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Les Américains abattent un drone piégé au-dessus de leur ambassade en Irak

FILE - In this Friday, Jan. 3, 2020, file photo, the U.S. Embassy is seen across the Tigris River in Baghdad, Iraq. Iraq's military says two rockets hit Baghdad's heavily fortified Green Zone, the seat of the government and home to the U.S. Embassy. (AP P

Les Américains ont abattu lundi soir un drone piégé qui visait leur ambassade à Bagdad, ont annoncé des sources de sécurité, quelques heures après une nouvelle attaque à la roquette sur une base abritant des soldats américains dans l'ouest de l'Irak.

Dans la nuit de lundi à mardi, les systèmes de défense américains C-RAM sont entrés en action, tirant des salves, ont constaté des journalistes de l'AFP, des sources de sécurité irakiennes affirmant qu'elles avaient intercepté l'engin volant, une nouvelle technique d'attaque privilégiée des soutiens de l'Iran au Moyen-Orient.

Depuis le début de l'année, 47 attaques ont visé les intérêts des Etats-Unis dans le pays, où sont déployés 2.500 soldats américains dans le cadre d'une coalition internationale de lutte contre le groupe jihadiste Etat islamique.

Six d'entre elles ont été menées à l'aide de drones piégés, une technique d'attaque inaugurée mi-avril en Irak qui est un casse-tête pour la coalition car ces engins volants peuvent échapper aux batteries de défense C-RAM, installées par l'armée américaine pour défendre ses troupes.

Aucune de ces attaques n'a été revendiquée mais leur mode opératoire porte la signature des pro-Iran qui, au Yémen par exemple, utilisent des drones piégés contre les Saoudiens.

Le Hachd al-Chaabi, coalition de paramilitaires pro-Iran intégrés aux forces régulières et désormais force incontournable dans le pays, salue régulièrement le lancement de roquettes et autres drones piégés visant des installations américaines en Irak, mais n'en revendique jamais la responsabilité.

Lundi, plus tôt dans la journée, trois roquettes avaient visé une base aérienne irakienne de l'ouest désertique abritant des soldats américains, avait indiqué la coalition internationale antijihadiste.

L'attaque a visé la base d'Aïn al-Assad sans faire de victime.

Ces nouvelles attaques interviennent une semaine après des frappes américaines contre des positions du Hachd en Syrie et en Irak, qui ont tué une dizaine de combattants.

Signe que les Etats-Unis s'inquiètent des nouvelles attaques au drone, ils ont récemment annoncé offrir jusqu'à trois millions de dollars pour des informations sur les attaques visant leurs intérêts en Irak.

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L'ONU débloque un fonds d'urgence pour un système de santé afghan au bord de l'effondrement

Des Afghans dans un hôpital après avoir été blessés lors des attaques meurtrières à l'extérieur de l'aéroport de Kaboul, en Afghanistan, le vendredi 27 août 2021. (Photo AP/Wali Sabawoon)

L'ONU débloque 45 millions de dollars d'aide d'urgence pour soutenir le système de santé au bord du gouffre en Afghanistan, a annoncé mercredi Martin Griffiths, le secrétaire général adjoint des Nations Unies pour les Affaires humanitaires.

"Les médicaments, les matériels médicaux et l'essence sont en train de s'épuiser en Afghanistan. La chaîne du froid est compromise. Les personnels de santé indispensables ne sont pas payés", a détaillé M. Griffiths dans un communiqué.

Les fonds débloqués mercredi vont aller à l'OMS et l'Unicef et doivent permettre, par le biais d'ONG nationales et internationales, de faire tourner les centres de soins, y compris les hôpitaux où sont traités les malades du Covid-19, a souligné M. Griffiths, qui a eu récemment des entretiens en Afghanistan avec les responsables du gouvernement taliban.

"Laisser le système de santé afghan s'effondrer aurait des conséquences désastreuses", a-t-il souligné. Le pays est confronté à une grave crise humanitaire à cause des dizaines de milliers de personnes déplacées par les violences lors de la conquête du pouvoir par les talibans, une crise économique faute d'argent, une sécheresse dévastatrice et la pandémie.

Les arrestations et violences pour des publications sur internet en hausse dans le monde

Un cybercafé à Dakar, Sénégal, le 10 août 2006.

Le nombre de pays où des internautes ont subi des arrestations et des violences en raison de leurs publications a atteint un record entre juin 2020 et mai 2021, selon un rapport publié mardi par une ONG.

Si les coupures de réseau en Birmanie et au Bélarus ont constitué les points les plus marquants de la période considérée, les droits numériques ont reculé au niveau mondial pour la onzième année de suite, souligne l'ONG américaine Freedom House.

Le rapport évalue le niveau de liberté sur internet dans différents pays, en prenant notamment en compte les restrictions d'accès ou la présence de "trolls" pro-gouvernementaux cherchant à manipuler les débats en ligne.

