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Mosquées vandalisées à Birmingham: deux suspects arrêtés

Les premiers pompiers sur place après l'explosion d'un oléoduc, le 31 octobre 2016, à Helena, Alabama.

La police britannique a annoncé vendredi l'arrestation de deux suspects dans l'enquête sur les actes de vandalisme dont ont fait l'objet jeudi cinq mosquées de Birmingham (centre de l'Angleterre).

Un homme de 34 ans s'est livré à la police, tandis qu'un deuxième, âgé de 38 ans, a été appréhendé par des membres de la communauté locale avant que la police ne l'interpelle, indique un communiqué de la police des West Midlands.

Tous deux sont soupçonnés d'avoir causé des "dommages aggravés par des motifs raciaux", et ont été écroués.

"Il s'agit d'une étape importante" dans l'enquête, menée avec le soutien d'une unité antiterroriste, s'est félicité un responsable de la police locale, Matt Ward, cité dans le communiqué.

La police avait reçu un premier signalement dans la nuit de mercredi à jeudi, vers 02H30 GMT, d'un homme brisant à l'aide d'une masse les fenêtres de la mosquée de Bichfield Road, au nord de Birmingham.

Après un autre signalement moins d'une heure plus tard pour des faits similaires visant une autre mosquée, la police avait renforcé ses patrouilles à proximité des lieux de culte de la ville, et découvert deux autres mosquées vandalisées. Plus tard dans la matinée, une cinquième mosquée avait également été visée.

Après les attentats de Christchurch, en Nouvelle-Zélande, la police britannique a annoncé mener des patrouilles pour "rassurer" les fidèles à proximité des mosquées dans tout le pays.

Les attentats de Christchurch par un suprémaciste blanc australien, le 15 mars, contre deux mosquées de la ville, ont fait 50 morts.

Plusieurs associations antiracistes tentent régulièrement d'alerter sur la montée de l'islamophobie dans la société britannique. Selon un sondage présenté en février par l'association Hope Not Hate, plus d'un tiers des Britanniques considèrent l'islam comme "une menace" pour leur mode de vie.

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France: changement de ton vis-à-vis des violences policières

Photo prise le 16 juillet 1995 du président de la République Jacques Chirac lors des cérémonies commémoratives de la rafle du Vel d'Hiv le 16 juillet 1942.

Changement de ton au sein de l'exécutif français : alors que la liste de blessés lors de manifestations s'allonge, il admet aujourd'hui certains "manquements déontologiques" au sein des forces de police, sans remettre en cause la doctrine française du maintien de l'ordre.

La polémique enfle depuis de longs mois, au fil des manifestations de "gilets jaunes", un mouvement de contestation fiscale et sociale qui a souvent attiré les black block, puis de celles contre la réforme des retraites. Les réseaux sociaux égrènent les photographies de manifestants ayant perdu un œil, une main, de visages enflés... sans que, jamais, les autorités ne prennent acte d'une violence excessive ou ne remettent en question l'utilisation, pour le maintien de l'ordre, de certaines armes, comme les décriés lanceurs de balles de défense.

Des événements récents ont changé la donne, comme le décès d'un père de famille de 42 ans, des suites d'une asphyxie avec fracture du larynx, après un plaquage ventral par des policiers pratique interdite notamment en Suisse et en Belgique et une clef d'étranglement. Ou la diffusion d'une vidéo montrant une femme chutant après le croc-en-jambe d'un policier.

"On ne fait pas de croche-pied à l'éthique", a réagi le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner après avoir appelé les policiers à l'"exemplarité" et à un "usage juste et proportionné de la force".

Le président Macron a, lui, fustigé "des comportements pas acceptables", pouvant "atteindre la crédibilité et la dignité" des forces de l'ordre, enjoignant M. Castaner de faire des "propositions pour améliorer la déontologie" dans leurs rangs.

À peine quelques jours plus tard, dimanche, une enquête administrative était ouverte en moins de 24 heures, après la diffusion d'une vidéo montrant un policier frapper un manifestant à terre.

Cette affaire est néanmoins l'objet de versions contradictoires, et le jeune homme est convoqué en février au tribunal pour y être jugé pour "violences sur personnes dépositaires de l'autorité publique", "rébellion et participation à un groupement formé en vue de commettre des violences et des dégradations".

- "Fini le déni" -

Les déclarations de l'exécutif ont été mal accueillies par des syndicats de police, au lendemain de la mort d'un de leurs collègues en intervention et alors que les forces de l'ordre se disent exténuées par plus d'un an de contestations.

