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États-Unis

Les faits reprochés à Trump pourraient justifier une procédure de destitution (chef démocrate)

La Présidente de la Chambre des représentants, Nancy Pelosi, élue de la Californie, devant la presse au Capitol Hill, à Washington, le 9 mai 2019.

La présidente démocrate de la Chambre des représentants Nancy Pelosi a affirmé mercredi que les faits reprochés à Donald Trump par l'opposition pourraient justifier une procédure de destitution, agitant cette menace explosive qui gagne de plus en plus de partisans dans son camp.

Nancy Pelosi s'exprimait peu après un discours outré de Donald Trump qui a nié avoir tenté d'étouffer les conclusions de la vaste enquête russe du procureur spécial Robert Mueller, juste après avoir abruptement écourté leur réunion sur un plan d'infrastructures.

"C'est pour cela, je pense, que le président était aussi remonté ce matin, parce que le fait que le président fasse entrave à la justice et soit engagé dans une opération de dissimulation a été exposé au grand jour et que cela pourrait justifier une procédure de destitution", a-t-elle déclaré lors d'une conférence à Washington, provoquant des applaudissements dans la salle.

La bataille grondant depuis plusieurs mois entre les démocrates et le républicain a dégénéré en guerre ouverte mercredi matin, menaçant de paralyser toute initiative politique, dans un Congrès divisé, d'ici les prochaines élections de novembre 2020.

Premier acte : la convocation par Nancy Pelosi en début de matinée d'une réunion de plusieurs élus démocrates de la Chambre pour débattre, à huis clos, d'une éventuelle procédure de destitution.

La puissante présidente de la Chambre freine depuis des mois les élus les plus progressistes qui plaident en faveur de la destitution, en mettant en garde contre une procédure hautement impopulaire, vouée à l'échec dans un Sénat contrôlé par les républicains et qui risquerait de diviser le pays juste avant les élections.

Trump, révolté par une accusation de Pelosi
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Sortant apparemment renforcée de cette réunion, Nancy Pelosi a lâché la petite phrase qui a visiblement rendu furieux Donald Trump: le président est "engagé dans une opération de dissimulation".

Visiblement irrité, le milliardaire a peu après exhorté les démocrates du Congrès américain à arrêter leurs "investigations bidon", en niant toute tentative de sa part d'étouffer les conclusions de la vaste enquête russe.

Il a de nouveau dénoncé une "chasse aux sorcières", en référence à l'enquête de M. Mueller sur l'ingérence russe dans l'élection présidentielle de 2016, sur les soupçons de collusion entre son équipe de campagne et Moscou et sur ses tentatives présumées d'entraver par la suite ces investigations.

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Attaques en Arabie: Pompeo pour une "solution pacifique" avec l'Iran

Le secrétaire d'Etat américain Mike Pompeo, à l'aéroport Al Batten d'Abou Dhabi (Émirats arabes unis)

Le secrétaire d'Etat américain Mike Pompeo, en tournée dans le Golfe, a assuré que les Etats-Unis privilégiaient une "solution pacifique" avec l'Iran, qu'il accuse d'être à l'origine de la récente attaque contre des installations pétrolières en Arabie saoudite.

M. Pompeo a rencontré jeudi le puissant prince héritier d'Abou Dhabi, Mohammed ben Zayed Al-Nahyane. A l'issue de leur entretien, il a évoqué devant des journalistes l'existence d'un "consensus" dans le Golfe sur la responsabilité de l'Iran dans les attaques.

"Nous sommes ici pour bâtir une coalition destinée à parvenir à la paix et à une solution pacifique", a déclaré le chef de la diplomatie américaine avant de s'envoler pour Washington, disant espérer que l'Iran voit les choses "de la même manière".

Son homologue saoudien, Adel al-Jubeir, a réagi sur Twitter en avertissant que toute complaisance envers Téhéran allait l'encourager à "commettre d'autres actes de terrorisme et de sabotage dans notre région".

Le président américain Donald Trump avait dépêché mardi M. Pompeo à Jeddah (centre-ouest de l'Arabie saoudite) pour discuter de la réponse à apporter aux attaques contre le royaume allié.

