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Droits humains

RCA: des experts alertent sur de possibles exactions des paramilitaires russes

Un blindé russe roule dans la rue lors de la livraison d'un lot de véhicules blindés à l'armée centrafricaine à Bangui, en République centrafricaine, le 15 octobre 2020.

Ils dénoncent le recours accru à des sociétés de sécurité privée par les autorités de Bangui depuis décembre 2020. Ils déplorent également les "contacts étroits" qu’entretient avec ces sociétés l’armée centrafricaine et quelquefois les Casques bleus de l’ONU sur place.

Lundi 29 mars 2021, l’ambassadeur de la Russie en Centrafrique, Vladimir Tirorenko, a encore assuré devant la presse que les renforts envoyés par Moscou dans le pays en décembre pour combattre la rébellion étaient des "instructeurs" et "en majorité d'anciens officiers de l'armée russe", qui "ne prennent pas part aux combats", sauf "s'ils sont pris pour cible".

Or, le communiqué du mercredi 31 mars des experts de l’ONU met à mal cette version, déjà largement contestée. "Nous avons identifié trois acteurs qui participent occasionnellement aux hostilités et offrent leurs services au gouvernement de la Centrafrique", assure Jelena Aparac, présidente rapporteuse de ce groupe de travail des Nations unies.

Elle cite notamment Sewa Security Services, une société de sécurité privée russe, Lobaye Invest SARLU, une entreprise de prospection minière russe, immatriculée en Centrafrique depuis 2017 et qui opère dans la sous-préfecture de Boda, ainsi que la société militaire privée russe Wagner, également déployée en Syrie, dans le Dombass ukrainien, en Libye ou encore au Soudan, et depuis peu sous le coup d’une plainte déposée à Moscou pour un possible crime de guerre.

"Nous avons pu établir une connexion entre ces trois entreprises et leur implication dans une série d'attaques violentes survenues depuis les élections présidentielles du 27 décembre 2020", poursuit Jelena Aparac.

La liste de "graves violations des droits de l’homme" qui leur sont "imputables", selon le communiqué des experts, est longue : exécutions sommaires massives, détentions arbitraires, torture pendant les interrogatoires, disparitions forcées, déplacements forcés des populations civiles, ciblage d'installations civiles, violations du droit à la santé et attaques croissantes contre les acteurs humanitaires.

Le rapport complet du Groupe de travail de l’ONU sur les mercenaires reste confidentiel. Mais "nous avons mené une enquête poussée, et agissons sur une documentation et des sources très solides", assure la rapporteuse. Le détail de ces investigations a été envoyé aux acteurs concernés qui ont 60 jours pour répondre. Passé ce délai, des informations plus précises pourraient être rendues publiques.

Manque de clarté

Outre ces allégations, le Groupe de travail de l’ONU s’alarme du manque de "clarté" qui entoure la présence de ces entreprises et acteurs paramilitaires, aux côtés des forces armées centrafricaines. "Nous voulons comprendre quel est leur statut et la base légale sur laquelle ils opèrent, mais aussi quelles sont les mesures prises par les autorités pour protéger les civils de leur présence. Nous demandons au gouvernement de clarifier tout cela", explique Jelena Aparac.

Les experts ont aussi questionné la responsabilité de la Minusca, force onusienne en RCA. Ils s’inquiètent des "contacts étroits qu’entretiennent ces compagnies et leur personnel avec les soldats de la paix de l'ONU". A titre d’exemple de cette "proximité", ils évoquent des "réunions coordonnées en présence de conseillers russes, y compris dans des bases de la Minusca", ainsi que des "évacuations médicales" des blessés de ces compagnies.

Dans un droit de réponse, la Minusca réfutait l’existence de "contact direct" entre le leadership de la Minusca et les paramilitaires, et justifiait la présence de son Représentant spécial Mankeur Ndiaye à ladite réunion en expliquant avoir répondu à une invitation du gouvernement "par courtoisie" sans chercher à savoir qui étaient les autres invités.

Les experts de l’ONU qualifient de "préoccupante" la confusion et le manque de transparence sur le rôle que jouent sur le terrain ces différents acteurs.

"Cette indistinction entre les opérations civiles, militaires et de maintien de la paix pendant les hostilités crée une confusion quant aux cibles légitimes et augmente les risques de violations généralisées des droits de l'homme et du droit humanitaire", soulignent les experts dans leur communiqué. Il est urgent, selon eux, de clarifier le rôle des "partenaires internationaux et l'obligation de rendre des comptes afin d'instaurer une paix et une stabilité durables en République centrafricaine".

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Nord-Kivu: les hôpitaux débordés par les blessés des manifestations contre les soldats de l'ONU

Des soldats de la mission de l'ONU en République démocratique du Congo (MONUSCO) dans un véhicule alors qu'ils patrouillent dans la région de Djugu, dans la province d'Ituri, dans l'est de la RDC, le 13 mars 2020.

