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Plus de 2.000 civils tués dans 3 provinces congolaises

Des soldats de la Monusco patrouillent dans la région de Djugu dans la province de l'Ituri, à l'est de la RDC, le 13 mars 2020.

Plus de 2.000 civils ont été tués dans trois provinces de l'est de la République démocratique du Congo (RDC) l'an dernier, lors d'attaques attribuées en majorité à des groupes armés, a indiqué l'ONU mardi.

L'agence des Nations unies pour les réfugiés, le HCR, se dit alarmé par "les atrocités commises par les groupes armés (...) qui s'inscrivent dans le cadre d'une approche systématique visant à perturber la vie des civils, à semer la peur et à provoquer le chaos".

"En 2020, les partenaires du HCR ont enregistré un nombre sans précédent de plus de 2.000 civils tués dans les trois provinces de l'est de la RDC: 1.240 en Ituri, 590 au Nord-Kivu et 261 au Sud-Kivu", a déclaré un porte-parole du HCR, Babar Baloch, lors d'un point de presse à Genève.

"La majorité de ces attaques ont été attribuées à des groupes armés. Les meurtres et les enlèvements ont continué au Nord-Kivu en 2021, où les attaques ont également été dirigées contre des civils déplacés", a-t-il ajouté.

Entre décembre 2020 et janvier 2021, au moins sept incursions de groupes armés dans cinq sites différents ont été signalées dans le territoire de Masisi, au Nord-Kivu, selon le HCR.

Plus de 88.000 déplacés internes résident dans 22 sites soutenus par le HCR et l'Organisation internationale pour les migrations. Beaucoup d'autres vivent dans des sites spontanés ou au sein de communautés d'accueil.

Selon le HCR, les attaques menées par les groupes armés ont lieu sur la base de soupçons de collaboration avec d'autres groupes ou avec les forces de sécurité de la RDC. Les civils se retrouvent aussi piégés au milieu d'affrontements entre groupes.

Les groupes armés occupent également par la force des écoles et des maisons, interdisent les activités scolaires et attaquent des centres de santé, dans les territoires de Mweso, de Masisi et de Lubero, écrit le HCR.

En novembre, des groupes armés ont aussi "introduit des impôts illégaux à payer par les personnes qui veulent accéder à leurs fermes dans leurs villages d'origine au sein du territoire de Rutshuru".

L'organisation relève que les opérations militaires de l'armée contre les milices "sont plus souvent réussies" que par le passé, mais soulignent que les forces armées n'ont pas la capacité de maintenir le contrôle des zones qu'elles sécurisent.

Plus de cinq millions de personnes ont été déracinées par l'insécurité et les violences en RDC rien qu'au cours de ces deux dernières années, avec près de deux millions de déplacés internes dans la seule province du Nord-Kivu, selon les estimations de l'ONU.

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Massacre dans un camp de déplacés en Ituri: 22 morts

Des soldats de la paix malawites de la force des Nations Unies MONUSCO montent la garde à l'extérieur d'une église à Beni, dans la province de l'Ituri, le 27 juin 2021.

Vingt-deux civils ont été tués dimanche dans une nouvelle attaque contre un camp de déplacés en Ituri, dans le nord-est de la République démocratique du Congo.

Cette attaque intervient moins d'une semaine après un assaut similaire ayant fait 29 morts sur un site voisin, a-t-on appris auprès de la Croix-Rouge locale.

"Après l'attaque du centre des déplacés d'Ivo ce dimanche, vingt corps ont été enterrés dans deux fosses communes puis deux blessés qui ont succombé à leurs blessures ont été également enterrés, portant à 22 le nombre des personnes tuées", a déclaré à l'AFP Mambo Bapu Mance, coordonnateur de la Croix-rouge de Djugu (Ituri, nord-est).

Scandale Miss Sénégal: une pétition, 70 000 signatures et zéro inculpation

Le collectif des femmes du Sénégal devant le tribunal de Dakar, le 24 novembre 2021.

Des accusations de viol et proxénétisme touchent le comité Miss Sénégal et le monde de la mode. Une pétition en ligne a déjà recueilli près de 70.000 signatures. Les femmes de tous bords se sont mobilisées dans l’espoir de faire bouger les choses.

L’onde de choc secoue le Sénégal depuis plusieurs jours. Fatima Dione, lauréate du concours Miss Sénégal 2020, a affirmé avoir subi un viol suivi d’une grossesse dont elle impute la responsabilité à Amina Badiane, organisatrice du concours de beauté.

