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"Lueur d'espoir" pour l'Ukraine après l'accord conclu à Minsk

Les forces armées ukrainiennes, dans l'Est du pays (Reuters)

Tous les obstacles à la paix n'ont cependant pas été levés et les divergences demeurent entre les dirigeants.

MINSK (Reuters) - Un accord offrant un espoir de fin de conflit en Ukraine a été conclu jeudi à Minsk au terme d'une longue nuit et d'une matinée de discussions entre les dirigeants ukrainien, russe, français et allemand.

Tous les obstacles à la paix n'ont cependant pas été levés et les divergences demeurent entre les dirigeants, ne serait-ce que dans les motifs avancés par Angela Merkel et Vladimir Poutine lorsqu'ils ont été invités à s'expliquer sur la durée des négociations.

Autre signe témoignant de la fragilité de l'accord conclu dans la capitale biélorusse, Kiev a annoncé qu'une cinquantaine de chars, des batteries lance-missiles et des véhicules blindés avaient pénétré en territoire ukrainien en provenance de Russie dans la nuit de mercredi à jeudi. Des tirs d'artillerie ont été entendus dans la journée à Donetsk, bastion des rebelles pro-russes.

L'accord "global" assorti d'un cessez-le-feu appelé à entrer en vigueur le 15 février a été obtenu au terme de longues heures de pourparlers dans les salons et les couloirs couverts de marbre du palais de l'Indépendance, imposant bâtiment construit sous la houlette du président biélorusse, Alexandre Loukachenko.

"L'essentiel de ce qui a été obtenu, c'est qu'un cessez-le-feu général et inconditionnel sera proclamé dans la nuit de samedi à dimanche", s'est félicité le président ukrainien, Petro Porochenko, après 17 heures de négociations, ajoutant qu'il serait suivi d'un retrait des armes lourdes.

Les "quatre" ont pas ailleurs assuré que la souveraineté et l'intégrité territoriale de l'Ukraine seraient respectées, selon un document conjoint distribué par le Kremlin.

"Nous sommes parvenus à nous entendre sur les principaux points", a déclaré Vladimir Poutine en annonçant la conclusion de l'accord.

François Hollande, rappelant que le sommet avait été organisé à l'initiative de Paris et de Berlin, a quant à lui souligné : "C'est un espoir pour l'Ukraine, un soulagement pour l'Europe et un bel exemple de ce que l'Allemagne et la France sont capables de faire au service de la paix".

VIGILANCE

A son arrivée au Conseil européen de Bruxelles, le président français a toutefois souligné que l'accord conclu à Minsk ne garantissait pas qu'une paix durable serait instaurée.

"L'accord ne garantit pas qu'il y aura dans les jours prochains un succès durable, cela suppose que nous continuions à être vigilants, à exercer la pression et à poursuivre le mouvement qui a été engagé grâce à l'initiative que la chancelière et moi-même nous avons pu lancer", a-t-il dit.

Pour le président Porochenko, également, l'accord sera difficile à mettre en oeuvre.

A Washington, la Maison blanche a salué la signature du plan de paix qui constitue "potentiellement une étape importante" vers la résolution du conflit mais elle s'est dite inquiète de l'intensification des combats jeudi, qui est "contraire à l'esprit de l'accord", comme l'a également estimé le secrétaire général de l'Otan, Jens Stoltenberg.

L'accord devrait forcément influencer le débat entre Européens sur la nécessité de durcir ou non les sanctions à l'encontre de Moscou, qui était déjà à l'ordre du jour du Conseil européen.

Le Premier ministre britannique, David Cameron, a déclaré que les sanctions qui visent Moscou en raison de son soutien aux séparatistes ne pourraient être levées tant que le présidence russe ne changerait pas d'attitude.

"Je pense qu'il faut être très clair et Vladimir Poutine doit savoir qu'à moins qu'il change de comportement, les sanctions mises en place, ne seront pas levées", a-t-il dit.

Les tensions entre les dirigeants sont apparues au grand jour, notamment lors de l'annonce de l'accord à laquelle le président russe n'a pas participé.