Elles ont en revanche été saluées par des éditorialistes : "Fini le flagrant déni", a titré en Une Libération (gauche) tandis que La Voix du Nord (régional) fustigeait “le silence des autorités (qui) depuis des mois autorise insidieusement les violences".

Ce n'était pourtant pas faute d'avoir été dénoncées par des associations, syndicats, universitaires. La Haut-Commissaire aux droits de l'homme de l'ONU avait réclamé le 6 mars à la France une "enquête approfondie" sur ces incidents, s'attirant une sèche réplique de Paris.

"La parole gouvernementale sort du déni total et littéral pour entrer dans une reconnaissance de +manquements déontologiques+, de +comportements inacceptables+", estime le sociologue Jérémie Gauthier, spécialiste des questions de police.

"Jusqu'à maintenant, la question +des violences policières+ était un sujet tabou (...). C'est tout à fait inédit qu'un ministre de l'Intérieur, qu'un président, dans ses vœux aux policiers, rappelle à la déontologie, à l'éthique en citant explicitement des cas de violence", renchérit la consultante Aline Daillère, spécialiste des questions de Police-justice.

Pourtant, la question "travaille la société française depuis longtemps", "mais elle la travaille à partir de ses marges, à la fois urbaines et sociales", pointe M. Gauthier.

Or, désormais, "ces actes se déroulent sur des populations qui ne sont pas les cibles +habituelles+ de ces violences. On parle aujourd'hui de populations blanches, de centre-ville, de catégories professionnelles variées", avec une médiatisation plus facile grâce aux téléphones intelligents et réseaux sociaux, explique l'universitaire.

Il rappelle que les LBD dont le défenseur des Droits en France a demandé la suspension ont tout d'abord été mis en service dans les unités anti-criminalité avant d'être utilisés dans le maintien de l'ordre. "En Allemagne, on n'utilise ni grenade de désencerclement ou offensive, ni LBD pour le maintien de l'ordre (...). L'usage d'armes classées comme des armes de guerre en maintien de l'ordre, renvoie à des choix de doctrine opérés par l'institution policière ainsi qu'à des décisions politiques".

"Si les policiers ne faisaient pas usage de ces moyens de défense, peut-être que certains auraient été lynchés" lors des dernières manifestations de "gilets jaunes", a récemment justifié le secrétaire d'État à l'Intérieur Laurent Nuñez.

France : Bandol rend hommage aux "soldats méconnus" de l'armée d'Afrique

Le président Macron s'adresse à la presse depuis l'Elysée, le 28 novembre 2019. (Photo by Bertrand GUAY / AFP)

Pour la première fois depuis un appel du président Emmanuel Macron à honorer les combattants venus d'Afrique durant la Seconde guerre mondiale, une ville française a inauguré lundi une place rendant hommage à cinq soldats de l'armée d'Afrique ayant débarqué en Provence en 1944.

Albert Banuls, Mohamed Dahel, Ali Fatani, François Gaillardo et Jean-Édouard Seffar, tous les cinq nés en Algérie, ont perdu la vie à Bandol (sud-est) ou dans ses environs durant les combats contre l'occupant allemand en août 1944. Une plaque a été apposée en leur honneur sur cette nouvelle place des Libérateurs africains, devant l'hôtel de ville de Bandol, en présence de la secrétaire d'État auprès de la ministre des Armées, Geneviève Darrieussecq.

"Ils avaient 21 ou 23 ans ... Ils sont cette jeunesse sacrifiée à qui nous devons tant. 75 ans après, la France ne doit pas oublier, la France n'oublie pas", a déclaré Geneviève Darrieussecq.

Elle a souhaité que d'autres villes suivent l'exemple afin que les "soldats méconnus" de l'armée d'Afrique "ne demeurent pas des soldats inconnus".

En 1944, près de 120.000 soldats originaires d'Afrique débarquèrent en Provence pour libérer Toulon et Marseille, avant de gagner l'Alsace (est) puis l'Allemagne.

En août 2019, à l'occasion du 75e anniversaire du débarquement de Provence, le président Macron avait rendu hommage aux "Français d'Afrique du Nord, tirailleurs algériens, marocains et tunisiens, zouaves, spahis et goumiers, tirailleurs +sénégalais+ qui venaient en fait de toute l'Afrique subsaharienne" et dont des milliers se sont "sacrifiés pour défendre une terre lointaine", "à laquelle ils ont à jamais mêlé leur sang".

Mais "qui d'entre nous se souvient aujourd'hui de leurs noms, de leurs visages ?", avait demandé M. Macron appelant les maires de France "à faire vivre par le nom" des rues, des places, par des "monuments" et "cérémonies" la mémoire de ces soldats.

"Gilets jaunes" à Paris: images d'un homme blessé interpellé

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