Interrogé par la télévision américaine CNN, le chef de la diplomatie iranienne Mohammad Javad Zarif a déclaré qu'une frappe américaine ou saoudienne déclencherait "une guerre totale", ajoutant que son pays ne voulait "pas la guerre" mais ne tremblerait pas s'il s'agissait de "se défendre".

- Accusés "à tort" -

Le récent durcissement de la position américaine a fait craindre une escalade armée, après les frappes ayant visé le 14 septembre le coeur de l'industrie pétrolière saoudienne et entraîné une réduction de moitié de la production d'or noir du premier exportateur mondial.

Lors de la visite de M. Pompeo en Arabie saoudite, les deux parties "ont convenu que le régime iranien doit être tenu responsable de son comportement agressif, imprudent et menaçant", a déclaré la porte-parole du département d'Etat, Morgan Ortagus.

Le même jour, Ryad a dévoilé de nouveaux résultats de son enquête et assuré que l'attaque avait été "incontestablement parrainée par l'Iran".

Soutenus par Téhéran, les rebelles du Yémen ont revendiqué cette attaque, menaçant également de cibler les Emirats arabes unis, un membre clé de la coalition anti-Houthis qui intervient depuis 2015 au Yémen pour soutenir le gouvernement reconnu par la communauté internationale.

Mais selon Ryad, l'attaque venait "du nord".

Les Houthis ont déjà atteint des douzaines de cibles en Arabie saoudite. Leur arsenal, en expansion, a révélé la vulnérabilité du royaume malgré ses importantes dépenses militaires. Mais la double attaque de samedi est d'une autre ampleur que les précédentes.

Mercredi, la chaîne américaine CBS News a cité un responsable américain anonyme selon lequel le guide suprême iranien, l'ayatollah Ali Khamenei, aurait lui-même approuvé l'attaque, à condition qu'elle soit menée de manière à nier l'implication iranienne.

Le commandant des Gardiens de la Révolution iraniens, le général de division Hossein Salami, a reproché jeudi aux Etats-Unis de les "accuser à tort d'être derrière tout incident" dans la région.

L'ONU a annoncé jeudi l'arrivée d'experts à Ryad pour démarrer une enquête internationale "à l'invitation des autorités" du pays.

- Cibles en Iran -

Selon le New York Times, l'armée américaine a dressé une liste de cibles iraniennes, y compris la raffinerie de pétrole d'Abadan, l'une des plus grandes au monde, ou l'île de Khark, la plus importante installation d'exportation de pétrole du pays.

Parmi les autres cibles potentielles figurent les sites de lancement de missiles et d'autres actifs des Gardiens de la Révolution, ainsi que des bases du sud-ouest où des activités inhabituelles laissent à penser qu'ils ont joué un rôle dans les frappes.

Selon Cinzia Bianco, analyste au Conseil européen des relations internationales, "la pensée dominante (en Arabie saoudite) veut que les Etats-Unis ciblent les infrastructures sensibles en Iran afin de minimiser ou d'exclure tout coût humain".

Pour Washington, l'attaque en Arabie saoudite impliquait des missiles de croisière en provenance d'Iran, a confié à l'AFP un responsable américain s'exprimant sous couvert de l'anonymat.

Il a ajouté que des preuves seraient présentées à l'Assemblée générale de l'ONU à New York la semaine prochaine. M. Zarif quitte l'Iran vendredi matin pour participer à cette AG, selon la diplomatie iranienne.

Le président iranien Hassan Rohani devrait également se rendre à New York et pourrait rencontrer son homologue français Emmanuel Macron qui avait évoqué fin août une éventuelle rencontre entre MM. Rohani et Trump.

Jeudi, l'Elysée a estimé qu'il restait cependant "encore beaucoup de choses à vérifier" avant une telle rencontre.

M. Trump, qui a déjà imposé des sanctions qui ont paralysé l'économie iranienne, a promis mercredi de durcir de manière "substantielle" ces mesures.