Le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) s'est inquiété samedi de "l'afflux de blessés par arme" dans les hôpitaux de la province du Nord-Kivu, après les manifestations contre la mission de l'ONU qui ont secoué cette région de l'est de la République démocratique du Congo.

"Plus de 120 personnes blessées" sont prises en charge à l'hôpital général de référence (HGR) de Beni et à l'hôpital CBCA Ndosho de Goma avec le soutien du CICR, a indiqué cette organisation humanitaire dans un communiqué.

Au 14 avril, les équipes médicales "suivaient 51 personnes blessées par armes, hospitalisés à l'HGR de Beni dont 9 nouveaux cas liés aux récentes manifestations" dans la zone, a-t-on expliqué.

"Actuellement, nous avons atteint nos limites en capacité d'accueil à l'HGR de Béni qui compte 43 lits et sommes presqu'à terme pour l'Hôpital CBCA Ndosho de Goma qui en a 74. Les équipes sont mobilisées depuis plus d'une semaine pour répondre à cet afflux", a expliqué Kelnor Panglungtshang, chef de la Sous-délégation du CICR à Goma.

Selon ce responsable, le nombre de blessés hospitalisés a explosé à la suite de manifestations dans plusieurs localités du Nord-Kivu, depuis le début de la semaine.

Ces manifestations, associées à une grève générale dans plusieurs villes (Beni, Butembo, Goma...), ont été organisées à l'appel des groupes de pression et des mouvements citoyens dénonçant l'inaction de la Mission des Nations unies (Monusco) face aux massacres de civils dans la province du Nord-Kivu.

En début de semaine, le gouverneur de province a interdit toute manifestation, alors qu'une dizaine de personnes ont été tuées lors d'affrontements avec les forces de l'ordre au cours de ces rassemblements au Nord-Kivu depuis le lancement de cette mobilisation le 5 avril.

Le décret du gouverneur est considéré comme "nul", selon Lucha, un groupe de défense des droits des citoyens. "Nos manifestations continuent", a tweeté mercredi ce groupe à but non lucratif.

"Les jouisseurs de la Gombe (quartier administratif de Kinshasa, ndlr) ne prennent pas au sérieux les priorités du peuple congolais notamment l'insécurité à l'Est et le social. La réalité sur terrain est éloquente, le dire n'est pas un crime", a écrit Lucha dans un autre tweet.

La région du Kivu, où sévissent une centaine de groupe armés, est en proie à des violences meurtrières depuis 25 ans.

Pour sa part, la nouvelle cheffe de la Monusco, la Guinéenne Bintou Keita, a effectué une brève tournée dans l'est du pays, où elle a notamment rencontré l'ancien président Joseph Kabila à Lubumbashi.

Sur le terrain, pourtant, rien n'a changé.

"Trois personnes ont été tuées et plus de cent maisons incendiées au cours d'une nouvelle attaque vendredi" en Ituri, rapportent nos confrères de Radio Okapi. Toujours selon la radio onusienne, le nouveau ministre de la défense, Gilbert Kabanda Kurhenga, promet de s'attéler à mettre fin aux massacres.

Au moins 21 personnes meurent dans un naufrage au large de la Tunisie

Des migrants et des réfugiés de différentes nationalités africaines attendent sur un bateau pneumatique surchargé au large des côtes libyennes, samedi 6 février 2021.

Au moins 21 migrants originaires d'Afrique sont morts dans le naufrage de leur bateau au large de la Tunisie alors qu'ils tentaient de traverser la Méditerranée pour rejoindre l'île italienne de Lampedusa, a indiqué vendredi un responsable tunisien.

"L'embarcation a coulé au cours d'un voyage qui a commencé tard jeudi à partir de la ville de Sfax.... Jusqu'à présent, les garde-côtes ont récupéré 21 corps et les recherches se poursuivent", a déclaré à Reuters Mouard Mechri, directeur de la Protection civile tunisienne.

Le mois dernier, 39 migrants sont morts au large de Sfax, une ville portuaire tunisienne, dans un accident similaire.

Le littoral près de Sfax est devenu un important point de départ pour les personnes fuyant les conflits et la pauvreté en Afrique et au Moyen-Orient et cherchant une vie meilleure en Europe.

Indignation à Chicago après la publication d'une vidéo où la police abat un garçon de 13 ans

Cette image extraite de la vidéo capturée par une caméra corporelle d'un policier de Chicago montre le moment précédant le tir qui a causé la mort d'Adam Toledo, 13 ans, le 29 mars 2021, à Chicago.

Une vidéo capturée par la caméra corporelle d'un policier publiée jeudi montre un agent de la police de Chicago ouvrir le feu sur un garçon de 13 ans.

