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Obama présente son dernier budget en pleine campagne électorale

Barack Obama à la Maison Blanche, le 8 février 2016. (AP Photo/Pablo Martinez Monsivais)

Parmi les mesures qui vont se heurter à l'opposition en bloc du Congrès, le président américain propose mardi une taxe sur le baril de pétrole.

Barack Obama présente mardi son ultime budget pour tenter de peser - un peu - sur les débats de la campagne présidentielle américaine et lancer des ballons d'essai, à l'image d'une taxe de 10 dollars sur le baril de pétrole qui a suscité des cris d'orfraie.

L'épais document, qui se heurtera à l'opposition frontale des deux chambres du Congrès contrôlées par les républicains, n'aura qu'une portée législative limitée. Mais le président américain espère l'utiliser pour afficher, une dernière fois, ses priorités, du climat à l'éducation.

La présentation du budget 2017 de quelque 4.000 milliards de dollars tombe le jour même de la primaire cruciale du New Hampshire, où la dizaine de candidats à sa succession s'affrontent avec l'espoir d'être présents lors de la présidentielle du 8 novembre.

Pour mieux marquer son profond désaccord avec le président démocrate en fin de mandat, le Congrès a d'ores et déjà annoncé qu'il n'organiserait même pas la traditionnelle audition destinée à examiner les propositions de l'exécutif.

Mike Enzi, président républicain de la Commission budgétaire du Sénat, a ironisé sur un catalogue de "nouvelles propositions de dépenses" qui passent selon lui à côté du sujet principal: la dette. Les démocrates ont dénoncé une décision "insultante" et "méprisante".

Proposition de loin la plus audacieuse dans un pays où la question de l'énergie est ultra-sensible: créer une taxe de 10 dollars par baril de pétrole qui permettrait de financer un vaste plan d'investissements dans les transports "propres", avec en particulier le développement de lignes à grande vitesse.

Mise en place sur cinq ans, cette taxe, qui serait payée par les groupes pétroliers mais se répercuterait évidemment à la pompe, aurait comme objectif affiché d'encourager le secteur privé à investir pour réduire la dépendance aux hydrocarbures.

"Une idée horrible"

"Il est important de mettre à profit cette période où les prix du pétroles sont bas pour accélérer la transition énergétique", a expliqué M. Obama, soulignant que cela permettrait d'être dans "une position beaucoup plus forte dans 10, 15 ou 20 ans".

Les associations de défense de l'environnement ont salué l'amorce d'un débat salutaire. Mais l'accueil fut glacial dans le camp républicain. Pour Kevin Brady, président de la Commission chargée des impôts à la Chambre des représentants, c'est juste "une idée horrible" et "une énorme perte de temps".

Autre proposition qui devrait rester lettre morte étant donné le calendrier politique: consacrer quatre milliards de dollars sur trois ans à un projet baptisé "Informatique pour tous" afin de renforcer cet enseignement dans les écoles publiques américaines.

D'autres pistes, comme un "Plan d'action national sur la cybersécurité", pourraient s'avérer plus consensuelles. L'exécutif propose d'y consacrer 19 milliards de dollars en 2017, soit un bond de 35% par rapport à l'année précédente.

"Les menaces sur la cybersécurité font partie des dangers les plus imminents pour la sécurité nationale et économique des Etats-Unis", a souligné M. Obama dans une longue tribune publiée dans le Wall Street Journal.

La Maison Blanche veut aussi donner un coup d'accélérateur à la lutte contre le cancer avec une enveloppe de départ d'un milliard de dollars. L'initiative, baptisée "Moonshot" en référence au programme Apollo de conquête de la Lune, vise à aider les cancérologues à avoir un accès plus rapide à la recherche de pointe.

Sur le front militaire, le Pentagone prévoit d'augmenter de 50% le budget destiné à financer la lutte contre le groupe Etat islamique en 2017, à 7,5 milliards de dollars.

Le budget prévoit également de quadrupler, à 3,4 milliards de dollars, l'enveloppe consacrée au renforcement des forces américaines en Europe pour dissuader "l'agression" russe.

AFP

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Décès de la juge Ruth Bader Ginsburg de la Cour suprême américaine

Ruth Bader Ginsburg, juge à la Cour suprême des États-Unis, s'exprime à l'Université de Californie à Berkeley, à Berkeley, Californie, le 21 octobre 2019. (Photo AP/archives)

La juge Ruth Bader Ginsburg, l’une des 9 de la Cour suprême, est décédée vendredi à l’âge de 87 ans d’un cancer du pancréas, selon une déclaration de la plus haute juridiction américaine.

