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Mali

La junte reporte la 1ère concertation sur le transfert des pouvoirs au Mali

Rencontre entre les dirigeants de la junte du CNSP et les médiateurs de la CEDEAO à Bamako, au Mali, le 22 août 2020. (Reuters/ Mamadou Keita)

Les militaires qui ont pris les rênes du Mali ont annoncé reporter la première réunion de concertation, prévue samedi avec les organisations politiques et civiles, sur un futur transfert des pouvoirs, en pleine querelle avec un acteur majeur de la crise en cours dans le pays.

La junte avait invité les partis, des groupes rebelles signataires d'un accord de paix et des organisations de la société civile à des "échanges sur l'organisation de la transition" samedi matin à Bamako.

Elle a annoncé dans un communiqué le report de cette rencontre "à une date ultérieure" en invoquant des "raisons d'ordre organisationnel".

Le Mouvement du 5-Juin/Rassemblement des forces patriotiques (M5-RFP) avait vivement protesté contre le fait de ne pas figurer parmi les invités.

C'est pourtant cette coalition hétéroclite de membres de l'opposition et de la société civile, et de chefs religieux qui a mené pendant des mois la contestation contre le président Ibrahim Boubacar Keïta, jusqu'à ce qu'un groupe d'officiers le déposent le 18 août.

Le M5-RFP réclame que la junte lui confère un rôle à la mesure de celui qu'il dit avoir joué dans la déstabilisation de l'ancien chef de l'Etat, durant la transition vers le retour au pouvoir des civils que les militaires ont promis dans un délai non fixé.

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La justice malienne confirme l'inculpation des 49 militaires ivoiriens

Le chef d'état-major de l'armée ivoirienne, le général Lassina Doumbia, s'adresse aux proches des 49 militaires ivoiriens détenus au Mali, à Abidjan, le 3 août 2022.

La justice malienne a confirmé officiellement lundi que les 49 militaires ivoiriens détenus depuis plus d'un mois et accusés par les militaires au pouvoir au Mali d’être des "mercenaires", ce que nie Abidjan, ont été inculpés, notamment pour "tentative d'atteinte à la sûreté de l’Etat", et écroués.

"Il a été procédé les 10, 11 et 12 août à leur inculpation (...) et à leur placement sous mandat de dépôt" pour des faits de "crimes d'association de malfaiteurs, d'attentat et complot contre le gouvernement, d'atteinte à la sûreté extérieure de l'Etat, de détention, port et transport d'armes de guerre et de complicité de ces crimes", a indiqué le procureur Samba Sissoko dans un communiqué.

Abidjan assure que ces soldats étaient en mission pour l'ONU, dans le cadre d'opérations de soutien logistique à la Mission des Nations unies au Mali (Minusma) et exige leur libération.

La négociation semblait pour l'instant la voie privilégiée pour obtenir la libération de ces 49 soldats arrêtés le 10 juillet à leur arrivée à l'aéroport de Bamako.

"La Côte d'Ivoire attend que la médiation sollicitée par le Mali nous fasse un retour pour aviser", a indiqué à Abidjan une source proche de l'armée ivoirienne sous couvert d'anonymat. Il ne faut pas "se fier aux effets d’annonce, plusieurs médiations sont en cours, attendons qu’elles nous fassent connaître les résultats obtenus", a-t-elle ajouté.

Le Togo joue le rôle de médiateur entre la Côte d'Ivoire et le Mali, mais de premières négociations le 28 juillet à Lomé, n'ont pas permis d'enregistrer de progrès.

Président en exercice de l'Union africaine (UA), le chef de l'Etat sénégalais Macky Sall devait évoquer la sitution des prisonniers ivoiriens lors d'une rencontre lundi à Bamako avec le chef de la junte militaire au pouvoir au Mali, le colonel Assime Goïta.

Le president du Haut conseil islamique du Mali, Chérif Madani Haïdara, et l'archevêque de Bamako, Jean Zerbo, sont aussi intervenus auprès de la junte en vue d'un règlement à l'amiable, ainsi que l'influent chef religieux de Nioro (sud-ouest du Mali), Chérif Bouyé Haïdara, selon leurs entourages.

Cette affaire illustre les tensions entre le Mali et la Côte d’Ivoire, accusée par Bamako d’avoir incité ses partenaires ouest-africains à durcir les sanctions contre les militaires maliens auteurs de deux coups d’Etat depuis 2020, sanctions finalement levées début juillet.

Inculpation des soldats ivoiriens arrêtés à Bamako

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Mopti, point de brassage des cultures du Mali, sous la menace jihadiste

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Face à la recrudescence des violences et attaques terroristes au Mali, la région de Mopti, l’une des plus affectées, tente de résister, de ne pas céder à la psychose et la peur malgré une situation économique et sécuritaire des plus compliquées.

L'Allemagne suspend ses opérations militaires au Mali

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Bamako a réglé la totalité des impayés de sa dette

Le président du gouvernement de transition du Mali, le colonel Assimi Goita, salue de son véhicule à son retour d'Accra où il a rencontré les représentants de la CEDEAO le 31 mai 2021.

Le Mali a annoncé vendredi avoir "réglé l'intégralité des impayés" de sa dette causés par les sanctions qui lui étaient imposées par les Etats ouest-africains, après deux coups d'Etat dans ce pays.

Le pays ouest-africain n'a pu pendant les six mois qu'ont duré ces sanctions, entre janvier et juillet, "régler le service de la dette", a indiqué le ministère de l'Economie et des Finances dans un communiqué transmis vendredi à l'AFP.

L'Etat "a pris toutes les dispositions utiles pour régler les échéances impayées" après la levée le 3 juillet des sanctions de la Communauté des Etats d'Afrique de l'Ouest (Cédéao), selon ce communiqué qui détaille "l'apurement par le Trésor public".

Le ministère cite "une dette extérieure d'environ 85,1 milliards de FCFA" (plus de 130 millions d'euros) et la dette de marché émise par syndication (par le biais d'une opération montée avec plusieurs acteurs financiers) "pour un montant de 66 milliards FCFA" (plus de 101 millions d'euros).

En outre, un emprunt obligataire organisé le 9 août "a permis de régler le reliquat des impayés de la dette de marché émise par adjudication, soit 215 milliards de FCFA" (plus de 330 millions d'euros), en plus du paiement d'autres échéances à des investisseurs.

"L'Etat du Mali a l'honneur d'informer les opérateurs économiques et les partenaires techniques et financiers que l'intégralité des impayés de la dette du Mali a été réglée", indique le communiqué du ministère.

Les dirigeants des pays membres de la Cédéao ont levé début juillet les sanctions contre le régime militaire du Mali, y compris un embargo commercial et financier imposé en janvier, après que la junte a dévoilé un plan pour gouverner pendant cinq ans.

Fin des sanctions de la Cédéao : les camionneurs maliens soulagés
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Les sanctions ont durement touché l'Etat enclavé du Sahel, dont l'économie est déjà mise à rude épreuve par une insurrection jihadiste qui dure depuis une décennie. Le Mali a été le théâtre de deux coups d'Etat militaires en août 2020 et en mai 2021.

A cause des sanctions, des institutions comme la Banque mondiale et la Banque africaine de développement avaient suspendu les décaissements pour le Mali, qui était notamment en défaut de paiement, en particulier sur le marché financier ouest-africain.

Les colonels au pouvoir ont ensuite cédé aux exigences de la Cédéao en publiant une nouvelle loi électorale et un calendrier qui comprend une élection présidentielle en février 2024, un calendrier accepté par l'organisation ouest-africaine.

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