Les tensions entre l'Iran et les Etats-Unis sont fortes depuis que l'administration Trump s'est retirée unilatéralement en mai 2018 de l'accord international de 2015 sur le nucléaire iranien avant de rétablir des sanctions croissantes à l'encontre de la République islamique.

Sur le terrain au Yémen, la coalition a annoncé avoir lancé jeudi une opération militaire contre les Houthis, la première depuis les attaques de drones, et ainsi détruit quatre sites au nord de la ville portuaire de Hodeida (ouest du Yémen), utilisés par les rebelles pour assembler des bateaux télécommandés et des mines marines, selon un communiqué publié par l'agence de presse officielle saoudienne SPA.

Auparavant, elle avait affirmé avoir déjoué dans le sud de la mer Rouge une attaque au bateau piégé, sans équipage et télécommandé selon elle par les Houthis.

Avec AFP

Tension au Congrès autour du signalement d'un lanceur d'alerte impliquant Trump

Le président de la comission du renseignement de la Chambre des Représentants , Adam Schiff, lors d’une audition au Congrès à Washington, le 24 juillet 2019.

Des élus du Congrès ont échoué jeudi à obtenir des informations sur un signalement effectué par un lanceur d'alerte au sein des services de renseignement qui, selon le Washington Post, s'est inquiété de certains échanges entre Donald Trump et un dirigeant étranger.

Le lanceur d'alerte a trouvé particulièrement préoccupante une "promesse" faite par le président américain à ce dirigeant, dont l'identité n'est pas précisée par le quotidien.

Le 12 août, il a effectué un signalement officiel auprès de l'inspecteur général des services de renseignement, Michael Atkinson, qui a estimé que la sensibilité de l'affaire imposait une notification urgente au Congrès.

M. Atkinson a donc été interrogé jeudi à huis clos par la puissante commission du renseignement de la Chambre des représentants, où les démocrates sont majoritaires. Faute d'autorisation de sa hiérarchie, il n'a toutefois rien pu révéler.

"Nous n'avons obtenu aucune réponse parce que le ministère de la Justice et le Directeur du renseignement national (DNI) n'ont pas autorisé l'inspecteur général à nous parler", a regretté le président démocrate de la commission, Adam Schiff, à l'issue de l'audition.

"Nous n'avons pas le signalement, nous ne savons pas si les informations de presse sont exactes ou inexactes", a-t-il ajouté, en menaçant de saisir la justice ou d'user d'autres moyens à la disposition de sa commission pour forcer le Directeur du renseignement national à la transparence.

Selon le Washington Post et le New York Times jeudi soir, la plainte concerne l'Ukraine, même si les deux quotidiens, qui citent des sources anonymes, se gardent de tracer un lien direct avec une conversation téléphonique entre M. Trump et le nouveau président ukrainien Volodymyr Zelensky cet été.

- Affaire "urgente" -

De son côté, Donald Trump a dénoncé un "harcèlement présidentiel". "Quasiment à chaque fois que je parle au téléphone à un dirigeant étranger, je suis conscient qu'il y a de nombreuses personnes de différentes agences américaines qui peuvent être à l'écoute, sans mentionner celles de l'autre pays en question. Pas de souci !", a-t-il tweeté.

"Sachant cela, peut-on être assez stupide pour croire que je dirais quelque chose de regrettable à un dirigeant étranger ?", a-t-il poursuivi.

Selon le Washington Post, Donald Trump s'est entretenu par téléphone avec le président russe Vladimir Poutine le 31 juillet. Pendant l'été, il a également échangé par courrier avec le leader nord-coréen Kim Jong Un et a reçu à la Maison Blanche les dirigeants du Pakistan, des Pays-Bas et du Qatar.

Le milliardaire républicain a des relations compliquées avec la communauté du renseignement depuis son élection et s'est souvent trouvé en désaccord avec ses responsables.

L'ancien directeur du renseignement national (DNI), Dan Coats, avait notamment désapprouvé publiquement la décision de Donald Trump d'avoir un entretien à huis clos avec Vladimir Poutine à Helsinki en juillet 2018, accompagnés seulement de leurs interprètes.