Mme Ginsburg est morte à son domicile à Washington entourée des membres de sa famille.

Très adulée par la gauche américaine, Mme Ginsburg avait été nommée à la Cour suprême par le président Bill Clinton en 1993.

Elle a été la deuxième femme nommée à la Cour, après Sandra Day O’connor.

Elle y a siégé pendant plus de 27 ans.

"Notre nation a perdu une juriste d'une stature historique. À la Cour suprême, nous avons perdu une collègue très chère. Aujourd'hui, nous sommes en deuil, mais avec la certitude que les générations futures se souviendront de Ruth Bader Ginsburg telle que nous l'avons connue: une championne infatigable et résolue de la justice", a déclaré le juge John G. Roberts, président de la Cour suprême.

Selon les lois américaines, il revient au président américain de nommer un remplaçant, avec l’avis du sénat.

Trump et Biden s'affrontent par écrans interposés

Trump et Biden s'affrontent par écrans interposés
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L'administration Trump va limiter l'accès aux applications WeChat et TikTok

L'application de messagerie WeChat et l'application vidéo courte TikTok sont visibles près des drapeaux chinois et américain dans cette photo d'illustration prise le 7 août 2020. REUTERS/Florence Lo/Illustration/File Photo

L'administration Trump a annoncé vendredi que l'accès à deux applications chinoises, WeChat et TikTok, sera limité aux États-unis pour des raisons de sécurité.

L’interdiction, qui ne concerne que les nouveaux téléchargements et les mises à jour, entre en vigueur dès dimanche. Mais TikTok bénéficie d'un délai supplémentaire, jusqu'au 12 novembre.

Cela permet à l'entreprise non seulement de continuer à fonctionner jusqu'après les élections américaines du 3 novembre, mais ce délai additionnel lui permet aussi de conclure un accord avec Oracle qui cherche a reprendre le contrôle de ses opérations en territoire américain.

Si un accord de vente est conclu, l'application devrait continuer d'opérer aux États-Unis.

"Bien que les menaces posées par WeChat et TikTok ne soient pas identiques, elles sont similaires... Chacun participe activement à la fusion civilo-militaire de la Chine et est soumis à une coopération obligatoire avec les services de renseignement du Parti communiste chinois", lit-on dans une déclaration du ministère américain du commerce.

Pour rappel, WeChat est l’équivalent de Twitter : une plateforme de micromessagerie avec en prime des facilités intégrées de paiement électronique.

TikTok pour sa part permet de partager des vidéos originales de courte durée. L’application est surtout populaire chez les jeunes.

Trump et Biden se disputent le vote des Hispaniques de Floride

Fabiola Vejar, à droite, inscrit Stephanie Cardenas pour voter devant un supermarché latino à Las Vegas, le 9 juin 2016.

Quel est le point commun entre l'ex-leader cubain Fidel Castro et l'ouragan Maria qui a dévasté l'île de Porto Rico en 2017? Chacun est brandi comme un épouvantail par Donald Trump et Joe Biden quand ils viennent à la chasse aux électeurs latinos en Floride.

Dans cet Etat où se sont jouées de précédentes présidentielles --et où pourrait bien se jouer celle du 3 novembre-- le poids électoral des votants d'origine cubaine est connu depuis des décennies: anticastristes convaincus, ils sont majoritairement républicains.

Mais la carte locale du vote hispanique pourrait ne plus avoir grand chose à voir en 2020 par rapport à 2016.

Dans le sillage d'une profonde crise financière qui l'a mise à genoux économiquement, Porto Rico a été ravagée par Maria, poussant des dizaines de milliers de ses habitants à quitter l'île et venir grossir les rangs de la population hispanophone de Floride.

C'est le cas de Taileen Nieves, 42 ans. Cette femme a enduré les terribles coups de boutoir de l'ouragan, le 20 septembre 2017, et a été directement témoin des vastes destructions causées.

Afflux de sinistrés portoricains

Deux mois plus tard, épuisée par les conditions de vie et l'absence de courant électrique, la Portoricaine a pris son fils de 3 ans sous le bras et s'est résolue à trouver refuge en Floride.

"Cela a été vraiment difficile, moi seule avec mon enfant. Et très dangereux", résume-t-elle.

Elle vit désormais à Auburndale, dans le centre de la péninsule située au Sud-Est des Etats-Unis. Après dix mois de chômage, elle a trouvé un emploi chez un podologue.

