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Le Conseil de sécurité exige un terme à l'impunité des crimes contre les journalistes

Le Conseil de sécurité en session (21 mars 2012)

La résolution est passée mercredi à l’unanimité.

Dans la résolution, le Conseil de sécurité enjoint les Etats membres à s'assurer que les crimes commis contre les journalistes, professionnels des médias et leurs collaborateurs (qui travaillent dans les zones de guerre) ne restent pas impunis.

Le Conseil de sécurité fait part de sa "profonde inquiétude devant les menaces qui pèsent sur la sécurité des journalistes" de la part d'extrémistes comme le groupe Etat islamique.

Christophe Deloire, le secrétaire général de Reporters sans frontières (RSF) devant le Conseil a déclaré devant le Conseil de sécurité que ce jour était "historique pour la protection des journalistes, mais au-delà, nous l'espérons, pour la liberté de l'information".

Au moins 700 journalistes ont été tués en 10 ans, selon M. Deloire qui a réclamé la nomination d'un envoyé spécial de l'ONU chargé spécifiquement de la protection des journalistes. Ledit envoyé spécial de l'ONU aurait pour tâche de s'assurer que ceux qui se rendent coupables de crimes contre des journalistes soient poursuivis et punis.

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Le Royaume-Uni ferme ses portes aux voyageurs de la RDC et de la Tanzanie

Les voyageurs traversent la zone des arrivées a l'aéroport international Heathrow de Londres, Grande-Bretagne, 18 janvier 2021. REUTERS/Henry Nicholls

Les voyageurs en provenance de la République démocratique du Congo et de la Tanzanie ne seront plus autorisés à entrer au Royaume-Uni, a annoncé jeudi un ministre britannique.

La mesure, qui est entrée en vigueur à partir de ce vendredi, vise à "arrêter la propagation de la variante du coronavirus détectée en Afrique du Sud", a tweeté jeudi le ministre britannique des transports Grant Shapps.

"Tous les passagers en provenance de ces pays, à l'exception des ressortissants britanniques et irlandais et des ressortissants de pays tiers ayant le droit de résidence, se verront refuser l'entrée", a-t-il précisé.

La Tanzanie et la RDC ne sont pas des pays frontaliers à l’Afrique du Sud.

Aucune réaction officielle de ces deux pays ne nous est parvenue pour l’instant.

Selon les experts de la santé, il existe actuellement trois souches mutantes du coronavirus : une a été découverte au Royaume-Uni, une autre en Afrique du Sud et la troisième au Brésil.

Les voyageurs en provenance du Brésil sont interdits d'entrer en Grande-Bretagne depuis une semaine, selon la presse locale.

Lors d'un point de presse jeudi à Washington, le Dr Anthony Fauci, épidémiologiste en chef du pays, a déclaré que les États-Unis "portent une attention toute particulière" à la souche sud-africaine. Il a toutefois précisé que pour l’heure les vaccins continuent d’être efficaces contre les trois souches mutantes.

COVID-19: Les variants mutants inquiètent les chercheurs
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Les autorités russes multiplient les arrestations d'opposants

La police russe porte le leader de l'opposition, Alexeï Navalny, au centre d'une manifestation contre le président Vladimir Poutine sur la place Pouchkine à Moscou, en Russie, 5 mai 2018.

Les autorités russes ont arrêté vendredi de nouveaux partisans de l'opposant emprisonné Alexeï Navalny, tandis que d'autres devaient comparaître devant des tribunaux à la veille d'une journée de manifestations dans tout le pays.

L'équipe de M. Navalny, placé en détention jusqu'au 15 février au moins et visé par de multiples procédures judiciaires, a appelé à protester samedi dans 65 villes russes pour exiger la libération de l'opposant, des rassemblements "illégaux" selon les autorités.

Après avoir arrêté plusieurs collaborateurs de la bête noire du Kremlin jeudi, la police a poursuivi les interpellations vendredi avec la coordinatrice du siège de l'opposant à Vladivostok en Extrême Orient, Ekaterina Vedernikova, et une collaboratrice du siège de Novossibirsk, en Sibérie, Elena Noskovets.

Ces arrestations ont été rapportées par l'équipe de l'opposant et l'ONG spécialisée OVD-Info.

Arrêtées jeudi, une figure montante du mouvement, Lioubov Sobol, et la porte-parole de M. Navalny, Kira Iarmych, doivent comparaître vendredi devant des juges pour avoir appelé à des manifestions qualifiées d'illégales.

