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Portugal: les socialistes remportent les législatives, sans majorité

Le Premier ministre portugais António Costa, vainqueur présumé des législatives dans un bureau de vote le 6 octobre 2019.

Les socialistes du Premier ministre sortant Antonio Costa ont remporté dimanche au Portugal les élections législatives sans majorité absolue, obligeant le parti à former une coalition, montrent les résultats officiels communiqués dans la nuit de dimanche à lundi.

Alors que la plupart des bulletins ont été dépouillés, la formation de centre gauche arrive en tête avec 106 sièges remportés sur les 230 que compte l'Assemblée. Seuls quatre sièges restant à attribuer, elle n'obtiendra cependant pas la majorité.

Les premières estimations de quatre instituts de sondage, dimanche soir, donnaient les socialistes en tête avec 33,3% à 40% des voix. La principale force d'opposition de centre droit, constituée par les sociaux-démocrates, était créditée de 24,2% à 31% des voix.

S'exprimant peu avant l'officialisation des résultats, Antonio Costa a souligné que son parti a renforcé sa position lors de ces législatives et que les électeurs ont montré qu'ils voulaient préserver le pacte en vigueur depuis quatre ans avec les partis de la gauche.

Le Premier ministre sortant, qui a fait part de négociations avec le Parti animaliste (PAN), a indiqué qu'il continuerait à travailler à réduire la dette publique et le déficit budgétaire du pays. Le Portugal connaît une croissance économique extrêmement solide depuis plusieurs années, portée par les exportations et une industrie du tourisme en plein boom.

En 2018, le pays a accueilli plus de touristes qu'il ne comptait d'habitants. "C'est une grande victoire pour le parti socialiste. C'est ce qui doit être souligné. Le parti cherchera à former un gouvernement stable pendant les quatre prochaines années", a déclaré la secrétaire général adjointe du parti socialiste, Ana Catarina Mendes, après la publication des premiers résultats.

Il avait fallu moins de deux mois en 2015 au Premier ministre en poste pour former une coalition avec deux partis eurosceptiques, le Bloc de gauche et le parti communiste. Antonio Costa pourrait chercher à reconduire cette alliance même si les relations entre son parti et ses deux alliés se sont détériorées récemment, notamment avec le Bloc de gauche.

Le PAN a déclaré qu'il était prêt à soutenir un gouvernement socialiste si ce dernier s'engageait à soutenir certaines de ses propositions environnementales.

Avec Reuters

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Les serviettes hygiéniques bientôt gratuites en Ecosse, une première

La première ministre écossaise Nicola Sturgeon au Parlement à Édimbourg, le 17 septembre 2020 (Reuters)

Les députés écossais ont voté mardi en faveur d'un accès gratuit aux protections périodiques afin de lutter contre la précarité menstruelle, une première dans le monde.

La Première ministre écossaise Nicola Sturgeon a fait part de sa "fierté d'avoir voté pour cette loi révolutionnaire, qui fait de l'Écosse le premier pays au monde à fournir des protections périodiques gratuites à toutes celles qui en ont besoin".

Les 121 membres du parlement local d'Holyrood ont tous approuvé ce texte qui vise à introduire dans la loi le droit d'accéder gratuitement à des serviettes hygiéniques.

Les écoles, lycées et universités devront mettre à disposition gratuitement une gamme de protections périodiques dans leurs toilettes. Le gouvernement écossais pourra aussi obliger des organismes publics à fournir gratuitement ces produits.

La députée travailliste Monica Lennon est à l'origine de la proposition de loi. Sa campagne avait été soutenue par une large coalition de syndicats, d'organisations féministes et d'associations caritatives.

"C'est un jour de fierté pour l'Ecosse et un signal au monde qu'il est possible de mettre en place un accès universel gratuit aux protections périodiques", a-t-elle souligné.

France: vives réactions après le démantèlement violent par la police d'un campement de migrants

Des gendarmes français évacuent les migrants de leur camp de fortune près de l'autoroute A1 à Saint-Denis près de Paris, France, le 17 novembre 2020.

Des responsables au sein de la gauche en France mais aussi de syndicats et d'associations d'aide aux migrants ont dénoncé vivement mardi le démantèlement violent par la police lundi soir à Paris d'un campement de migrants, en majorité afghans et en errance, fustigeant une "dérive liberticide".

