Liens d'accessibilité

Dernières nouvelles

Tunisie

Mobilisations près d'un site pétrolier tunisien pour réclamer des emplois

Un protestant tunisien marche près de sa tente lors d'un sit-in à El-Kamour, près de la ville de Tatouine, en Tunisie, le 11 mai 2017.

Des dizaines de personnes étaient mobilisées mardi dans les alentours d'un puits pétrolier dans le sud de la Tunisie, pour réclamer des emplois et des investissements dans cette zone marginalisée, a constaté un photographe de l'AFP.

Les protestataires ont monté onze tentes et bloquent le passage des camions appartenant à six sociétés d'exploitation de gaz et de pétrole près d'El Kamour, dans le sud de la Tunisie, une zone déjà secouée par des mois de troubles sociaux en 2017.

Ils prévoient une manifestation jeudi à Tataouine (sud), la principale ville de la zone.

Après des mois de sit-in en 2017 qui avaient dégénéré en heurts, les manifestants d'El-Kamour avaient obtenu un accord avec les autorités tunisiennes, sous la médiation de la puissante centrale syndicale UGTT.

Ils avaient bloqué la station de pompage de pétrole d'El-Kamour, à deux heures de route de Tataouine en plein désert, pour réclamer des emplois dans les sociétés pétrolières et la création d'un fonds d'investissement.

Le nouveau sit-in en cours "a pour objectif que l'Etat respecte ses obligations" en vertu de l'accord de 2017, a indiqué à l'AFP Khalifa Bouhaouech, membre de la coordination des protestataires. Ces derniers souhaitent savoir ce qu'il en est des 80 millions de dinars (27 millions d'euros) que l'Etat s'était alors engagé à investir chaque année, a-t-il ajouté.

Ces troubles sociaux interviennent alors que la Tunisie, largement épargnée par la pandémie de Covid-19, fait face à d'importants tiraillements politiques au sein de la coalition gouvernementale, où le parti d'inspiration islamiste Ennahdha se sent lâché par ses alliés de circonstance.

Toutes les actualités

La justice tunisienne réhabilite des magistrats limogés par le président Saied

La justice tunisienne réhabilite des magistrats limogés par le président Saied
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:00:58 0:00

La nouvelle constitution tunisienne entre en vigueur fin août

La nouvelle constitution tunisienne entre en vigueur fin août
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:02:04 0:00

En Tunisie, la nouvelle constitution va entrer en vigueur à la fin du mois, renforçant les pouvoirs du président Kais Saied, même si moins de trois électeurs sur dix se sont prononcés lors du référendum de juillet.

Tunisie : en une nuit, plus de 250 migrants secourus en mer

ARCHIVES - Des migrants secourus par la garde nationale tunisienne lors d'une tentative de traversée de la Méditerranée en bateau au port d'el-Ketef à Ben Guerdane, dans le sud de la Tunisie, le 27 juin 2021.

Les autorités maritimes tunisiennes ont secouru 255 migrants au cours de 17 tentatives d'émigration vers l'Italie dans la nuit de vendredi à samedi, a annoncé dimanche la garde nationale dans un communiqué.

Les sauvetages des 255 candidats à l'émigration, "dont 170 provenant d'Afrique sub-saharienne, le reste étant des Tunisiens, ont eu lieu dans la nuit du 5 au 6 août", selon le communiqué publié sur Facebook.

Les 17 tentatives déjouées par les patrouilles des garde-côtes avaient pour point de départ "la côte est de la Tunisie" et pour destination les côtes italiennes, selon le porte-parole de la garde nationale Houcem Eddine Jebabli, cité dans le communiqué. Une somme non précisée en devises a été saisie par les autorités, selon le responsable.

Dès vendredi, la garde nationale avait interpellé "dans une opération préventive" cinq individus qui "s'apprêtaient à mener une opération d'immigration clandestine à partir de la côte de la province de Sousse, dans l'est du pays", a ajouté M. Jebabli.

Dans un autre communiqué dimanche, la marine tunisienne a annoncé le sauvetage la veille de 22 candidats à l'émigration clandestine, tous de nationalité tunisienne, dont 9 enfants et 3 femmes. Ils se trouvaient sur une embarcation qui dérivait à 80 km de l'île de Kuriat, en face de Monastir (centre-est).

Le 18 juillet, les garde-côtes tunisiens avaient annoncé avoir secouru 455 migrants - 289 venus d'Afrique sub-saharienne et le reste des Tunisiens - dans plusieurs opérations au large des côtes nord, est et sud du pays.

Au printemps et en été, à la faveur d'une météo plus clémente, le nombre de tentatives d'émigration clandestine de Tunisiens et d'autres pays d'Afrique sub-saharienne vers l'Europe tend à augmenter.