"Cette année, les internautes ont dû faire face à des attaques physiques en représailles à leurs activités en ligne dans 41 pays", indique le rapport, notant qu'il s'agit d'un plus haut depuis ses débuts.

Parmi les exemples cités : celui d'un étudiant bangladais hospitalisé après un passage à tabac en raison de soupçons d'"activités anti-gouvernementales" sur les réseaux sociaux ou celui d'un journaliste mexicain assassiné pour avoir publié sur Facebook une vidéo accusant un gang de meurtre.

Les auteurs ajoutent que, dans 56 des 70 pays étudiés, des citoyens ont été arrêtés ou condamnés pour leurs activités numériques, soit un taux record de 80%.

La junte militaire, qui a pris le pouvoir en Birmanie en février, est lourdement critiquée pour avoir coupé l'accès à internet, bloqué les réseaux sociaux et forcé les entreprises technologiques à lui remettre des données privées.

Des coupures ont également été constatées avant un scrutin en Ouganda en janvier et après une élection présidentielle contestée au Bélarus en août 2020.

Au total, 20 pays ont bloqué l'accès à internet de leurs citoyens en un an.

L'Islande est en tête du classement devant l'Estonie et le Costa Rica, premier pays à avoir fait de l'accès à internet un droit fondamental.

La Chine est en revanche considérée comme le pays le moins respectueux des libertés numériques et le plus répressif contre les internautes dissidents.

Au niveau mondial, les auteurs du rapport accusent des gouvernements de se servir de la régulation des entreprises technologiques pour justifier des mesures répressives.

De nombreux législateurs élaborent des lois anti-trust visant à mettre au pas des géants de la tech comme Google, Apple et Facebook, un effort que les auteurs du rapport estiment justifié.

Ils critiquent cependant des pays comme l'Inde ou la Turquie pour leurs lois forçant les réseaux sociaux à retirer tout contenu jugé offensant ou susceptible de porter atteinte à l'ordre public, sans que ces termes soient clairement définis.

Le Pakistan appelle à un dégel des avoirs afghans, avant des discussions à l'ONU

Des dizaines de femmes veuves de la guerre en Afghanistan cousent des uniformes militaires ans une usine de Kaboul, le 8 février 2021. (Photo AFP/ WAKIL KOHSAR)

Le Pakistan a appelé lundi les grandes puissances à débloquer les milliards de dollars d'avoirs afghans gelés après la prise du pouvoir par les talibans, mais Islamabad ne s'attend pas à une reconnaissance prochaine du nouveau gouvernement.

La plus grande urgence est d'éviter un effondrement encore plus grand de l'économie afghane, a averti le ministre pakistanais des Affaires étrangères Shah Mahmood Qureshi en amont de discussions sur l'Afghanistan lors de l'assemblée générale des Nations unies.

"D'un côté, on lève de nouveaux fonds pour éviter une crise et, d'un autre côté, l'argent qui est le leur, qui leur appartient, ils ne peuvent pas l'utiliser", a expliqué M. Qureshi à des journalistes.

"Je pense que le gel des avoirs n'arrange pas la situation. Je demande instamment aux pouvoirs en place de revoir cette politique et de réfléchir à un dégel", a-t-il déclaré.

Les Etats-Unis ont gelé 9,5 milliards de dollars (8 milliards d'euros) de la Banque centrale afghane et les prêteurs internationaux évitent l'Afghanistan, inquiets de fournir des liquidités pouvant être utilisées par les talibans.

Le Pakistan a été le principal soutien du régime taliban entre 1996 et 2000 et a longtemps été accusé par les Etats-Unis d'alimenter, via ses services de renseignement, les rebelles islamistes pendant la guerre de 20 ans contre les forces de l'OTAN et du gouvernement soutenu par les occidentaux.

Tout en appelant au dialogue avec les talibans, M. Qureshi semble partager avec la diplomatie américaine l'idée qu'il est prématuré d'établir des relations officielles avec le nouveau régime.

"Je pense que personne n'est pressé de reconnaître (le gouvernement) à ce stade et les talibans devraient garder un oeil dessus", a estimé M. Qureshi.

Si les nouveaux maîtres de Kaboul veulent la reconnaissance, "ils doivent être plus sensibles et plus réceptifs à l'opinion internationale", a-t-il ajouté.

M. Qureshi espère que les talibans seront plus ouverts après avoir formé un gouvernement intérimaire comprenant des personnalités placées sur la liste noire des Nations unies pour terrorisme.

Le chef de la diplomatie pakistanaise voit du "positif" chez les talibans, comme la déclaration d'amnistie et la volonté d'inclure des groupes ethniques autres que les Pachtounes dominants.

"Il y a des tendances à encourager", a souligné M. Qureshi.

Des activistes et des témoins assurent que la réalité sur le terrain est différentes des promesses des talibans, les femmes et les filles étant privées d'emploi et d'éducation malgré les annonces officielles du nouveau régime.

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