DIVERGENCES

S'exprimant devant la presse de son pays, Vladimir Poutine a mis la durée des discussions sur le compte de l'Ukraine, qui refuse selon lui d'entrer en contact avec des représentants des régions de Louhansk et Donetsk.

Angela Merkel a au contraire assuré que le président Porochenko avait "fait tout son possible pour qu'il soit mis fin au bain de sang."

"Ce que nous avons aujourd'hui sur la table nous donne un grand espoir (...) Cette initiative valait vraiment la peine", s'est réjouie la chancelière allemande.

"Il y a encore beaucoup du travail devant nous, mais ce que nous avons représente une véritable chance d'améliorer la situation (...) A présent le groupe trilatéral va continuer ses travaux. Quant à nous, nous assurerons l'accompagnement et la surveillance de ce processus, toujours dans le format Normandie", a-t-elle ajouté, évoquant les rencontres à quatre.

Le groupe trilatéral, ou groupe de contact, se compose de la Russie, de l'Ukraine et de l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe.

Evoquant les discussions, la chancelière allemande a déclaré que Vladimir Poutine avait, "vers la fin des négociations", fait pression sur les séparatistes pour qu'ils acceptent le cessez-le-feu.

Avant l'ouverture du sommet, les insurgés avaient lancé une vaste offensive contre Debaltseve, où 19 soldats ukrainiens ont été tués en vingt-quatre heures. La ville serait désormais totalement encerclée par les rebelles.

Face à l'aggravation du conflit, les Etats-Unis ont commencé à envisager ouvertement de fournir des armes à l'Ukraine même si aucune décision n'a été prise par la Maison blanche.

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Forte explosion dans un immeuble du centre de Madrid

De la fumée s'élève d'un bâtiment endommagé après une explosion dans le centre-ville de Madrid, à Madrid, Espagne, le 20 janvier 2021.

Une forte explosion d'origine inconnue s'est produite mercredi après-midi dans un immeuble du centre de Madrid, selon la Télévision nationale espagnole (TVE) et des témoins.

On ignorait encore s'il y avait des victimes.

Selon TVE, l'explosion, "très puissante", a détruit trois étages de l'immeuble, qui est situé près d'un résidence pour personnes âgées.

La CEDH condamne la Suisse pour avoir emprisonné une femme qui mendiait

Les juges de la Cour Européenne des Droits de l'Homme avant une audience, à Strasbourg, en France, le 22 novembre 2017. (AFP/ Frederick Florin)

La Cour Européenne des Droits de l'Homme a condamné mardi la Suisse pour avoir infligé une lourde amende à une mendiante roumaine pour mendicité sur la voie publique à Genève.

"La Cour estime que la sanction infligée à la requérante ne constituait une mesure proportionnée ni au but de la lutte contre la criminalité organisée, ni à celui visant la protection des droits des passants, résidents et propriétaires des commerces", explique l'institution judiciaire du Conseil de l'Europe, installée à Strasbourg.

Une Roumaine analphabète, appartenant à la communauté rom et née en 1992, avait été condamnée en janvier 2014 à 500 francs suisses (environ 464 euros) d'amende pour mendicité sur la voie publique. Cette femme, qui n'avait pas de travail et ne touchait pas d'aide sociale, a été ensuite placée cinq jours en détention provisoire pour ne pas avoir payé l'amende.

"Placée dans une situation de vulnérabilité manifeste, la requérante avait le droit, inhérent à la dignité humaine, de pouvoir exprimer sa détresse et essayer de remédier à ses besoins par la mendicité", a considéré la CEDH.

La Cour a donc jugé que la Suisse avait violé l'article 8 protégeant le droit au respect de la vie privée et familiale de la convention européenne des droits de l'Homme.

La Suisse doit verser à la requérante 922 euros pour dommage moral.

Donald Trump gracie 73 personnes, dont Steve Bannon

L'ancien stratège de la Maison Blanche Steve Bannon arrive pour témoigner au procès de Roger Stone, au tribunal fédéral de Washington, le 20 août 2020.