Le 15 août, Dan Coats a quitté ses fonctions et Joseph Maguire, ancien directeur de l'antiterrorisme, assure l'intérim comme DNI, un poste qui supervise la CIA, la NSA et les autres agences du renseignement américain.

Informé quelques jours plus tard par l'inspecteur général de l'existence d'un lanceur d'alerte, il a jugé qu'il n'avait pas à transmettre le dossier au Congrès.

"Je pense qu'il a agi de bonne foi", mais sa décision n'était "pas conforme aux pratiques du passé", a écrit l'inspecteur général le 9 septembre à la Commission du renseignement de la Chambre, prenant sur lui de l'informer de l'existence d'une affaire "urgente" reposant sur des allégations "crédibles".

Joseph Maguire sera auditionné à son tour jeudi prochain par la commission, lors d'une séance publique cette fois.

Avec AFP

L’Arabie saoudite promet des preuves de l’implication iranienne dans les attaques de samedi

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Au cœur d’Harlem, des restaurants ouest-africains

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Audition au Congrès après un signalement d'un lanceur d'alerte impliquant Trump

Le président Donald Trump lors d'un point de presse au jardin Rose de la Maison Blanche, Washington, 25 janvier 2019.

Un haut responsable du renseignement américain était interrogé jeudi par des élus du Congrès sur un signalement effectué par un lanceur d'alerte qui, selon le Washington Post, s'est inquiété de certains échanges entre Donald Trump et un dirigeant étranger.

Le lanceur d'alerte, lui-même membre des services de renseignement, a trouvé particulièrement préoccupante une "promesse" faite par le président américain à ce dirigeant étranger, dont l'identité n'est pas précisée par le quotidien.

Le fonctionnaire a effectué le 12 août un signalement officiel auprès de l'inspecteur général des services de renseignement, Michael Atkinson, qui a alors considéré que la sensibilité de l'affaire imposait une notification urgente au Congrès.

M. Atkinson était donc entendu jeudi à huis clos par la puissante commission du renseignement de la Chambre des représentants, où les démocrates sont majoritaires.

Ce haut responsable, chargé de traquer d'éventuels abus dans les services de renseignement, "a accepté" d'être interrogé sur "la manière dont a été géré un signalement émanant d'un lanceur d'alerte", a précisé le démocrate Adam Schiff, qui préside cette commission, dans un communiqué.

Donald Trump a réagi jeudi en dénonçant un "harcèlement présidentiel". "Quasiment à chaque fois que je parle au téléphone à un dirigeant étranger, je suis conscient qu'il y a de nombreuses personnes de différentes agences américaines qui peuvent être à l'écoute, sans mentionner celles de l'autre pays en question. Pas de souci !", a-t-il tweeté.

"Sachant cela, peut-on être assez stupide pour croire que je dirais quelque chose de regrettable à un dirigeant étranger ?", a-t-il poursuivi.

Le quotidien souligne que Donald Trump s'est entretenu par téléphone avec le président russe Vladimir Poutine le 31 juillet. Pendant l'été, il a également échangé par courrier avec le leader nord-coréen Kim Jong Un et a reçu à la Maison Blanche les dirigeants du Pakistan, des Pays-Bas et du Qatar.

Le signalement du lanceur d'alerte a entraîné un bras de fer entre la Commission parlementaire et le directeur par intérim du renseignement national (DNI), Joseph Maguire.

Arrivé le 15 août à ce poste de supervision de la CIA, de la NSA et des autres agences du renseignement, M. Maguire été saisi neuf jours plus tard par l'inspecteur général.

Celui-ci "jugeait que le signalement était à la fois crédible et urgent et qu'il devait être transmis au Congrès en respect de la loi", a précisé M. Schiff dans son communiqué. Mais, selon lui, Joseph Maguire a refusé de le transmettre aux parlementaires.

Adam Schiff a alors convoqué MM. Atkinson et Maguire devant sa commission. Ce dernier sera entendu jeudi prochain lors d'une séance publique.

Donald Trump a des relations compliquées avec la communauté du renseignement depuis son élection et s'est souvent trouvé en désaccord avec ses responsables.

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