L'avocate de Mme Iarmych, Veronika Poliakova, a indiqué à l'AFP que sa cliente encourait 10 jours de détention. Lioubov Sobol encourt pour sa part 30 jours de prison mais pourrait écoper, comme lors de précédentes arrestations, d'une simple amende du fait qu'elle a un enfant en bas âge.

Parmi les autres soutiens de M. Navalny dans le collimateur des policiers, Georgui Albourov, qui participe aux enquêtes anticorruption de l'opposant, et Vladlen Los, un avocat de son organisation, de nationalité bélarusse, qui s'est vu ordonner de quitter le territoire.

La responsable de l'équipe de M. Navalny à Krasnodar, dans le sud de la Russie, Anastassia Pantchenko, a également été interpellée jeudi.

Face à la mobilisation prévue pour samedi, le Kremlin, le Parquet et le ministère de l'Intérieur ont mis en garde contre la participation à ces rassemblements.

Le gendarme russe des télécommunications Roskomnadzor a lui menacé les réseaux sociaux d'amendes s'ils ne supprimaient pas les appels à manifester, et notamment averti les plateformes Tik Tok et Vkontakte, l'équivalent russe de Facebook.

Après son arrestation dimanche, Alexeï Navalny a riposté mardi en diffusant une enquête sur l'immense et fastueuse propriété dont bénéficie selon lui le président Vladimir Poutine, sur les rives de la mer Noire, et dont la construction aurait coûté plus d'un milliard d'euros.

Vendredi matin, cette longue investigation accompagnée d'une vidéo de près de deux heures avait déjà été vue plus de 53 millions de fois sur YouTube, un record pour une enquête de M. Navalny.

L'opposant a été arrêté le 17 janvier, à son retour de cinq mois de convalescence après un empoisonnement présumé, dont il accusé le Kremlin. Moscou rejette ces allégations.

Le Japon a enregistré plus de 20.000 suicides en 2020

Une ambulance de la Force d'autodéfense japonaise au quai Daikoku à Yokohama, au sud de Tokyo, au Japon, le 11 février 2020.

Le Japon fait partie d'un petit groupe de pays où les décès par suicide pendant la pandémie ont dépassé ceux dus au virus. Femmes, enfants et adolescents ont été plus nombreux à se suicider.

Le nombre de suicides au Japon a augmenté l'an dernier pour la première fois depuis 11 ans, les répercussions de la pandémie ayant anéanti des années de progrès dans la lutte contre ce phénomène obstinément élevé dans le pays.

Le ministère de la Santé a annoncé vendredi que 20.919 personnes sont mortes par suicide en 2020 dans l'archipel, une augmentation de 3,7% sur un an. En comparaison, 3.460 personnes au Japon sont décédées du coronavirus l'an dernier.

C'est la première augmentation annuelle des suicides en 11 ans au Japon, qui déplore régulièrement le taux de suicide le plus élevé parmi les pays du G7 (16,6 pour 100.000 habitants en 2020) mais qui avait oeuvré ces dernières années à mieux soutenir les personnes fragiles psychologiquement, avec un certain succès.

Le nombre de suicides au Japon, qui avait culminé à environ 34.000 en 2003, était tombé à 20.000 en 2019, un plus bas depuis 1978.

Les femmes, enfants et adolescents notamment ont été plus nombreux à se suicider dans le pays l'an dernier, des experts estimant que la pandémie et les restrictions face au virus semblent les avoir particulièrement touchés.

Le Japon a enregistré jusqu'à présent des niveaux d'infections moins élevés que de nombreux autres pays, tout en évitant des confinements obligatoires.

Après avoir d'abord baissé au premier semestre 2020, les suicides ont commencé à augmenter en juillet. Une évolution confirmant un modèle d'experts, selon lequel les suicides tendent d'abord à diminuer dans la phase initiale d'une période de crise, avant de grimper fortement par la suite.

Inégalités entre les sexes

Cette hausse a été "un tournant", affirme Michiko Ueda, professeure associée de sciences politiques à l'université Waseda de Tokyo, spécialiste du phénomène du suicide au Japon.

"Le coronavirus est certainement un facteur majeur", dit-elle à l'AFP en n'excluant pas que "les chiffres augmentent encore cette année".

Des experts en santé mentale du monde entier ont averti des risques d'augmentation des suicides pendant la pandémie, en raison de facteurs comme le stress, les difficultés économiques et les abus familiaux.

Un agent de santé enlève un masque de protection dans le service de soins intensifs pour les patients atteints de COVID-19 à l'hôpital universitaire St. Marianna à Kawasaki, au Japon, le 4 mai 2020.
Un agent de santé enlève un masque de protection dans le service de soins intensifs pour les patients atteints de COVID-19 à l'hôpital universitaire St. Marianna à Kawasaki, au Japon, le 4 mai 2020.

