Liens d'accessibilité

Dernières nouvelles

Amériques

Nicaragua : 600 prisonniers libérés, dont une poignée d'opposants

Manifestation contre contre le gouvernement nicaraguayen devant l'église Santo Cristo de Esquipulas à Managua lors de la messe du dimanche des Rameaux le 14 avril 2019 (Photo par Inti OCON / AFP)

Le gouvernement du Nicaragua a annoncé mardi la libération conditionnelle de 636 prisonniers à l'occasion de la Semaine sainte, dont 13 opposants emprisonnés pour avoir pris part à des manifestations anti-gouvernementales.

"A l'occasion de la Semaine sainte, pour promouvoir l'unité familiale, 636 personnes emprisonnées dans différents établissements pénitentiaires (...) vont bénéficier d'un régime d'assignation à résidence", a annoncé le ministère de l'Intérieur dans un communiqué.

Ce régime permet aux prisonniers condamnés à des peines de courte durée d'achever leur détention en résidence surveillée chez eux ou dans leur famille.

Le gouvernement a déjà procédé à ce type de remises en liberté de prisonniers de droit commun en décembre et en février pour un total de 2.908 personnes.

Parmi les 636 prisonniers qui vont être libérés figurent 13 opposants, incarcérés pour avoir participé à des manifestations contre le gouvernement du président Daniel Ortega, a indiqué la présidente du Comité Pro Libération des prisonniers politiques, Brenda Gutiérrez, lors d'une conférence de presse.

Ces opposants sont considérés comme des détenus de droit commun, mais leurs proches assurent qu'ils ont été arrêtés pour avoir participé aux protestations contre le pouvoir.

Selon l'opposition, environ 800 personnes sont détenues depuis qu'ont débuté il y a un an des manifestations contre le pouvoir du président Ortega, dont la répression a fait 325 morts et a entraîné le départ en exil de quelque 50.000 Nicaraguayens.

La Commission interaméricaine des droits de l'homme (CIDH) évoque 647 opposants emprisonnés et les autorités 350.

Le 27 février, le gouvernement et la plateforme d'opposition Alliance civique pour la justice et la démocratie (ACJD) ont entamé des négociations qui ont duré un peu plus d'un mois.

Depuis cette date, 250 opposants ont été libérés et assignés à résidence, et au cours des pourparlers, le gouvernement s'est engagé le 20 mars à libérer tous les opposants sous trois mois.

Les deux parties n'ont en revanche pas trouvé de consensus sur la mise en oeuvre de réformes politiques et l'organisation d'élections anticipées.

Avec AFP

Toutes les actualités

Le Mexique conteste la décision des Etats-Unis de verrouiller l'accès à l'asile

Des migrants dans un camion dans l'Etat de Oaxaca, au Mexique, le 19 février 2015.

Le gouvernement mexicain a dénoncé lundi la décision de Washington de verrouiller l'accès à l'asile en refusant toutes les demandes déposées à sa frontière sud par des migrants n'ayant pas sollicité le statut de réfugié au Mexique ou dans un autre pays sur la route des Etats-Unis.

"Le Mexique n'est pas d'accord pas avec les mesures qui verrouillent (l'accès à) l'asile ou (au statut) de réfugié, visant ceux qui craignent pour leur vie dans leur pays d'origine", a déclaré le chef de la diplomatie mexicaine Marcelo Ebrard lors d'une conférence de presse.

"Nous allons être très vigilants sur le respect du principe de non-refoulement, conformément au droit international en vigueur", a-t-il ajouté.

Le principe de non-refoulement prévoit qu'aucun Etat signataire de la Convention de l'ONU de 1951 sur le statut des réfugiés "n'expulsera ou ne refoulera, de quelque manière que ce soit, un réfugié sur les frontières des territoires où sa vie ou sa liberté serait menacée en raison de sa race, de sa religion, de sa nationalité, de son appartenance à un certain groupe social ou de ses opinions politiques".

Un peu plus tôt lundi, le gouvernement américain avait annoncé qu'il allait refuser à compter de mardi l'asile aux migrants transitant par le Mexique.

"Les Etats-Unis sont généreux mais complètement débordés par le fardeau créé par les centaines de milliers d'étrangers arrêtés à la frontière sud", a déclaré le ministre de la Justice Bill Barr dans un communiqué annonçant la mise en place, à compter de mardi, de cette nouvelle règle.

Celle-ci est censée, selon le ministre, "décourager les migrants économiques qui veulent exploiter notre système d'asile".

Tout comme l'Union européenne permet de renvoyer les demandeurs d'asile dans le pays membre par lequel ils sont entrés dans l'UE, les lois américaines prévoient la possibilité de refuser les demandes d'asile des migrants ayant transité par un pays tiers considéré comme "sûr". Mais elles renvoient la définition des pays "sûrs" à la conclusion d'accords bilatéraux.

Interrogé sur ce point précis, à savoir si le Mexique allait de facto devenir un pays tiers "sûr", Marcelo Ebrard a rappelé que cette décision devait recevoir l'aval du Parlement mexicain.

"Nous ne débuterons aucune négociation sur le statut de +pays tiers sûr+ sans recevoir le feu vert du Parlement", a-t-il expliqué.