Le garçon, Adam Toledo, semble avoir les mains en l'air une fraction de seconde avant que le policier Eric Stillman tire sur lui dans la nuit du 29 mars. Il meurt sur le champ.

L'intervention de la police faisait suite à des rapports faisant état de coups de feu dans le secteur.

Pour sa part, la police affirme que l'adolescent avait une arme de poing sur lui avant la fusillade. Et la vidéo de l'agent Stillman le montre en train d'éclairer une arme sur le sol près du corps du garçon.

La publication des images et d'autres éléments de l'enquête intervient à un moment délicat, avec le procès en cours à Minneapolis de l'ancien policier Derek Chauvin accusé d'avoir tué George Floyd.

Dans le même temps, des manifestations ont lieu dans la banlieue de Minneapolis, où Daunte Wright, un jeune Noir de 20 ans, a été tué par balle par une policière qui dit avoir confondu son pistolet et son Taser, une arme qui émet un choc électrique paralysant.

La mairesse de Chicago, Lori Lightfoot, a lancé un appel au calme jeudi soir.

"Nous vivons dans une ville traumatisée par une longue histoire de violence et de mauvaise conduite de la police", a déclaré Lori Lightfoot.

"Il est certainement compréhensible que tant de nos résidents ressentent cette vague trop familière d'indignation et de douleur. Il est encore plus clair que la confiance entre notre communauté et les forces de l'ordre est loin d'être guérie et reste gravement brisée", a-t-elle ajouté.

Dix-neuf secondes se sont écoulées entre le moment où l'agent Stillman est sorti de sa voiture de police et quand il a tiré sur le garçon.

Vote historique au Congrès américain pour réparer les torts de l'esclavage

La présidente du Congressional Black Caucus, la représentante Karen Bass, avec la présidente de la Chambre des représentants des États-Unis, Nancy Pelosi, lors d'une conférence de presse au Capitole à Washington, le 8 juin 2020.

Une commission du Congrès américain a adopté mercredi un projet de loi portant le principe d'une compensation financière pour réparer les méfaits de l'esclavage aux Etats-Unis, un premier vote historique dans un pays encore marqué par les discriminations raciales.

Le texte a été adopté par la commission des affaires judiciaires de la Chambre des représentants par 25 voix contre 17. Les démocrates ont voté à l'unanimité pour la loi, alors que les républicains ont voté à l'unanimité contre.

La Chambre basse du Congrès, où les démocrates sont majoritaires, devra ensuite l'approuver en séance plénière, à une date indéterminée. Mais le sort du texte est incertain au Sénat, où les démocrates devront obtenir les voix d'au moins dix républicains pour qu'il soit finalement adopté.

Le projet de loi prévoit la création d'une commission d'experts qui serait chargée de faire des propositions sur l'indemnisation par le gouvernement des descendants des quelque quatre millions d'Africains amenés de force aux Etats-Unis entre 1619 et 1865, date de l'abolition de l'esclavage.

Il s'attaque à "l'injustice, la cruauté, la brutalité et l'inhumanité fondamentale de l'esclavage" et aux disparités dont souffre encore aujourd'hui la minorité noire américaine.

Ce vote "historique" est destiné à "poursuivre un débat national sur la façon de combattre les mauvais traitements subis par les Afro-Américains pendant l'esclavage, la ségrégation et le racisme structurel qui reste aujourd'hui endémique dans notre société", a déclaré avant le vote le président de la commission des affaires judiciaires, le démocrate Jerry Nadler.

La représentante Sheila Jackson Lee, à droite, lors d'une audition sur la réparation des descendants d'esclaves devant le sous-comité judiciaire de la Chambre sur la Constitution, les droits civils et les libertés civiles, à Washington, le 19 juin 2019.
La représentante Sheila Jackson Lee, à droite, lors d'une audition sur la réparation des descendants d'esclaves devant le sous-comité judiciaire de la Chambre sur la Constitution, les droits civils et les libertés civiles, à Washington, le 19 juin 2019.

La démocrate afro-américaine Sheila Jackson Lee a imploré ses pairs de ne pas "ignorer la douleur, l'histoire, et la sagesse de cette commission".

Le président Joe Biden, lui aussi démocrate et qui a rencontré mardi des élus afro-américains au Congrès, s'est "engagé" à soutenir ce texte, a-t-elle dit.

Mais les membres républicains de la commission, tout en reconnaissant la brutalité de l'esclavage, s'opposent à cette législation.

"Elle nous éloigne de l'important rêve de juger quelqu'un sur le contenu de sa personnalité et non la couleur de sa peau", a déclaré un représentant républicain, Chip Roy.

Le Black Caucus était également les invités de la Maison Blanche mercredi, un retour après quatre années sans invitation. Ils ont participé au débat autour des réparations.