Mais le Japon fait probablement partie d'un petit groupe de pays où les décès par suicide pendant la pandémie ont dépassé ceux dus au virus.

Les suicides l'an dernier au Japon ont également suivi des schémas différents de ceux des années précédentes, Mme Ueda soulignant la hausse particulièrement élevée du nombre de suicides chez les femmes l'an dernier (+14,5%), alors qu'il a au contraire baissé d'environ 1% chez les hommes.

Mme Ueda cite comme facteurs probables l'augmentation du chômage des femmes, plus nombreuses à occuper des emplois précaires (notamment dans l'hôtellerie et la restauration, deux secteurs très touchés par la crise), et des tâches domestiques et parentales accrues pour elles.

"Le coronavirus a mis en évidence les inégalités entre les sexes au Japon", ajoute Yayo Okano, professeure de féminisme à l'université Doshisha à Kyoto (ouest), rappelant que les tâches domestiques des femmes sont toujours très disproportionnées au Japon.

Anxiété et solitude des jeunes

Les chiffres des suicides des jeunes de moins de 18 ans au Japon sont également alarmants: plus de 300 élèves du primaire et du secondaire se sont suicidés entre début avril et fin novembre 2020, un bond de près de 30% par rapport à la même période l'année précédente.

"Les risques sont élevés pour les jeunes", qui "ressentent de l'anxiété quant à leur avenir" et souffrent tout particulièrement de la raréfaction des relations sociales, dit Akiko Mura, conseillère au Centre de prévention du suicide de Tokyo.

Les experts pensent par ailleurs qu'une série de suicides de célébrités au Japon en 2020 pourrait également avoir influencé des personnes vulnérables.

Munetaka Kaneko, conseillère au sein de l'ONG de prévention du suicide Sotto, estime que le gouvernement doit maintenant faire de la réponse au suicide un élément clé de sa politique de lutte contre le coronavirus, avec "des mesures de prévention adaptées à l'ère de la pandémie".

Attentats de 2002 à Bali: La justice militaire inculpe 3 détenus de Guantanamo

Un balinais en deuil prie devant un mémorial pour les victimes des attentats de Bali de 2002 lors du 17e anniversaire des attentats, à Kuta près de Denpasar sur l'île balnéaire indonésienne de Bali, le 12 octobre 2019 (Photo de SONNY TUMBELAKA / AFP)

Plus de 18 ans après les faits, la justice militaire américaine a inculpé trois détenus de Guantanamo soupçonnés d'appartenir au réseau islamiste Jemaah Islamiyah (JI) pour leur implication présumée dans les attentats de Bali et de Jakarta, a annoncé jeudi le Pentagone.

L'Indonésien Encep Nurjaman, plus connu sous son nom de guerre Hambali, et les deux Malaisiens Mohammed Nazir Bin Lep et Mohammed Farik Bin Amin, sont accusés d'avoir planifié et d'avoir été complices de l'attentat à la bombe contre une discothèque de Bali, qui avait fait 202 morts en octobre 2002, et des attentats à la voiture piégée contre l'hôtel JW Marriott à Jakarta l'année suivante, a indiqué le ministère américain de la Défense dans un communiqué.

Ils sont inculpés de complot, assassinat, tentative d'assassinat, terrorisme, attaques contre des civils, destruction de biens et de complicité par assistance. Aucune date n'a encore été fixée pour leur procès.

La prison militaire de Guantanamo abrite encore une quarantaine de détenus, dont 26 sont considérés comme trop dangereux pour être libérés, mais les procédures légales s'éternisent en raison de la complexité de leurs dossiers.

L'une des difficultés tient au fait que les prisonniers sont passés par les prisons secrètes de la CIA, où certains ont subi des "procédures d'interrogatoires poussés" -- un euphémisme pour désigner la torture -- qui ont servi à construire le dossier d'accusation.

Or la justice américaine ne considère pas les aveux obtenus sous la torture comme des preuves admissibles.

Tous les trois avaient séparément été arrêtés en Thaïlande en 2003.

Le chef religieux islamiste Abu Bakar Bachir, considéré comme le leader spirituel de Jemaah Islamiyah, a été libéré de prison début janvier, suscitant la colère des victimes des attentats de Bali. Le groupe, lié à Al-Qaïda, a été fondé dans les années 1980 par des militants islamistes indonésiens exilés en Malaisie, et a créé des cellules dans plusieurs pays d'Asie du Sud-Est.

