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Le président sud-africain favorable à l'élection d'une femme à la tête de l'ANC


Le président de l'Afrique du sud Jacob Zuma participe à une réunion à Durban, en Afrique du sud, le 4 décembre 2016.

Le chef de l'Etat sud-africain Jacob Zuma s'est dit favorable à ce qu'une femme prenne la direction de son parti, le Congrès national africain (ANC), un soutien implicite à Nkosazana Dlamini-Zuma son ancienne épouse pressentie pour ce poste, un tremplin pour la présidence.

"Il n'y a plus de discussion au sein de l'ANC pour savoir si une femme peut ou non occuper un poste à hautes responsabilités", a déclaré M. Zuma dans une interview accordée mercredi soir à plusieurs radios en langues vernaculaires du groupe audiovisuel public SABC.

"On a eu cette discussion dans le passé et le parti a conclu qu'à partir du moment où cette personne a les qualités requises pour diriger le mouvement, cela ne pose aucun problème. L'ANC est prêt pour cela, et l'est depuis un certain temps", a-t-il ajouté, cité par le quotidien The Times.

Ces déclarations interviennent au moment où la course pour la succession de M. Zuma à la tête du pays est déjà lancée.

Son second mandat présidentiel expire en 2019. Et l'ANC - qui dirige le pays depuis 1994 - doit élire, en décembre 2017, son nouveau dirigeant, assuré de devenir président en cas de victoire du parti aux élections générales de 2019.

Samedi, la puissante Ligue des femmes de l'ANC a apporté publiquement son soutien à l'ancienne épouse de M. Zuma et actuelle présidente de la Commission de l'Union africaine, Nkosazana Dlamini-Zuma, pour prendre la tête de l'ANC.

Cette prise de position a suscité des remous au sein du parti, le secrétaire général Gwede Mantashe mettant en garde la Ligue contre le risque de "diviser" l'ANC.

Plusieurs noms circulent pour la succession de M. Zuma à la direction de l'ANC, notamment ceux de Nkosazana Dlamini-Zuma et du vice-président Cyril Ramaphosa, qui a reçu fin novembre le soutien de la puissante confédération syndicale Cosatu.

Mais à ce jour, ni Nkosazana Dlamini-Zuma ni Cyril Ramaphosa n'a officiellement fait part de sa candidature.

Mme Dlamini-Zuma, une fidèle de l'ANC qui a occupé plusieurs postes ministériels clés dans des gouvernements sud-africains, entretient de bonnes relations avec son ancien époux, empêtré dans plusieurs scandales.

M. Zuma, 74 ans, a par ailleurs confirmé mercredi soir qu'il n'entendait pas briguer de troisième mandat à la direction de l'ANC. "Je ne chercherai pas à être élu pour un troisième mandat. (....) Si certains me nomment, je déclinerai", a-t-il assuré.

Interrogé par une autre radio publique jeudi, M. Zuma a estimé que Mme Dlamini-Zuma avait les compétences pour diriger l'Afrique du Sud.

Mme Nkosazana "a grandi dans le combat (pour la libération du pays de l'apartheid, ndlr), elle a occupé plusieurs postes de responsabilités, elle a été ministre", a déclaré M. Zuma.

"Si l'ANC dit 'nous pensons que nous pouvons vous confier cette responsabilité' et qu'elle accepte, ça n'est absolument pas un problème", a-t-il renchéri.

Avec AFP

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