La législation, dont une première version avait été rédigée il y a près de 30 ans, est redevenue centrale depuis que la mort de plusieurs Afro-Américains lors d'interventions policières a poussé les Etats-Unis à se pencher davantage sur leur passé esclavagiste et sur les multiples discriminations subies par la minorité noire, qui constitue près de 13% de la population.

Le vote est intervenu alors qu'un policier blanc est jugé à Minneapolis, accusé d'avoir tué lors d'une interpellation un quadragénaire noir, George Floyd, devenu un symbole mondial des victimes de violences policières.

Initiatives locales

Malgré les avancées de la lutte pour leurs droits civiques dans les années 1960, les Afro-Américains sont toujours moins diplômés, ont une couverture sociale moins bonne et vivent moins longtemps que les Blancs. Ils sont aussi incarcérés de manière disproportionnée par rapport au reste de la population américaine.

En 2019, le revenu médian annuel d'un foyer noir était de 43.771 dollars, contre 71.664 dollars pour un foyer blanc, selon des statistiques officielles.

Un groupe de 13 experts devra ainsi faire des propositions de compensations "pour l'institution de l'esclavage et (les) discriminations raciales et économiques contre les Afro-Américains".

Ces experts doivent faire des recommandations sur la façon de calculer cette indemnisation, la forme qu'elle devra prendre et qui seront les personnes éligibles.

La question des compensations avait été évoquée par plusieurs candidats à la primaire démocrate de 2020 dans le débat plus large sur les inégalités raciales et les différences de revenus.

Avant une décision au niveau fédéral, la question des réparations a déjà été abordée au niveau des collectivités locales.

La petite ville d'Evanston, près de Chicago (Illinois), est devenue en mars la première à décider d'indemniser ses habitants noirs à hauteur de 10 millions de dollars sur les 10 prochaines années.

Les habitants correspondant aux critères recevront 25.000 dollars chacun pour financer leur crédit immobilier ou la rénovation de leurs logements.

Et en 2019, les étudiants de la prestigieuse université de Georgetown, à Washington, avaient approuvé symboliquement la création d'un fonds au profit des descendants d'esclaves vendus au XIXe siècle par les jésuites ayant créé l'établissement.

Selon un chroniqueur de News One, un média qui s'intéresse principalement aux questions touchant les Afro-Américains, la question des réparations a une longue histoire qui remonte au 5e président des États-Unis, le républicain Abraham Lincoln.

Après avoir signé la déclaration d'émancipation en 1863, M. Lincoln avait autorisé un programme visant à donner "40 hectares et une mule" à chaque ancien esclave éligible. Cependant, note l'auteur, cette promesse n'a pas survécu à l'assassinat du président Lincoln. Son successeur, Andrew Johnson, s'était empressé d'y mettre fin.

Assaut du Capitole: Le rapport qui accable la police

La Garde nationale du Michigan et la police du Capitole veillent à ce que la sécurité renforcée reste en vigueur autour du Capitole.

La police du Capitole disposait avant l'attaque du 6 janvier de plus de renseignements que ce qui était admis jusqu'à présent mais les agents avaient reçu l'ordre de ne pas faire usage de ses tactiques les plus puissantes, selon un rapport interne.

Un rapport accablant de 104 pages de l'inspecteur général interne de la police du Capitole, Michael Bolton, conclut que les policiers ne se sont pas préparés ou n'ont pas réagi de manière adéquate à l'assaut meurtrier du siège du Congrès à Washington, ont rapporté le quotidien New York Times et la chaîne de télévision CNN, repris par l'AFP.

La police du Capitole disposait d'informations l'avertissant que des partisans du président sortant Donald Trump, qui croyaient en ses accusations de fraudes électorales à la présidentielle de novembre, représentaient une menace, selon le rapport.

Trois jours avant l'attaque, un bulletin de renseignement évaluant les risques de violences de la part des partisans de Donald Trump.

"A la différence de précédentes manifestations post-électorales, la cible des manifestants pro-Trump pour le 6 ne sont pas les contremanifestants mais bien le Congrès lui-même", affirmait cette note.

Leur "propension à attirer des suprémacistes blancs, des milices et d'autres personnes prônant activement la violence pourrait conduire à une situation particulièrement dangereuse pour le maintien de l'ordre et le grand public en général", ajoutait la mise en garde.

Mais la police avait reçu instruction de ne pas faire usage de ses méthodes les plus offensives de maîtrise des foules telles que les grenades assourdissantes, selon le rapport.

Un jour avant l'émeute, la police du Capitole écrivait dans son plan de gestion de la manifestation qu'il n'y avait "pas de menaces spécifiques connues liées à la session extraordinaire des deux Chambres prévue ce jour-là et au cours de laquelle devait être confirmée la victoire de Joe Biden sur Donald Trump".

Une audition du Congrès est prévue jeudi au sujet du rapport.

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