Biden veut prolonger le traité nucléaire avec Moscou mais affiche sa fermeté

Joe Biden, alors vice-président des États-Unis (à g.), serre la main de Vladimir Poutine, alors premier ministre de la Russie, lors de leur rencontre à Moscou le 10 mars 2011. Les deux hommes sont désormais présidents de leurs pays respectifs.

Joe Biden a proposé jeudi de prolonger de cinq ans le traité-clé de désarmement nucléaire New Start entre Washington et Moscou, qui expire début février et que Donald Trump n'avait pas réussi à reconduire, tout en affichant sa fermeté face aux "actes antagonistes" de la Russie.

"Les Etats-Unis entendent aboutir à une prolongation de cinq ans de New Start, comme le permet le traité", a déclaré la porte-parole de la Maison Blanche Jen Psaki lors d'une conférence de presse au lendemain de l'entrée en fonctions du démocrate.

"Le président a toujours dit clairement que le traité New Start était dans l'intérêt de la sécurité nationale des Etats-Unis, et une telle extension est encore plus nécessaire quand les relations avec la Russie sont tendues comme maintenant", a-t-elle estimé.

Pour montrer qu'il ne s'agit pas d'un chèque en blanc, le président Biden a parallèlement demandé aux services de renseignement américains "un examen global" de la récente cyberattaque géante imputée aux Russes, d'éventuelles "ingérences" dans les dernières élections américaines et de "l'utilisation d'armes chimiques contre le leader de l'opposition Alexeï Navalny", a précisé Jen Psaki.

Cette analyse doit aussi concerner les informations, minimisées par l'ex-président républicain, selon lesquelles la Russie aurait payé des "primes" à des talibans pour tuer des soldats américains.

"Tout en travaillant avec la Russie pour défendre les intérêts américains" en matière de contrôle des armements, "nous travaillons aussi à tenir la Russie pour responsable de ses actes antagonistes et irréfléchis", a plaidé Jen Psaki.

Avant même de prêter serment, Joe Biden et son équipe avaient haussé le ton avec Moscou, désireux de rompre avec l'ambivalence de l'administration Trump, tiraillée entre une certaine fermeté et la volonté du milliardaire de se rapprocher du président russe Vladimir Poutine.

Critiques de l'ex-négociateur

Dès l'arrestation d'Alexeï Navalny dimanche dans la capitale russe, Jake Sullivan, qui n'était alors que le futur conseiller à la sécurité nationale de la Maison Blanche, avait appelé à sa libération "immédiate", qualifiant les "attaques" contre l'opposant d'"affront au peuple russe".

Et en décembre, le vainqueur de la présidentielle américaine s'était attiré les foudres des autorités russes pour avoir promis des représailles suite à la gigantesque cyberattaque qui a visé la première puissance mondiale des mois durant -- elle aussi minimisée par Donald Trump.

Malgré ces tensions, la proposition sur New Start devrait être accueillie favorablement par Vladimir Poutine, qui s'était lui aussi dit favorable à une extension de cinq ans.

L'administration Trump n'avait, elle, accepté qu'une prolongation conditionnelle d'un an, le temps de négocier un accord plus global, mais les pourparlers avec Moscou n'avaient pas abouti.

Ce traité, le dernier accord du genre entre les deux anciens rivaux de la Guerre froide, limite les arsenaux des deux puissances nucléaires à un maximum de 1.550 ogives déployées chacun, soit une réduction de près de 30% par rapport à la limite précédente fixée en 2002. Il limite aussi le nombre de lanceurs et bombardiers lourds à 800, ce qui reste suffisant pour détruire la Terre plusieurs fois.

Le négociateur américain sous l'administration Trump, Marshall Billingslea, a immédiatement critiqué la position de la Maison Blanche.

"Il n'aura fallu que 24 heures à l'équipe Biden pour gâcher le rapport de forces favorable que nous avions avec la Russie", a-t-il tweeté. "Nous n'obtenons rien en échange de la prolongation", a-t-il déploré.

Les atermoiements de l'ex-gouvernement républicain avaient toutefois été dénoncés par les démocrates et de nombreux experts en armement. D'autant que Washington s'était déjà retiré avec fracas ces trois dernières années de l'accord sur le nucléaire iranien et du traité "Ciel Ouvert" de surveillance aérienne, tout en dénonçant l'important traité de désarmement russo-américain sur les forces nucléaires à portée intermédiaire (INF).

Plusieurs spécialistes ont salué la nouvelle position américaine.

"Excellente nouvelle. New Start profite aux Etats-Unis, à la Russie et au monde", a tweeté Vipin Narang, professeur au Massachusetts Institute of Technology. "Ses seuls détracteurs sont ceux qui veulent une course aux armements sans limite."

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