Polémique autour d’une opération anti-clandestins

Polémique autour d’une opération anti-clandestins
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:01:24 0:00

Deux mille personnes menacées d’expulsion par la justice

Deux mille personnes menacées d’expulsion par la justice
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:01:34 0:00

Des femmes élues démocrates dans le viseur de Trump sur les réseaux sociaux

Des femmes élues démocrates dans le viseur de Trump sur les réseaux sociaux
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:01:04 0:00

Neymar revient au PSG dans un contexte tendu

Neymar Junior (Twitter/ Neymar Jr)

Il est de retour, dans un climat lourd : Neymar a retrouvé le PSG lundi, alors que son club l'attendait il y a une semaine et que les récents propos du crack sur la "remontada" font polémique.

"Il se présentera lundi au club", avait indiqué à l'AFP dimanche un membre de son service de presse. Dont acte. Le joueur le plus cher du monde (222 M EUR) "est arrivé lundi matin vers 9h10", a d'abord révélé RMC, pour une séance prévue à huis clos.

L'attaquant brésilien, qui arbore désormais une coupe de cheveux blond platine, a "pris un vol de Sao Paulo dimanche soir avant d'atterrir à Paris vers 7h30 ce lundi", selon ce média. Il était accompagné "de son photographe personnel et ami Gil Cebola" pour son retour au Camp des Loges, le centre d'entraînement du club dans les Yvelines, selon Le Parisien.

Le joueur s'est ensuite contenté de publier sur ses réseaux sociaux des photos de lui en train de faire différents exercices en salle, sous la supervision d'un membre de l'encadrement du PSG, avec cette simple mention "retour à l'entraînement". Le club s'est également contenté de diffuser des clichés de sa star, en couleur et noir en blanc, au milieu de photos d'autres joueurs sur le terrain ou en salle.

L'explication de texte a-t-elle eu lieu dès ce lundi avec le nouveau directeur sportif du PSG, son compatriote Leonardo ? Les sujets de discorde ne manquent pas...

Le joueur et le Paris SG s'affrontent par médias interposés depuis lundi dernier, date de la reprise de l'entraînement du club parisien, auquel Neymar ne s'était pas présenté.

L'entourage de la star avait justifié son absence par des engagements prévus de longue date, dont un tournoi de football à cinq au bénéfice de sa fondation, l'Institut Neymar, basée à Praia Grande (sud-est du Brésil), une situation que le club parisien avait déploré en promettant de "prendre les mesures appropriées".

- Son père le défend -

Le joueur brésilien a ensuite multiplié samedi les clins d'oeil en direction du FC Barcelone, où il espère revenir, allant jusqu'à réveiller le souvenir traumatisant de la "remontada" de 2017 dans un entretien accordé au site américain "Oh My Goal".

Football/PSG: "Toute l'équipe se sent mal", selon Thomas Tuchel
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:00:29 0:00

Des propos qui sonnent comme une provocation pour les supporters parisiens qui ont encore en travers de la gorge l'élimination de leur club en 8e de finale de la Ligue des Champions cette année-là après l'invraisemblable défaite 6-1 au Camp Nou alors que le PSG avait réussi une démonstration à l'aller (4-0).

Neymar avait marqué deux buts et délivré une passe décisive sur l'ultime but du match retour dans le temps additionnel de la seconde période.

Neymar Senior, son père, qui représente aussi ses intérêts, a réagi dimanche sur son compte Instagram à ces confidences en forme d'uppercut envoyé à la direction parisienne et aux fans du PSG.

Selon lui, les déclarations de son fils ont été citées hors contexte et ce n'est d'ailleurs pas la première fois que ce dernier aurait indiqué que le match de la "remontada" constituait "un des plus importants de sa carrière".

"A aucun moment il n'a manqué de respect au PSG ou aux joueurs qui ont joué ce match en 2017", a écrit le père de Neymar.

- Logo du Barça -

"Il y a beaucoup de journalistes et de supporters du monde entier qui considèrent ce match comme celui qui a le plus marqué (Neymar) dans sa carrière en club. Alors pourquoi cette controverse cette fois-ci ?", s'est-il insurgé.

Plus tôt dans la journée de samedi, l'attaquant de 27 ans avait posté sur Instagram une courte et énigmatique vidéo dans laquelle il s'affichait avec le logo du FC Barcelone, accompagné d'un verset de la Bible: "Aucune arme tournée contre toi ne pourra prospérer".

Son retour en Catalogne se heurte cependant à plusieurs obstacles, notamment financiers.

Leonardo avait ouvert la porte mardi à un départ "s'il y a une offre qui convient à tout le monde", évoquant simplement "des contacts très superficiels" avec le Barça.

De plus, le FC Barcelone vient de débourser 120 millions d'euros vendredi pour lever la clause d'Antoine Griezmann.

Enfin, le journal sportif catalan Mundo Deportivo a affirmé dans son édition de dimanche que le fisc espagnol réclame 35 millions d'euros à Neymar dans une affaire de fraude fiscale.

L'ancien joueur de Santos, mis en cause début juin dans une affaire de viol, est également l'objet d'une enquête pour fraude fiscale au Brésil selon la presse locale.

Voir plus

XS
SM
MD
LG