L'Italie est l'un des principaux points d'entrée en Europe pour les migrants en provenance d'Afrique du Nord, arrivant principalement de Tunisie et de Libye, deux pays d'où les départs ont recommencé à augmenter fortement ces deux dernières années.

Entre le 1er janvier et le 22 juillet 2022, 34.000 personnes sont arrivées par la mer en Italie, contre 25.500 sur la même période de 2021 et 10.900 en 2020, selon le ministère de l'Intérieur italien.

Tunis convoque la chargée d'affaires américaine pour dénoncer une "ingérence inacceptable"

Le président tunisien Kais Saied prononce un discours lors de la cérémonie de prestation de serment du gouvernement au palais de Carthage, à l'extérieur de la capitale Tunis, Tunisie 27 février 2020.

Ce sont les critiques américaines sur le référendum sur la Constitution de lundi dernier qui ont déclenché les foudres tunisiennes.

La chargée d'affaires américaine a été convoquée vendredi par la diplomatie tunisienne qui a dénoncé "une ingérence" et des déclarations "inacceptables" de responsables américains ayant critiqué cette semaine le référendum sur la Constitution tenu lundi et l'évolution politique du pays.

Natasha Franceschi, qui fait office de principale responsable de l'ambassade, a dû se rendre au siège du ministère des Affaires étrangères "après le communiqué du secrétaire d'Etat aux Affaires étrangères (Anthony Blinken) sur le processus politique en Tunisie, et après les déclarations inacceptables de l'ambassadeur américain désigné en Tunisie", Joey Hood, selon un communiqué du ministère tunisien.

Le ministre Othman Jerandi a dénoncé dans le communiqué "une ingérence inacceptable dans les affaires nationales intérieures", et exprimé "la stupéfaction tunisienne après ces déclarations et le communiqué (de M. Blinken) qui ne reflètent pas du tout la réalité de la situation en Tunisie".

Quelques heures auparavant, le ministre Jerandi avait rencontré le président Kais Saied, qui lui avait exprimé son "rejet de toute forme d'interférence dans les affaires internes du pays", soulignant que "la souveraineté de la Tunisie et son indépendance sont au-dessus de tout".

M. Saied faisait allusion à une série de déclarations provenant surtout des Etats-Unis critiquant le processus ayant abouti à un référendum sur une nouvelle Constitution, approuvée lundi par près de 95% des votants mais avec une très faible participation de 30,5%.

Le porte-parole du département d'État américain, Ned Price
Le porte-parole du département d'État américain, Ned Price

Dès mardi, le porte-parole du Département d'Etat Ned Price faisait état d'"inquiétudes" américaines "sur le fait que la nouvelle Constitution inclut des mécanismes de contrepoids affaiblis, qui pourraient compromettre la protection des droits humains et des libertés fondamentales".

Mercredi, Joey Hood nommé ambassadeur à Tunis mais qui doit encore être confirmé, a déploré devant la commission des Affaires étrangères du Sénat américain, "une érosion alarmante des normes démocratiques et des libertés fondamentales au cours de l'année écoulée, (en Tunisie) qui ont hypothéqué de nombreux acquis durement réalisés depuis qu'ils ont renversé un dictateur en 2011".

"Les actions du président Kaïs Saïed au cours de l'année écoulée pour suspendre la gouvernance démocratique et consolider le pouvoir exécutif ont soulevé de sérieuses questions", avait-il ajouté.

Jeudi, une nouvelle déclaration du secrétaire d'Etat Blinken a terminé de déclencher les foudres tunisiennes.

Sur son compte twitter, il a dit soutenir "fortement les aspirations démocratiques du peuple tunisien", soulignant qu'un "processus de réforme inclusif et transparent est crucial pour restaurer la confiance des millions de Tunisiens tant ceux qui n'ont pas participé au référendum, que ceux qui se sont opposés à la nouvelle Constitution".

Les Etats-Unis sont de plus en plus critiques vis-à-vis de Kaïs Saïed, qui s'est emparé de quasiment tous les pouvoirs le 25 juillet 2021, arguant que le pays était ingouvernable.

Les agriculteurs tunisiens visent l'autosuffisance en blé

Les agriculteurs tunisiens visent l'autosuffisance en blé
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:02:59 0:00

La Tunisie est confronté à une crise économique, aggravée par le Covid et la guerre en Ukraine. Tunis, qui dépend de ce pays pour ses importations de blé, vise l'autosuffisance en blé dur. Mais nombre d’agriculteurs affirment être pénalisés par du matériel délabré.

Voir plus

XS
SM
MD
LG