Selon Jorge Duany, directeur de recherches sur les questions cubaines à l'Université internationale de Floride, "il y a actuellement environ un million d'électeurs portoricains inscrits, plus ou moins la même quantité que les Cubains".

Et donc, au scrutin du 3 novembre, le comportement des électeurs latinos dépendra d'une donnée nouvelle mais cruciale: le jugement qu'ils portent sur la gestion de l'ouragan par Donald Trump.

Maria a fait quelque 3.000 morts à Porto Rico, un lourd bilan qui marquera durablement la mémoire collective des sinistrés.

Beaucoup se souviennent de la visite éclair post-ouragan du président dans le territoire, dont les près de 4 millions d'habitants sont des citoyens américains.

Donald Trump avait été filmé en train de jeter des rouleaux de papier essuie-tout en direction de supposés sinistrés, d'une façon nonchalante voire dégradante selon les critiques du président, et en tout cas sans la gravité attendue face à l'ampleur de la catastrophe.

Trois ans plus tard, les démocrates entendent garder ce souvenir vivace et l'exploiter.

L'équipe de campagne de Joe Biden a diffusé un clip vidéo compilant les images de la dévastation causée par Maria, sur une musique de Bad Bunny, célèbre chanteur de reggaeton portoricain.

Mardi, le candidat démocrate s'est rendu à Kissimmee, un bastion portoricain proche de la grande ville d'Orlando. Il a exprimé son soutien à ce que le territoire insulaire devienne le 51e Etat de l'union.

Une énorme pancarte montrait Donald Trump et sa distribution aérienne de rouleaux essuie-tout, avec la légende suivante: "Défense d'oublier".

Cependant, l'incertitude plane sur la capacité à se mobiliser de cet électorat.

Vénézuéliens "nouveaux Cubains"

A l'opposé, le soutien à Donald Trump des votants d'origine cubaine semble s'être renforcé depuis 2016.

Selon un sondage NBC News/Marist: le président devancerait son rival démocrate de quatre points (50-46) dans les intentions de vote chez les Latinos, les deux hommes étant à égalité en Floride en comptant tous les électeurs.

M. Trump a su rallier les votants d'origine vénézuélienne en adoptant une posture farouchement anti-Maduro, le président du Venezuela, même si celui-ci est toujours au pouvoir à Caracas.

"Les républicains ont une stratégie habile qui consiste à transformer les Vénézuéliens en nouveaux Cubains", résume Randy Pestana, un expert en sciences politiques.

Dimanche, Trump a rendu hommage aux anciens combattants du débarquement de la baie des Cochons, une tentative d'invasion militaire de Cuba par des exilés cubains soutenus par les États-Unis en avril 1961.

Dans le reste du pays, les électeurs hispaniques sont majoritairement originaires du Mexique et des pays d'Amérique centrale. Pour eux la question migratoire est essentielle pour déterminer leur vote, un thème sur lequel Donald Trump a toujours affiché sa fermeté.

Résultat, au niveau national, 66% des Hispaniques disent avoir une opinion défavorable du président, selon l'institut Latino Decisions. Et en novembre ils représenteront pour la première fois le premier groupe de votants parmi les minorités ethniques, avec 13% de l'électorat, a calculé l'institut Pew.

Mais ce sont bien les Latinos de Floride qui seront les plus susceptibles de faire basculer l'issue du scrutin.

Donald Trump ne se rendra pas en personne à l'Assemblée générale de l'ONU

Le président américain Donald Trump prend la parole lors de la 74e session de l'Assemblée générale des Nations Unies au siège de l'ONU à New York, le 24 septembre 2019.

Le président américain Donald Trump ne sera pas présent à l'Assemblée générale de l'ONU prévue la semaine prochaine, contrairement à ce qu'il affirmait le mois dernier, a indiqué son chef de cabinet Mark Meadows aux journalistes à bord d'Air Force One.

Le président fait ainsi volte-face alors que le mois dernier, il a dit vouloir tenir son discours dans la salle de l'Assemblée générale à New York, quoique les dirigeants des autres pays ne participeront pas en raison de la pandémie de nouveau coronavirus.

Les principales activités de la 75e session de l'Assemblée générale de l'ONU, avec des discours successifs de chefs d'Etat, se dérouleront notamment par visioconférence du 21 au 29 septembre.

Dans son discours mardi, le secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres a mis en évidence comme objectifs cette année le combat global contre la pandémie de Covid-19 ainsi que "la paix et la sécurité, le désarmement, les droits humains, l'égalité des sexes et le développement durable".

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