Peu avant la fin de ses fonctions, le président américain sortant Donald Trump a gracié 73 personnes, dont son ancien conseiller Steve Bannon, a annoncé mercredi la Maison Blanche.

Le communiqué de la Maison Blanche indique que "le président Donald J. Trump gracie 73 personnes et a commué les peines de 70 autres". Ni M. Trump, ni ses enfants ne figurent sur la liste des personnes bénéficiant d'une grâce.

M. Bannon, 66 ans, avait été l'un des artisans de la campagne présidentielle victorieuse de Donald Trump en 2016 avant d'être poussé vers la sortie par le milliardaire républicain.

Il a obtenu la clémence du président alors qu'il était accusé d'avoir détourné des fonds prétendument destinés à la construction d'un mur à la frontière Etats-Unis-Mexique.

"M. Bannon a été un leader important du mouvement conservateur et il esr connun pour son expertise politique", ajoute le communiqué de la Maison Blanche.

Cette grâce avait été annoncée auparavant par plusieurs médias américains.

Selon le New York Times, M. Trump a pris la décision de grâcier son ancien conseiller à la dernière minute après s'être entretenu au téléphone avec lui.

La grâce présidentielle annulerait les charges portées contre Steve Bannon s'il était condamné, selon le journal.

Sur la liste des autres personnes graciées figure son ancien collecteur de fonds Elliott Broidy, poursuivi pour une campagne de lobbying illégale, ainsi que le rappeur américain Lil Wayne qui avait plaidé coupable le mois dernier de possession d'une arme à feu, délit pour lequel il risquait jusqu'à dix ans de prison.

Ces derniers mois, M. Trump, qui doit s'envoler mercredi matin pour la Floride, a déjà utilisé ce pouvoir présidentiel et a exonéré des collaborateurs et des proches. Crtains avaient été condamnés dans le cadre de l'enquête sur une possible collusion entre la Russie et son équipe de campagne en 2016.

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YouTube prolonge d'une semaine la suspension du compte de Donald Trump

Le logo de YouTube

Le site YouTube, propriété de Google, a annoncé mardi, à la veille de l'investiture de Joe Biden, qu'il prolongeait d'une semaine la suspension de la chaîne du président américain sortant Donald Trump.

"Compte tenu des préoccupations concernant de potentiels actes de violence, la chaîne de Donald J. Trump ne pourra pas mettre en ligne de nouvelles vidéos ou des vidéos en direct pour une période supplémentaire minimum de sept jours", a indiqué le groupe dans un message transmis à l'AFP.

"Les commentaires continueront d'être désactivés indéfiniment sous les vidéos de la chaîne", a-t-il ajouté.

YouTube avait suspendu pour une première fois le 13 janvier la chaîne du locataire de la Maison Blanche, qui comptait 2,77 millions d'abonnés, et ce pour sept jours. Le groupe avait alors également supprimé une vidéo en estimant qu'elle enfreignait sa politique de lutte contre l'incitation à la violence.

La plateforme avait pris cette décision après des mesures plus radicales d'autres réseaux sociaux. La pression de la part d'ONG était en train de monter, certaines menaçant même Google d'appeler à un boycott publicitaire, comme elles l'avaient fait contre Facebook cet été.

Après la violente invasion du Capitole américain par une foule de partisans de Donald Trump le 6 janvier, les géants des technologies ont choisi d'appliquer leurs règles beaucoup plus strictement que par le passé.

Facebook et Instagram ont suspendu temporairement puis indéfiniment le profil du président sortant tandis que Twitter a définitivement supprimé son compte. Snapchat et Twitch ont réagi d'une façon similaire.

Apple, Google et Amazon ont banni d'internet le réseau social conservateur Parler, prisé des fans du milliardaire républicain, en l'excluant de leurs services d'hébergement.

Toutes ces entreprises veulent absolument éviter de faciliter d'éventuels débordements et violences pendant la cérémonie d'investiture de Joe Biden, prévue à 12H00 mercredi (17H00 GMT).

Des mesures de sécurité exceptionnelles ont été prises par les autorités, et Airbnb a annulé toutes les réservations prévues à Washington cette semaine.

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