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Un candidat à la présidence nie des accusations de corruption au Mexique


Ricardo Anaya, candidat déclaré à la présidentielle mexicaine.

L'un des principaux candidats à l'élection présidentielle mexicaine du 1er juillet prochain a rejeté dimanche les accusations de corruption dont il fait l'objet, et affirmé que le gouvernement essayait de nuire à sa campagne.

Ricardo Anaya, candidat d'une nouvelle coalition de partis de droite et gauche, Por Mexico al Frente (Pour le Mexique Devant), est donné dans les sondages en deuxième position derrière Andres Manuel Lopez Obrador, le candidat du parti Morena (gauche), et devant Jose Antonio Meade, membre de la formation au pouvoir, le Parti révolutionnaire institutionnel (PRI, centre).

Le bureau du procureur général a annoncé mercredi dans un communiqué le lancement d'une enquête après qu'une plainte a été déposée en octobre dernier par un parti politique concernant des opérations financières illicites.

Ni l'identité du parti politique à l'origine de la plainte, ni les noms des personnes incriminées n'ont été dévoilées par le parquet. Anaya, 38 ans, plus jeune des trois prétendants à la présidence, a affirmé que l'enquête visait des opérations immobilières qu'il a effectuées entre 2014 et 2016.

Dans une lettre envoyée au bureau du procureur général, Anaya a affirmé que l'achat et la revente d'un parc industriel situé à Queretaro, un Etat du centre du pays dont il est originaire, ont été parfaitement légaux.

Il a détaillé ces transactions dans une vidéo publiée sur les réseaux sociaux. "Tout ce que j'ai fait a été légal et complètement transparent", a-t-il dit. Anaya a estimé que ces accusations ont pour but de nuire à sa réputation et de profiter ainsi au candidat du PRI.

Meade, ancien ministre des Finances, est en recul dans les derniers sondages. Les accusations de corruption se sont multipliées ces derniers mois entre le gouvernement et l'opposition. Une enquête a révélé des irrégularités de plusieurs millions de dollars dans les comptes gérés par l'ancien ministre Rosario Robles, membre du PRI.

Robles a nié toute malversation. Ces révélations ont nui à l'image du PRI, associé de longue date à la corruption.

Avec Reuters

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