Plusieurs centaines de migrants et leurs soutiens, qui avaient installé lundi soir des tentes, Place de la République à Paris, pour réclamer des places d'hébergement d'urgence, ont été dispersés lundi soir sans ménagement par les forces de l'ordre, a constaté un journaliste de l'AFP.

Après avoir évacué ce campement informel en arrachant les tentes à des migrants qui se trouvaient parfois encore à l'intérieur, les forces de l'ordre ont ensuite usé de gaz lacrymogènes et de grenades de désencerclement dans les rues du centre de Paris pour disperser les groupes de migrants et de militants associatifs.

"On est là pour montrer qu'on n'a nulle part où aller. On ne veut pas vivre comme des animaux, on est juste venus demander l'asile", a notamment confié lundi soir à l'AFP Murtaza, un Afghan de 20 ans.

Des familles ouvrent leurs portes aux migrants isolés
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"C'est trop violent, on veut juste un toit", a ajouté Shahbuddin, Afghan de 34 ans, en sanglotant après avoir été sorti de sa tente.

La violence du démantèlement de ce campement, où figuraient essentiellement des hommes afghans qui réclamaient un hébergement d'urgence après un précédent démantèlement en banlieue parisienne la semaine dernière, a suscité une vague d'indignation dans le milieu associatif et politique en France, jusque dans les rangs de la majorité.

Dans la nuit, le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin a évoqué, sur Twitter, des images "choquantes" et demandé "un rapport circonstancié" au préfet de police de Paris, Didier Lallement.

En fin de matinée mardi, les ministres françaises de la Citoyenneté Marlène Schiappa et du Logement Emmanuelle Wargon ont demandé une prise en charge "sans délai" pour les centaines de migrants de nouveau dans l'errance après ce démantèlement.

"Les deux ministres mobilisent les administrations de l'Etat afin que des solutions de prise en charge soient trouvées sans délai pour les personnes en situation de détresse", ont-elles écrit, dans un communiqué commun.

Auparavant, gauche et écologistes ont dénoncé des "images insupportables" et une "dérive liberticide" après le démantèlement lundi soir du campement.

"Les images sont extrêmement choquantes, on a vu des violences vis-à-vis de réfugiés en situation extrêmement difficile", a critiqué l'eurodéputé écologiste Yannick Jadot sur la radio Europe 1, y voyant l'illustration d'une "dérive liberticide qui est dangereuse".

"Scandaleux"

"J'ai trouvé cela scandaleux, hallucinant, les gens occupent pacifiquement une place avec des tentes, ils ne font de mal à personne, tout simplement parce qu'ils ont un problème de logement, il n'y a pas de solution de relogement et il y a une intervention qui est totalement disproportionnée", a déclaré sur la chaîne France 2, le leader du syndicat CFDT Laurent Berger.

Pour Philippe Martinez, chef du syndicat CGT, "c'est une façon de faire scandaleuse" qui "pose la question de l'accueil des migrants" qui "sont déplacés, chassés". "Quand on les traite comme ça, c'est digne d'un pays qui n'est pas la France", a estimé M. Martinez sur la radio RMC.

Après l'évacuation la semaine dernière d'un camp insalubre géant de migrants près de Paris, plus de 3.000 personnes avaient bénéficié d'une mise à l'abri. Mais selon les associations, entre 500 et un millier d'exilés ont été "laissées sur le carreau" après cette évacuation.

Dans plusieurs vidéos postées depuis lundi soir sur les réseaux sociaux par des militants associatifs et des journalistes, on voit les forces de l'ordre escorter des groupes de migrants jusqu'aux portes nord de Paris, où des distributions alimentaires ont été organisées en pleine nuit.

"Après la violente expulsion (...) les personnes exilées ont erré dans les rues, repoussées par la police jusqu'à Aubervilliers et Saint-Denis", a notamment écrit l'association Utopia56.

Sur la vidéo postée avec ce texte, on voit des grappes de jeunes hommes marcher dans la nuit en tirant un caddie à roulette, portant des affaires dans des baluchons ou des sacs à dos.

La police française démantèle un camp de migrants à Calais

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Fête clandestine en plein 13e arrondissement de Paris

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Coronavirus: "La fatigue pandémique" fait craindre les autorités sanitaires

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