains y participeront, à savoir: l'Algérie, l'Angola, le Cameroun, l'Égypte, Madagascar, le Mali, le Maroc, le Mozambique, le Nigeria, le Rwanda, le Sénégal et la Tunisie.

Il s’agit de la première initiative de la NBA pour lancer une ligue en dehors de l’Amérique du Nord.

Le groupe A

  1. Les Tunisiens de l'US Monastir avec le joueur star Ater Majok.
  2. Les Nigérians du Rivers Hoopers avec le joueur star Ben Uzoh.
  3. Les Rwandais des Patriots avec le joueur star Aristide Mugabe.
  4. Les Malgaches du GNBC avec le joueur star Cameron Ridley.

Le groupe B

  1. Les Angolais du Petro de Luanda avec le joueur star Aboubakar Gakou.
  2. Les Marocains de l'AS Salé avec le joueur star Eric Kibi.
  3. Les Maliens de l'AS Police avec le joueur star Badra Samake.
  4. Les Camerounais des FAP avec le joueur star Ebaku Akumenzoh.

Le groupe C

  1. Les Egyptiens de Zamalek avec le joueur star Anas Osama Mahmoud.
  2. Les Sénégalais de l'AS Douanes avec le joueur star Chris Cockley.
  3. Les Algériens des GS Pétroliers avec le joueur star Mohamed Seddik Touati.
  4. Les Mozambicains du Ferroviário de Maputo avec le joueur star Alvaro Calvo Masa.

Covid-19: début de la campagne de vaccination à Madagascar

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Prison ferme confirmée pour un l'ex-ministre et opposant Rahajason à Madagascar

Elise Alexandrine Rasolo, la Ministre de la Justice, lors d'une cérémonie à Antananarivo. (Ministère de la Justice de Madagascar)

L'opposant malgache Harry Laurent Rahajason, incarcéré depuis dix mois, a vu sa condamnation confirmée vendredi en appel pour complicité d'organisation de manifestation non autorisée autour de critiques contre un remède miracle anti-Covid promu par le chef de l'Etat, Andry Rajoelina.

"La peine de 44 mois d'emprisonnement de mon frère vient d'être confirmée par la cour d'appel" d'Antananarivo, a déclaré en larmes à l'AFP Bodo Fabre, la soeur de l'ancien ministre de la Communication, accusant les juges de partialité.

Les avocats de M. Rahajason avaient qualifié ce procès de règlement de comptes politique. "Lorsque la politique entre dans le prétoire, la justice sort", avait plaidé Me Erick Rafidison, demandant la relaxe de son client.

Beaucoup de médecins, notamment, ont critiqué à Madagascar une tisane à base d'artémise, appelée Covid Organics, présentée comme un remède miracle par le président Andry Rajoelina. Un de ces médecins, Berija Ravelomanantsoa, a été arrêté et incarcéré pour avoir critiqué cette tisane sur Facebook.

Le 13 juillet 2020, deux jeunes gens avaient déroulé une banderole sur une route fréquentée de la capitale, réclamant la libération de ce médecin. Interpellés et interrogés, l'un d'entre eux aurait désigné M. Rahajason, arrêté trois jours plus tard, comme l'instigateur de l'opération.

A l'audience, ce témoin était revenu sur ses accusations. Et l'ex-ministre aux cheveux blancs, visiblement éprouvé par ses premiers mois en détention, avait affirmé ne pas connaître les manifestants.

"Je suis journaliste de formation. J'ai deux stations de radio (...) Pourquoi aujourd'hui, je paierais des jeunes pour demander la libération d'une personne que je ne connais même pas?", avait-il plaidé.

La cour d'appel a cependant confirmé la culpabilité du ministre de l'ex-président Hery Rajaonarimampianona (2014-2018), pour complicité dans l'organisation de cette manifestation.

"La liberté d'expression et d'opinion sont garanties par la Constitution à Madagascar", avait rappelé l'avocat de la défense à l'audience.

Les avocats français de l'ex-ministre, Mes William Bourdon et Amélie Lefebvre, ont affirmé en février avoir saisi le Comité des droits de l'Homme des Nations unies.

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