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Libye: appel du chef de l'ONU "à soutenir fermement" la conférence de Berlin (rapport)


Le Secrétaire général des Nations Unies, Antonio Guterres, au siège européen des Nations Unies à Genève, Suisse, le 17 décembre 2019.

Le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, appelle tous les pays "à soutenir fermement" la conférence de paix pour la Libye qui se tiendra dimanche à Berlin, et les belligérants à confirmer la cessation des hostilités, dans un rapport remis mercredi au Conseil de sécurité.

"J'exhorte toutes les parties belligérantes à consolider rapidement la cessation sans condition des hostilités développée sous les auspices des présidents de la Russie et de la Turquie et à s'engager de manière constructive à cette fin, y compris dans le cadre du processus de Berlin", écrit Antonio Guterres dans ce document obtenu par l'AFP.

En se félicitant de la tenue de la conférence de Berlin, à laquelle il assistera, le secrétaire général de l'ONU rappelle qu'elle vise "à unifier la communauté internationale afin de mettre un terme au conflit et revenir à un processus politique en créant les conditions nécessaires à un dialogue inter-libyen".

"J'exhorte tous les Etats membres et les organisations régionales à soutenir fermement le sommet de Berlin", souligne-t-il.

En évoquant "les interférences extérieures", l'arrivée dans le pays de matériels de guerre et de combattants étrangers - dont il se garde de préciser la nationalité - au profit des deux côtés, le chef de l'ONU avertit que "tout soutien étranger aux parties en guerre ne fera que renforcer le conflit en cours et compliquer les efforts pour un engagement international clair vers une résolution pacifique de la crise dans le pays".

Antonio Guterres précise dans son rapport que le projet de communiqué qui doit être publié lors de la conférence de Berlin est organisé autour de "six volets": "cessation des hostilités et cessez-le-feu permanent; application de l'embargo sur les armes; réforme du secteur de la sécurité; retour à un processus politique; réforme économique; et respect du droit humanitaire et des droits humains".

Plongée dans le chaos depuis la chute en 2011 du régime de Mouammar Kadhafi, la Libye est aujourd'hui déchirée par un conflit civil entre le gouvernement d'union nationale (GNA), reconnu par l'ONU, et les forces du maréchal Khalifa Haftar, homme fort de l'Est libyen.

Si le GNA de Fayez al-Sarraj, soutenu notamment par la Turquie qui a récemment autorisé l'envoi de militaires dans le pays, a signé un accord de cessez-le-feu, le maréchal Haftar, appuyé entre autres par l'Egypte, les Emirats Arabes Unis et l'Arabie saoudite, ne l'a toujours pas fait. Malgré ses dénégations, la Russie est soupçonnée d'aider aussi Khalifa Haftar avec des armes, de l'argent et quelque 2.000 mercenaires.

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