"Si on te viole, c’est que tu l’as bien cherché", ces propos tenus par la promotrice ont fortement ému à travers le Sénégal.

"On était tous sidérés par ses propos, c'en est de trop. Elle ne devait pas chercher à couvrir ses arrières mais juste penser à celle qui a subi le sort d'être violée", déplore Thiané Diagne, qui habite à Dakar.

"Tout le monde sait que le viol est affreux et insupportable, surtout avec la peur d'être mal jugé par la société. Personnellement, ces victimes doivent être soutenues, surtout psychologiquement", estime Arabia Diatta, une autre habitante de la capitale.

"C'est des situations qui commencent à se répéter, et il est temps que l'État prenne ses responsabilités", tranche Madame Camara.

Le parquet inerte

Face à l’inertie du parquet, les Sénégalais ont lancé une pétition pour le retrait de la licence d’Amina Badiane, la promotrice du concours Miss Sénégal.

Après avoir obtenu près de 70.000 signatures, les associations de femmes ont pris le relais à travers le dépôt d’une plainte collective mercredi au tribunal de Dakar.

Le viol "est un crime, et l'apologie du crime existe dans le code pénal", dit Maimouna Astou Yade, présidente du Collectif des femmes du Sénégal.

Selon les données les plus récentes, enregistrées en 2019, il y a eu au Sénégal 668 cas de viols sur mineures, 706 agressions sexuelles, 15 femmes tuées et plus de 1200 cas de viol.

Des chiffres alarmants, qui ont conduit à la criminalisation du viol en 2020. Une étape pour le moment insuffisante pour freiner le fléau, selon les militantes pour les droits des femmes.

Russie: 51 morts dans l'explosion d'une mine jeudi, selon les autorités

Des spécialistes du ministère russe des urgences participent à une opération de sauvetage suite à un incendie dans la mine de charbon de Listvyazhnaya dans la région de Kemerovo, en Russie, le 25 novembre 2021.

Une explosion de méthane dans une mine de charbon en Sibérie a fait 51 morts, selon une liste de victimes présumées mortes publiée vendredi par les autorités russes.

Avec un tel nombre de morts, c’est l’incident le plus meurtrier dans une mine en Russie depuis 2010.

La liste, qui comporte les noms de 46 mineurs et de cinq sauveteurs, a été publiée en ligne par le gouvernement de la région de Kemerovo, dans le sud-ouest de la Sibérie, où se trouve la mine.

Au départ, les autorités avaient fait état de 52 morts probables, mais les équipes de recherche ont trouvé vendredi un survivant.

Au total, 285 mineurs se trouvaient dans la mine de Listvyazhnaya au moment de l'explosion jeudi matin. La mine a aussitôt été remplie de fumée toxique.

Dès jeudi, les autorités avaient confirmé 14 décès, soit 11 mineurs et trois sauveteurs qui ont péri alors qu'ils cherchaient d'autres personnes piégées dans une section éloignée de la mine. Les sauveteurs ont dû interrompre leurs recherches à cause d'une accumulation de méthane et de monoxyde de carbone.

Trois jours de deuil

Ce n’est pas la première fois qu’une explosion a lieu dans une mine en Russie. En 2010, deux explosions de méthane et un incendie avaient tué 91 personnes dans une mine dans la même région de Kemerovo. En 2016, 36 mineurs ont été tués dans une série d'explosions de méthane dans une mine de charbon dans le grand nord de la Russie.

À la suite de cet incident, les autorités avaient analysé la sécurité des 58 mines de charbon du pays et déclaré 20 d'entre elles potentiellement dangereuses. Selon les médias, la mine de Listvyazhnaya n'en faisait pas partie. Toutefois, en 2004, une explosion de méthane dans cette mine a tué 13 personnes.

Selon le principal site d'informations indépendant de Russie, Meduza, cette année les autorités ont suspendu à neuf reprises le travail de certaines sections de la mine où l’incident de jeudi a eu lieu. Une amende de plus de 4 millions de roubles (environ 53 000 dollars) avait été imposée pour violation des règles de sécurité.

Les responsables régionaux ont décrété trois jours de deuil, tandis que le Comité d'enquête russe a ouvert une enquête criminelle sur d'éventuelles violations de la sécurité. Le directeur de la mine et deux cadres supérieurs ont été placés en détention.

Une enquête criminelle distincte a été ouverte vendredi sur les allégations de négligence des fonctionnaires de l'État qui ont inspecté la mine au début du mois.

Nouvel attentat des shebab à Mogadiscio: huit morts

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