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Polémique en Espagne sur la présence d'un bébé au Parlement

Session agitée au parlement espagnol le 9 novembre 2015.

La participation à la première session du nouveau Parlement espagnol d'un bébé de cinq mois dans les bras d'une élue de Podemos, visant à mettre l'accent sur la difficile conciliation entre vie privée et professionnelle, a entraîné jeudi une vive polémique en Espagne.

La participation à la première session du nouveau Parlement espagnol d'un bébé de cinq mois dans les bras d'une élue de Podemos, visant à mettre l'accent sur la difficile conciliation entre vie privée et professionnelle, a entraîné jeudi une vive polémique en Espagne.

"Moi je n'aime pas ça", a déclaré à la radio le ministre de l'Intérieur conservateur Jorge Fernandez Diaz, "il y a une magnifique garderie" au Congrès (chambre basse) et "ce n'est pas l'ambiance la plus adaptée pour un enfant".

Carolina Bescansa, 44 ans, députée de Podemos qui ne se sépare jamais de son nouveau-né, s'est installée dans les rangs de l'assemblée mercredi avec son garçonnet de cinq mois, déclenchant une tempête de commentaires sur les réseaux sociaux.

"La législature durera peu, avec le bébé en pleurs de Bescansa, personne n'entendra rien" a ironisé un internaute @DavidPenalver sur Twitter où critiques et blagues ont fait florès.

"Beaucoup de femmes en Espagne ne peuvent pas élever leurs enfants comme elles le souhaiteraient et ne peuvent aller au travail avec leurs enfants", a expliqué Carolina Bescansa.

La polémique "en dit long sur ce pays" a-t-elle ajouté.

Dans le quotidien El Pais, la journaliste Cecilia Jan a en revanche pris sa défense, estimant que ce geste était "nécessaire".

Avant Carolina Bescansa, l'eurodéputée italienne Licia Ronzulli avait aussi attiré tous les regards en amenant sa fille d'un mois au Parlement pour "toutes ces femmes qui ne peuvent concilier la maternité et le travail".

Les droits des femmes sont au coeur du programme de Podemos et ses alliés (20,6%), troisième force politique espagnole.

Le parti demande notamment des garderies gratuites, insuffisantes en Espagne selon ce parti.

La conciliation vie privée-vie professionnelle est un sujet de débat dans le pays où les journées de travail sont souvent très longues, en particulier dans le privé, avec des pauses dans l'après-midi de deux heures mais des horaires qui peuvent s'étaler jusqu'à 20h00.

Le congé maternité est semblable à celui de la France (16 semaines), mais bien en-dessous du Damenark (18 semaines et la possibilité d'un congé parental subventionné de 32 semaines voire plus).

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Démission du Premier ministre italien Giuseppe Conte

Le Premier ministre italien Giuseppe Conte lors d'une session au Sénat, la chambre haute du Parlement, sur la propagation du coronavirus, à Rome, Italie, le 26 mars 2020.

Le Premier ministre italien Giuseppe Conte a remis mardi sa démission au chef de l'Etat Sergio Mattarella, espérant avoir la possibilité de former une nouvelle coalition et de reconstituer sa majorité parlementaire.

L'aggravation de la crise politique se déroule sur fond de pandémie qui a tué plus de 85 000 Italiens, soit le deuxième plus grand nombre de décès en Europe après le Royaume-Uni et le sixième plus grand nombre dans le monde.

Au pouvoir depuis 2018, M. Conte, 56 ans, a perdu sa majorité absolue au Sénat la semaine dernière lorsqu'un parti allié, Italia Viva dirigé par l'ancien Premier ministre Matteo Renzi, a claqué la porte à cause d’un conflit sur la gestion de la riposte au coronavirus et sur le ralentissement économique.

Le président Mattarella entamera dès mercredi des consultations avec les chefs de partis, a indiqué son bureau dans une déclaration.

Si M. Mattarella pense que M. Conte peut obtenir le soutien nécessaire pour mettre en place une nouvelle administration, le président lui donnera probablement quelques jours pour essayer de finaliser un accord et d’établir une nouvelle équipe ministérielle.

Jusqu'à présent, les principaux partis de la coalition, le Mouvement 5 étoiles et le Parti démocratique (PD) de centre-gauche, ont soutenu les efforts de M. Conte pour rester au pouvoir.

Des élections anticipées ?

Cependant, si M. Conte ne peut pas trouver de nouveaux alliés, le président Mattarella devra trouver un autre candidat capable de former une coalition viable.

Si cette option échoue, le président devra convoquer des élections deux ans avant la date prévue. Les analystes politiques pensent que c'est le scénario le moins probable.

La crise du coronavirus en Italie a déclenché la pire récession depuis la Seconde Guerre mondiale et le gouvernement s'efforce de mettre au point un plan sur la meilleure façon de dépenser quelque 200 milliards d'euros (240 milliards de dollars) de fonds de l'Union européenne pour aider l'économie à se redresser.

M. Renzi a accusé M. Conte de manquer de vision stratégique, affirmant qu'il risquait de gaspiller la manne sans précédent de l'UE.

Visite d'une délégation israélienne au Soudan

Une combinaison de photos montre un drapeau israélien, à gauche, lors d'un rassemblement à Tel-Aviv, le 19 septembre 2020, et un drapeau soudanais lors d'un rassemblement à l'est de la capitale Khartoum, le 3 juin 2020.

Une importante délégation israélienne s'est rendue lundi à Khartoum pour discuter du processus de normalisation des relations en cours entre l'Etat hébreu et le Soudan, ont annoncé mardi les autorités israéliennes.

Depuis l'annonce en octobre d'un accord entre les deux pays, des responsables israéliens et américains se sont rendus ensemble à Khartoum mais la visite de lundi était la "première" dirigée par un ministre israélien, celui du Renseignement, Eli Cohen, ont fait valoir ses services à Jérusalem.

Les responsables se sont notamment entretenus avec le chef du Conseil souverain de transition soudanais, le général Abdel Fattah al-Burhane, ainsi que le ministre soudanais de la Défense, le général Yassine Ibrahim, selon le gouvernement israélien.

"Cette visite a jeté les bases de nombreuses collaborations importantes, qui aideront à la fois Israël et le Soudan, la stabilité et la sécurité dans la région (...) et déboucheront sur de nouveaux accords avec les pays de la région", a déclaré M. Cohen, qui a invité M. Al-Burhane en Israël.

Les deux pays ont discuté de l'"approfondissement de leur coopération en matière de renseignement" et de la possibilité pour Israël de se joindre au Conseil de la Mer Rouge, entité régionale dont l'Egypte --qui entretient des relations officielles avec Israël-- et l'Arabie saoudite, un candidat potentiel à la normalisation, sont aussi membres, ont précisé les autorités israéliennes.

Après les Emirats arabes unis et Bahreïn, le Soudan est devenu en octobre le troisième pays arabe à annoncer en 2020 un accord de normalisation avec l'Etat hébreu et, ce, en dépit de protestations dans le pays contre ce rapprochement avec un ancien ennemi.

L'accord de normalisation a été signé début janvier. Khartoum a obtenu simultanément une aide financière des Etats-Unis après avoir été retiré de la liste américaine des Etats accusés de financer le terrorisme pour avoir notamment accueilli l'ancien chef d'Al-Qaïda Oussama Ben Laden dans les années 1990.

L'accord doit toutefois être ratifié par le pouvoir législatif avant d'entrer en application. Or le Soudan ne dispose toujours pas d'un Parlement de transition, après la chute en avril 2019 du régime islamiste d'Omar el-Béchir, qui a régné sur le pays pendant trois décennies.

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